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mardi 10 février 2015

Le dépôt d'un préavis de grève à Canal + fait du bruit....

Pour la seconde fois en trente ans, le préavis de grève déposé  à Canal +  est la preuve d'un ras-le-bol général

Le 8 février 2015, le blog CGC Canal titrait  "Quand il n'y a plus que la grève"...

Les mots parlant d'eux-même, il n'y a guère à ajouter pour montrer, à travers eux, la dérive sociale qu'ils traduisent.

Pour la seconde fois en trente ans, les syndicats de Canal+ ( (CFDT, CFE CGC, CGT) sauf "Plus Libre" syndicat local rattaché UNSA, ont donc déposé un préavis de grève pour le jeudi 5 mars, afin de dénoncer notamment "la dégradation des conditions de travail et les réductions d'effectifs"....

Les émissions de Canal+ mais aussi celles de de D8 et D17, les centres d'appels du service clients et les services techniques pourraient être ainsi fortement perturbés ce jour-là.

Canal+ France, qui emploie environ 3.500 salariés, a vu sous la coupe de cette dernière, ses effectifs baisser "d'une dizaine de personnes par mois" et dans le centre de relations clients, qui emploie 750 personnes, 80 postes ont été supprimés ou non pourvus au cours des derniers 18 mois.

Les cas de "burn out" dans l'entreprise, se sont multipliés à la vitesse grand V...certains collaborateurs parlent même "d'en finir"
"Depuis plusieurs années, la direction rogne sur les coûts"...."C'est un véritable machine à broyer qui s'est progressivement installée avec une multiplication des licenciements et des ruptures conventionnelles, ce qui accroît la charge de travail pour ceux qui restent dans un contexte économique extrêmement incertain..."

La situation est extrêmement grave...c'est en quelque sorte un appel au secours que lancent les salariés de Canal + qui n'en peuvent plus de ces méthodes brutales, inhumaines, humiliantes et d'un autre âge.

Les syndicats signataires du préavis s'inquiètent également de la diminution de l'activité en France par rapport à l'international, devenu le moteur de la croissance de Canal+.

Face à la véritable casse sociale - il ne faut pas avoir peur d'employer les bons mots au bon endroit - organisée donc par la direction et mise en œuvre par l'ultra rigide Sophie Guieysse DRH du groupe, les salariés avec cette grève vont pouvoir montrer leur ras-le-bol et leur détermination.

Ce mouvement de grève du 5 mars sera-t-il l'acte fondateur conduisant à cette refondation sociale qu'une très large majorité appelle de ses vœux ?!

Le blog CGC Média vous propose de prendre intégralement connaissance de son article précité:

"Depuis plusieurs années, nous déplorons la dégradation des conditions de travail des milliers de salariés du Groupe CANAL+!  

Dans tous les secteurs de l’entreprise, Distribution, Technique, Edition, Services Supports, i>TELE, Studio CANAL, et maintenant également à CANAL+ Overseas, c’est la même rengaine, celle des économies, des restructurations, des diminutions de postes, des licenciements... Ces événements rythment le quotidien de l’entreprise

Sans perspective autre que celle du lendemain, les salariés de CANAL subissent sans toujours la comprendre, une politique sociale contraignante, où l’absence de dialogue rime avec oukase et décisions abruptes

Ce début d’année 2015 a vu ces phénomènes s’accélérer! Partout, les patrons de business agissants sur ordre, sont chargés de repérer les salariés dont le poste pourrait être supprimé, les missions restructurées, d’accompagner des collaborateurs vers la sortie, le tout en respectant l’épure d’un PSE qui veut encore aujourd’hui que 10 suppressions de postes par période de 30 jours impose la mise en œuvre d’un plan social!

"...Bonne année..." Dépités, ces managers et patrons de service s’exécutent, parfois en annonçant clairement la couleur à leurs équipes… "Bonne année 2015… au fait nous devrions être beaucoup moins nombreux dans quelques mois…" "…j’ai ordre de dégraisser, je suis dans l’obligation de le faire…" "…nous serons 30% de moins à fin 2015…"

Les conséquences de cette politique sociale sont palpables à tous les étages! Mines déconfites, multiplication des absences, burn out en progression inquiétante, malaise généralisé, le drame n’est pas loin!

Au-delà de la désorganisation des business, cette politique porte atteinte maintenant  à la santé physique et mentale de plusieurs dizaines de salariés, épuisés, en rupture, désorientés. Nous avons en ce début d’année, franchi un cap, le seuil d’alerte est atteint.

La multiplication des burn out dans tous les secteurs d’activités et particulièrement en ce moment au sein du Studio Canal et de la direction de l’Edition nous font craindre le pire. C’est aussi pourquoi les syndicats de CANAL+ ont décidé d’organiser des assemblées générales pour échanger sur le terrain avec les salariés

Les constats sont partagés par une  majorité des salariés conscients que cela ne peut plus durer. Le tract appelant aux AG intitulé "...Ça Suffit..." résumait à lui seul le sentiment général : celui d’un ras le bol généralisé, d’un moment de rupture sociale, d’un affaiblissement de nos organisations dans l’incompréhension générale

Notre Groupe doit se restructurer, s’adapter, se moderniser, se transformer, c’est indéniable. Mais il doit réaliser sa mue dans le respect total de ses collaborateurs, hors d’une contrainte permanente insupportable.

L’absurdité de cette politique conduit à l’inefficacité opérationnelle et nous fait perdre des parts de marché pourtant difficile à conquérir ou à maintenir. Elle affaiblit et corrompt le tissu social de l’entreprise

Qui sait aujourd’hui son avenir ? Qui sait avec qui il travaille exactement? Qui sait s’il va déménager demain ou après-demain? Qui sait s’il va devoir encore absorber une charge de travail déjà débordante en reprenant les missions de salariés débarqués, remerciés, missionnés...? Qui sait s’il va faire l’objet d’une convocation pour une sanction, pire pour un entretien préalable au licenciement... C’est devenu la routine à CANAL+, une routine destructrice de valeurs économiques et sociales !

C’est pourquoi, alors que le dialogue social est au point mort, 3 syndicats indépendants, CFDT, CGT, CGC Médias, ont décidé de prendre cette décision et de poser un préavis de grève pour le jeudi 5 mars!

Le dernier préavis de grève fut déposé en 2003 alors que Pierre Lescure était limogé par Jean-Marie messier. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation inverse. L’incapacité de notre direction à écouter et entendre nous oblige à agir dans l’intérêt de l’entreprise et des salariés, dans une situation d'urgence.

Il n’est plus acceptable de voir des dizaines de salariés à bout de nerf, effondrés! Il n’est plus acceptable de laisser ainsi se dégrader le tissu social d’une entreprise comme la nôtre. Il n’est plus acceptable de laisser filer les compétences, remerciées ou démissionnaires. Il n’est plus acceptable de voir des services entiers désorganisés, en souffrance, inquiets pour l’avenir

Ça suffit ! Oui cela suffit!
CANAL+ mérite bien mieux. L’absence de boussole déstabilise et inquiète. 
Nous proposons tout d’abord de rétablir les normes d’un dialogue social respectueux et ouvert. Nous revendiquons l’arrêt des licenciements sans cause réelle et sérieuse, des ruptures conventionnelles qui ne sont que des licenciements économiques déguisés. Nous proposons de stabiliser les organisations, de cesser les déménagements permanents, d’embaucher là où les besoins sont criants, dans les Centres de Relations Clients par exemple. Nous voulons mesurer les conséquences d’une politique de réduction des coûts auprès de nos prestataires les obligeants à délocaliser les emplois. Des milliers d’emplois de la relation clients aujourd’hui installés au Maroc et des taux de redondance d’appels qui explosent… Nous l’avions anticipé il y a 2 ans ! Nous y sommes ! Les salariés de CANAL+  confrontés chaque jour à la grogne des abonnés mesurent les conséquences de cette politique de délocalisation

Repenser notre politique sociale, c’est affirmer la primauté du dialogue, sans lequel nous irions à l’échec! C’est aussi cesser de pressurer des salariés épuisés, de rétablir des opportunités de soutien psychologique aujourd’hui déficiente, de traiter de la désorganisation des services et du temps de travail, des pressions sur les représentants du personnel …

La grève du 5 mars doit nous conduire à cette refondation sociale !"

Plaintes déposées par le SNPCA-CGC au Parquet financier du TGI de Paris pour détournement de fonds publics contre Rémy Pflimlin et Thierry Langlois.


Le SNPCA-CGC a déposé, hier, au Parquet financier du Tribunal de grande Instance de Paris (*) deux plaintes (aujourd'hui enregistrées) pour "détournement de fonds publics", délit prévu et réprimé à l’article 432-15 du code pénal:

- à l’encontre de Monsieur Thierry Langlois, ancien directeur de l’antenne et des programmes de France 3 (aujourd'hui directeur des Thématiques à Canal +)


- à l’encontre de Monsieur Rémy Pflimlin, Président-Directeur Général de la SA France Télévisions, sise 7, Esplanade Henri de France 75015, Paris.

L'avocat du Syndicat est toujours Maître Pierre-Olivier Lambert qui intervient aussi dans le cadre de la plainte déposée par le SNPCA-CGC qui vise tout un tas de contrats passés par France Télévisons tant sous Carolis que sous Pflimlin dont l’instruction judiciaire menée par le juge Renaud Van Ruymbeke a déjà vu pour 2014, ne serait-ce que pour le volet Bygmalion de l’affaire,  4 mises en examen dont Carolis et le placement sous statut de témoin assisté de 3 dirigeants du groupe de télévisons publique dont Pflimlin.
 
Ces deux nouvelles plaintes pour "détournement de fonds publics" sont donc distinctes de la plainte  d’une vingtaine de pages actuellement en instruction donc qui n'est d'ailleurs pas axée uniquement sur les contrats passés par Carolis et Pflimlin avec Millot salarié à l’époque de FTV qui créait,  en congés sabbatique puis sans solde,  sa société et ses filiales.


(*) Le Parquet financier du Tribunal de grande Instance de Paris: Institution voulue par le président de la République, Christiane Taubira la garde des Sceaux...et créée en 2014.

lundi 9 février 2015

Christopher Baldelli n'est pas candidat pour remplacer Pflimlin à France Télévisions

Christopher Baldelli : "Non, je ne suis pas candidat à ce poste à France Télévisions."

vendredi 6 février 2015

La feuille de route fixée par Vincent Bolloré à Rodolphe Belmer....

A la mi-janvier BFM Businness publiait la feuille de route que Vincent Bolloré fixait au nouveau patron de Vivendi: Rodolphe Belmer .

"En lui confiant cette nouvelle mission transverse" Vincent Bolloré montrait ainsi toute la confiance qu'il a en l'intéressé....et chacun sait que lorsque ce parton d'entreprise accorde sa confiance, ça veut dire énormément.

Le journaliste dans un paragraphe de son article intitulé "Pas de Belmer à France Télévisions?" rappelait l'ampleur de la tâche qui s'ouvrait à lui rappelait d'ailleurs ses propos tenus, il y a environ un mois, au  "Figaro" après que son nom ait régulièrement été  évoqué pour la succession de Pflimlin:  "A cette cette date, je ne suis pas candidat. Et je n'ai pas prévu de l'être". 

jeudi 5 février 2015

Thierry Langlois l'actuel directeur des chaînes thématiques de Canal + définitivement condamné en Correctionnelle.


Celui dont Canal+ confirmait  dans un communiqué, 3 mois après son départ de France Télé, sa nomination à la direction des chaînes thématiques du groupe dirigé par Bertrand Méheut vient d'être condamné définitivement à 4.000 euros en application de l'article 800-2 du code de procédure pénale.


Le SNPCA-CFE-CGC  va dans les jours qui viennent déposer une nouvelle plainte pénale directement  liée à cette condamnation.

Grèves en cascades à France Télévisions....les salariés n'en peuvent plus de cette équipe qui n'a fait que plomber l'entreprise.

Ce 5 février, débute le premier préavis de 24 heures déposé à France Télé. 

Il démarre une longue série de mouvements de grèves en cascades qui symbolisent la grogne au sein de la société et le ras-le-bol des salariés contre les méthodes de Pflimlin nommé à l'été 2010 par Sarkozy et de ses équipes qui ont depuis près de 5 ans organisé la casse de l'entreprise.
Vous verrez que lorsqu'ils partiront, ils trouveront encore le moyen de se victimiser toujours et encore en indiquant "on a voulu réformer mais il y a trop de conservatismes..."!!!!
Encore hier lors de pseudo "négo" du préavis, l'un des dirigeants du groupe lançait sans rire - attention c'est du lourd...surtout après un quasi quinquennat - "Il faut nous laisser plus de temps pour réfléchir et comprendre ce que nous voulons mettre en place"
Ben voyons.
Les salariés en ont soupé de l'absence totale de dialogue social mais plus grave, de la piteuse " gestion" de cette mandature qui place aujourd'hui  France Télé en situation de quasi faillite qu'elle soit morale ou/et financière.
Ils n'en peuvent plus de voir crever leur maison.

La grève est donc l'ultime moyen.



mercredi 4 février 2015

Secret Story sur France Télévisions...

Il semble que la CSA ait arrêté ce mercredi 4 février 2015, une procédure de sélection du remplaçant de Pflimlin différente de celle qui avait été arrêtée, il n'y a que quelques mois, pour le remplacement de Jean-Luc Hees sur Radio France!
 
"La liste des candidats restera secrète si un des candidats le demande"     
                  
 Pourquoi ?

Ainsi en a décidé le CSA dans un communiqué qu'il vient de publier :

 
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, réuni en assemblée plénière, a adopté le mercredi 4 février 2015 une résolution relative aux modalités de nomination du président de la société France Télévisions.
 
Après avoir visé la loi du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, d’une part, et la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000, d’autre part, il a décidé d’adopter les modalités suivantes :
 
Les candidatures seront reçues au siège du Conseil, sous pli unique à l’attention du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel revêtu de la mention « Procédure de nomination à la présidence de France Télévisions - Personnel et confidentiel » à compter du lundi 9 mars 2015 et jusqu’au jeudi 26 mars 2015 soit par courrier, cachet de la poste faisant foi, soit par dépôt au siège du Conseil avant 17 heures ;
 
- Outre le projet stratégique prescrit par loi, la déclaration de candidature pourra être accompagnée de tous documents attestant la compétence et l’expérience du candidat ;
 
 - Le Conseil procédera à l’ouverture des enveloppes le mercredi 1er avril 2015 et rendra public le nombre de candidats ;
 
- Le Conseil établira une liste restreinte de candidats qu’il auditionnera. Cette liste sera rendue publique à la condition qu’aucun des candidats retenus ne s’y oppose auprès du président.
 
Les auditions ne seront pas publiques, en conformité avec la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000.
 
- Le Conseil prendra sa décision à compter du mercredi 22 avril et avant le vendredi 22 mai 2015 ;
 
- Conformément à la loi, cette décision sera motivée.


 

Le remplacement de Pflimlin et "la tentation de l'opacité" titre ce matin l'Express dans sa rubrique Média!

 Le blog CGC Média publiait, hier, un article intitulé "Une plénière au CSA sous haute tension…la désignation du successeur de Pflimlin pourrait faire l’objet d’une procédure « fermée » !!!!! "

Le titre était somme toute, assez parlant. Ce mercredi 4 février, c'est l'Express dans sa rubrique "Immédia" signée Renaud Revel qui s'interroge également et titre "Le CSA et la tentation de l’opacité "   

Si Olivier Schrameck penche pour cette solution, c’est pour mieux assurer 
la confidentialité à celles ou ceux qui hésitent encore à se lancer dans la course : embarrassés à l’idée que leurs noms soit connus et atterrissent dans la presse certaines pointures supposées du Paf peinent à s’enrôler. Ainsi pour exemple de Denis Olivennes, (patron de Lagardère Active), ou de Rodolphe Bellmer, (timonier de Canal+ France, et grand manitou des contenus chez Vivendi), qui tournent en pèlerinage autour de France Télévisions, sans avoir pour l’heure définitivement franchi le pas ou même posé un premier jalon, malgré les œillades appuyés de certains membres du CSA. On pourrait d’ailleurs arguer que France Télévisions mérite quelques risques et que ces personnalités hésitantes prennent à un moment leur responsabilité et assument en toute clarté leur choix, mais il n’en est pas ainsi : un pied dedans, un pied dehors. Un pied dehors a finalement tranché Denis Olivennes qui jette l’éponge ce matin dans les colonnes du Monde.fr

Cette confidentialité de la procédure n’est en tous les cas pas du goût, ni le vœu, de l’Elysée où l’on souhaite la plus grande transparence dans ce dossier ultra-sensible: A trois ans de l’élection présidentielle, cette élection du PDG de France Télévisions prend en effet un tour politique majeur : Pas question pour l’exécutif, comme pour l’UMP d’ailleurs, de laisser les choses se dérouler en catimini, à l’abri des tentures du CSA. Imaginer que cette désignation se déroule en conclave et à huis-clos semble totalement impossible à leurs yeux. La classe politique, -à travers le système des primaires et de leurs médiatisations- n’a-t-elle pas d’ailleurs montré la voie en plaidant pour la plus grande clarté, le PS acceptant même des débats publiques diffusés en son temps sur Public Sénat, sous la houlette de Jean-Pierre Elkabbach?


Autre argument : Cathédrale de l’audiovisuel public, France Télévisions appartient d’abord à ceux qui en sont les dépositaires, c’est à dire les contribuables. Et à ce titre ces derniers ne peuvent être totalement écartés de ce processus de désignation, entend-t-on à gauche comme à droite. Si le CSA a raison de vouloir protéger un tant soit peu les candidats qu’il a scanné, il serait illusoire d’imaginer que cette élection se déroule comme une partie de bonneteau ».


Qu’en pense d’ailleurs les parlementaires les plus en pointe sur ces questions?

Député UMP, en charge de l’audiovisuel, Franck Riester estime d’abord « anormal » que ce soit le régulateur de l’audiovisuel qui désigne ceux-là même qu’ils contrôlent. Et de plaider « pour l’instauration d’un système à l’allemande qui voit une autorité admirative indépendante désigner les patrons de l’ARD et de la ZDF ». Quant à la procédure choisie, si c’est au CSA d’en décider « il faut que celle-ci ne soit pas l’objet de manœuvres et permette la nomination des meilleurs à ce poste ».

Quant au socialiste et président de la Commission des affaires culturelles à l’Assemblée, Patrick Bloche, il se veut plus incisif : « La question de la procédure ne se poserait pas et la suspicion, si suspicion il y a, n’existerait pas si le CSA motivait et expliquait ses choix. Personne n’a su par exemple pourquoi le collège d’Olivier Schrameck avait installé Mathieu Gallet à la présidence de Radio-France, si ce n’est sur sa bonne mine.
On aurait aimé quelques explications à posteriori, plutôt qu’un simple communiqué annonçant cette nomination. Résultat ce jeune quadragénaire désigné à partir d’on ne sait quels arguments semble déjà rencontrer quelques difficultés à la tête de cette entreprise. J’espère qu’il en sera différemment pour France Télévisions qui a besoin à sa tête d’un manager solide. On sait qu’Olivier Schrameck en faiseur de roi aura sans doute à cœur de vouloir créer la surprise. Souhaitons qu’il ne se trompe pas !».

mardi 3 février 2015

Une plénière au CSA sous haute tension…la désignation du successeur de Pflimlin pourrait faire l’objet d’une procédure « fermée » !!!!!



Une plénière au CSA sous haute tension…la désignation du successeur de Pflimlin pourrait faire l’objet d’une procédure « fermée » !!!!!

Depuis que la loi a changé et que la désignation des présidents de Radio France et de France Télévisions est revenue au CSA, la question de la procédure pour y parvenir n’a jamais fait autant parler…pour preuve le dernier article en la matière signé Jamal Henni pour BFM Business intitulé « France Télévisions: comment sera choisi le futur patron ».

Qu’y apprend-t-on ? Que la procédure de sélection qui a été arrêtée et a conduit à la désignation de Mathieu  Gallet sur Radio France pourrait bien être différente de celle qui va conduire au remplacement de Pflimlin !!!

BFM Business écrit même  que deux « options sont sur la table », notamment celle qui consiste à « garder secret le nom des candidats ».

Invraisemblable….niveau transparence, ça ne le fait pas vraiment ! Pas vraiment l’esprit de la loi, non plus. Pas de candidatures « déclarées » donc pas d’audition publique, donc pas d’explication à donner sur la vision et le projet que chacun des intéressés a sur l’entreprise…donc doute.

C’est théoriquement demain, en séance plénière du collège (8 membres à présent) de ce  mercredi 4 février que la « question » sur le processus de sélection du futur patron de France Télévisions doit être abordée. 

Mais pourquoi une telle question ???? Chacun croyait depuis l’an dernier, la procédure  d’appel à candidatures ouvert à tous, lancée pour le patron de Radio France, arrêtée.

Le CSA réalisant par la suite sous forme d’une « short list » de candidats, une  sorte de « présélection » qu’il rendait publique pour choisir après audition parmi eux, le plus pertinent. Ce ne serait plus le cas aujourd’hui ????

Le CSA pourrait décider « de garder totalement secret le nom des candidats» -  option soutenue par plusieurs membres du CSA dont le président Olivier Schrameck » (sic)…. « Ce secret permettrait d'attirer plus de candidats. » (sic)…. !!!! 

Ben voyons. 

C’est hallucinant. Pourquoi, ne pas faire d'appels à candidatures, ou ne pas non plus auditionner les candidats pendant qu’on y est ?  

Pourquoi surtout, changer la procédure d’une année à l’autre ?  Sauf à ce que beaucoup s’interrogent et doute de la sincérité du chapeau d’où sortira le lapin !

BFM Business s’interroge, du reste, dans un chapitre « Trop ou pas assez de secret? »

« Le choix de la procédure est important, car cela aura un impact sur le profil et le nombre de candidats. Concrètement, un candidat occupant un poste important -en particulier dans le privé- sera plus enclin à postuler si sa candidature reste secrète. Mais un secret trop absolu permettrait au CSA de faire un choix de manière discrétionnaire, voire opaque. "Un peu de secret permet à l'appel à candidatures de ratisser plus large. Mais trop de secret permet de désigner in fine le candidat que le CSA voulait a priori, rendant factice l'appel à candidatures...", résume un observateur.

Et de poursuivre avec un sous-titre plus que parlant « Les atouts de Denis Olivennes » [comme si ce dernier visiblement en partance d’Europe 1, était quasiment nommé !!!!]

Il est temps que la commission parlementaire en charge du secteur se penche sur tout ceci et/ou pourquoi pas, le chef de l’Etat lui-même qui a désigné Olivier Schrameck.

Sinon, « l’hypocrisie dans la désignation » dont parlait son prédécesseur, s’invitera inévitablement dans un débat qui ne devrait plus avoir lieu.

Découvrez ci-après l’intégralité de l’article :

« France Télévisions: comment sera choisi le futur patron ».


Le gendarme de l'audiovisuel va choisir la procédure de sélection du PDG des chaînes publiques. Il pourrait décider de garder désormais secret le nom des candidats.

Le gendarme de l'audiovisuel aborde ce mercredi 4 février une question décisive. Le collège du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) se penche sur le processus de sélection du futur patron de France Télévisions. 

Si les membres du CSA se mettent d'accord dès mercredi, un processus pourrait être choisi dans l'après-midi. Sinon, la décision serait reportée à la prochaine réunion plénière du collège, qui se tient mercredi 11 février.

Les options sur la table

Plusieurs options sont sur la table. La première est de suivre le même processus que l'an dernier pour le patron de Radio France: lancer un appel à candidatures ouvert à tous, établir une short list de candidats, la rendre publique, et enfin choisir parmi eux. Toutefois, cette option est critiquée par plusieurs membres du CSA.
L'autre option est de garder totalement secret le nom des candidats. Cette option serait soutenue par plusieurs membres du CSA -dont le président Olivier Schrameck- pour qui ce secret permettra d'attirer plus de candidats.
D'autres options sont aussi sur la table: ne pas faire d'appels à candidatures, ou ne pas auditionner les candidats. Mais ces options semblent peu probables.

Trop ou pas assez de secret?

Le choix de la procédure est important, car cela aura un impact sur le profil et le nombre de candidats. Concrètement, un candidat occupant un poste important -en particulier dans le privé- sera plus enclin à postuler si sa candidature reste secrète. Mais un secret trop absolu permettrait au CSA de faire un choix de manière discrétionnaire, voire opaque. "Un peu de secret permet à l'appel à candidatures de ratisser plus large. Mais trop de secret permet de désigner in fine le candidat que le CSA voulait a priori, rendant factice l'appel à candidatures...", résume un observateur.

Les atouts de Denis Olivennes

En pratique, la procédure choisie est observée de très près par quelques gros calibres du privé actuellement en poste, qui officiellement ne sont pas candidats, mais qui pourraient franchir le Rubicon si le secret est préservé. On pense en particulier à Christopher Baldelli (président du directoire de RTL),  Rodolphe Belmer (directeur général de Canal Plus), et Denis Olivennes (président du directoire de Lagardère Active).Rodolphe Belmer serait bien vu du gouvernement, bien qu'il n'y ait aucune relation, et n'ait jamais affiché sa couleur politique -"ce serait plutôt un anar de droite", dit un de ses subordonnés directs. 

Denis Olivennes, quant à lui, serait apprécié d'Olivier Schrameck, ce qui pourrait être un atout décisif. Politiquement, il a été à la fois engagé à gauche, mais aussi sarko-compatible, ce qui pourrait être un avantage en cas d'alternance. Selon l'Express, l'ancien président de la République s'intéresse d'ailleurs de très près au choix du patron des chaînes publiques...

Interrogé, le CSA indique juste que la procédure de sélection sera arrêtée "en février", et précise: "la réflexion démarrera après le choix de la procédure. Aucune prise de position du président Olivier Schrameck, ou de quiconque des membres, n'a été formulée sur cette procédure, ni sur aucun nom".

vendredi 30 janvier 2015

Patino...Sciences-Po c'est fini ! Comment du reste l'intéressé peut-il encore être en poste à France Télé.

Patino...Sciences-Po c'est fini ! France Télé ça devrait l'être....

Comment du reste l'intéressé peut-il encore y être toujours en poste?

A la lecture de l'article de Challenges intitulé "A Sciences-Po, Frédéric Mion lâche Bruno Patino",  le que le blog CGC Média vous propose de découvrir ci-après (*) , le nouveau Président de Sciences-Po Frédéric Mion reproche à Patino d'avoir licencié la directrice, par ailleurs journaliste productrice à France Culture, avec l'idée de la remplacer par Alice Antheaume, directrice adjointe responsable de la prospective de l'école de journalisme sans en avoir discuté avec sa hiérarchie et sans même l'avoir prévenu. Il reproche également de ne venir à l'école dont il a la charge quatre jours par semaine...."

Si Patino n'est présent qu'à l'école de journalisme de Sciences-Po qu'1 jour par semaine, c'est qu'à France Télévisions où il est payé à plein temps avec l'argent du contribuable, il ne travaille qu''à temps partiel  4/5ème du temps!

Voila qui pourrait bien intéresser le juge Van Ruymbeke dans le cadre de la plainte pour favoritisme à France Télé qu'il instruit en ce moment. 

Quant au remplacement de la directrice sortante voire "sortie" Agnès Chauveau par Alice Antheaume qui suit Patino depuis des lustres, renvoyons le Président de l'école à l'article d'"Arrêt sur images" intitulé « Bruno Patino : enquête sur le cumulard le plus discret de Médialand »:

Extrait:

"Parmi les membres intégrés par la "bande", on trouve également des collègues ou des subordonnés ayant croisé Patino dans ses anciens postes. Par exemple, Alexis Delcambre, rédacteur en chef du Monde.fr donne un cours à l'IEP, de même que Marc Voinchet, installé à la matinale de France Culture par Patino, ou encore Florence Sturm, elle aussi journaliste sur la radio publique. Enfin, il y a deux enseignants particuliers. Comme si l’école de journalisme était aussi un moyen d’entretenir un réseau plus large. Ainsi, David Kessler, aujourd’hui conseiller medias de François Hollande, enseigne à Sciences Po. Il avait favorisé l’arrivée du nouveau numéro deux de France télé à France Culture en 2008, en glissant son nom à Jean-Paul Cluzel, alors président de Radio France. Il se raconte d’ailleurs que Kessler a glissé le nom de Patino à Aurélie Filippetti au moment de la constitution de la commission Roch-Maistre sur les aides à la presse (lire plus loin). Enfin, même Anne Méaux, la très influente présidente et fondatrice de l’agence de communication Image 7, enseigne à l’IEP. A l’école de journalisme, on assure que Patino n’est pas en charge du recrutement. Celui-ci est effectué par Agnès Chauveau, directrice exécutive et par Alice Antheaume, directrice de la prospective. Patino, lui, ne "participe à aucun moment au recrutement". Hasards sans doute, que tous ces parcours croisés.

Hasard également, que le parcours de Alice Antheaume. Antheaume est journaliste au Monde.fr avant "d'être embauchée" à Télérama, trois mois avant l’arrivée de Patino comme président. A Télérama, certains ont une version un peu différente. "Il a essayé de faire entrer Alice Antheaume par tous les moyens, c'est sa créature, mais elle a été refusée, elle n'était pas bonne", raconte un journaliste. De fait, Antheaume a été employée en CDD pendant presque 18 mois par Télérama.fr. A la fin de ce CDD, elle a tenté de se faire titulariser: le chef du service web et la direction de la rédaction s'y sont opposés, malgré l'appui de Patino. Mais une fois devenu directeur de l’école de journalisme, Patino fait appel à elle pour le poste de "directrice de la prospective". Son rôle est "de prévoir les tendances et d’aider les étudiants à appréhender le numérique", nous dit-on.


Nouvelle promotion: depuis septembre 2012, Antheaume est chroniqueuse régulière dans « Médias, le Mag », l’émission médias de Thomas Hughes, sur France 5…chaîne dirigée par Bruno Patino. "Vous pensez vraiment que Christophe Koszareck le producteur de l’émission aurait pris le risque de faire cela ? J’ai été testée et castée comme d’autres", assure Antheaume. Contacté par @si, Koszareck (Jara Prod) confirme: "lorsque nous réfléchissions à la nouvelle formule pour la rentrée 2012 nous avons testé plusieurs chroniqueurs, parmi des invités que nous avions reçus. Alice en faisait partie comme Jean-Louis Missika et Anthony Bellanger. Nous avons finalement décidé de créer une bande avec ces trois là. Nous l’avons proposée à l’unité magazine de France 5 qui a accepté. A aucun moment, Bruno Patino n’est intervenu". Et ce dernier d’ajouter : "Patino n’intervient jamais dans les sommaires de l’émission et nous a même engagés à parler de France Télévisions et de ses éventuels problèmes". Le hasard fait si bien les choses !..."


(*) "Directeur général délégué aux programmes, aux antennes et au développement numérique de France Télévisions, Bruno Patino pourrait bientôt perdre son poste de directeur de l'école de journalisme de Sciences-po Paris. Président de l'institut d'études politiques (IEP) - il a succédé à Richard Descoings- Cédric Mion n'a en effet pas apprécié la façon dont Patino a géré le cas Danielle Chauveau, directrice déléguée, qui a quitté l'établissement après avoir été accusé de plagiat en novembre dernier par un article du site "Arrêt sur images". Frédéric Mion reproche à Patino d'avoir licencié la directrice, par ailleurs journaliste productrice à France Culture, avec l'idée de la remplacer par Alice Antheaume, directrice adjointe responsable de la prospective de l'école de journalisme sans en avoir discuté avec sa hiérarchie et sans même l'avoir prévenu. Il lui reproche également de ne venir à l'école dont il a la charge qu'un jour par semaine."


jeudi 29 janvier 2015

Le SNPCA-CGC a mandaté son avocat pour un nouveau dépôt de plainte au Pénal....les opérations de com de Pflimlin au frais du contribuable, ça suffit !

Ce lundi 26 janvier, Renaud Revel dans son "Immédias" intitulé "Pflimlin en campagne fait sa pub dans le Figaro"  s'insurgeait dans son article sur la quasi demi-page publiée dans le Figaro par Pflimlin (branche de lunette à la bouche sur la photo, style intello) en pleine campagne pour la succession à France Télé.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article de l'Express:

"Candidat à sa propre succession, Rémy Pflimlin s’offre ce matin [26/01/15] dans les colonnes du Figaro un beau placard de pub vantant les bonnes audiences supposées de son groupe. «Parfois un simple merci suffit» clame cette annonce qui récapitule quelques chiffres ripolinés par des communicants aux petits soins.
Que France Télévisions communique sur ses résultats quoi de plus normal ! [chacun notera qu'il n'y en a, ici pas le moindre! ndlr] Il est en effet parfaitement compréhensible qu’une maison fasse reluire sa façade.
Mais là où le bât blesse c’est quand l’argent de la redevance sert à financer une campagne de communication destinée à vanter les mérites d’une entreprise dont le président postule à sa propre reconduction.
L’éthique voudrait en effet que Rémy Pflimlin suspende toutes opérations de communication de ce type le temps de la campagne et ce jusqu’à ce que le CSA l’auditionne courant mars.
Il est en effet pour le moins culotté d’utiliser à des fins de lobbying la force de frappe publicitaire de l’entreprise (publique) dont vous briguez la gouvernance."


Il n'y a pas que l'Express et Revel qui s'étranglaient face à de telles pratiques. L'ensemble des salariés à qui toute l'année Pflimlin serine qu'il faut faire des économies et qui découvraient eux-aussi avec colère cette indécente propagande en plein Plan de licenciement collectif avec 340 postes supprimés, en ont ras-le-bol..

Les deniers publics dépensés dans une telle opération d'autopromotion, sont la goutte d'eau qui fait déborder le vase.



Pourtant ni les salariés , ni Renaud Revel, n'étaient au bout de leur surprise.


Les lundi 26 janvier, mardi 27 janvier, mercredi 28 janvier,  rebelote..."Le Figaro" allait publier trois jours de suite le même encart ...sur l'air de merci qui ? Merci Rémy, pardi !!!!!
Il a peut-être eu un prix de gros, Pflimlin ?! [Chacun imagine aisément le coût d'une page dans un quotidien national...alors 4 jours de suite !!] 
Et ce jeudi 29 janvier, le pompon. C'est dans "Le Monde que cette moitié de page qui ne fait référence à rien sauf à la place de France Télé qui SERAIT "le 1er groupe audiovisuel et la 1ère marque numérique en 2014" !!!!!! Ben voyons.

Que nous réserve le vendredi 30 janvier ?
Tout cela est révoltant, scandaleux....Quant au"placard" à proprement parler, il est totalement ridicule et ne trompe plus personne même pour le prix.
Il y a là des émissions qui figurent dans une espèce de tableau qui tenterait d'établir une sorte classement sur on ne sait quels critères....qui vous parle de qualité et de diversité des programmes !!!! Hallucinant.
Pour le SNPCA-CGC comme pour les salariés ulcérés et pour reprendre en quelque sorte la formule du candidat encore non déclaré, effectivement "ça suffit". 
Le SNPCA-CGC a donc décidé de mandater son avocat pour le dépôt d'une nouvelle plainte au Pénal concernant justement  cette utilisation de l'argent de la redevance.
Dans les prochains jours, le syndicat en fera découvrir les motifs.
Enfin, pour essayer de faire revenir Pflimlin et ses lieutenants sur terre même si la tentative semble bien désespérée,  le blog CGC Média a choisi de reprendre le tableau des 100 meilleures audiences télé de 2014 (¤) afin de montrer le bidonnage de cette "campagne".



(¤) le tableau des 100 meilleures audiences télé de 2014