Jérémie Patrier-Leitus voulait prendre la lumière, il va prendre une veste...Sa collègue Ayda Hadizadeh s'y emploie !
Ce mercredi 29 avril, Le Canard enchaîné publie un article expliquant comment "Patrier-Leitus a manœuvré en loucedé pour faire adopter le texte"
Le palmipède indique également qu'"il a eu accès à des échanges salés entre députés".
Il faut dire que la députée pro Ernotienne dans les couloirs de l'Assemblée, lui avait bien savonné la planche allant même jusqu'à balancer "le fascisme ne passera pas" ! (*) tout en enfonçant le clou "La démocratie est plus sûrement par ceux qui sont censés la défendre et l'abandonnent; et c'est ce qui s'est passé hier avec cas de Jérémie Patrier-Leitus. Je pense qu'il a perdu pied, qu'il a peur peur de la vague des médias Bolloré, qu'il a eu peur de perdre sa circonscription"
Avec de telles collègues qui se sont opposés à la sortie du rapport - il n'y a pas que JPL que les Français les jugeront dans 11/12 mois, il y en aura bien d'autres à commencer par les cafteurs ! - notre Pays est bien représenté !!!
Au même moment Marianne écrit une toute autre histoire "Patrier-Leitus s'est activé tout le vote contre " en coulisses
Alors il s'est activé à faire voter POUR ou CONTRE ?
Le blog CGC média avant de vous présenter une analyse détaillé de vous proposer une analyse détaillée de l’article du Canard enchaîné, vous invite à découvrir le flingage en direct du président de la commission par Ayda Hadizadeh. (*)
https://youtube.com/shorts/pry3l0ve4bU?is=Ttl8zv4Pl-_FkLjn
Contexte général de l’article
Le Canard enchaîné relate les coulisses mouvementées de l’adoption, le lundi 27 avril 2026, du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ».
Charles Alloncle rapporteur de la commission, a rédigé un texte très critique envers l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, etc.). Le rapport contient environ 80 propositions, dont certaines jugées radicales par ses opposants. (les mêmes depuis le début)
La commission, présidée par Jérémie Patrier-Leitus (député Horizons, Calvados), a finalement voté la publication du rapport par 12 voix pour, 10 contre et plusieurs abstentions. Le texte doit être rendu public le 4 mai 2026. Le Canard se concentre sur les manœuvres politiques qui ont permis ce résultat serré, plutôt que sur le contenu détaillé du rapport lui-même.
Le ton et le style du Canard enchaîné
Comme toujours, l’article est satirique, ironique et mordant. L'hebdomadaire satirique adopte ici un regard moqueur envers :
• Les députés de droite (LR et UDR) accusés de « machine à polémiques ».
• Les manœuvres du centre (Horizons et apparentés), présentés comme opportunistes.
• Le rapporteur Alloncle, dépeint comme un personnage qui se victimise sur CNews tout en obtenant gain de cause.
• Les jeux d’ego et les échanges WhatsApp acides entre élus.
Le titre de presse met en lumière l’hypocrisie et les calculs politiciens derrière un vote qui, selon lui, relève plus du rapport de force que d’un consensus sur le fond.
Chronologie des événements selon l’article
L’article reconstruit la séquence :
• En amont : La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, avait anticipé les problèmes et demandé à Patrier-Leitus de garantir la publication des auditions sur le site de l’Assemblée « en tout état de cause ».
• 23 avril : Charles Alloncle permet à certains députés (Erwan Balanant MoDem, Céline Calvez Renaissance, Ayda Hadizadeh ) de consulter son rapport sur place seulement, sans possibilité de l’emporter ou de le scanner.
Les députés se retrouvent ensuite dans un bistrot près du Palais-Bourbon pour en discuter via un groupe WhatsApp.
• Week-end : Discussions intenses. La gauche (emmenée par Ayda Hadizadeh) reproche à Alloncle des passages « surréalistes » (référence à une anecdote sur Ségolène Royal/Sibyle Veil et Emmanuel Macron à l’ENA, ou des insinuations sur la « connivence » entre Radio France et l’Élysée). Le rapporter est accusé de vouloir se « victimiser ».
• Lundi 27 avril : Réunion de la commission. Patrier-Leitus fait durer la séance et prévoit initialement de faire « durer » jusqu’à 18h30 pour que le vote ait lieu après une intervention sur CNews d’Alloncle. Des échanges WhatsApp sont cités : « On ne votera pas avant 18h30. »
Le retournement décisif : Deux députés LR (Les Républicains) passent de l’abstention au vote pour. Laurent Wauquiez aurait compris que voter contre risquait de relancer des polémiques internes à la droite.
Rôle clé de Jérémie Patrier-Leitus : Initialement perçu comme plus modéré (il avait pourtant donné une interview quelques jours plus tôt où il avait annoncé qu'il voterait POUR le rapport), il finit donc par voter pour la publication. Il obtient en échange le retrait de passages gênants pour lui et pour Yaël Braun-Pivet (critiques sur son poste au conseil d’administration de France Médias Monde et une attaque contre elle). Il retire aussi une attaque contre Yaël Braun-Pivet.
Les personnages mis en scène
• Charles Alloncle (rapporteur de la commission) : Dépeint comme le « méchant » de l’histoire – très offensif dans ses questions – dont plus de 9/10 Français disent attendre le rapport, indique sur CNews avoir été victime d’un complot, en obtenant toutefois gain de cause.
• Jérémie Patrier-Leitus (président de la commission) : Au centre des critiques. Il est accusé d’avoir manœuvré en coulisses tout le week-end, d’avoir fait traîner la réunion, et d’avoir fini par « retourner sa veste » en votant pour le rapport après négociations. La gauche l’accuse de trahison.
Il également fait l'objet d'un billet (¤) de la journaliste Julie Solveig particulièrement incisif.
(¤)
https://youtu.be/K_0Se2r6gnI?is=CYSRd3IxMjDe82h7
• Yaël Braun-Pivet : Présidente de l’Assemblée, elle intervient en amont pour sécuriser les auditions et bénéficie du retrait de passages critiques.
• Députés de gauche (Ayda Hadizadeh en meneuse) : Ils s’indignent, reprochent à Alloncle de vouloir les faire « changer de groupe » et dénoncent un rapport partial. Hadizadeh est citée dans un échange musclé. (*)
• Laurent Wauquiez et les LR : Leur basculement de deux voix est décisif. Wauquiez est présenté comme pragmatique, voulant éviter de « remettre une pièce dans la machine à polémiques ».
Les éléments satiriques et révélations
• Le Canard indique avoir eu accès à des échanges WhatsApp et à des conversations dans un bistrot (« boucle WhatsApp »).
• Il insiste sur le timing : Alloncle devait passer sur CNews à 18h30, et la réunion a été calibrée en conséquence (« Il a prévu CNews à 18h30. Hanouna à 18h45. Faut faire durer »).
• Allusion à une « victimisation » calculée d’Alloncle sur CNews.
• Critique implicite du rapport : passages « surréalistes », accusations de partialité, volonté de « recréer l’ORTF » selon certains opposants (même si l’article ne détaille pas les 80 propositions).
Portée politique plus large
L’article illustre plusieurs dynamiques de la politique française en 2026 :
• Fragmentation : Un vote très serré (12-10) dans une commission qui reflète l’éclatement de l’Assemblée.
• Alliance de circonstance : Droite (LR + UDR) + basculement du centre (Patrier-Leitus) contre la gauche unie dans l’opposition.
• Guerre culturelle : Le rapport Alloncle est présenté systématiquement par les écolo-socialo-insoumis comme une attaque en règle contre l’audiovisuel public - Tu parles Charles, c'est le cas de le dire ! - et accusé de biais idéologique. Le Canard relaie d'ailleurs ce point de vue avec ironie.
• Opacité des commissions : Consultations limitées, négociations en coulisses, pressions sur le rapporteur pour « caviarder » certains passages.
• Certains députés enfin, (comme Erwan Balanant MoDem) ont annoncé vouloir produire un contre-rapport.
En conclusion
L’article du Canard enchaîné est typique de son style : il ne fait pas une analyse de fond du rapport Alloncle (sur la neutralité, le financement ou les propositions concrètes), mais il dénonce les petits arrangements et les calculs politiciens qui ont permis sa publication malgré les tractations infructueuses, au final !
Il présente le résultat comme une victoire tactique d’Alloncle et de la droite, obtenue grâce à un président de commission (Patrier-Leitus) qui a « retourné sa veste » (Ayda H.) après négociations et au basculement opportun de deux LR. Le ton est moqueur envers presque tous les acteurs, mais particulièrement acide sur les manœuvres du président qui accusait quelques semaines plus tôt sur le service public lors d’interviews sur France Inter (« L’invité de 8h20 », le grand entretien du mardi 28 avril 2026) où il déclarait : « Je me demande si Charles Alloncle n’est pas le cheval de Troie du Rassemblement national »
Quelqu'un aurait quand même pu dire charitablement à l'intéressé qu'un cheval de Troie, c’est bien connu, ça se cache à l’intérieur du cheval en bois, ça reste invisible jusqu’au dernier moment pour surgir par surprise et ouvrir les portes de la ville à l’ennemi au cœur de la nuit...Le rapporteur, lui, ne s'est caché derrière personne...il a bien été visible pendant 6 mois, il n'y a aucun doute.





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