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lundi 15 janvier 2018

Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis fait appel…vive l’audiovisuel public !



Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis fait appel…vive l’audiovisuel public ! 

"Mon mandat (à la tête de Radio France) court jusqu'en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là", avait récemment affirmé à la presse, Mathieu Gallet. Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), l’actuel président de Radio France vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, ce lundi 15 janvier.
 
Mathieu Gallet a immédiatement  annoncé sa volonté de contester ce jugement et faire « immédiatement appel pour que la Cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense » (sic)...laissant ainsi entendre que le Tribunal n’aurait pas respecté les droits de la défense et agi sans la sérénité nécessaire à l’étude de son cas ! 

Il convient de rappeler que dans leur plaidoirie, les avocats de Mathieu Gallet avaient argué que la procureure de la République de Créteil, se serait montrée « partiale » et aurait commis des erreurs pour tenter d’obtenir – en vain par conséquent – la nullité de la procédure ! 

Bel exemple pour un condamné qui plus est, représentant de l’État dans l’audiovisuel public pour celui que Denis Pingaud (mis en cause dans la procédure sans être pour autant renvoyé en Correctionnelle) a porté avec Ernotte au sein des deux entreprises de radio-télé publiques Radio France et France Télé.

Jusqu’au ministère de la Culture qui botte en touche et rappelle que « Le mandat des présidents […] peut leur être retiré par décision motivée », prise par le CSA « à la majorité des membres qui le composent » (cf. la loi de novembre 2013 sur l’indépendance de l’audiovisuel public).et de laisser Mathieu Gallet  "face à sa conscience" : « C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision. La loi donne actuellement au seul CSA le pouvoir de nommer et de révoquer les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable. L’audiovisuel public est dans une situation spécifique : ses dirigeants doivent bénéficier de garanties d’indépendance par rapport à l’exécutif. » 

Vive la République et vive la France, où sous prétexte de l’indépendanceon vient d'en voir un exemple édifiant avec ce qui vient de sa passer à France 3 en région (Clermont-Ferrand, Lyon et Grenoble) avec la suspension (*) mercredi après la diffusion la veille du 2ème volet d’une cette série de 5 reportages sur Laurent Wauquiez pourtant prévue pour toute la semaine dans les journaux des trois antennes locales et le vote de défiance qui s’en est suivi !  

A croire que le Président de la République pourrait demander la démission de ministres et autres membres de cabinets ministériels juste mis en examen ou sur le point de l’être et ne pourrait en aucun cas exiger celle des responsables de la radio-télé publique a fortiori condamnés ! 
Allons donc….Dans quelle Société sommes-nous donc tombés ?

« Le numérique c’est moderne mais ce n’est pas le modèle éco qui fonctionne » prévient le directeur financier de France Télés.



« Le numérique c’est moderne mais ce n’est pas le modèle éco qui fonctionne » prévient le directeur financier de France Télés.

France Télés le 6 décembre dernier était sans doute passée inaperçue mais elle a bien été prononcée par l’actuel directeur délégué aux finances de l’entreprise.

« Le numérique c’est moderne mais ce n’est pas le modèle éco qui fonctionne » prévient ce dernier face aux élus de l’instance. L’intéressé d’ajouter « Par rapport à ce que nous investissons au plan national, nos productions par exemple nous rapportent des clopinettes » avant d’enfoncer le clou, de toute façon «Le problème des fictions françaises, c’est qu’elles ne génèrent pas beaucoup de diffusions à l’étranger…donc pas beaucoup de de recettes »

« Si on veut être compétitifs, il nous faut diffuser des fictions originales, sinon on perd audience. Pour autant, il nous faut limiter les dépenses externes s’agissant de l’offre de création…c’est pour ça qu’on développe MFP (la filiale prod de FTV, où aucun des salariés des intermittents en majorité de l'effectif – n’est couvert par l’accord FTV)…»

Et Ernotte qui chantait un peu partout que la SVOD c’était le moyen de récupérer plus de droits recettes pour les années suivantes ! Tu parles Charles.

Imaginez donc après de tels propos pourquoi l’État a dit STOP à cet utopique chantier qui n’a qu’un but celui de faire parler et de gagner du temps pour celle qui le promeut mais qui ne peut que coûter des centaines de millions pour ne pas dire plusieurs milliards (sur un quinquennat) aux contribuables français.

dimanche 14 janvier 2018

Lettre ouverte aux téléspectateurs de salariés de France Télés qui disent leur ras-le-bol face aux pratiques d’une hiérarchie qui n’a plus leur confiance.



Lettre ouverte aux téléspectateurs de salariés de France Télés qui disent leur ras-le-bol face aux pratiques d’une hiérarchie qui n’a plus leur confiance. 

L’affaire « Wauquiez-Faucon » n’en finit pas de provoquer des remous au sein de France Télés mais plus largement dans toute la presse qui depuis mercredi dernier découvre, à l’instar des personnels de France Télévisions, comment depuis l’été 2015 la crédibilité de l’entreprise n’a cessé d’être mise à mal par des « dirigeants » qui n’y ont à l’évidence plus leur place. 

A la mi-décembre 2017, les rédactions nationales de France Télévisions (France 2, France 3, France Info, France Info.fr, Thalassa/Faut Pas rêver, Les Sports), à la question « Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l’information de France Télévisions ? » répondaient  NON à presque  84% des votants et un taux de participation au scrutin de près de 70%.

Vendredi 12 janvier, André Faucon essuyait un vote de défiance encore plus fort qu’Ernotte: 93,5% des votants contre lui pour 83,77%, il y a à peine un mois, contre l’ex Orange. 

A la question "Faites-vous encore confiance à André Faucon et Laurent Mazurier [respectivement directeur régional et rédacteur en chef] pour défendre l'indépendance et la qualité de l'information à France 3 Rhône-Alpes ?" – quasiment la même que pour l’ex Orange donc     93,5% des votants ont répondu NON. 

C’est donc une nouvelle motion défiance après celle votée contre Michel Field et la suivante qui avait provoqué son départ de l’Info mais pas de l’entreprise où il reste payé à promouvoir la Culture, qui a été adoptée contre le lieutenant régional de la soudainement muette Ernotte, après qu’il ait décidé et assumé – dans un premier temps –  l'interruption d'une série de sujets (5 au total) devant être diffusés sur l'action de Laurent Wauqiez  à la tête de la région.

Voici cette lettre


« Chers téléspectateurs,

Face au soupçon de censure qui frappe aujourd’hui la chaîne dans laquelle nous travaillons, nous, journalistes, techniciens et personnels administratifs de France 3 Auvergne, ressentons le besoin de vous raconter ce qu’il se passe dans votre télévision de proximité.

Toute la semaine à compter du 8 janvier, nous devions vous proposer une série de reportages sur le bilan du président de région Laurent Wauquiez dans nos journaux télévisés. Cette enquête a été réalisée par deux journalistes de la rédaction de Lyon : Sylvie Cozzolino et Thierry Swiderski.

La série comptait 5 épisodes, programmés sur les trois antennes de Clermont, Grenoble et Lyon. A Clermont-Ferrand, nous avons diffusé le premier lundi dans le 19/20 et mardi dans le 12/13. Le second volet a été diffusé mardi soir et mercredi à midi. Mais mercredi, en début d’après-midi, la direction régionale de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes nous a ordonné de ne pas diffuser la suite.

Les reportages ont été retirés de nos sites internet et de nos pages sur les réseaux sociaux.

Les reportages sont validés par les rédacteurs en chefs avant de passer à l’antenne. Ceux-ci l’ont été puisque l’auteure de la série a reçu des félicitations pour son travail. Que s’est-il passé pour que notre hiérarchie change complètement d’avis après 2 jours et demi de diffusion ? Comment ces reportages ont-ils pu passer subitement d’une « très bonne enquête » à « non diffusables » dans la bouche des mêmes personnes en 48 heures ?

Nous avons protesté, en vain. Face aux questions, notre direction nous a indiqué que la diffusion était suspendue car ces reportages ne répondaient pas à l’impératif de « neutralité et de pluralisme. » Aucune explication n’a pourtant été donnée aux téléspectateurs à l’antenne.

Notre direction nous explique que ces reportages manquent de points de vue favorables à Laurent Wauquiez. Sur l’ensemble de la série, le président du Conseil Régional est pourtant interrogé à plusieurs reprises. De plus, Laurent Wauquiez a été invité dans l’émission « Dimanche en Politique » le dimanche de la même semaine, émission de 52 minutes dans laquelle il a pu s’exprimer sans aucun opposant politique pour lui apporter la contradiction en dehors de nos journalistes et de deux invités de la société civile.

De plus, après la diffusion du deuxième reportage, Laurent Wauquiez a demandé et obtenu de notre direction régionale une interview supplémentaire qui va lui être offerte sur toutes les antennes de la région, toujours sans contradicteur politique. 

Nous ne savons pas si le retrait des reportages a été le fruit d’une pression du président du Conseil Régional ou d'une autocensure préventive de notre direction régionale. 

Dans les deux cas, c’est inacceptable. Cette décision fait peser un soupçon de collusion entre notre chaîne et un responsable politique. Expurger nos éditions de certains reportages de cette façon, c’est remettre en cause notre indépendance et bafouer notre déontologie journalistique.  

