Le crépuscule d’un Jupiter qui a brûlé la France !
Chers Français, regardez bien ce que le sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio vient d’asséner le 26 août 2026. Dans tous les cas de figure testés, Marine Le Pen gagne le second tour de la présidentielle 2027. Face à Édouard Philippe (52-48), face à Gabriel Attal, face à François Hollande, face à Raphaël Glucksmann, face à Bruno Retailleau… et face à Jean-Luc Mélenchon avec un score de charnier (67 %). Le Pen en tête au premier tour entre 33 et 35 %. Le « bloc central » macroniste ? Un champ de ruines. Les héritiers du Président ? Des ombres.
Et pendant ce temps, où est-il, le grand ordonnateur de cette débâcle ? Emmanuel Macron. Celui qui, en 2017, promettait le « en même temps » comme une révolution, et qui a fini par offrir le « en même temps que rien » : ni croissance durable, ni sécurité, ni cohésion, ni souveraineté, etc…Juste dix ans de thérapie de groupe élitaire, de conférences de presse narcissiques et de décisions prises entre deux dîners dans le 7e arrondissement.
Il a transformé le pays en laboratoire d’expériences hasardeuses. Réforme des retraites arrachée au forceps pendant que la rue brûlait. Inflation et pouvoir d’achat en berne pendant que les grands groupes prospéraient. Immigration gérée comme un dossier Excel sans ligne de total. Éducation nationale en déroute. Hôpitaux au bord de l’implosion. Déficit public qui s’envole. Dette qui étouffe et surtout : une fracture sociale et culturelle si profonde que la seule alternative crédible aux yeux d’une majorité de Français est devenue celle qu’il avait juré d’éradiquer…
Son « progressisme » a progressé surtout dans la désillusion. Ses « start-up nation » ont start-upé surtout les jeunes talents vers l’étranger. Son « Europe qui protège » a protégé surtout les intérêts des banques et des commissaires bruxellois. Quant à la démocratie, elle a servi de décor : 49.3 en série, dissolutions opportunistes, Assemblée transformée en théâtre d’ombres, et un mépris olympien pour tout ce qui ne rentre pas dans le logiciel du haut fonctionnaire devenu monarque.
Le plus beau ? Il ne peut même plus se représenter. Inéligible par la Constitution, il assiste en « spectateur » à l’effondrement de son propre édifice. Ses dauphins – Attal le jeune premier, Philippe le maire du Havre – peinent à dépasser les 20 % combinés dans le meilleur des cas. Le « nouveau monde » a vieilli plus vite qu’un smartphone d’occasion et le peuple, qu’il traitait volontiers de populiste, d’irresponsable ou de « gens qui ne sont rien », va lui répondre maintenant par les urnes : dans tous les scénarios qu’il a perdus !?
Chapitre spécial : La télévision publique, miroir exact d’une France dans le mur
Pendant que le pays s’enfonce, regardez la télévision publique. France Télévisions, ce mastodonte subventionné à coups de milliards d’euros d’argent du contribuable et à présent par tous les Français via la TV, est devenu le parfait portrait de la France macronienne : boursouflé, idéologiquement sclérosé, déconnecté, et qui continue de diffuser pendant que le navire prend l’eau de toutes parts.
Des journaux qui, pendant des années, ont traité l’immigration comme un non-sujet ou un « enrichissement », les émeutes comme des « manifestations de colère légitime », et toute critique comme un « glissement vers l’extrême droite ». Des plateaux où les mêmes experts autorisés se renvoient la balle dans un entre-soi permanent, pendant que les audiences s’effondrent et que les jeunes fuient vers YouTube ou les réseaux. Des séries, documentaires et émissions « engagées » qui ressemblent plus à des tracts qu’à du journalisme, financés par par une fraction de la TVA depuis plus de trois ans pendant que les Français peinent à payer leur facture d’électricité.
Comme le pays lui-même : des structures tentaculaires, des salaires confortables pour une caste, une dette morale et financière abyssale, et une incapacité chronique à regarder la réalité en face. La télé publique ne montre plus la France : elle la nie, la moralise, la sermonise. Et pendant ce temps, le réel frappe à la porte – insécurité, désindustrialisation, fracture territoriale…France Télévisions est le symbole parfait : un service public qui coûte cher, sert mal, et refuse obstinément de voir qu’il est déjà bien dans le ur !
Emmanuel Macron n’a pas seulement échoué. Il a accéléré ce qu’il prétendait combattre. En dix ans, il a réussi l’exploit de rendre Marine Le Pen non seulement possible, mais, selon les chiffres d’hier, probable. Bravo, Jupiter. Il a éclairé le chemin… vers la sortie.
Que ce sondage serve de miroir : le roi est nu, la télévision publique est aux abois et la France en a assez de payer le prix de son costume.
