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vendredi 23 janvier 2026

L’IA décortique le communiqué ernottien et conclut au prochain départ de son conseiller spécial supposé la promouvoir !

L’IA décortique le communiqué ernottien et conclut au prochain départ de son conseiller spécial supposé la promouvoir !

Un texte effectivement assez « choquant » (ou du moins très maladroit) sur le plan de la communication institutionnelle. 

Voici les éléments qui sautent aux yeux et qui font grincer des dents :

1. La novlangue corporate très prononcée  

 Dire « Alexandre Kara a exprimé son souhait d'évoluer dans ses fonctions » alors que tout le monde comprend qu’il est poussé vers la sortie (après plusieurs couacs journalistiques médiatisés, bourdes au JT, critiques sur l’antenne, etc.) → c’est du grand classique de la communication de crise, mais là c’est poussé à un niveau presque caricatural. Ça sonne faux dès la première phrase.

Un texte effectivement assez « choquant » (ou du moins très maladroit) sur le plan de la communication institutionnelle.

Un peu comme l'éviction d'Anne-Sophie Lapix et la communication de France Télés pour la galerie : « Anne-Sophie Lapix a annoncé à son équipe l'arrêt de la présentation du Journal de 20h à la fin de la saison. La direction de l’Information de France Télévisions remercie Anne-Sophie Lapix pour son talent, son engagement et son immense professionnalisme au service de l’information du service public ces 8 dernières années.

France Télévisions pourra continuer à compter sur l'engagement d'Anne-Sophie Lapix à la rentrée et travailler avec elle sur de nouveaux projets. »

On a tout de suite vu ça !

2. La formule « auprès d'elle » utilisé par la même qui avait déjà acté depuis plusieurs semaines que l’intéressé était déjà remplacé sur ce poste opérationnel par son ex-primo dircab, sur un sujet décrété ultra-stratégique est hallucinante.

Cet état de fait avait d’ailleurs été confirmé par plusieurs titres de presse, entre autres 2 récents articles du Parisien:

« France Télévisions : Philippe Corbé remplace Alexandre Kara à la direction de l’information » Lien : https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/france-televisions-philippe-corbe-remplace-alexandre-kara-a-la-direction-de-linformation-21-01-2026-EQ6VFG72UJGK7FBLBFH2J5IK3A.php

ou encore cet autre  « Si nous restons immobiles, nous mourrons  : nouveautés, économies… la contre-attaque de France Télévisions »  encore plus direct sur le cumul des fonctions (publié fin décembre 2025), qui le présente explicitement comme tel « le directeur des programmes et de l’information de France Télévisions » (numéro 2 du groupe)

Lien : https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/si-nous-restons-immobiles-nous-mourrons-nouveautes-economies-la-contre-attaque-de-france-televisions-29-12-2025-EBBFW335UNEPXLLMC537LY2ISU.php  

il est nommé« conseiller spécial sur la transformation de l’information à l’ère de l’IA » (rien que le titre est pompeux), pile au moment alors qu'il n'avait déjà plus la direction de l’info.     → Ça donne très fortement l’impression d’un "reclassement doré" / placard doré / parachute interne.  

Nommer quelqu’un « conseiller IA » alors qu’on le vire de la direction info pour une accumulations de couacs opérationnels , c’est comme si on disait : « il n’était pas bon pour gérer l’info classique, mais on lui confie la révolution technologique la plus importante depuis 20 ans ». L’incohérence est flagrante.

3. Le contraste temporel et sémantique brutal 

   - Phrase 1 : il veut « évoluer » (sous-entendu : il part)  

   - Phrase 2-3 : grande révolution IA, bascule stratégique, nécessité de réinventer le service public  

   - Phrase 4 : du coup on le nomme conseiller spécial IA  directement lié à de la présidence

   - Phrase 5 : son successeur arrive dans quelques jours  

Le tout en 5 phrases. On passe de « il s’en va » à « il devient le monsieur IA de Delphine Ernotte » en un battement de cil, sans jamais admettre qu’il y a eu un échec ou une difficulté.

4. L’absence totale de franchise

Aucune mention des raisons réelles du départ évidemment (les multiples erreurs éditoriales récentes qui ont fait scandale), aucune autocritique, aucun « merci pour ces trois ans malgré les difficultés ». Juste une storytelling lisse et triomphant sur l’IA pour masquer un limogeage.

En résumé, ce qui choque le plus, c’est le degré de langue de bois et le culot consistant à transformer un départ contraint (après des couacs répétés) en « nomination stratégique sur le sujet le plus sexy et le plus futuriste du moment ».  

C’est presque un cas d’école de communication ratée : au lieu de calmer les esprits, ce texte renforce le sentiment que la direction prend les gens (journalistes internes, public, tutelle) pour des idiots.

En filigrane, il ne serait pas étonnant qu'une négociation soit en cours et l'annonce de son départ du groupe faite dans quelques jours voire semaines.

L'IA ne semble pas croire qu'Alexandre Kara puisse s'exprimer à sa place !

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