Face au tollé suscité par cette décision, la direction régionale a fait machine arrière jeudi après-midi et décidé de diffuser les épisodes 4 et 5 vendredi et samedi mais le numéro 3 restera de façon incompréhensible invisible pour les téléspectateurs auvergnats.

A vous qui nous regardez, sachez que nous tâchons chaque jour de vous proposer un service public de qualité, un journalisme indépendant et honnête. 

Nous souhaitons pouvoir faire notre métier à l’abri des pressions extérieures. Mais pour cela, nous devons être soutenus par l'ensemble de notre hiérarchie. 

Aujourd’hui, ce n’est pas le cas »

samedi 13 janvier 2018

Faucon un vote de défiance encore plus fort qu’Ernotte: 93,5% des votants contre lui pour 83,77%, il y a à peine un mois, contre l’ex Orange.



Faucon un vote de défiance encore plus fort qu’Ernotte: 93,5% des votants contre lui pour 83,77%, il y a à peine un mois, contre l’ex Orange.

Le silence assourdissant d’Ernotte qui semble se défausser sur son monsieur Info Yannick Letranchant supposé - selon nos informations et selon le 8ème étage du Siège de France Télés -  être en charge du dossier en dit long.

A la mi-décembre 2017, les rédactions nationales de France Télévisions (France 2, France 3, France Info, France Info.fr, Thalassa/Faut Pas rêver, Les Sports), à la question « Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l’information de France Télévisions ? » répondaient  NON à presque  84% des votants et un taux de participation au scrutin de près de 70%.

Hier, la rédaction de France 3 Auvergne-Rhône Alpes qui était appelé à se prononcer (Lyon et Grenoble devraient suivre) a adopté une motion de défiance contre André Faucon le lieutenant régional d’Ernotte après qu’il ait décidé et assumé – dans un premier –  l'interruption d'une série de sujets (5 au total) devant être diffusés sur l'action de Laurent Wauqiez  à la tête de la région.

A la question "Faites-vous encore confiance à André Faucon et Laurent Mazurier [respectivement directeur régional et rédacteur en chef] pour défendre l'indépendance et la qualité de l'information à France 3 Rhône-Alpes ?" – quasiment la même que pour l’ex Orange donc -  93,5% des votants ont répondu NON.

Ce vote fait suite à la suspension (*) mercredi après la diffusion la veille du 2ème volet d’une cette série de 5 reportages sur Laurent Wauqueiz  pourtant prévue pour toute la semaine dans les journaux des trois antennes locales (Clermont-Ferrand, Lyon et Grenoble) - dont Faucon justifiait l’arrêt au motif d'un traitement "déséquilibré" ! 

(*) Suspension intervenue à la veille de l'enregistrement de l'émission politique dominicale de la chaîne dont Laurent Wauquiez le président des Républicains est l'invité exclusif,  la direction n’y voyant aucun lien et démentant toute pression malgré le demande additionnelle de ce dernier d’un droit de réponse de près de 3 minutes à l’antenne de France 3 ! 

"On n'était pas dans les clous sur le plan du traitement politique et par rapport à notre tonalité de service public" lançait  André Faucon, qui prétendait ne pas avoir été trop au courant – il y en d’autres qui chantent la même chanson aujourd’hui ! – et ne pas avoir vu l’intégralité les sujets avant leur diffusion (il avait été validé par d'autres membres de l'encadrement) avant de rejeter la faute hier en audioconférence locale sur celui qui était supposé devenir très prochainement son « délégué aux programmes » Laurent Mazurier !

La direction qui a tenté un nouveau pas de côté en cette fin de semaine, a eu beau informer la Rédaction, jeudi soir, que les deux derniers volets de la série, pré-visionnés cette fois, seraient bien diffusés vendredi et samedi – le 3ème des 5 numéros passant lui sans explication à la trappe –  histoire de s'assurer "entre temps d'une présentation des faits plus équilibrée", c’était trop tard et le mal était fait.

Vendredi soir, dans un communiqué du SNJ au Progrès de Lyon, la section syndicale  apportait également "son soutien" aux journalistes de la chaîne, dénonçant également les "pressions" de Laurent Wauquiez sur la rédaction sous forme de "coups de fils de mécontentement, droits de réponses, suspension de sujets".

Pas sûr qu'il y ait en définitive beaucoup de monde mercredi prochain aux vœux de Faucon sur place ! 
Et toujours aucune réaction de l’ex Orange, elle pourtant si prompte par exemple à tweeter et communiquer tous azimuts contre le gouvernement Macron  et ses économies  ....