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lundi 7 avril 2008

Nouvelle « convocation –provocation » par la direction du groupe des salariés des services «achats»...

Nouvelle « convocation –provocation » par la direction du groupe des salariés des services « achats » de France 2, France 3, France 5, vendredi après midi après ceux de la « jeunesse » le matin même.


Vendredi dernier à 16h30, la « direction du groupe » (voila, grosso modo, le seul vocable aujourd’hui utilisé par France Télévisions qui ose encore parler d’ «identité » des chaînes !) a convoqué – attention, oralement seulement, car FTV a refusé d’envoyer pour ce faire des mails de convocation comme le 27 novembre 2007 – les salariés des services « achats » de France 3, France 2, France 5.

Autour de Patrice DUHAMEL, entre autres René MAISONNEUVE, Alain VAUTIER, Thierry LANGLOIS… une quarantaine de salariés.

La « direction du groupe » qui se fout, c’est clair, comme de sa première chemise, des droits d’alerte, de l’avis des syndicats et encore moins du personnel de chaînes, a affirmé tout de go, que « tout allait bien ». Comprenez, les « chantiers ». Ainsi donc, la « direction du groupe » a indiqué que
" les 3 premiers chantiers sont en voie d’achèvement, les 5 suivants s'enchaîneront rapidement "

Patrice DUHAMEL et René René MAISONNEUVE, ont ainsi indiqué de concert " concernant France 3, les salariés seront transférés fin avril, pour ceux de France 2 ce sera au plus tard en mai… "

« On a pris beaucoup de retard, à cause de certains "organismes"
» dit P.DUHAMEL
" mais ce retard devrait être rattrapé ". Et P.DUHAMEL d’ajouter, " Il ne faut pas avoir peur de ces transferts…les salariés concernés conserveront leur prime d’ancienneté…ils pourraient même gagner plus avec ces nouveaux contrats qu’ils signeraient avec France Télé…et ils pourraient à certaines conditions peut-être même garder leur convention collective… ".

QUE DE RÉCONFORT POUR LES SALARIÉS CONCERNÉS !!!
Mais au fait, s’ils conservent ce à quoi ils avaient droit avant, pourquoi vouloir à tout prix les transférer ??

En guise de conclusion, la « direction du groupe » a indiqué "être en marche vers une BBC à la française". A ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que France Télévisions contrairement à la BBC ne peut guère espérer exporter; entre autres parce que France Télévisions ne détient absolument pas les droits des émissions produites pour les chaînes contrairement que la BBC réalise quelques 3/4 de ses recettes, avec des émissions de qualité, en langue anglaise, dont elle détient les droits, et qu’en plus le cadre qu’a fixé le législateur en août 2000 ne le permet pas.

le SNPCA-CGC a rappelé les 5 propositions faites dès le 14/02/08 concomitamment au mémorandum remis vendredi à la Commission Copé

Le SNPCA-CGC a rappelé au rapporteur de la commission Copé qui recevait l'organisation syndicale, vendredi 4 à 15h, les 5 propsostions faites dès le 14/02/08.

Le SNPCA-CGC a du reste interpellé le rappporteur sur l'article paru la veille dans "Le Figaro" (* fin de texte) et qui laissait entendre que tout aurait été "bouclé". Le rapporteur a précisé que la commission avait opposé un ferme démenti à cet article .
Dans le même temps, le SNPCA-CGC a remis un mémorandum destiné à la commission Copé.

Concernant les 5 propositions faites dès le 14/02/08 par le SNPCA-CGC , le syndicat a rappelé qu'elles étaient logiques, rationnelles et pragmatiques.

Le SNPCA-CGC défend, hors de toute manipulation politique, cinq points qu’elle estime fondamentaux et qu’elle a exposé lors de son entretien du 12 février à l’Elysée.

1. Le SNPCA-CGC demande le retrait de la réforme Carolis et de sa charte de fonctionnement qui ont été concoctées de manière totalement illégale et qui vise, à terme, à vider les chaînes de leurs salariés en les sortant de leurs Conventions Collectives et autres accords d’entreprise. Ce point essentiel et particulièrement prioritaire vu l'urgence de la situation à France Télévisions, ne faisait pas partie des «revendications» des autres organisations syndicales dans le préavis de grève du 13 février.

2. Le SNPCA-CGC a rapppelé sa demande un état des lieux général de France Télévisions sur les 3 dernières années, préalablement à toute réforme. Ce qui est la suite logique des droits d’alerte votés sur les chaînes et s'inscrit dans le droit fil des derniers rapports rendus, celui de l'Inspection Générale des Finances rendu en 2006 ou encore celui de la Cour des Comptes remis récemment.

3. Le SNPCA-CGC a rapppelé sa demande d'une analyse fine du périmètre de France Télévisions, périmètre aujourd’hui des plus opaques avec ses 40 filiales. Le syndicat a redit que ces filiales (le porte-parole de la CGT les chiffrait dans un communiqué, la semaine dernière, à 49) échappaient, en tant que filiales de 1er rang ou de second rang, aux controles des IRP (instances représentatives des personnels des cahînes, le cas échéant les CE et CCE)

4. Le SNPCA-CGC a rapppelé sa demande le "gel " du dossier, tant que les compensations financières et le mode de financement n’ont pas été clarifiés puis validés par Bruxelles.En effet, Bruxelles, sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, devrait émettre un avis plus que réservé sur un mécanisme similaire de taxes nouvelles. Bruxelles fait référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes. Le syndciat a redit que si la réflexion du Chef de l’État devait aller jusqu’à la «suppression» définitive de la pub sur la télé publique, un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes était indispensable.

5. Le SNPCA-CGC a rapppelé sa demande d'une remise à plat de la réglementation sur les droits audiovisuels qui limite les chaînes publiques qui ne peuvent donc générer de recettes sur des productions qu’elles auraient financées ou cofinancées (décrets Tasca). Le syndiact a notamment rappelé que France Télévisions contrairement à la BBC était bien incapable d'exporter quoique ce soit; entre autres parce la BBC réalise quleques 3/4 de ses recettes avec des émissions de qualité, en langue anglaise, dont elle détient les droits. Ce qui n'est absolument pas le cas pour France Télévisions.



(*)

vendredi 4 avril 2008

"Mémorandum" non exhaustif remis, ce vendredi 4 avril, à la commission Copé qui recevait le SNPCA-CGC

"Mémorandum" non exhaustif remis, ce vendredi 4 avril, à la commission Copé qui recevait le SNPCA-CGC

Paris, le 4 avril 2008


L’Audiovisuel public est un outil de la politique de l’Etat. Dans ce cadre il convient de savoir quel rôle il doit jouer et comment articuler son action avec les autres acteurs culturels du service publique. Savoir comment positionner son action par rapport aux intervenants privés du secteur des médias est également important.

L’émergence dans notre quotidien de nouveaux supports, comme l’internet haut débit et bientôt la TMP, a brouillé le sens même du terme « secteur de l’audiovisuel ». L’exemple de la presse écrite, avec des sites web comportant des vidéos, nous montre qu’il n’y plus d’un coté la « télé » et de l’autre la presse écrite.
La multiplication des canaux de diffusion (satellite, adsl) a également fait exploser le nombre d’intervenants dans le secteur. Aujourd’hui, du particulier (ex : free) à la multinationale, tous sont en mesure de diffuser du contenu sur un téléviseur.
De même certains intervenants qui jusqu’à présent se contentaient d’être diffuseurs (orange, neuf) souhaitent également devenir producteurs.
Pour le SNPCA-CGC il est donc primordial de savoir quelle vision l’Etat a du rôle des entreprises de l’audiovisuel public dans sa politique culturelle.

Interrogé par notre syndicat, le candidat Nicolas Sarkozy nous répondait, dans un document de campagne ci-joint, le 18 avril 2007 qu’il souhaitait "un service public de la radio et de la télévision audiovisuel fort".
S’agissant de l’annonce faite le 8 Janvier 2008 par le Président de la République sur la suppression de la publicité sur fond de « A audiovisuel public, financement public et à audiovisuel privé, financement privé », cette philosophie nous semble plutôt logique.

Evidemment plusieurs conditions se posent au prolongement de ce projet :

- le respect des identités de nos chaînes France 2, France 3, France 5 et RFO, qui a une structure particulière, entre autres, qui sont soumises à la législation sur les sociétés anonymes, sauf dispositions contraires de la loi. Dont les statuts sont approuvés par décret, les instances représentatives du personnel distinctes et dont les budgets votés par le Parlement doivent leur être intégralement reversé.

- la compensation intégrale des recettes manquantes du fait de la suppression de la publicité. A ce sujet, il faut se référer au dernier rapport de la Cour des comptes qui écrit « Si l’Etat veut placer la télévision publique en situation de financer les ambitions qui lui sont assignées pour le contenu de ses programmes, il ne dispose que de 2 variables d’ajustement : l’assouplissement de l’encadrement actuel à la diffusion d’écrans publicitaires ou l’accroissement du taux de la redevance » et donc comprendre que la seule compensation du « manque à gagner » en matière de publicité, n’est donc pas suffisant aux ambitions de la télé publique.

- la compensation financière rendue nécessaires par le temps d’antenne ainsi libéré par le temps de publicité supprimé.

- Ces trois premiers points devront être bien évidemment liés à un état des lieux donc du périmètre qui depuis ces dernières années n’a cessé d’enfler avec à présent un nombre de filiales de 1er ou de second ordre d’environ 40 qui échappant de facto à tout contrôle.

- Face notamment au passage en tout numérique en 2011 et à la volonté de développer le secteur de nos entreprises dans un contexte de consommation de l’audiovisuel nouveau, il faudra en conséquence faire plus que « compenser la perte de recettes » comme le dit la Cour des comptes mais se donner les moyens de ces nouvelles ambitions.

- la garantie de notre indépendance dans le respect de notre cahier des charges et des missions

- la maîtrise du choix de nos moyens de production avec une possible adaptation voire une réécriture des dispositions dites « décrets Tasca ».

Un des autres souhaits du candidat Nicolas Sarkozy était « l’émergence d’une nouvelle culture audiovisuelle. » Pour ce faire il préconise le doublement des fictions dans sur nos chaînes qui représenteraient 400.000 journées de travail en plus pour les intermittents soit près de 2.000 ETP.(Emplois Temps Plein)

Pour le SNPCA-CGC, il s’agit de savoir aujourd’hui dans quelles mesures cette volonté de l’ancien candidat présidentiel devenu depuis le Président de tous les français, va-t-elle se concrétiser ? Ce doublement des fictions dans nos chaînes va-t-il réellement se faire ? Combien d’emplois cela va-t-il créer en conséquence ? Où ces emplois vont-ils être créés ? Dans nos entreprises ? Dans le tissu de la production privée ?

Il ne faudrait pas que cela se fasse dans le cadre de création de nouvelles filiales aujourd’hui des plus opaques qui année après année impactent de plus en plus les budgets des chaînes jusqu’à les plonger dans les déficits.

France 3 doit être la chaîne des Régions au service des téléspectateurs. Elle doit être le miroir de leur quotidien et montrer sa proximité avec eux. Comme « tout le monde » et puisque le téléspectateur est effectivement réputé être « tout le monde », il aime qu’on lui montre ce quotidien avec des moyens. Si France 3 veut, en tant que média de masse, continuer à capter l’attention du téléspectateur elle doit être dotée de moyens à la hauteur des ambitions que lui seront fixées par le législateur via le cahier des charges ou encore le COM.

Le SNPCA-CGC demande pour France 3 le renforcement de sa vocation régionale. Celle-ci peut se manifester par exemple par plus de contenu à vocation régionale ou locale. Elle peut également se concrétiser dans une rediffusion nocturne de ses programmes régionaux ou encore au niveau des décrochages dans les régions en prime-time. Les créneaux libérés par la suppression de la publicité peuvent être autant de temps accordé aux Régions.

La présence de France 3 sur les nouveaux circuits de distribution de contenus (web, VOD) est un formidable vecteur de développement en nous mettant en contact direct avec le téléspectateur et en nous permettant de réexposer nos produits de manière gratuite ou payante.

Les dividendes engendrés par ces nouveaux circuits de distribution pourraient permettre de financer (certes faiblement mais tout de même !) les produits diffusés sur la chaîne premium.

A l’heure où de grands Groupes audiovisuels privés (exemple TF1) renforcent leurs investissements sur internet pour, de leur propre aveu, rattraper leur retard par rapport à des groupes venant, par exemple, de la Radio, les sociétés de l’audiovisuel public dont France 3 sont, en terme d’audience quasiment inexistant. Le SNPCA-CGC milite depuis plusieurs mois de manière forte pour la présence accrue de France 3 sur ces médias.

De part son maillage et sa proximité avec ses téléspectateurs France 3 joue un rôle civique et d’éducation unique en France.

Pour le SNPCA-CGC, il serait intéressant de prolonger ce rôle par exemple avec des partenariats avec l’éducation nationale. On pourrait imaginer un travail conjoint entre professionnels de France 3 et l’éducation nationale pour, par exemple, sélectionner des reportages ou documentaire qui pourraient être mis à disposition des enseignants pour illustrer leurs cours.

De la même manière d’autres secteurs culturels pourraient bénéficier de ce genre rapprochements, comme par exemple les musées. Il faut bien évidemment vérifier que les dispositions législatives le permettent.

Dans les dernières rencontres avec des représentants élus de l’Etat, le SNPCA-CGC n’a pas manqué de faire remarquer que le mode de gouvernance avec l’Etat n’était pas simple et pouvait conduire au mieux à l’immobilisme, au pire à des situations schizophréniques. Il est fondamental pou notre syndicat de disposer d’un schéma clair de fonctionnement avec des responsabilités identifiées.
Le SNPCA-CGC est également favorable à un renforcement du contrôle parlementaire

En ce qui concerne l’évolution de nos structures, elles sont un moyen de remplir le Cahier des Charges et des Missions et non pas une fin en soi.

Faire aujourd’hui des réformes de structure à France Télévisions, c’est anticiper sur le nouveau Cahier des Charges et des Missions qui n’a pas encore été écrit et encore moins voté.

Par exemple, mutualiser un service des achats alors qu’on ignore aujourd’hui quels types de produits il faudra acheter n’est, à l’évidence pas « pertinent ». Si cela était « pertinent », cela le serait dans le cadre d’achats de fictions américaines aux Majors (exemple : le « output deal »), il le sera beaucoup moins voire pas du tout, moins pour acheter de la fiction française.

Parallèlement, des réformes auraient du être faites depuis longtemps. Exemple, quel impact ont eu les nouvelles technologies qui ne sont plus si nouvelles que ça ? Il n’a semble-t-il toujours pas été pris en compte. Certes une réflexion est en cours mais elle n’a débuté qu’à mi mandat de la présidence précédente de France télévisions et à ce jour, elle n’a jamais aboutie. La dernière réflexion donc accuse quelques années de retard, alors qu’il existe un cadre légal de négociation avec les employeurs.

Le SNPCA-CGC se désole que deux directions du Groupe successives n’aient toujours pas bougé sur ce thème malgré les engagements pris avec l’Etat.

Les textes et les systèmes conventionnels utilisés par nos sociétés sont, aujourd’hui, pour partie, obsolètes. Ils ne sont pas pour autant figés dans le marbre, loin de là.
Interpellées par les organisations syndicales et le SNPCA-CGC sur leur dépoussiérage ou tout simplement sur l’abandon de nos directions de les faire vivre, ces dernières les ont, de fait, laissé péricliter au fil des ans.

Les conséquences sont et ont été nombreuses et préjudiciables des deux côtés de la table. Gel du point d’indice, obsolescence de certaines grilles, métiers anachroniques ou au contraire inexistants, classifications qui n’ont rien à voir avec la réalité de l’activité du salarié. Le désengagement de nos employeurs de ces textes conventionnels est la source de nombreux blocages pour le développement de nos entreprises.

