L’Indépendance de France Télévisions ? Mes fesses !
Comme le souligne avec justesse Christophe de Voogd dans sa chronique du Figaro : « L’indépendance », un totem d’immunité pour l’audiovisuel public et la justice ? » Le spécialiste de rhétorique politique y démonte magistralement ce mantra. « Son invocation permanente permet d’abord d’exclure toute remarque légitime quant aux limites de cette indépendance, même si celle-ci est bien réelle : pouvoir de nomination, tentatives d’influence et réalités même du dispositif institutionnel… »
Traduction en langage vulgaire : ils nous prennent pour des truffes. L’indépendance ? Un paravent rhétorique pour continuer à faire la pluie et le beau temps idéologique sans jamais rendre de comptes. Nominations par le pouvoir politique (quand ça arrange), ligne éditoriale verrouillée par une caste qui se reproduit entre soi, invités triés sur le volet, débats qui ressemblent à des messes woke où l’on invite le prêcheur et ses acolytes, jamais l’hérétique. Et si un rapport d’enquête ose pointer du doigt les déséquilibres, hop ! On crie à l’atteinte à l’indépendance sacrée.
France Télévisions, c’est l’usine à consentement manufacturé. Des JT qui pleurent sur les migrants et ricanent sur les classes populaires « franchouillardes », des documentaires militants déguisés en information, des animateurs-stars qui touchent des fortunes pour nous faire la morale sur le « vivre-ensemble » depuis leurs appartements parisiens hors de prix. Tout ça financé par la contrainte fiscale. C’est beau, l’indépendance : on mord la main qui nous nourrit, et on appelle ça « service public ».
De Voogd a raison de rapprocher ce totem à celui de la justice : même stratégie. Dès qu’on critique les dysfonctionnements abyssaux (affaires étouffées, délais interminables, partialité idéologique), on est un « populiste » qui attaque les « piliers de la démocratie ». Les piliers ? Des poutres vermoulues, oui, qui craquent sous le poids de leur propre arrogance.
L’indépendance de France Télévisions, c’est comme une marionnette qui crierait à l’autonomie à chaque représentation alors que tout le monde voit les fils, sauf elle.
Pouvoir de nomination ? C’est l’Élysée ou Matignon qui place ses pions… chacun l’a bien compris. Ligne éditoriale ? Une idéologie (si tant est que le mot a encore un sens!) hostile à toute remise en cause du modèle. Déficits colossaux ? On augmente la redevance ou on ponctionne le contribuable. Audiences en berne face à la concurrence ? On pleurniche sur le « pluralisme menacé » tout en appelant à censurer les chaînes privées qui cartonnent.
Assez de ce cirque. L’indépendance réelle, ce serait de se soumettre enfin au jugement du public payeur, à la concurrence vraie, à la transparence des 100 plus grosses rémunérations, des invitations, des biais. Pas ce bouclier rhétorique qui sert uniquement à perpétuer une caste intouchable.
France Télévisions indépendante ? Mes deux fesses bien rebondies. Et si on osait enfin les botter pour la réveiller ? Le contribuable en a ras le bol de financer son propre endoctrinement.
Christophe de Voogd l’a bien vu : le totem vacille. Tant mieux. Il est temps de le fracasser

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