Les 50 plus gros salaires de France
Télés à l’année représentent 1/4 de celui des 577 députés de l’Assemblée sur un an !
La déclaration faite par Ernotte des 200 recrutements prévus
dans les métiers du Numérique pour cette soi-disant réorganisation interne
du groupe qu’elle chante à qui veut encore l’entendre pour en faire en
langage ernottien "un carrefour numérique incontournable", tout
comme le recrutement d’un énième directeur de l’info (le 7ème si
le compte est bon !) qui fera partie comme son prédécesseur préposé dorénavant
à l’I.A. des 50 plus gros salaires de France Télés, en a choqué plus d’un.
A commencer par Matignon
particulièrement en colère qui a annoncé, ce jeudi matin 22 janvier 2026, avoir
le « 49.3 » pour faire passer la partie du budget de l’État après
l’échec des débats et des votes à l’Assemblée nationale.
Dans le tableau « des
amendements retenus » par le gouvernement pour ce 49.3 (publié ou
communiqué aux groupes parlementaires), figure donc un amendement
gouvernemental (souvent référencé en « A » ou amendement Matignon dans les
synthèses médias) qui minore de 30 millions d’euros la fraction de TVA affectée
à l’audiovisuel public pour 2026.
Alors que le récent rapport de
la Cour des comptes décrit la situation de France Télévisions comme
"critique" et "non soutenable" sans réformes
rapides : déficits cumulés importants (81 millions d'euros nets entre 2017
et 2024, estimé fin 2025 à -130M€), UN budget 2025 adopté avec un
résultat net négatif de -40 millions d'euros, des capitaux propres en forte
baisse (de 294 à 179 millions d'euros sur la période, avec risque de tomber à moins
de 100 millions fin 2025), et la menace d’une dissolution si rien n'est
fait d'ici fin 2026, ces nouvelles dépenses inconsidérés ne font plus rire personne !
Sur la masse salariale et les embauches,
le rapport pointe plusieurs problèmes : il recommande explicitement de « limiter les embauches
au maximum, notamment sur les plus gros salaires » - raté avec selon
toute probabilité 4 hauts recrutements à attendre (donc plus que 3 avec l’arrivée
du remplaçant d’Alexande Kara !) -
et insiste fortement sur la nécessité de « maîtriser durablement la masse
salariale ».
Solution pour l’instance :
taper sur les petits avec la dénonciation de l’accord collectif que l’ex-Orange
essaie de faire passer à la trappe en vitesse grand V (6 mois maximum) en engageant avec deux
syndicats compréhensifs formant le bureau du CSE Central une supposée MÉDIATION
dont tous les autres seraient exclus, histoire de « réformer en
profondeur le cadre social » trop couteux pour la rue Cambon !
Histoire que certains députés qui n’ont pas encore bien réalisé l’ampleur des dégâts et surtout le fric de
dingue dépensé année après année (*) pour
la télé d’Ernotte, il est important de leur faire comprendre ce que quelques-uns
refusent de voir. Pourtant, le socialiste Pierre Moscovici, ex-président de
la Cour était clair "le groupe est dos au mur" !
Voilà ce qu’écrivait il y a
quelques mois la Cour des comptes :
« Pour les 30 cadres
dépassant 200 000 € par an (dont certains plus de 300 000€), chaque salaire
représente au minimum 2,2 salaires de député, et
plus de 3,3 pour ceux au-delà de 300 000 €. Si on estime un salaire moyen de 250 000 € pour
ces directeurs ou assimilés, leur total
correspondrait à environ celui de 95 salaires de députés/an.
S’agissant de 15,5 % de
salariés gagnant plus de 80 000 € par an (soit environ 1 370 personnes selon le
rapport) captant 28,3 % de la masse salariale totale de l'entreprise, il représente
un chiffre qui souligne la concentration des rémunérations élevées, soit environ 186 millions €, équivalant à plus de 2 000
salaires de députés !
Enfin, si l’on prend le salaire
annuel d'un dirigeant de France Télévisions étant donné à 250 000 €, voici les
comparaisons basées sur les rémunérations brutes actuelles :
- Le salaire
brut mensuel d'un député français est de 7 637,39 €, soit un
salaire annuel brut de 91 648,68€. Le salaire du dirigeant représente donc
environ 2,73 fois celui d'un député (250 000 / 91 648,68 ≈ 2,73).
- Le salaire
brut mensuel du président de la République française est de
16 039 €, soit un salaire annuel brut de 192 468 €. Le salaire du dirigeant
représente donc environ 1,30 fois celui du président (250 000 / 192 468 ≈
1,30).
Ces chiffres sont basés sur
les données disponibles en 2026 et n'incluent pas les indemnités
supplémentaires ou avantages en nature, qui varient selon les rôles.
Le salaire global de Delphine Ernotte
à France Télévisions qui est proche des 400
000 € par an, représente l'équivalent d'environ 4,5 salaires annuels bruts
d'un député à l'Assemblée nationale, qui s'élève à 91 648 € (sur la base de 7
637,39 € bruts mensuels).
Pour être encore plus précis, la masse salariale correspondant aux indemnités
parlementaires des 577 députés de l'Assemblée nationale (c'est-à-dire
la rémunération directe versée aux députés eux-mêmes, hors collaborateurs,
frais de mandat, etc.) est d'environ 53,83
millions d'euros par an pour l'exercice 2025, selon le budget officiel de
l'Assemblée nationale.
Ce qui donne en détail :
- Montant brut mensuel de
l'indemnité parlementaire par député (depuis le 1er janvier 2024, sans
revalorisation connue en 2025 ou 2026 à ce jour) : 7 637,39 €
→ Décomposition :
- Indemnité de base : 5
931,95 €
- Indemnité de
résidence (3 %) : 177,96 €
- Indemnité de fonction
(25 % du total) : 1 527,48 €
- Calcul annuel par député : 7
637,39 € × 12 ≈ 91 648,68 € brut par an.
- Pour 577 députés : 91 648,68
€ × 577 ≈ 52,9M€(le budget 2025 précise exactement 53 827 432 € pour les «
indemnités et prestations familiales », ce qui correspond très précisément à
cette masse pour les 577 députés, avec d'éventuels ajustements mineurs pour
prestations annexes ou variations).
Ce chiffre d’à peu près 54
millions d'euros représente uniquement les indemnités versées directement aux
députés (la partie « salaire » au sens strict). Il ne comprend pas :
- Les dotations pour
collaborateurs (environ 11 000 €/mois/député, soit plus de 180 millions d'euros
au total pour les 577),
- L'avance de frais de mandat
(IRFM, ≈ 5 950 €/mois/député),
- Les frais de déplacement,
charges sociales patronales, retraites, etc.
La masse salariale « stricte »
des indemnités des 577 députés est donc quasiment de 54 millions d'euros par an
(budget 2025). Ce montant est indexé sur les traitements des
hauts fonctionnaires et évolue peu d'une année sur l'autre sauf ajustements
ponctuels.
La masse salariale des 577
députés étant donnée est donnée à presque 54M€ millions d'euros/an, à France Télés
il en va tout autrement.
Pour France Télévisions, la masse salariale stricte (charges de personnel hors
cotisations patronales ou autres dépenses annexes) est d'environ 658,5 millions
d'euros selon le rapport officiel de la Cour des comptes pour 2024 (publié en
2025). Les dépenses de personnel totales (incluant cotisations,
avantages, etc.) atteignent environ 962 M€, (proche du milliard d’euros
donc…mais la question porte sur la masse salariale au sens classique
(rémunérations brutes + charges sociales), donc on reste sur les chiffres les
plus cités autour de 660–700M€ en ordre de grandeur récent.
Calculons avec les deux
variantes pour voir :
1. Avec 658,5 M€ (chiffre
précis Cour des comptes 2024) :
- Rapport = 658,5
/ 54 ≈ 12,2
- Donc environ 12
fois la masse salariale des députés.
- Cela
représenterait 12 × 577 ≈ 6 900 députés (en gros 7 000).
2. Si on prend l'approximation
haute de la question « pas loin d’1 milliard » (disons 900–1 000 M€ pour
les dépenses de personnel totales) :
- Rapport = 1 000
/ 54 ≈ 18,5
- Donc environ 18–19
fois la masse salariale des députés.
- Cela
représenterait 18,5 × 577 ≈ 10 700 députés (en gros 11 000).
En prenant une sorte de valeur
médiane comprise entre ces deux fourchettes valeur médiane serait donc entre
13 et 19 donc une quinzaine, soit l'équivalent d'environ 8500-9000 députés.

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