Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

dimanche 26 avril 2026

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les trompettes d’Aïda ne résonnent pas jusqu’en Belgique !

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les trompettes d’Aïda ne résonnent pas jusqu’en Belgique !

L’expression « les trompettes d’Aïda » fait référence à un passage très célèbre de l’opéra de Giuseppe Verdi qui intervient à la fin du deuxième acte? au moment spectaculaire où l’armée défile victorieusement devant le pharaon avec des trompettes longues et puissantes qui sonnent de manière éclatante et héroïque. 

Pas sûr que les censeurs ecolo-socialo-macronistes emmenés à la bataille par un chantre (le mot vaut pour une femme comme pour un  homme) de la pensée unique, n'empêchent la partition totale d’être jouée chez nos voisins belges! 

Ils peuvent bien se draper dans la morale, la « neutralité » et l’« intérêt général »  et lorsqu'il s’agit de protéger leurs privilèges et leurs petits arrangements, tordre le droit et la réalité, ces autoproclamés gardiens du temple, ne peuvent plus duper personne.

Prenez cette députée dite de Gauche et figure de proue de cette commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Cette cheffe de file des bien-pensants a même osé, lors de l’audition de la délégation CGC, minimiser une plainte que le syndicat a déposée contre Delphine Ernotte et cinq autres bénéficiaires des chambres du Majestic à Cannes, en déclarant publiquement qu’« il ne s’agit pas d’argent public » - ce qui est FAUX, l’instruction le prouvera - mais aussi, affirmé en séance que « les questions de commissions d’enquêtes étaient envoyées préalablement aux convoqués »

Chacun l’aura compris, cette pathétique esquive d’un entre-soi politique visant à défendre l’indéfendable : entre autres, une décennie de gabegies financières que paient tous les Français, n’a guère de chance d'aller au-delà nos frontières !

Combien seront-ils au total ces pseudo donneurs de leçons qui s’apprêtent lundi 27 avril 2026 à voter contre la publication du rapport de Charles Alloncle apres que certains d’entre eux ont fait fuité dans la presse de soi-disant passages du rapport, en violation même des règles applicables au Parlement.

Le communiqué du député du Calvados (*) bien mollassonne et à inscrire dans les annales du service minimum, n’y change rien évidemment.

Cette caste qui veut enterrer 300 ou 400 pages de vérités dérangeantes (Ça dépend des versions!) sur le gaspillage, les manquements à la neutralité et les dysfonctionnements d’un audiovisuel public qui n'est plus que la révoltante et très coûteuse caricature de ce qu’Hervé Bourges avait créé dans les années 90, devrait au bout du compte en faire les frais.

Certes, si une majorité bloque le texte, les travaux resteront secrets pendant 25 ans. Divulguer ou publier en France la moindre information relative à ces débats non publics ? Un an de prison et 15 000 € d’amende pour « toute personne », dixit l’ordonnance de 1958 et l’article 226-13 du Code pénal. Belle protection du secret… quand il arrange ces pseudos défenseurs du « service public ».

Pourtant, il est possible de contourner cette chape de plomb. Juridiquement, en grande partie. Avec des risques et des limites importantes, surtout pour un Français ou un résident en France mais pas pour la Belgique par exemple. 

Si le rapport n’est pas publié, les documents internes, auditions et conclusions sont archivés et protégés par un secret parlementaire draconien. Toute divulgation est pénalement sanctionnée en France mais pas à Bruxelles !

La solution belge existe donc bel et bien. Un éditeur de droit belge peut légalement imprimer, publier et diffuser le contenu depuis la Belgique. La justice française n’a pas compétence territoriale sur l’acte de publication commis en Belgique (principe de territorialité du droit pénal, art. 113-2 du Code pénal). La Belgique, protectrice farouche de la liberté de la presse (art. 10 CEDH), n’a aucune raison d’appliquer une interdiction française de ce type. 

Des précédents pour des documents sensibles français publiés à Bruxelles ou en Suisse, ont déjà eu lieu.

L’éditeur belge lui-même est relativement à l’abri. Le livre peut circuler dans toute l’UE, y compris en France via différents circuits…quand bien même les autorités françaises décideraient de saisir les exemplaires importés.

En pratique, les fuites circulent déjà sauf celles sur "Mme J" et son témoignage dans cette affaire d'agression sexuelle. Un éditeur belge recevant les documents de manière anonyme ou via une source non française peut agir en toute indépendance. La Cour européenne des droits de l’homme protège fortement la liberté d’expression sur des sujets d’intérêt public majeur comme le financement et la neutralité de l’audiovisuel public. Une censure absolue serait vulnérable à Strasbourg.

Conclusion sans langue de bois : Passer par un éditeur belge est une stratégie classique et réaliste pour faire éclater la vérité malgré les manœuvres de ces quelques censeurs autoproclamés. L’éditeur étranger est protégé.

Mais face à des gens qui nient que l’argent du Majestic soit de l’argent public tout en voulant enterrer un rapport qui dérange leur idéologie, la question dépasse le simple droit : c’est une question de salubrité démocratique. Les Français ont le droit de savoir ce que coûtent vraiment leurs chaînes publiques, comment elles fonctionnent et à qui profite le système.

Les bien-pensants peuvent voter contre la publication lundi, ils ne pourront pas empêcher éternellement la lumière d’entrer et si Bruxelles doit servir de passerelle à la vérité, qu’il en soit ainsi. 

Aucun commentaire: