Raffarin, gyrophare allumé pour un déjeuner dans un club interdit aux femmes: des faits qui s’inscrivent en plein dans la déliquescence de notre Pays.
Ah, la France ! Ce pays merveilleux où un ancien Premier ministre qui a quitté le Sénat depuis près de dix ans (octobre 2017), peut encore, à 77 ans passés, se balader en berline de fonction avec gyrophare et sirène pour aller déjeuner dans un club interdit aux femmes. Après que sa voiture avec chauffeur (payés par les Français)3, a renversé un motard de 30 ans en le touchant gravement aux testicules, Médiapart nous en dit plus sur ce ce qu’a prétendu l’ex Premier ministre.
Ce dernier est en effet descendu tranquillement et s’est barré à pied, sans un regard pour sa victime.
L’État de droit ? Il le piétine ici de la façon la plus un vraisemblable qu’il soit.
Démonstration de cette déliquescence putride et de la caste intouchable qui ronge ce pays.
Plus de mandat électif depuis près d’une décennie. Plus de légitimité populaire mais toujours les privilèges : voiture avec chauffeur, gyrophare personnel et surtout le droit de donner des leçons sur tous les plateaux télévisions comme si sa parole d’anciens avait encore la moindre valeur..
Pas d’urgence d’État. Pas de crise internationale. Juste un déjeuner au Club des Cent, cette confrérie de vieux mâles où les femmes sont persona non grata. Pendant que Victor, 30 ans (le prénom a été changé) se fait opérer d’urgence de ses organes reproducteurs et se demande s’il pourra un jour avoir des enfants, l’ancien locataire de Matignon se rendait donc dans un club phallocrate.
Le mépris des lois rencontre le mépris des femmes comme celui d'une victime : la boucle est bouclée.
Gyrophare allumé à sa demande personnelle visiblement... Mensonge sur l’« urgence ». Mensonge sur le contact avec la victime: Raffarin prétend avoir téléphoné à l’hôpital pour prendre des nouvelles du motard… ce que Victor dément formellement.(*)
Départ discret à pied pendant que le scooteriste se tordait de douleur !
Que fait la République ? Rien. Silence radio. Pas une mise en examen immédiate, pas un mot pour la victime, pas même un soupçon de honte.
En Allemagne, en Suède, en Hollande, un tel scandale aurait déjà balayé l’intéressé depuis longtemps. Chez nous ? On attend que ça se tasse. On est habitués.
C’est ça, la France des ors de la République ! Une caste de l’entre-soi qui, après avoir conduit le pays à la ruine pendant des décennies, continuent de jouir de privilèges, de réseaux et de micros, comme si rien n’avait changé. Des sirènes qui hurlent pour ne sole ou un magret entre hommes pendant que le peuple trinque. Des intouchables qui pontifient encore sur l’avenir de la nation qu’ils ont contribué à affaiblir.
Victor, si tu lis ça : poursuis-les. Jusqu’au bout. Fais cracher à ce système son hypocrisie judiciaire. Que Raffarin explique, sous serment, pourquoi tes testicules sont loin de valoir les rognons sauce moutarde qu’il aura dégustés dans son club ! Que le chauffeur dise pourquoi il a obéi à cet ordre totalement surréaliste !
Quand un ex-Premier ministre sans fonction officielle depuis dix ans se comporte encore comme un voyou de la route protégé par son statut, c’est que la France est tombée bien bas. Très bas. Une coquille vide où les mêmes visages usés rejouent indéfiniment la pièce du « deux poids, deux mesures ».
Nous sommes au stade terminal de la décomposition oligarchique...
Que Raffarin disparaisse enfin des plateaux. Que cette caste de l'entre-soi qui se croit au dessus de tout, arrête de nous donner des leçons.
Que la honte les étouffe et que l’Histoire les juge et les oublie…




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