Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

vendredi 15 mai 2026

La France est au bord du précipice, menacée de quitter le chemin démocratique mais Jupiter cherche son « LEGACY »!

La France est au bord du précipice, menacée de quitter le chemin démocratique mais Jupiter cherche son « LEGACY »!

Ce qui se passe à quelques mois de l’élection présidentielle est extrêmement inquiétant pour notre Pays. 

Alors que le livre de Jean Peyrelevade «  La France : du populisme au chaos (Odile Jacob, avril 2026) » (*) dresse un tableau très sombre de la situation française et alerte sur les risques pour la démocratie, la presse commence à relayer la dernière des préoccupations de Jupiter qui se demande - in english, of course - ce qu’il laissera après cette décennie passée ?

Son second quinquennat s’achève dans le bruit des crises et le silence des promesses non tenues et voilà Emmanuel Macron ne dort plus vraiment ! Il compte ses totems. Il scrute son « legacy »…ce mot anglais imposé à son premier cercle comme on impose une marque de luxe sur un bilan en soldes. 

Ce n’est pas un mythe : les médias français et internationaux relaient bien cette angoisse croissante du passage à la postérité.

Politico, L’Opinion, Reuters et d’autres le disent sans fard : le président est « laser-focused » sur ce qu’il restera de lui. Le domestique se détricote ? Qu’à cela ne tienne, on vantera l’international. La France brûle ? On jouera les pompiers sur la scène du monde. Classique d’un règne qui finit comme il a commencé : en communication.

Et que restera-t-il, concrètement ?

Il restera d’abord la casse méthodique de l’audiovisuel public, orchestrée par l’ex-Orange dont  l’intéressé déclarait, dès 2017, que sa gouvernance était « la honte de la République » avant qu’Alexis lui souffle tou l’intérêt qu’il y avait à la maintenir en place. FranceTélévisions, Radio France : des outils transformés en machines à propagande molle, aux frais du contribuable et de tous les Français depuis la suppression de la CAP (ex-redevance) et la fraction de TVA pour le financement, un monument de technocratie sur fond de gabegies systémiques et une ligne éditoriale qui sent le renouveau permanent du macronisme. On a nommé, promu, protégé et fait la part belle à une poignée de sociétés amies qui se sont copieusement, servis sur la bête. On a affaibli les contre-pouvoirs médiatiques tout en hurlant à la « réinformation ». Beau totem pour l’Histoire : un service public plus docile, moins pluraliste mais toujours plus coûteux ! 

L’Opinion et d’autres ont décrit ce souci obsessionnel de « réécrire sa legacy » après les échecs. Le fil rouge de la réécriture : contrôler le récit.

Il restera ensuite la dissolution joyeuse, celle que Bruno Roger-Petit, plume et porte-voix élyséen, a su habiller de grands mots républicains. Dissolution de 2024, chaos parlementaire assumé, Assemblée ingouvernable, Pays bloqué. Un coup de poker présidentiel vendu comme un acte de courage démocratique et qui s’est révélé une fuite en avant. Quand le bilan intérieur est « contesté ou détricoté », comme le note Politico en octobre 2025, on dissout. On fragilise. On laisse aux successeurs les miettes et les factures. Reuters le souligne sans complaisance : l’entourage préfère désormais parler impact international, car le domestique (dette, réformes avortées, impopularité record) est trop fragile pour être brandi.

Emmanuel Macron pousse ses ministres et ses dauphins potentiels (Attal, Philippe et consorts) à porter ce bilan comme un fardeau sacré. Un membre du gouvernement cité récemment : « Attention, il y a mon héritage et vous allez devoir le porter ». Le macronisme s’interroge déjà sur sa propre survie post-2027 (« Peut-on survivre sans Emmanuel Macron ? » titrent certains, dont La Dépêche). Le pragmatisme, le « en même temps », le dépassement gauche-droite : tout cela sonne comme une idéologie creuse une fois le fondateur parti. Un parti centriste sans centre, un mouvement sans mouvement.

Comme Sarkozy et Hollande avant lui, Macron anticipe le jugement de l’Histoire. Il annonce qu’il ne fera « plus de politique » après 2027 (Ouest-France), manière élégante de poser son propre récit avant que d’autres ne l’écrivent. On vantera l’Europe, le Moyen-Orient, quelques sommets et photos de famille diplomatiques. On oubliera pudiquement les « totems » domestiques : dette explosive, pouvoir d’achat stagné pour beaucoup, fractures sociales creusées, institutions malmenées.

Ce qu’il restera, au fond ? Une impopularité record avec près de 8 Français sur 10 qui n’en peuvent plus des promesses de rupture devenues continuité technocratique. Une obsession de la postérité qui révèle surtout l’angoisse du vide. Le président qui voulait « réenchanter » la France aura surtout réenchanter son propre mythe, à grands coups de legacy internationale pendant que l’intérieur se fissurait.

L’Histoire, elle, est cruelle avec les bilans en trompe-l’œil. Elle retiendra peut-être moins les grands discours que les images : un audiovisuel public affaibli, une dissolution qui a fracturé le pays, et un homme seul à l’Élysée, comptant ses totems pendant que son camp se demande déjà comment s’en distancier sans trop le trahir.

C’est tout ce qu’il restera, à peu de choses près…et c’est déjà incroyable.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

La conclusion, elles est toute trouvée avec l’ouvrage de Peyrelevade qui décrit « cette France au bord du précipice avec une probabilité élevée de crise profonde » et prédit que «  sans un "électrochoc" (réformes courageuses + changement institutionnel), le pays risque de basculer du populisme ambiant vers le chaos économique et politique, menaçant la démocratie elle-même » et craint particulièrement une victoire de l’extrême droite en 2027, dont le programme économique lui semble irresponsable et qui pourrait mener à une crise rapide (refus de prêt par les marchés, destruction de l’État de droit, pouvoir hyper-centralisé).

Comment ne pas être d’accord ?

(*) 

https://youtu.be/0aOrQ5N0GrI?is=Qp4bgDCBNPV8rjze



Aucun commentaire: