Ernotte était donc bien chez Maxim's et les soi-disant précisions (qui ne le sont pas) de Jérémie Patrier-Leitus ne feront pas écran de fumée.
Voici les propos, mot pour mot, que Jérémie Patrie-Leitus utilise contre la CGC de l'Audiovisuel, le 26 février dernier : "La CGC aurait indiqué et je suis précis dans la citation, parce qu’il faut le cas échéant que je puisse avoir tous les éléments et prendre une décision, je cite très précisément ce qui a été dit par la CGC, c'est monsieur Cordival qui a dit ses propos : « Mediawan a invité Madame Ernotte chez Maxim en privatisant le restaurant tout entier pour fêter en peu avance (comme l’a dit le rapporteur: fêter en avance, c’était pour fêter en avance sa reconduction ! je précise le cadre et je vous laisse répondre à la question du rapporteur ) ».
Tout d'abord chacun notera la contradiction avec le conditionnel "La CGC aurait indiqué" et les deux affirmations qui vont- suivre "Je suis précis dans la citation, parce qu’il faut l'être pour prendre une décision... je cite très précisément ce qui a été dit".
Bien non, ce n'est pas ce qui a été dit très précisément et pour éviter qu'il ne cherche, en voici les verbatim et les vidéos (*) (¤)
Elle n'est ni l'œuvre de "monsieur Cornichal, Cordibal ou Cor-je-n'sais-pas-son-nom" mais tout simplement la réponse à la question multiple du rapporteur Charles Alloncle, en fonction d'un contexte et des nombreux articles parus dans les médias : "Comment expliquez-vous cette concentration de contrat auprès de quelques sociétés de production Mediawan notamment Together Média, Banijay ? Est-ce que selon vous il y a des liens entre Delphine Ernotte et Monsieur Sitbon-Gomez et les dirigeants de sociétés de production ou d’autres Télévision qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ? Est-ce que selon vous, l'attribution des contrats de production passés entre France Télévisions et ces sociétés privées est parfaitement réglementaire et ne souffre d’aucune contestation et d’aucun doute de conflit d’intérêt ? "
La réponse n'est donc précisément pas celle que précise Jérémie Patrier-Leitus. Non monsieur le député, vous avez beau modifier les termes d'une pseudo démonstration précise en affirmant que « Mediawan a invité Madame Ernotte chez Maxim en privatisant le restaurant tout entier pour fêter en peu avance pour fêter en avance sa reconduction" ce n'est pas ce qui est dit. Elle répond à la question du rapporteur "Est-ce que selon vous il y a des liens entre Delphine Ernotte et Monsieur Sitbon-Gomez et les dirigeants de sociétés de production ou d’autres Télévision qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ?"
Elle est exactement celle-ci, vidéo à l'appui (*) « Quand vous dites, il y a des relations; Il y a forcément des relations. Quand Mediawan invite madame Ernotte chez Maxim’s avec la privatisation du restaurant Maxim tout entier pour fêter, euh….un peu en avance sa victoire, c’est quand même assez choquant ! [C'est exactement le contexte que décrivent les quelques extraits de presse ci dessous avec entre autre la demie page du Canard enchainé que cite Pierre-Antoine Capton !] Moi je n’irai pas, si c’était moi je n’y serai pas allé. Voyez ce que je veux dire. A un moment où a un autre, tout le monde travaille avec tout…on est dans un petit monde de l’entre soi. »
(¤)
https://youtu.be/ggWqz5WS6gE?is=Jdp5EHskU08p6IKX
(*)
https://youtu.be/rvv-DFMJiTs?is=aIvKMHIrt1H8KIhj
(**)
Comme le déclare si bien PAC devant les députés "Madame Ernotte a été invitée à mon anniversaire comme de nombreux autres, acteurs de l’audiovisuel, producteurs, diffuseurs de talent et partenaires avec lesquels je travaille depuis 25 ans. C’est un évènement privé réunissant un grand nombre de personnes du secteur...Ça n’a évidemment aucun lien avec les relations professionnelles entre Mediawan et France Télévisions"...comme celle note qui interdit tout cadeau au-dessus de 149€ qui peut constituer un conflit d'intérêts !!! (**)
Et puisque PAC cite "Le Canard enchaîné" du 15/04/25 paru plus de 3 mois bien avant que l'Arcom ne débute quoi que ce soit (#) qui ne fait d'ailleurs l'objet d'aucune procédure en diffamation pas plus que "La Lettre A" qui n'a rien publié sur lui comme il le jure sous serment - seule la La Lettre a commis un article à ce sujet - les voici.
(#) Le premier publié sur 1/2 page de l'hebdomadaire satirique. Nos lecteurs apprécieront sûrement les passages surlignés et jaune, particulièrement la citation du financier de France Télés Christian Vion "Mais une cure devant être appliquée entre septembre et décembre 2025, soit bien après le renouvellement espéré de sa pédégère...Il faut dire que, comme l'a admis, un brin gêné, Christian Vion, un administrateur chargé de la production, « [ils ont] signé les programmes de flux jusqu'au mois de juin et [ont] parfois même pris, tous ensemble, la décision de signer des contrats pluriannuels (...) de trois ans, sur [leurs] grandes quotidiennes de France 2 et de France 5 ».

Le commun des mortels et donc le contribuable qui va devoir ses serrer la ceinture dans les prochains mois avec ces 40 milliards d’économies qu’il va falloir trouver dans leurs poches, y apprend que « Pierre-Antoine Capton le PDG de Mediawan a privatisé le restaurant Maxim's, jeudi 10 avril, pour y fêter ses 50 ans »
Le tiré de presse détaille la liste des invités « Les cofondateurs de sa société de production, le banquier d'affaires Mathieu Pigasse et le PDG de Free Xavier Niel (LL du 10/03/25), figuraient parmi les VIP. Parmi les collaborateurs de Mediawan, il avait invité Justine Planchon, présidente de Mediawan prod (LL du 07/02/25), Anne-Elisabeth Lemoine (LL du 25/04/24) et Aurélie Casse, visages des émissions "C à vous" et "C l'hebdo", produits par Troisième Œil, propriété du groupe. Le directeur général de cette société et chroniqueur, Mohamed Bouhafsi (LL du 23/06/22), était également présent…. »
Le titre de presse d’ajouter « Côté télévisions privées, Régis Ravanas, directeur général du groupe RMC BFM fraichement nommé, a tenu à assister à la fête, sacrifiant au passage le séminaire de la régie publicitaire du groupe qui se tenait à Chantilly, trop loin de la rue Royale (8e arrondissement) où avait lieu la fête.
S'il n'était pas présent physiquement, Emmanuel Macron, proche de Pierre-Antoine Capton, était de toutes les conversations. Son interview accordée à "C à vous", le 10 avril - dans laquelle il a fait des déclarations sur le Proche-Orient reprises par tous les médias - faisait office de parfait cadeau d'anniversaire. »
Il y a aussi l'article publié dans Le Parisien quelques jours plus tard, le 9 mars 2025 où PAC soutient ouvertement Ernotte et appelle à la prolonger près de 5 moi avant l'échéance !
« C à vous », « Dix pour cent » version US, club de foot de Caen : les projets de Pierre-Antoine Capton
Le producteur de télévision et de cinéma et cofondateur de Mediawan, qui travaille aussi bien avec France Télévisions et Netflix que de grands producteurs de films, fait le tour de ses réalisations.
Le 9 mars 2025 à 07h00
Huit grosses lettres se hissent derrière les grilles d’un immeuble cossu de l’avenue de Breteuil (Paris VIIe). Bienvenue à Mediawan, le groupe de production audiovisuelle lancé par Pierre-Antoine Capton. En s’associant avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le producteur de « C à vous », le talk-show de France 5, a construit un géant international, présent aussi bien en France, avec l’émission « C dans l’air », la série « HPI » ou le film « le Comte de Monte-Cristo », qu’en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis.
En 2022, Mediawan a racheté Plan B, le studio de Brad Pitt, qui vient de sortir « Mickey 17 », le dernier film de Bong Joon-ho. En ce début d’année, le dirigeant, également actionnaire du Stade Malherbe de Caen — qui joue en Ligue 2 de football — fait le tour de ses projets et de l’actualité de tous ces secteurs....
juste avant le second parachutage ernottien qui déjà en avril 2020, déclarait "La nécessaire continuité du mandat de Delphine Ernotte me semble évidente"Que Charles Alloncle
fasse sortir les contrats signés avec alors avec Médiawan et les dates de
reconduction !
À 45 ans, Pierre-Antoine
Capton est devenu un acteur incontournable de la télévision française.
Producteur notamment de C à vous et du Grand
Échiquier via sa société Troisième Œil, l'entrepreneur normand a
cofondé avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse la
société Mediawan, un important producteur et distributeur européen de contenus,
dont il est président du directoire. Alors que les candidats à la reprise du
groupe de presse Paris-Normandie ont jusqu'au 22 mai pour se déclarer, il
explique pour la première fois pourquoi il ne sera pas candidat au rachat. Les
nouvelles conditions de tournage du Grand Échiquier de ce
21 mai – sans instruments à vent dans l'orchestre ! –, Netflix,
France Télévisions, Canal +… Pierre-Antoine Capton détaille sa vision du
secteur audiovisuel et ébauche des pistes pour surmonter la crise.
Le Point : Paris-Normandie,
l'un des plus vieux quotidiens de France, est en liquidation. Êtes-vous
candidat à son rachat ?
Pierre-Antoine
Capton : Je ne suis pas candidat à la reprise de Paris-Normandie.
En juillet 2019, Jean-Louis Louvel, actionnaire principal du groupe de
presse, m'avait contacté : il cherchait un partenaire, car il était
candidat à la mairie de Rouen. Si la presse locale n'était pas dans mes plans,
j'ai regardé le dossier, car je crois à la valeur de la presse locale et Paris-Normandie est
un titre qui compte. J'ai proposé à Jean-Louis Louvel d'investir dans le
journal, mais pas d'assumer les erreurs passées, donc les dettes. Je n'ai
finalement pas eu de retour à ma proposition, si ce n'est un communiqué
maladroit justifiant la liquidation du titre. La page est maintenant tournée.
Il y a aujourd'hui des sociétés de presse reconnues comme Rossel et
Ouest-France qui seraient candidates à la reprise. Je réfléchis à un autre
projet qui me tient à cœur dans la presse écrite. C'est encore trop tôt pour
vous dire lequel.
Vous êtes l'un des
actionnaires du Stade Malherbe de Caen. Il y a 2 ans, vous vouliez
acquérir 67 % du capital. Souhaitez-vous toujours prendre le contrôle de
ce club de Ligue 2 ?
Le Stade Malherbe de Caen
n'est pas épargné par la crise. Le football français s'est arrêté, ce qui est
une catastrophe pour les clubs et pour le public. Il n'y a plus de match, plus
de recettes de billetterie et une situation compliquée autour des droits télé.
Il y a deux ans, il y avait un conflit entre les actionnaires. Depuis, la
situation s'est apaisée. Autour du président Fabrice Clément, nous
cherchons des solutions pour assurer la pérennité du club. Si je dois en faire
partie, je le ferai. Le ballon rond et ce club où a joué mon oncle font partie
de ma vie.
Dans quelles conditions sera
réalisé en direct Le Grand Échiquier, présenté par Anne-Sophie
Lapix ce jeudi 21 mai sur France 2 ?
Nous avions dû annuler
l'émission prévue le 24 mars, en raison de la crise sanitaire. Le
Grand Échiquier sera le premier grand show de prime time en direct à
la télévision. C'est une sacrée prouesse et un symbole fort pour le service
public de le faire avec une émission culturelle. L'organisation est quasi
militaire. Il n'y aura pas de public présent. Dans l'orchestre, chaque musicien
sera à distance des autres. Et les instruments à vent ont été proscrits, car
ils projettent de l'air. Sauf la trompette indispensable au générique qui sera
isolée.
La crise sanitaire a-t-elle
durablement bouleversé les conditions de tournage sur les plateaux de
télévision ?
Aujourd'hui, l'utilisation des
duplex via Skype montre ses limites. Cela a été pratique durant le confinement,
mais on a envie de revoir les invités et les artistes sur les plateaux.
Néanmoins, de nombreuses mesures vont se poursuivre dans la production audiovisuelle :
les écarts d'un mètre en plateau, les gestes barrières ou encore les émissions
sans public.
Vous avez d'ailleurs mis en
place ces nouvelles mesures sanitaires avec C à vous durant le
confinement…
Oui. Le lendemain de l'annonce
du confinement par le président Macron, j'ai téléphoné à la présidente de
France Télévisions Delphine Ernotte pour échanger sur le prolongement de C
à vous en direct et en plateau. Le soir même, nous avons inauguré une
nouvelle façon de faire de la télé. Anne-Élisabeth Lemoine a été moteur pour
persuader un tiers de la rédaction de rester, on a mis des espaces entre les
chroniqueurs et divisé par deux le nombre de personnes sur le plateau, en régie
et derrière les caméras. Nous avons reçu de grands patrons, Patrick Cohen
a fait des éditos brillants et le public a été rendez-vous ! C à
vous a séduit 2 millions de téléspectateurs, contre 80 000
lors du lancement premier numéro, en 2009. Durant le confinement, il y a eu une
prime aux programmes qualitatifs.
La
nécessaire continuité du mandat de Delphine Ernotte me semble évidente
Les émissions éducatives ont
d'ailleurs bien marché sur France Télévisions…
France 4 a montré
son utilité éducative durant le confinement. Elle doit poursuivre sa mission
jusqu'en août mais je suis intimement convaincu qu'il est essentiel d'avoir en
France une chaîne linéaire jeunesse opérée par le service public. Dans cette
période de crise, France Télévisions a été irréprochable. Delphine Ernotte a
fait un travail extraordinaire et la nécessaire continuité de son mandat me
semble évidente.
Allez-vous continuer d'émettre
la chaîne À la maison ?
Pour
aider les médecins et gens bloqués chez eux, nous avons lancé en
seulement 10 jours cette chaîne solidaire, avec des programmes
intelligents et scientifiques. À la maison va continuer au moins
jusqu'à la fin de l'année scolaire. Cela a été une prouesse de réunir tous les
acteurs de l'audiovisuel autour d'un même projet.
Quels tournages avez-vous été
contraints d'arrêter ?
Celui de la série Alice
Nevers sur l'île de Noirmoutier. Et pourtant, nous avions tout fait
pour le terminer. Il ne restait que quelques jours de tournage. Mais l'hôtel a
dû fermer et l'équipe a dû partir. J'assume mon rôle de producteur.
Néanmoins, les assureurs doivent aussi assumer le leur. C'est primordial.
Quel est l'impact de la
crise sur Mediawan ?
Avant le Covid-19, nous étions
sur le même niveau de croissance que l'année dernière*. Puis les tournages se
sont arrêtés. Il va donc y avoir un effet de décalage de livraisons d'une année
à l'autre. Ce n'est pas une perte de chiffres d'affaires proprement dite. Il
faudrait être devin pour estimer l'impact précis de la crise. Mais je reste
optimiste. Mediawan est un groupe solide qui a de bons résultats
financiers. Avec mes associés Xavier Niel et Matthieu Pigasse, nous échangeons
beaucoup sur notre développement européen. Nous continuons à réfléchir à des
acquisitions. D'autant que le mouvement de consolidation dans l'audiovisuel va
s'accélérer avec la crise. Lagardère Studios a des actifs intéressants. Nous
avons eu en effet des discussions dans le passé, mais la crise est passée par
là.
Lire aussi Les
ambitions de Niel, Pigasse et Capton dans l'audiovisuel
On ne peut pas tout demander
aux pouvoirs publics
Avec de fortes audiences, mais
une chute des recettes publicitaires, les chaînes peuvent-elles tenir ?
C'est une crise très
paradoxale. Alors qu'elle frappait l'ensemble du secteur, les Français
n'ont jamais autant consommé autant de contenus audiovisuels. Les chaînes de
télévision ont eu beaucoup moins de recettes publicitaires et ont donc dû faire
des économies sur leur grille de programmes. Il faut les aider, car elles sont
les premiers partenaires de la création. La proposition de la députée LREM
Aurore Bergé d'un crédit d'impôt sur les dépenses des annonceurs est une
excellente idée. Cela va dans le bon sens.
Les mesures de soutien au
secteur audiovisuel dévoilées par le président Macron sont-elles
suffisantes ?
Nous avons la chance d'être un
grand pays de culture et d'avoir un président qui s'est engagé sur des mesures
fortes pour le secteur audiovisuel. Il y a notamment la transposition de la
directive sur les services de médias audiovisuels (SMA) et le fonds de secours
d'indemnisation pour les reports ou annulations de tournage. Il y a encore
beaucoup à faire. Jusqu'à présent, les assureurs français refusent de prendre
en charge ces risques. Si demain, Le Grand Échiquier a un cas
de Covid sur le tournage, l'annulation sera entièrement à la charge de la
production. Le fonds, géré par le CNC, pourrait voir le jour en juin et être
doté d'environ 50 millions d'euros. Seuls la fiction et le cinéma sont
concernés pour l'instant. J'espère que les émissions de flux le seront aussi.
Faut-il mettre en place
d'autres solutions de relance ?
L'audiovisuel a été longtemps
un milieu très compétitif. Durant la crise, tous les acteurs se sont alignés
pour faire bouger les choses. La reconstruction ne peut se faire que dans
l'union et un travail solidaire entre les pouvoirs publics, les producteurs,
les diffuseurs, les plateformes, les créateurs et les intermittents. Cela sera
dur pour tous. Mais il faut être responsable. On ne peut pas tout demander aux
pouvoirs publics. L'État français a pris des engagements forts pour le
secteur. En Italie, où Mediawan détient la société Palomar, la culture ne
bénéficie pas d'autant de soutien.
On ne peut pas demander de
l'argent aux plateformes comme Netflix et ne rien leur donner en échange
Quelle est votre position sur
l'obligation d'investir en France des plateformes comme Netflix ? Doit-on
bouger la chronologie des médias ?
Il faut intégrer les
plateformes, qui sont les grandes gagnantes de la crise, dans le financement de
la production audiovisuelle française. Le PDG de Netflix, Reed Hastings, avec
qui j'ai échangé lors de sa venue à Paris, dit qu'il a envie d'investir en France.
Dans le cadre de la transposition de la directive les services de médias
audiovisuels (SMA) en France, les plateformes devront investir un pourcentage
de leur chiffre d'affaires. On parle d'environ 25 %. Le cadre actuel
permettrait à Netflix et aux autres plateformes d'investir de deux manières
dans la création française. Soit elles financent un film français dans le cadre
de la chronologie des médias qui sortira d'abord en salle, puis en vidéo, avant
d'être disponible en SVOD. Soit elles investissent directement dans un film qui
sera en exclusivité sur leur plateforme. Si on veut obtenir un accord avec les
plateformes et être moderne, il faudra faire un mélange des deux systèmes et
écouter leurs contraintes. On ne peut pas leur demander de l'argent et ne rien
leur donner en échange.
Par ailleurs, c'est aussi
important de souligner que certains grands diffuseurs français comme Canal
+ ont réussi le pari de créer des plateformes made in France avec du
contenu de qualité comme MyCanal. Canal + est un partenaire indispensable de
la création, il faut les écouter et accompagner l'essor de leur plateforme et
leur internationalisation.
Regardons ce qui a été fait
pendant la crise sanitaire. Grâce au CNC et au CSA, la chronologie des médias a
bougé de manière exceptionnelle. Des films ont été diffusés à des horaires
normalement interdits. D'autres, qui devaient sortir en salle, ont atterri sur
Amazon Prime Video ou Netflix. La crise a permis certaines choses, tirons-en
les conséquences pour améliorer notre système.
Quand pourrons-nous voir vos
prochaines productions ?
La nouvelle saison de Dix
pour cent, avec notamment Sigourney Weaver, arrivera à la rentrée sur
France Télévisions. Nous avons aussi en Italie l'adaptation du roman de Romain
Gary La Vie devant soi, avec Sophia Loren pour Netflix, et un
documentaire sur Nicolas Anelka, aussi pour la plateforme. Aux États-Unis, le
film d'animation Miraculous est en cours de fabrication. Doté
d'un budget de 60 millions de dollars, il sortira l'année prochaine. Nous
avons même réalisé un petit film Miraculous pour présenter les
gestes barrières aux enfants pour la Mairie de Paris.










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