Aurore Bergé parade à Cannes alors que la France n’a toujours pas accordé de visa à un cinéaste palestinien invité du festival !
C’est le Canard enchaîné qui dans son article intitulé « La France tourne le dos à un cinéaste de Gaza » (signé Jérôme Canard), dénonce le retard (ou le blocage) dans l’octroi d’un visa à Mohammed Alshareef, réalisateur palestinien de 36 ans basé à Gaza.
Il est éligible au programme « Pause » du Collège de France (accueil en urgence d’artistes étrangers en danger).
Malgré des soutiens forts (pétition signée par Gilles Jacob, Mathieu Kassovitz, Costa-Gavras, etc., et une lettre de la Scam — Société civile des auteurs multimédia — envoyée le 27 avril aux ministres Laurent Nuñez (Intérieur) et Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères)), le Quai d’Orsay n’a pas délivré le visa. Aucune réponse officielle n’est mentionnée.
Le palmipède pointe une contradiction entre le discours français sur la culture, la liberté artistique et l’accueil des artistes en danger, et la réalité administrative dans un contexte géopolitique tendu (Gaza). L’hebdomadaire satirique met en également contraste cette situation avec la présence visible d’Aurore Bergé (alors ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations) au Festival de Cannes. Elle a notamment monté les marches et participé à des événements (projections, table ronde CNC sur le cinéma et la diversité culturelle) autour des 13-14 mai, posant devant les photographes avec une tenue « papier peint » des années 70.
Ce que ne dit pas le titre de presse, c’est que le même temps les restaurants italiens de la Croisette et plus encore, explosaient leurs ventes d’aubergines à la parmegiana…allez savoir pourquoi ?!
Pour revenir plus sérieusement à cette affaire, les commentaires qui circulent sur le Net - cette mise en lumière y est perçue comme décalée voire totalement hors et symbolique de tout ce qui a été la macronie pendant la décennie passée - soulignent toute l’indécence qu’elle symbolise. La France envoie (ou laisse venir) une ministre « qui n’a rien à y faire » directement pour le cinéma/culture, tandis qu’un réalisateur invité de Gaza reste bloqué. Hallucinant.
Aucune information publique claire n’indique à ce jour, si le visa a finalement été accordé depuis la parution de l’article (le 11 mai). Le réalisateur serait toujours bloqué selon nos informations.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire