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jeudi 9 juin 2016

Dans la foulée de l'enquête parlementaire sur Numéro 23, le Parquet diligente une enquête prélimianaire.



Le 26 mai dernier, "Le Lanceur" publiait un article intitulé « L’Assemblée Nationale s’attaque au scandale Numéro 23 » (* fin de post) 

L’enquête débutait par ces mots « Ça y est Marcel Rogemont, député socialiste d’Ille-et-Vilaine, vient d’être nommé rapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur les conditions d’octroi d’une autorisation d’émettre à la chaîne Numéro 23. »

Beaucoup s’interrogeaient déjà en coulisses…une commission d’enquête parlementaire qui comme la plupart sera enterrée !! 

Si la tenace volonté de  Marcel Rogemont à agir ne fait  aucun doute, il se dit pourtant que Patrick Bloche député PS qui « mène la danse » ne serait pas très «inspiré » ! 

Mais voilà que change la donne, « Le Canard enchaîné » du 8 juin révèle que « Ça y est, le Parquet de Paris déclenche une enquête préliminaire pour trafic d’influence et corruption concernant Numéro 23 »


(* Le Lanceur )

Attribuée par le CSA époque Michel Boyon, alors aux ordres de l’Élysée et de Nicolas Sarkozy, la chaîne numéro 23 devait être “la chaîne de la diversité”. Elle est devenue la chaîne des émissions de tatouage, pour une audience mesurée par Médiamétrie à 0. Est-ce étonnant de la part de l’heureux bénéficiaire, Pascal Houzelot ? Grâce à son incroyable entregent, on lui devait déjà la chaîne des cultures homosexuelles, Pink TV, rapidement transformée en chaîne du porno gay. Mais l’important est ailleurs. Depuis le départ, il est clair que l’unique intention de Pascal Houzelot est de réaliser le casse du siècle en revendant rapidement une fréquence TNT obtenue gratuitement auprès du CSA. Tellement clair que le CSA, qui a pris un peu d’indépendance sous l’ère Olivier Schrameck, y a vu “une fraude” et a tenté d’en empêcher sa concrétisation en décidant le 14 octobr dernier d’abroger l’autorisation de diffusion accordée le 3 juillet 2012“ à la chaîne Numéro 23. La décision était survenue parce que Lyon Capitale avait porté cette affaire à la connaissance du public. La chaîne, offerte gratuitement par le duo Sarkozy-Boyon au groupe d’Alain Weill, NextRadioTV (BFMTV, RMC…), allait se revendre deux ans et demi plus tard, comme prévu à la virgule près dans sa convention et dans son pacte d’actionnaires, pour la modique somme de 88,3 millions d’euros. Une décision historique, trop pour le Conseil d’État qui l’a invalidée.


“Hé Oh, on est chez nous !” Le livre qui va “alimenter” la commission


Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Car il reste à comprendre pourquoi autant de bonnes fées se sont penchées sur le berceau de Numéro 23, et pour quels intérêts en retour. C’est là l’objectif de la mission d’enquête de l’Assemblée Nationale que vient d’obtenir le député socialiste Marcel Rogemont, et dont il a été nommé rapporteur. Pour les protagonistes de cette affaire, le pire est peut-être à craindre. Car Marcel Rogemont avait déjà présenté le 20 janvier à la commission des Affaires culturelles, un rapport d’information sur l’application, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), de la loi du 15 novembre 2013 relative à l’indépendance de l’audiovisuel public. Dans ce rapport, il revenait sur les conditions d’attribution par le CSA de la fréquence à Numéro 23, “qui a soulevé des interrogations très graves et préoccupantes sur la manière dont le CSA (…) a exercé sa mission de régulation. (…) Cette affaire a mis à mal les fondements même de la politique audiovisuelle et mis en lumière une série de graves manquements que la sanction historique d’octobre 2015 d’abrogation de l’autorisation de diffusion ne suffit pas à purger“, a expliqué l’élu socialiste.“S’agissant d’une autorité administrative indépendante, seul le Parlement est habilité à sanctionner ce que je pense être une ‘erreur’ (…), l’attribution d’une fréquence gratuite au projet Numéro 23“, avait alors ajouté Marcel Rogemont. Nul doute que son rapport sera très attendu. Il pourra pour mener l’enquête naturellement s’appuyer sur tous les éléments déjà dévoilés par Lyon Capitale et Lelanceur.fr, mais il aura aussi à sa disposition le nouveau livre de Didier Maïsto, pdg de Lyon Capitale, « Hé Oh, on est chez nous ! La télé française, entre no man’s land et mafia d’État », qui sort en kiosques, maisons de la presse et Relay le 2 juin 2016, avec des illustrations de Lefred-Thouron.

Nouveau camouflet pour l’ex Orange…La chaîne d'info publique "n'est pas viable en l'état.



Nouveau camouflet pour l’ex Orange…La chaîne d'info publique "n'est pas viable en l'état". 

C’est devenu une véritable obsession pour celle que « Schrameck and co » parachutait sans connaissance du secteur à France Télé en avril 2015. Pas une réunion, pas une note, pas un rendez-vous, pas un séminaire…sans qu’il ne soit question de cette obsession qui enterre tout le reste. Le modèle pour cette chaîne d’info publique en continu "c’est AJ+" [Al-Jazeera +  l’application pour smartphones et réseaux sociaux] répètent en boucle les promoteurs du projet !

Vous savez l’appli spéciale émirs surbookés qui n’ont pas le temps de regarder la télé mais préfèrent tapoter sur leur écran tactile dans leur voiture avec chauffeur. 

Autrement dit, l’ex Orange est en train de saborder France Télé déjà dans le rouge (malgré les dénégations – du même niveau que celles des fiches secrètes - de l’ex Orange) pour mettre à l’antenne sur le canal 27 de la TNT et ce malgré ses gesticulations pour être en position 14 avant BFM et Itélé, la chaîne d’info publique en continu dont l’audience devrait se situer à 0,1 % !

Le projet de chaîne publique d'information en continu "n'est pas viable en l'état", viennent d’indiquer à l’unisson, ce mercredi, les Sociétés des journalistes des média concernés. 

"En l'état, ce lancement ne pourra se faire que dans de mauvaises conditions au vu de l'indifférence dont les dirigeants de France Télévisions et de Radio France font preuve vis-à-vis des craintes des journalistes de ces deux entités", préviennent les SDJ de France Info, France 2, France 3 et du site FranceTV Info dans un communiqué. 
L’ex Orange n’en a cure; elle qui confirmait son monsieur info le lendemain même de a motion de défiance votée à 65% contre lui par les rédactions, va précipiter tout un groupe pour son dada pré présidentielle 2017, son "France Info" télévisuel !  Hallucinant. 

Les SDJ d’ajouter  que "le flou le plus total demeure quant à la manière dont les journalistes des deux entreprises vont devoir collaborer", affirmant que "des réponses divergentes ont été apportées selon qu'elles provenaient de Radio France ou de France Télévisions". 
"La future chaîne ne comptant dans ses rangs aucun reporter, sera-t-il demandé aux journalistes de France 2, de France 3 ou de la radio France Info de produire des plateaux en direct sur le terrain'", s’interrogent également les SDJ.

"Quelle sera la procédure pour harmoniser les informations, potentiellement contradictoires, recueillies par l'une ou l'autre des rédactions'", enchérissent-elles.

Enfin, les SDJ remontées comme des pendules constatent  que "Les difficultés actuellement rencontrées par les deux groupes au moment de s'accorder sur le contenu du projet sont révélatrices d'une collaboration décidée à la hâte, sur un coin de table, sans analyse sérieuse de ses effets concrets".

PS: Il semble au moment où nous écrivons que, faute d'assez de volontaires en interne chez les journalistes, la direction ait prévue d'imposer à chaque secteur des Rédactions de passer, les uns après les autres, une semaine à travailler pour la chaîne d'Info continu ! 

"Un projet auquel tout le monde adhère, qui rassemble tout me monde et pour lequel tout le monde se mobilise" chantait il y a peu  l'ex Orange-France Télécom... 

C'est beau tout de même la liberté de choix!
 

mercredi 8 juin 2016

"C'est bien l’entreprise France Télé qui a décidé la mise en place du fichage...même les CDD étaient fichés"

C'est une 13ème fiche que publie ce mercredi 8 juin le blog CGC Média qui a annoncé en diffuser une chaque jour jusqu'au "feu d'artifice final",- vous savez celles issues de ces listings illégaux réalisés à l’insu des salariés dont l'ex Orange avait nié l'existence dans un premier temps avant d’assurer de leur destruction! 

Une fois publiées, ces fiches avec cette fois-ci le nom, l'ancienneté et la fonction partent immédiatement chez les avocats histoire d"étayer un peu plus un dossier pénal déjà fort lourd.

Le blog CGC Média rendait publique, hier, une partie des réponses de la direction concernant l'élaboration de ces fiches pour lesquelles France Télé a déjà été condamnée.

Voici la suite  des hallucinantes réponses de la direction:

Question N°15-2 (DP):
Ces fiches nominatives sont-elles actuellement utilisées par France Télévisions ? 
Réponse N°15-2 (FTV) : 
Non
Question N°15-3 (DP): 
Sont-elles le fruit d’initiatives de certains personnels encadrants ?
Réponse N°15-3 (FTV): 
Non
Question N°15-4 (DP) : 
À quoi servent ces fiches ?
Réponse N°15-4 (FTV): 
Voir la réponse 1 ci-dessus...Dit autrement "Alors à rien, c'était pour faire avancer le Schimilimilibimliibili...le Schmilblick de Papi Mougeot!" [ndlr]
Question N°15-5 (DP): 
Par qui sont-elles remplies ?
Réponse N°15-5 (FTV): 
Le manager et la filière RH
Question N°15-6 (DP): 
À qui sont-elles destinées ?
Réponse N°15-6 (FTV): 
Aux managers et à la filière RH
Question N°15-7 (DP): 
Toutes les rédactions sont-elles concernées par ces fiches d’évaluations ?
Réponse N°15-7 (FTV):  
Oui
Question N°15-8 (DP): 
Tous les journalistes sont-ils concernés, y compris les CDD ?
Réponse N°15-8 (FTV) : 
Non, seulement les permanents.
Question N°15-9 (DP): 
Les PTA et les PTA CDD ont-ils également des fiches de ce type à leur nom ?
Réponse N°15-9 (FTV): 
Non, le dispositif d’évaluation des CDD est différent. Il est effectué à l’issue de 4 mois d’inscription au planning puis 8 mois plus tard.
Question N°15-10 (DP): 
Sont-elles archivées ? Si oui, pendant combien de temps ?
Réponse N°15-10 (FTV): 
Non....Çà se voit tout de suite!!!! [ndlr]

Question N°15-11 (DP): 
Les salariés peuvent-ils consulter leur fiche et s’opposer aux commentaires ?
Réponse N°15-11 (FTV) : 
Non
Question N°15-12 (DP): 
Ces fiches ont-elles un impact sur le salaire ou l’avenir du journaliste dans l’entreprise ?
Réponse N°15-12 (FTV): 
Non.
Question N°15-13 (DP): 
Qui a décidé de mettre ces fiches de notation en place ?
Réponse N°15-13 (FTV) : 
L’entreprise France Télévisions.

Voila qui est on ne peut plus clair...c'est bien L’entreprise France Télévisions qui a décidé du fichage à grande échelle des salariés. 

Les Tribunaux vont se délecter de tant de preuves amassées chaque jour qui passe pour entrer en voie de condamnation...En attendant, chose promise, chose due, voici une 13ème fiche: