La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…
Voilà à quoi mène une décennie ernottienne à France Télévisions organisée plus comme un fief idéologique que comme un service public.
Résultat : près de 2,5 milliards d’euros par an prélevés depuis trois ans via la TVA sur l’ensemble des Français pour une offre de plus en plus contestée, des audiences en berne face aux plateformes comme à la concurrence et une ligne éditoriale qui sent souvent le parti pris.
La gestion ? Catastrophique. Doublons structurels, accords sociaux hors-sol, dépenses contestables, et une incapacité chronique à s’adapter à l’ère numérique. Dix ans de déni, de postures et de mépris face aux critiques pourtant légitimes. Ce n’est jamais la faute de l’intéressée mais toujours celle des autres.
Conséquence: les sénateurs Max Brisson et Cédric Vial proposent un « cap rationnel » : faire de Franceinfo qui, rappelons-le, n’est parvenue en dix ans qu’à grignoter quelques dixièmes de pourcentage d’audiences pour se situer, quasiment toujours en dessous en dessous du 1%, le vaisseau amiral de l’information !!!! Rien que ça. Hallucinant.
Les deux parlementaires qui disent leur approche « sérieuse et mesurée, visant à sauver ce qui peut encore l’être », de préciser qu’il conviendra de «clarifier le périmètre, supprimer les doublons, imposer une gouvernance responsable et faire des économies ciblées » !!!! Allo, la terre…
Essayons d’être lucides : en aucun cas, cet étrange projet ne permettrait de réorganiser le groupe et surtout de faire que France Télévisions créée par Hervé Bourges retrouve ses lettres de noblesse.
La réponse ne passe plus par une réforme de plus, un énième groupe de travail ou un contrat d’objectifs forcément mal révisé et qui sera dévoyé dès son hypothétique signature. Le mal est profond, incarné et structurel. Il porte un nom : Delphine Ernotte, parachutée en 2015 et qui, depuis, a tout fait pour flinguer le groupe de l’intérieur…avec un sectarisme éditorial consommé, un aveuglement managérial sans pareil et surtout un refus obstiné de toute remise en question !
Tant qu’elle restera aux commandes, toute réforme sera vaine : un emplâtre sur une jambe de bois, un exercice de com’ pour préserver celle disait « fondre devant Emmanuel Macron et vaincre sa timidité » lors de la remise d’un prix, séquence raillée sur le Net devenue virale depuis.
La seule décision qui vaille aujourd’hui, la seule qui permette un vrai sursaut, c’est son départ immédiat. Sans cela, Brisson, Vial et tous les esprits contestataires qui s’y attellent perdront leur temps. On ne réforme pas une maison en ruine tant que l’incendiaire y habite encore.
Il est temps de tourner la page Ernotte. Le service public mérite mieux. Les Français aussi.

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