Si la commission Copé devait se substituer aux instances représentatives des sociétés anonymes que sont légalement France 2, France 3 et France 5 et par analogie aux directions successives du groupe, en tentant de suppléer leurs carences ou encore de prendre certaines orientations stratégiques à leur place voire de proposer à l’Etat de reprendre à son compte des « projets » aujourd’hui hors la loi, l’incongruité à prôner un « statut unique » à tout crin alors qu’il existe déjà des Conventions Collectives qui couvrent à peu près 85/90% des personnels, nous ne pourrions que demander à l’Etat de ne pas l’accepter et de garantir l’application de nos textes conventionnels voire leur extension à tous.


jeudi 3 avril 2008

Audiovisuel public - Madame Reding critique le projet de taxe télécoms

Le SNPCA-CGC a lu avec le plus grand intérêt la dépêche Reuters: "Audiovisuel public - Madame Reding critique le projet de taxe télécoms"

PARIS, 3 avril (Reuters) - La commissaire européenne chargée des télécoms, Viviane Reding, a critiqué jeudi le projet de taxation des opérateurs mobiles français pour financer l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de la publicité. Intervenant devant l'Association des journalistes économiques et financiers, elle a estimé que ce projet allait à l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré. Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance pour les envois de messages ou les prix de gros pour la transmission de données. "Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas baissé ses prix," a-t-elle dit. "Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire.

/YLG (Astrid Wendlandt)

mardi 1 avril 2008

Damien Cuier a fourni à la Justice les motivations pour une procédure en entrave pénale.


Damien Cuier ex conseiller de Jean François Copé président de la commission pour "une nouvelle télévision publique" et actuel directeur général du holding France Télévisions a fourni à la Justice les motivations pour une procédure en entrave pénale.

Le SNPCA-CGC a lu avec la plus grande attention les déclarations de Damien Cuier relayées, hier, lundi 31 mars par Satellifax (* voir texte en fin de texte). L’avocat du syndicat se félicite d’un texte si parlant et remercie l’ex conseiller de JF Copé, d’avoir si franchement donné à la Justice les motifs d’une condamnation en entrave. En effet, les propos qu’a tenus Damien Cuier sont bien de nature à caractériser le délit d’entrave qui devant une juridiction pénale est sanctionné selon le Code du travail, d'emprisonnement et/ou 3750 € d'amende.

Attendu que, Mr Damien Cuier indique « La direction de France Télévisions poursuit les huit chantiers de réorganisation interne lancés en décembre ».

Attendu que Mr Damien Cuier en précisant ainsi « Pour la direction du groupe, ces huit chantiers doivent être poursuivis malgré l’annonce par le président de la République de la suppression de la publicité sur les antennes publiques et malgré les risques de télescopage entre cette réflexion et les domaines de compétence de la commission Copé : gouvernance, modèle économique, contenu et diversification. », commet un délit d’entrave en ne considérant pas, ce qu’il considère pourtant par la suite et en parfaite contradiction avec ce qu’il dit, que les processus de droits d’alerte, bloqueraient quoi que ce soit.

Attendu que Damien Cuier en affirmant estimer que « dès lors que les sujets sont sensibles et urgents, il n’y a pas lieu d’attendre », sans faut-il le redire que les droits d’alerte n’aient été levés, caractérise un peu plus le délit d’entrave.

Attendu que, Mr Damien Cuier, précise dans les propos qu’il tient ensuite « J’espère que les trois directions communes - jeunesse, acquisitions, études -, actuellement dans un processus de droits d’alerte, seront opérationnelles "le plus tôt possible"» et d’ajouter « J’espère qu’ils montreront [les 3 chantiers avec leur direction commune] leur pleine efficacité "dès la rentrée de septembre" ».

Attendu que, Mr Damien Cuier en tenant ce discours, tente d’accréditer la thèse que « les processus de droits d’alerte actuellement en cours concerneraient les trois directions communes: jeunesse, acquisitions, études », ce qui n’est pas le cas puisqu’il indique clairement dès le début de l’entretien les huit chantiers.

Attendu qu’en procédant de la sorte, Mr Damien Cuier essaie de faire croire fallacieusement que la « réforme interne » serait fractionnable et que certains chantiers qui selon lui « seront opérationnels montreront [les 3 chantiers avec leur direction commune] "le plus tôt possible"» seraient traités à part. Mr Damien Cuier dissocie sciemment mais illégalement 3 des 8 chantiers pour 2008 qui ne sont pas dissociables du projet de « charte ».

Attendu qu’en fixant « l’aboutissement » du projet de charte et de chantiers à septembre puisque Mr Damien Cuier précise que les chantiers [les 3 qu’il essaie d’isoler, les 5 autres ou les 8 au total, personne ne le sait vraiment !] « montreront leur pleine efficacité « dès la rentrée de septembre », commet un délit d’entrave.
Attendu qu’en essayant d’isoler toujours dans son propos, chacun des 3 chantiers, l’un après l’autre, en affirmant que s’agissant, notamment, des achats « le groupe a intérêt à (les) optimiser le plus tôt possible ». Damien Cuier prouve la mauvaise foi de France Télévisions qui n’a jamais parlé de 3+5 mais bien toujours de 8.

Attendu de surcroît que, la direction de France 2 a bien essayé de modifier la lettre de mission du cabinet d’expertise indépendant, le cabinet « Raisonnances », chargé par le CE de la chaîne de la mission d’assistance dans le cadre de la procédure de droit d’alerte en ramenant, justement et mensongèrement, les 8 chantiers à trois.

