Les Français ne pardonneront pas aux écolo-socialo-insoumis, catalyseurs ernottiens hors normes, d'avoir tenté de plomber la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public.
Depuis le premier jour, ou presque, ils ont été sans conteste les meilleurs alliés de Delphine Ernotte et du système des plus opaques qui a transformé France Télévisions en pompe à fric pour une poignée de sociétés de production privés qui ont fait leur beurre sur le dos de français.
Parachutée en 2015 sous François Hollande par un CSA aux ordres, sans véritable expérience du service public contrevenant ainsi à la loi de 2013, l'ex-Orange a trouvé face à elle une Gauche qui, au lieu de défendre le contribuable et l’indépendance réelle de l’audiovisuel public, a fermé les yeux, applaudi, ou pire : servi de caution morale. Écologistes moralisateurs, socialistes « progressistes » et Insoumis champions du « service public » : tous ont été, d’une manière ou d’une autre, les porte-voix de celle qui rejette toujours la faute sur les autres.
Pendant une décennie, les contrats pleuvaient avec Banijay (Courbit contraint d'annoncer ces jours-ci, devoir supprimer des postes du fait des réductions de commandes vu le contexte de TF1 certes mais principalement France Télévisions) mais aussi vers "Together médias" (Le Van Kim) et surtout Mediawan (Capton Niel et Pigasse). Trois grands groupes de production qui ont capté des sommes colossales d’argent public, année après année.
Mediawan en tête - le groupe dont Erwan Balanant vantait les mérites dès que possible allant jusqu'à parler de fleuron français - avec plus de 100 à 110 millions d’euros par an (109 millions en 2023, 111 millions en 2024), pour toutes ces séries d'émissions en C comme C à vous, C dans l’air ou Ça commence aujourd’hui...C consternant ! Des montants astronomiques qui ont largement contribué à plomber les comptes de France Télévisions, pendant que l’on nous serine des leçons de rigueur budgétaire, d’écologie et de « production indépendante ».
C'est là tout le cynisme : on privatise massivement la production avec l’argent du contribuable, on enrichit des groupes en partie contrôlés par des fonds américains (KKR pour Mediawan) ou des financiers liés à la galaxie « gauche caviar », et on continue à faire la leçon sur le « sauvetage du service public » et la « diversité ». Hypocrisie totale.
Le service public n’est plus qu’un guichet automatique pour ces sociétés : marges opaques, contrats pluriannuels confortables, concentration extrême du secteur, etc...: Voilà la réalité que leur silence et leur complaisance ont permis.
Ils ont préféré faire l'impasse sur
la souffrance et le mal être des salariés minés par dix années de propagande et de mensonges qu'il s'agisse de la Métropole ou des Outre-mer,
le social qui n'a fait que se dégrader avec cerise sur la gâteau : la dénonciation de l'accord collectif dans la presse sur fond de mépris total des élus et des salariés, en s'asseyant sur la seconde motion de défiance qu'Ernotte vient d'essuyer.
Pendant que les comptes de France Télévisions plongeaient et que les subventions publiques avaient toujours été au rendez-vous - allant même jusqu'à recapitaliser France Télés pour presque 32M€ en juin 2023 - les pro ernottiens ont préféré regarder ailleurs puis à présent s'indigner...contre ceux qui osaient poser les questions.
Heureusement, il reste des élus qui refusent le jeu de rôle et la censure...ils ont été 9 à s'abstenir dont Erwan Balanant qui l'avait annoncé dans le presse il y a peu. Que le député du Finistère (29) raconte ensuite que le rapport est minoritaire et que le projet de Delphine était le meilleur pour les années 26, 27, 28, 29 et 30 ...qu'il continue de compter, lorsqu'il en sera à PROJET 75 on en reparlera !
Un bon point toutefois - il faut de temps en temps le reconnaître - Jérémie Partier-Leitus qui avait publiquement dit qu’il n’était pas d’accord avec tout le contenu, mais qu’il ne censurerait pas le texte pour ne pas priver les Français de tout accès aux travaux, a donc voté pour.
Rappelons qu'il avait fait partie, à l'instar du rapporteur de ceux qui avait défendu la publicité des débats et leur retransmission.
Un bon point également à Gabriel Attal, qui a demandé aux députés de son groupe de s’abstenir… ce qu’ils ont fait, toutes et tous.
Dans un contexte où la gauche bien-pensante et jamais bien loin lorsqu'il s'agit de taquiner l'esturgeon, avait décider de bloquer et où certains imaginaient tout censurer, cette abstention collective a évité le piège d’une non-publication totale et a permis que les Français puissent juger par eux-mêmes. C’est rare, et ça mérite d’être salué. (*)
Face à l’opacité, aux conflits d’intérêts et aux centaines de millions qui filent vers des intérêts privés, la transparence et le refus de la censure restent les seules armes démocratiques. Les écolo-socialo-insoumis eux, ont trop souvent choisi le camp du système pour que le contribuable, lui, paie toujours l’addition.
(*) Rappelons la liste des 10 qui ont voté CONTRE et fait le jeu d'Ernotte - encadrés en rouge sur la page d'accueil du blog CGC Médias - avec leur appartenance politique...
Socialistes & apparentés
• M. Belkhir Belhaddad
• Mme Dorine Bregman
• M. Stéphane Hablot
• Mme Ayda Hadizadeh
Écologiste et Social
• Mme Sophie Taillé-Polian
• M. Jérémie Iordanof
La France Insoumise – Nouveau Front Populaire
• Mme Nadège Abomangoli
• M. Thomas Portes
• M. Aurélien Saintoul
Gauche Démocrate et Républicaine
• M. Emmanuel Maurel


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