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mercredi 29 avril 2026

« Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps » lance Erwan Balanant à Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête sur le plateau de BFMTV.

« Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps » lance Erwan Balanant à Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête sur le plateau de BFMTV.

C'est en toute fin d'après-midi, qu'invité de l'émission d'Alain Marschall sur BFMTV, il vient au lendemain de l'adoption du rapport pour lequel il s'est abstenu, taper à nouveau sur le rapporteur. Face à  Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête, tout en le poussant dans ses retranchements sur le coût, l’opacité ou l’utilité réelle de ces exorbitants contrats externes, il lâche « Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps ». On aurait cru entendre Pigasse ou Niel !

C'est le même qui, en commission, avait déjà sorti son élégant « T’inquiète, on va te régler… » à l’adresse du rapporteur

Il ne s’est pas non plus privé de balancer avec un souverain dédain pour les équipes de France Télévisions que : « Le recours à ces sociétés extérieures revient sûrement moins cher que le coût des équipes maison » Tout aussi faux que consternant. On imagine les techniciens, journalistes et ouvriers du service public ravis d’entendre qu’ils sont un luxe inutile face aux cabinets privés.

Le Finistérien a également affirmé avec aplomb, suite à une pique de l'avocat qui revenait sur les 112.000€ dépensés dans les suites du Majestic de Cannes - sans avoir la moindre idée de ce que contient le dossier pénal concernant la plainte déposée par la CGC de l'Audiovisuel que le Parquet a transmise à l'Instruction, après enquête - que « les chambres d’hôtel au Majestic n’avaient pas coûté un euro »Circulez, y’a rien à voir. L’ignorance revendiquée comme méthode de défense, c’est dingue.

On croit rêver. Au lieu de répondre sur le fond – le gaspillage, les millions envolés en prestations opaques, la sous-traitance qui coûte parfois plus cher que les équipes internes –, le parlementaire préfère l’exorcisme de pacotille. Classique pour un petit clan : quand on n’a plus d’arguments, on invoque le démon Alloncle.

Balanant entonne donc pleinement le même refrain éculé d'une majorité supposée centriste : oui aux boîtes privées, aux consultants et à la sous-traitance pour « moderniser » et « gagner en efficacité ». Pendant que d’autres y voient du gaspillage organisé, du copinage feutré et une privatisation rampante de l’État par petits bouts. 

Comme si ça ne suffisait pas, il promet un contre-rapport car il n'a probablment pas eu une minute pour faire des propositions en six mois  !? Hallucinant.

Ce qui choque le plus, c’est l’image donnée : celle d’un élu qui méprise publiquement ceux qui osent poser des questions légitimes sur l’argent du contribuable. Un parlementaire qui, dès qu’on gratte un peu le vernis du « service public intouchable », sort les griffes et les sous-entendus. Le recours systématique aux cabinets et sociétés privés devient ici une idéologie : celle du « privé est toujours mieux », même quand les factures s’envolent et que le contrôle démocratique s’évapore.

Balanant ne défend pas l’audiovisuel public. Il défend un système confortable où l’on peut continuer à dépenser sans trop de questions gênantes. Aujourd’hui, le député breton monte au créneau avec son fiel habituel. Demain, il veut sortir son contre-rapport.

Dans ses déclarations (notamment sur Franceinfo le 28 avril 2026), il utilise le « nous » (« nous allons faire un contre-rapport », « le travail ne fait que commencer pour nous », « nous allons produire un contre-document »). Cela renvoie principalement à son groupe parlementaire MoDem (Les Démocrates), dont il est issu et qui est annoncé comme travaillant collectivement à ce document. Certains articles évoquent un contre-rapport « porté par plusieurs députés, dont Erwan Balanant ». (lejdd.fr) 

Aucune source ne précise un ou plusieurs co-auteurs spécifiques en dehors du cadre du groupe MoDem (pas de nom d’autres députés d’autres groupes comme la gauche ou d’autres centristes explicitement cités comme partenaires espérés pour la rédaction). Balanant présente cela comme un travail rapide d’analyse critique des 80 propositions d’Alloncle et des sujets non traités (utilité de l’audiovisuel public face aux GAFAM et à l’IA, etc.), sans prétendre à l’exhaustivité du rapport officiel. (lefigaro.fr )

En résumé : Balanant espére écrire ce contre-rapport au nom de son groupe politique ou avec potentiellement d’autres députés opposés, sans qu’un partenaire précis hors de ce cadre soit nommé dans les déclarations et articles récents. Il s’agit du grotesque SAV politique classique après la publication du rapport parlementaire en question 

Pathétique.



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