Attendu que Mr Damien Cuier essaie, en plus, dans la tentative mensongère suite aux propos qu’il a tenus à la presse, de prendre les élus, les organisations syndicales mais surtout les cabinets d’audit, notamment le cabinet « Raisonnances « pour France 2 pour des « gens qui ne comprendraient rien », en affirmant encore que : « Le groupe"avance" donc sur la mise en place des directions communes jeunesse, acquisitions et études, sur lesquels les experts mandatés par les CE et CCE dans le cadre du droit d’alerte devraient prochainement rendre leur rapport. »

Attendu qu’il n’a jamais été question ni pour les cabinets auditeurs, ni pour les élus des CE et CCE des chaînes, ni pour les organisations syndicales de soi-disant « 3 premiers chantiers » mais toujours d’un projet de charte avec pour 2008 « 8 chantiers » contrairement à ce que voudrait faire croire Mr Damien Cuier.

Attendu que Mr Damien Cuier, cerise sur le gâteau, tente en plus d’isoler au sein même des ces « 3 soi-disant premiers chantiers », 2 d’entre eux. Pour ce faire il tente de justifier pour 2 sur 3 d’une « urgence » jamais prouvée mais surtout jamais avérée. Mr Damien Cuier affirme gratuitement à la presse, sans le moindre argument, que ce serait « le cas pour la jeunesse, secteur où " l’audience s’érode ", et les études qui devront "gérer la transition avec la mise en place d’indicateurs d’audience" » et qui nécessiteraient « un "repositionnement en interne" ».

Attendu pour couronner le tout que, les organisations syndicales ont révélé que les salariés de ces 3 chantiers des services« jeunesse, études et achats ». sous contrat France 2 et France 3, ont tous été convoqués par mail entre les 27 et 30 novembre [les CE et CCE n’ayant préalablement jamais été informés - preuves de convocations à l’appui] avant même que les instances de représentation des salariés aient été informés ou même convoqués.
Attendu que, s’agissant ne serait ce que de France 2, le Comité d’Entreprise n’a été ni informé ni convoqué avant le 12 décembre 2007, France 3 est dans le même cas donc après que les salariés aient été informés, eux, de leurs transferts. Ce qui est constitutif du délit d’entrave.

Attendu que, trois procédures de droits d’alerte, sont actuellement toujours en cours après avoir été votées par les CE de France 2 et France 5 et le CCE de France 3.

Attendu que, ces droits d’alerte ont pour effet juridique de geler tout nouveau processus et pour le moins la « continuation » du projet de charte et des chantiers que la direction voudrait mettre en œuvre.

Attendu que ces droits d’alerte votés légalement ne semblent pas arrêter la direction qui continue coûte que coûte son passage en force, les salariés des services financiers ont en effet été convoqués pour une réunion sur leur « filiarisation» sous une direction commune ( l’un des 8 chantiers donc) le 12 mars 2008. Entrave encore.

Attendu que Mr Damien Cuier en ajoutant « Sur cette base-là sera mise en place une nouvelle phase d’information et consultation des CE, CCE » et en ajoutant estimer que « toute paralysie (du groupe) revient à donner un signal négatif », confirme bien contrairement à ce qu’il dit à savoir « espérer que les chantiers [8 et non 3] actuellement dans un processus de droits d’alerte seront opérationnels "le plus tôt possible"», commet une nouvelle entrave aux différents CE et CCE en disant vouloir poursuivre à marche forcée et illégalement « une nouvelle phase d’information et consultation ».

Attendu qu’il ne suffit pas pour Mr Damien Cuier d’affirmer « Sur cette base-là sera mise en place une nouvelle phase d’information et consultation des CE, CCE », en taxant les élus, O.S et auditeurs « d’immobilisme» pour être convaincant.

Pas plus, ne suffit-il pour Mr Damien Cuier de « menacer » les élus, les O.S et auditeurs « d’être regardés »On nous regarde nous organiser et nous adapter » dit-il ] pour justifier de violer les dispositions du Code du Travail mais avant tout, les prérogatives des élus des salariés dans les instances où ils sont élus.

Il ne suffit pas non plus, de prétendre pour Mr Damien Cuier que ne pas « avancer » serait considéré comme une «paralysie (du groupe) » et reviendrait « à donner un signal négatif » pour penser transgresser impunément la loi.

Il suffit encore moins de mettre en opposition comme tente de le faire Mr Damien Cuier «l’immobilisme » que traduirait «l’inquiétude» avec « un moratoire sur l’organisation interne » et espérer vilipender ainsi les élus, les O.S et auditeurs avec une énième provocation ainsi faite « Au contraire, il n’y a pas de raison de limiter nos capacités de réorganisation », pour pouvoir espérer faire croire à quiconque que c’est de « bonne foi » que France Télévisions agirait.

Pour s’en convaincre, il faut reprendre les propos tenus au CE du 12 décembre 2007 par Patrick de Carolis figurant au PV: « Je veux le groupe et le statut unique pour France Télévisions… C’est le gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas ... Maintenant on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé du statut unique ».

Attendu que Mr Damien Cuier en imaginant « enfoncer le clou » quand précise qu’il « met bien une limite entre ce qui relève de l’organisation interne qui était, est et restera une attribution de la présidence et des directeurs généraux du groupe et ce qui relève du gouvernement et de la commission Copé», contredit donc ses propres propos ceux rappelés ci-devant, à savoir que ce sont bien les « chaînes » avec leurs directeurs généraux mais plus particulièrement avec leurs instances de représentation des personnels qui décident de leur avenir et non le CE de France Télévisions S.A.
Attendu que Mr Damien Cuier en indiquant au surplus que la direction « attend les "préconisations" sur les questions de production, direction financière, ressources humaines, technologie et informatique pour courant mai. » démontre qu’en ajoutant ces 5 chantiers aux 3 premiers qu’elle voudrait dissocier, le projet est bien global et concerne en effet pour 2008 : 8 chantiers que la direction continue de « faire avancer » comme si les droits d’alerte n’existaient pas. Ce qui constitue derechef une nouvelle entrave.
Attendu que Mr Damien Cuier en affirmant que «toute paralysie (du groupe) revient à donner un signal négatif » ne justifie en rien ni stratégiquement, ni financièrement et encore moins socialement, la poursuite de facto hors la loi de cette « filiarisation» de personnels qui seraient contraints de signer des nouveaux contrats de travail avec France Télévisions au détriment de leur couverture conventionnelle actuelle.

Attendu que la notion de « filière supports » ou de « filière métiers » utilisée dans le texte de la charte comme dans celui lié aux 8 chantiers est une notion sans aucun fondement juridique.

Attendu que pour essayer de contourner les dispositions du Code du Travail, la loi mais surtout les prérogatives des CE et CCE Mr Damien Cuier en ajoutant encore « la réunion du CE de France Télévisions SA, qui accueillera les "58 salariés concernés" » commet un 4ème ou 5ème délit d’entrave. En effet, la loi d’août 2000, n’a pas donné comme prérogative au CE de France Télévisions SA la compétence à se substituer aux CE et CCE des chaînes filiales, en l’occurrence les CE de France 2 et France 5 et le CCE de France 3, en décidant à la place de ces sociétés de télévisions publiques distinctes.

Attendu que cette loi d’août 2000 a consacré le principe d’une société « holding » destinée uniquement à « coordonner» les sociétés filiales, principalement les chaînes « premium », mais en aucun cas le principe de création d’une société « mère » qui déciderait pour les chaînes autonomes et dont le budget voté par le parlement leur est, entre autres, reversé intégralement.

Attendu que Mr Damien Cuier mélange tout et tente maladroitement de faire « diversion » dans ses propos à plusieurs « étapes » et plusieurs « instances » : lorsqu’il dit notamment « La direction de France Télévisions attend les « préconisations » sur les questions de production, direction financière, ressources humaines, technologie et informatique pour courant mai. ». A quelles «conclusions», que Mr Damien Cuier dit souhaiter « les plus proches possibles de la remise des conclusions des experts », fait-il référence ? Quelle « dernière concertation » met en avant Mr Damien Cuier et de quelles « préconisations » parle Mr Damien Cuier ?

Des « préconisations » que devrait rendre en mai la commission pour "une nouvelle télévision publique" dite commission Copé avec Jean François Copé comme président et ses 4 sous commissions : gouvernance, modèle économique, contenu et diversification ?
Des « préconisations » que Mr Damien Cuier indique comme venant « des salariés qui pilotent les 5 chantiers internes à France Télévisions relatifs à la production, à la direction financière, aux ressources humaines, à la technologie et à l’informatique qui rendront leur préconisation dans le courant du mois de mai » (dixit, vendredi 28 mars, Damien Cuier) ?

Enfin, s’il fallait comptabiliser le nombre de fois où les propos et les agissements de Mr Damien Cuier , ex conseiller de JF Copé (voir article Mariane.fr en bas de page) , sont susceptibles de caractériser incontestablement le délit d’entrave [10 au moins], il conviendrait de rajouter une caractéristique supplémentaire en citant ce dernier : « tous les postes sont transférés tels qu’ils existent actuellement », se défendant que le groupe ait un « objectif » de « suppression de postes ».

Parler de transferts sous couvert de l’article L.122-12 de Code du Travail est tout a fait illégal. Il n’est pas suffisant d’indiquer que « Ces transferts seront " éventuellement " accompagnés de « redéfinition de postes » et que les nouvelles directions auront « une palette d’activité encore plus large qu’aujourd’hui, notamment au niveau des études » pour que cela soit vrai. Le cas échéant ces affirmations sont non seulement erronées mais constituent également une énième entrave. Il convient de souligner le " éventuellement " !

Par ces motifs le Tribunal ne peut que condamner France Télévisions pour entrave, en notant le caractère répétitif et aggravant du délit et en le sanctionnant, ainsi, plus lourdement.




vendredi 28 mars 2008

La Fédération CGC des Médias avoue ne plus rien comprendre aux déclarations faites, concernant la suppression de la pub sur FranceTélévisions

La Fédération CGC des Médias avoue ne plus rien comprendre aux déclarations faites concernant la suppression de la pub sur FranceTélévisions.

1. Christine Albanel, aujourd’hui, 28 mars 2008, alors que la commission Copé pour "une nouvelle télévision publique" que préside Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et dont Monsieur Hervé Barbaret en est le rapporteur et qui n’aurait dû faire connaitre ses recommandations que fin mai, la ministre de la Culture a donc déclaré lors du forum Télérama que :« les 150 millions d'euros, "un chiffre assez consensuel", seraient versés "maintenant... dans les semaines ou les mois prochains". »
Madame Albanel a ajouté : « Cette somme sera apportée "par anticipation sur ce qui est versé au titre de la redevance" ». La Ministre a enfin précisé que « Cela sera ensuite compensé évidemment en fin d'année (2008: ndlr) au moment de la loi de finances rectificative » [dépêche AFP - fmp/mpf/sh du 28/03]

2. Jean-François Copé, président de la commission qui porte son nom, avait déclaré pour sa part le 25 mars que: « La commission chiffrait à 150 millions d'euros l'abondement nécessaire pour compenser les pertes subies par le groupe en 2008 du fait de l'annonce faite par Nicolas Sarkozy de sa décision de supprimer la publicité sur les chaines publiques à partir de 2009 ».
Jean-François Copé, avait en l’occurrence annoncé (voir nombreuses dépêches et articles de presse) le jour dit, le principe « d’une dotation devant être "forfaitaire" , évaluation du manque à gagner publicitaire en 2008 fixée à 150 millions d'euros et établie à partir de du chiffre d'affaires publicitaires enregistré en 2007 pour France Télévisions [chiffre fourni apparemment pour FTV par Damien Cuier ancien conseiller de Jean-François Copé et actuel directeur général du holding] ». [dépêche AFP - du 28/03]

3. Patrick de Carolis, président de France Télévisions dans un communiqué suivant celui de J-F Copé a "salué cette avancée positive qui permet de poursuivre sereinement la stratégie éditorial de France Télévisions, tout en gardant une structure financière saine." Patrick de Carolis a ajouté "Cette annonce constitue pour nous tous une motivation à poursuivre nos efforts, avec une plus grande visibilité" et affirmé qu’il "Il appartient maintenant à l'Etat de prendre le relais sur la base de ces recommandations

4. Jean-François Téaldi, délégué SNJ-CGT, relève juste à la suite du communiqué de P. de Carolis "que la somme proposée par la commission Copé pour indemniser France Télévisions de ses pertes de recettes publicitaires en 2008, soit 150 millions d'euros, est inférieure de 10 millions d'euros à la prévision budgétaire 2008" en ajoutant toutefois qu’ils "ne mettent pas [ces 150M€] le groupe à l'abri d'une éventuelle dégradation des rentrées publicitaires",

5. Eric Besson , Secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et (récemment) du Développement de l’économie numérique auprès du Premier ministre, ce matin sur L.C.I. qui répondait au journaliste lui demandant « s’il était pour une taxe sur l’internet pour financer l’audiovisuel public comme la piste avait été envisagée :« Je plaiderai contre…c’était une piste qui avait été effectivement évoquée dont les "acteurs internet", je ne vous le cache pas, ne veulent évidemment pas ». Eric Besson d’ajouter :« Il y aura des arbitrages [sur le financement et les pistes évoquées, ndlr], je vois Jean-François Copé à ce sujet la semaine prochaine… » [LCI matin - du 28/03]

Synthèse :


Si le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias a « tout bien compris » : « Les 150 millions d'euros, chiffre donné par FTV via Damien Cuier ancien conseiller de Jean-François Copé et actuel directeur général du holding, 150 millions d'euros que Carolis salue et dont Téaldi dit qu’il sont en dessous de 10 millions de ce que l'État en prenant le relais devrait verser sous forme d’une dotation « forfaitaire » pour le manque à gagner publicitaire en 2008, somme qui selon Madame Albanel sera versée "par anticipation sur ce qui est versé au titre de la redevance" [dont l’augmentation n’est toujours pas prévue dans le contexte difficile du pouvoir d’achat] et qui de toute façon selon Monsieur Besson ne devrait être une taxe supplémentaire dont les "acteurs internet" ne veulent pas. !!! »

Et dire que la dite commission n’a encore quasiment entendu personne ! A ce rythme de déclarations qui se succèdent, se télescopent ou se contredisent, le bruit court y compris parmi les membres, que « tout serait écrit d’avance » !!!

Paris, le 28 mars 2008

Le SNPCA-CGC se félicite du tract de la CGT France 2 publié ce jour

Le SNPCA-CGC se félicite du tract de la CGT France 2 publié ce jour



Le SNPCA-CGC rend hommage au courage et à la clairvoyance de Luc Deléglise qui diffuse ce papier qui rejoint à l'évidence et en grande partie notre analyse

Le SNPCA-CGC a lu le dossier de "CAPITAL" du 27/03/08

Voyez plutôt








jeudi 27 mars 2008

COMMUNIQUÉ suite au communiqué que Patrick de Carolis

Le SNPCA-CGC a adressé, le 26 mars 2008, à Monsieur Hervé Barbaret, rapporteur de la commission Copé sur l'audiovisuel, un mail suite au communiqué que Patrick de Carolis a adressé à l'ensemble des salariés de France Télévisions (*) qui faisait suite, lui-même, aux annonces du Président de la Commissions la veille.

Le communiqué de Patrick de Carolis (*) qui se termine par "Il appartient maintenant à l'Etat de prendre le relais sur la base de ces recommandations [celles faites, la veille, par Jean-François Copé]" a contraint le syndicat s’interroger sur le fonctionnement de la commission.

Jean-François Copé, président de ladite commission a annoncé (voir nombreuses dépêches et articles de presse) le 25 mars le principe " d’une dotation devant être « forfaitaire », évaluation du manque à gagner publicitaire en 2008 fixée à 150 millions d'euros et établie à partir de du chiffre d'affaires publicitaires enregistré en 2007 pour France Télévisions".

Immédiatement après cette annonce, Patrick de Carolis a "salué cette avancée positive qui permet de poursuivre sereinement la stratégie éditorial de France Télévisions, tout en gardant une structure financière saine." Patrick de Carolis a ajouté "Cette annonce constitue pour nous tous une motivation à poursuivre nos efforts, avec une plus grande visibilité."

Il est surprenant pour le SNPCA-CGC de constater que cette annonce est faite le 26 mars, trois semaines avant même la remise des conclusions ou des recommandations que pourrait faire la commission qui, d'ailleurs ne recevra la CGC que le 4 avril !!!

