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mercredi 24 juin 2026

La vraie raison de la grève : protéger les uns en bloquant tout !

La vraie raison de la grève : protéger les uns en bloquant tout ! 

La direction du Pôle Outre-mer et en particulier Sylvie Gengoul, se retrouve aujourd’hui embringué dans une affaire où elle ne maîtrise rien. Face à une grève lancée par un trio de syndicats à Wallis-et-Futuna La 1ère, elle ne peut quasiment rien faire. Pourquoi ce blocage total, alors que les salariés disent simplement vouloir « du respect » ?

Parce que derrière les beaux discours sur le management et les phrases maladroites (« On est là pour éduquer les Wallisiens »), se cache une réalité plus gênante : une enquête interne qui vise certains comportements, dysfonctionnements ou pratiques au sein de la station. Une enquête qui dérange. Une enquête que la grève permet de ralentir, voire de stopper net.

Sylvie Gengoul est prise en étau entre les exigences de France Télévisions, les contraintes budgétaires du service public et une mobilisation locale qui paralyse l’antenne. 

Inviter le sénateur Mickaele Kulimoetoke à déjeuner n’est pas un luxe parisien mais plutôt une tentative de dialogue avec l’élu du territoire, pour trouver une issue, expliquer la situation et peut-être faire avancer les choses malgré « une station coupée en deux ».


Pendant ce temps, l’antenne du service public est perturbée. Les Wallisiens et Futuniens, chez eux, sont privés d’une information normale et les arguments officiels – pression, intimidation, mépris – servent surtout à justifier un mouvement qui arrange surtout ceux qui se sentent menacés par un contrôle ou une remise en ordre.

On ne peut pas tout mettre sur le dos d’un « management par la peur » quand on refuse en bloc toute enquête ou toute évaluation qui toucherait aux habitudes locales. On ne peut pas crier au manque de respect quand on empêche la direction de faire son travail d’investigation.

Sylvie Gengoul n’a pas les coudes libres : la grève l’empêche d’agir. Elle doit gérer à la fois la crise sociale, les attentes du national et les spécificités d’un petit territoire où tout le monde se connaît. Le déjeuner avec le sénateur en est la preuve : on cherche des solutions politiques et institutionnelles parce que le dialogue direct sur place est bloqué.

Les salariés ont le droit effectivement d’être respectés mais le service public a aussi le droit de fonctionner correctement, d’être géré avec exigence et de faire la lumière sur ses propres dysfonctionnements. On ne peut pas utiliser la grève comme bouclier dès qu’une enquête interne pointe du doigt des réalités embarrassantes.

E faifai peaaa…..mais à force de tout bloquer, ce sont les habitants de Wallis-et-Futuna qui paient l’addition : moins d’information, moins de programmes, et une image dégradée de leur propre station locale.

Il est temps de lever le voile. La grève n’est peut-être pas seulement une question de dignité. Elle est aussi, pour certains, une façon radicale d’éviter que la lumière soit faite.

Sylvie Gengoul est bien impuissante comme l’ex-Orange d’ailleurs. Les grévistes, eux, ont choisi de tout arrêter. La différence est de taille.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Enfin, le silence du siège de France Télévisions, inquiète sur place. La Dépêche de Nouméa qui a sorti un article sur la grève alimenté visiblement par les grévistes a eu pour effet de jeter de l’huile sur le feu, reprenant les propos calomnieux sur les banderoles et partagés sur les RS après la publication de cet article…A tel point qu’à 23000 kilomètres de la capitale, la sécurité du directeur régional pourrait être en jeu…



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