La lettre au Premier ministre: le coup de grâce pour Ernotte.
Dans un scénario de mauvaise science-fiction type série B, l’ex-Orange croit pouvoir distiller encore une fois sa propagande du style « demain on rase gratis » mais cette fois-ci c'est Sébastien Lecornu qu'elle imagine embobiner.
Ernotte chante dans le courrier qu'elle adresse au Premier ministre et que dévoile la tribune que “France Télévisions retrouvera l’équilibre en 2026” comme la victoire de Samothrace devrait retrouver sa tête et ses bras !
Voila ce qu'elle chante à Sébastien Lecornu - attention, à continuer la lecture de cet article, il existe un risque de syncope ! - “la négociation d’un nouvel accord social a démarré le 1er février pour une durée maximum de 27 mois”.
Sauf que les divagations de la "dame du Majestic" conduiraient à mai 2028...donc pas 2026 !
Quant à cette soi-disant négo qui aurait commencé, la CGC de l'Audiovisuel a déjà fait savoir qu'elle allait saisir la justice dans les jours qui viennent pour faire invalider cette dénonciation illégale dans laquelle Ernotte a placé le groupe.
La CGC de l'Audiovisuel est d'ailleurs la seule organisation syndicale à pouvoir s'opposer à l'ex-Orange, les autres syndicats ont décidé d'abandonner dans une incroyable transaction la possibilité de mener ce combat...et elle ne va pas se priver.
Selon nos informations, la procédure que dépose la CGC Audiovisuel dont le blog CGC Média a promis de révéler la trame, va faire triompher le droit et mettre un coup d'arrêt à la mascarade ernottienne.
Comment le Premier ministre pourrait-il une seule seconde croire le blablabla de celle qui en décembre 2025 (audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public) affirmait « France Télévisions se retrouve dans une situation qui n’est plus soutenable », en écho au rapport de la Cour des comptes qualifiant la situation de l'entreprise de « critique ».
Ernotte s'en prenait une fois encore à l'État et ce devant la Représentation nationale, soulignant « l’ampleur des économies demandées » et « l’absence de contrat d’objectifs et de moyens stable », rappelant aussi, selon elle, que « plus de 110 millions d’euros de dotations ont été privatisés entre 2018 et 2022. »
Puis de fustiger les supposés « 500 millions d’euros de moins aux Français qu’il y a dix ans » (en euros constants, tenant compte de l’inflation), tout en dénonçant « les coupes budgétaires successives » !
D'ailleurs globalement, depuis fin 2025, elle a dénoncé "le caractère historique des économies imposées (jusqu’à 150–180 M€ selon les scénarios)" et le fait que "les ressources publiques n'ont fait que baisser fortement depuis la suppression de la redevance audiovisuelle". Elle n'a cessé d'accuser directement du gouvernement (via Bercy et Matignon) d'être responsables de ces contraintes...faisant fi de la « situation financière critique » sur laquelle la rue Cambon alertait.
Cette grotesque missive au Premier ministre, non seulement la met totalement hors jeu mais surtout la disqualifie définitivement pour assurer quoi que ce soit derrière !
Ce n'est pas un plan de redressement que propose Ernotte, c’est un calendrier de science-fiction.
A suivre très vite...

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