Si tout semble "bouclé" et que les annonces ainsi faites n'impliquent plus qu'une chose comme l’écrit Patrick de Carolis, c'est que maintenant "l'Etat prenne le relais", alors à quoi peuvent bien servir les membres de la commission comme ceux des « intéressés » qui ont déjà été « entendus » ou encore ceux qui pourraient l’être?


Enfin, quant aux propos tenus à l’AFP hier par Jean-François Téaldi qui relève "que la somme proposée par la commission Copé pour indemniser France Télévisions de ses pertes de recettes publicitaires en 2008, soit 150 millions d'euros, est inférieure de 10 millions d'euros à la prévision budgétaire 2008" en ajoutant toutefois qu’ils "ne mettent pas le groupe à l'abri d'une éventuelle dégradation des rentrées publicitaires", ils sont bien évidemment hors de toute réalité et sans aucun fondement.

Le différentiel de "10 millions d'euros" qu’il relève entre l’annonce de chiffrage fait par J-F Copé et ses chiffres qu’il rattache à une soi-disant prévision budgétaire 2008 sont loin, très loin de la situation.

Selon les prévisions des cabinets d’audit dans le cadre des droits d’alerte votés sur les chaînes, le manque à gagner se situerait plus probablement déjà entre 300 et 400 millions d’euros.

Mais puisque tout est déjà dit et annoncé, que reste-t-il alors à discuter ?

mercredi 26 mars 2008

Le SNPCA-CGC refuse fermement «la création d'un statut unique à FTV » car il y a déjà celui des Conventions Collectives de l’Audiovisuel Public

Le SNPCA-CGC déclare fermement « refuser la création d'un statut unique à France Télévisions » car il y a déjà celui des Conventions Collectives de l’Audiovisuel Public.

Le SNPCA-CGC qui s’oppose clairement depuis 2007 à la réforme de France Télévisions, affirme qu’un statut unique existe déjà :

- Pour les P.T.A. (Personnels Techniques et Administratifs) il s’agit de la C.C.C.P.A. (Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelles)

- Pour les Journalistes, il s’agit de l’Avenant Audiovisuel (à la Convention Collective Nationale de Travail des Journalistes).

C’est pourquoi, le SNPCA-CGC qui ne comprend absolument pas pourquoi certains veulent sortir de ce cadre conventionnel, a lu avec le plus grand étonnement la dépêche AFP du 26/03/08 par laquelle « Les syndicats de France Télévisions, reçus mercredi par la commission pour une "nouvelle télévision publique" présidée par Jean-François Copé, ont fait part de leurs craintes d'un statut unique pour les salariés du groupe, dans la perspective de la suppression de la publicité ».

Tout d’abord, le SNPCA-CGC dit et redit que tenter de lier la mise en place « d'un statut unique pour les salariés du groupe » à « la perspective de la suppression de la publicité » est non seulement totalement fallacieux mais constitue, à l’évidence, une tentative partisane d’unir 2 chantiers qui n’ont aucun véritable rapport l’un avec l’autre : celui initié par FTV fin 2007 et celui lié à l’annonce faite par le Chef de l’État en janvier 2008.

Le SNPCA-CGC juge ensuite que déclarer à l’AFP par la voix du porte-parole issu du SNJ-CGT : "Nous [l’intersyndicale de l’audiovisuel public du 13/02 créée suite à la suppression de la pub sur les chaînes publiques annoncée par Nicolas Sarkozy, ndlr] sommes renforcés dans nos inquiétudes. Nous craignons que la commission préconise un statut juridique unique pour l'ensemble des salariés de France Télévisions" relève d’une certaine mystification.

En effet comment prétendre «craindre ce statut unique pour les salariés du groupe » après que la CGT ait déclaré, le 18 mars 2008, en interne, à la réunion des coordonnateurs de groupe que « les orientations [celles de la réforme Carolis] leur convenaient » ? Cela reviendrait à dire craindre les « travaux » de la commission tout en donnant quitus à France Télévisions pour mener exactement les mêmes travaux à leur terme !

Le sénateur UMP Jacques Valade qui a reçu ce mercredi matin plusieurs syndicats, au sujet de la gouvernance de France Télévisions, a dû être particulièrement surpris d’entendre Jean-François Téaldi estimer que "Les salariés de France Télévisions ont des contrats avec chaque filiale [chaînes, ndlr] du groupe, ce qui fait que chaque journal a une couleur éditoriale différente en fonction de la chaîne et qu’un statut juridique unique remettrait en cause la diversité des journaux du service public", alors qu’un autre discours avait été précédemment tenu justement à cette séance des coordonnateurs de groupe au holding.

Quel rapport y aurait-il entre "ce statut juridique unique" et "la remise en cause de la diversité des journaux du service public" ? Pourquoi parler de "craintes concernant une "harmonisation des conventions collectives" des salariés au groupe" [en omettant, au passage de mentionner les nombreux accords d’entreprises] alors qu’il serait si facile d’exiger l’application pure et simple de ces textes qui couvrent déjà, de fait, plus de 80% des salariés du groupe ?

Le SNPCA-CGC qui sera reçu pour sa part le 4 avril 2008 par la commission Copé, réaffirmera ses positions, à savoir : son refus des chantiers de FTV et de sa charte (aboutissant à terme au vidage organisé des salariés des chaînes) et sa demande d’extension des Conventions Collectives à l’ensemble des collaborateurs de France Télévisions, seul statut unique pertinent.