Non ce n’est probablement pas une Balenciaga !!
Il est difficile à croire que la robe aubergine gonflée à l’hélium qu’exhibait l’ex-Orange à Cannes – celle dont les réseaux sociaux moquent tant ces jours-ci – vienne de Balenciaga propriété du groupe de luxe français Kering.
Certes, elle pourrait correspondre au style Balenciaga ?
- Silhouette dramatique et architecturale : Les manches très volumineuses (puffed/balloon), le volume général ample et fluide, la traîne asymétrique et le drapé fluide sont typiques de l’héritage de Cristóbal Balenciaga (maître des coupes sculpturales et des volumes exagérés dans les années 50-60).
- Détails signature : Le col rond contrastant en noir, les poignets noirs et le mélange de matières (satiné/lourd pour le corps, plus structuré) rappellent beaucoup les robes de soirée couture de la maison, souvent avec des accents contrastés et une construction sophistiquée.
- Couleur et occasion : Le mauve/bordeaux profond tout comme le noir est une teinte que Balenciaga a utilisée plusieurs fois (ex. : robes en soie crepe violette ou lilas avec traîne). Des pièces récentes comme des « cape train dresses » en purple silk crepe montrent que la maison continue dans cette veine dramatique….
Mais de là à croire qu’elle serait dans la lignée des pièces exceptionnelles présentées dans le reportage France Info, il y a un boulevard !
C’est pourquoi dans le contexte actuel des polémiques cannoises - à commencer par l’instruction judiciaire en cours sur les 112.123 € dépensés dans les suites du Majestic - et de « ce fric de dingue » que claque France Télévisions pendant une dizaine de jours, plusieurs questions se posent.
Première question qui fâche :
Quel intérêt un grand couturier aurait-il à prêter une telle pièce (Copieusement, moqué sur les réseaux sociaux) ?
Deuxième question, encore plus gênante :
Si ce n’est pas un prêt, quel était le prix ? Et surtout, qui a payé ?
Ces questions sont évidemment légitimes particulièrement après la récente, commission d’enquête sur l’audiovisuel public.


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