mercredi 28 mai 2008
Patrick de Carolis va-t-il rejoindre le Club politique de Jean- François Copé président de la commission du même nom
Reçu à France Télévisions ce matin par Patrick de Carolis, Jean-François Copé a été accueilli par un comité d’accueil composé d’une moitié des effectifs de France Télévisions publicité qui pour l’occasion ont diffusé un document intitulé « question pour des champions ». (ci-après)
Les salariés de la régie publicitaire ont, vraisemblablement appris, il y a peu que Jean-François Copé et son club politique « Génération France » se réunissaient au Concorde Lafayette, une semaine avant le rendu du rapport Copé sur la télé publique pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société ».
Voici le texte de l’invitation aux amis de Jean-François "Chers Amis, GénérationFrance.fr fonctionne désormais depuis un an et demi. Grâce à votre participation, nos débats sont chaque fois plus intéressants et instructifs. Pour la 7e fois depuis la création du club, nous nous retrouverons ainsi le 18 juin prochain à l'Hôtel Concorde Lafayette, pour une grande soirée sur l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société....
Ouvertes à tous, alimentées par les interventions de grands témoins, ces réunions nous permettent d’échanger et de débattre, parfois de façon vive, sur un sujet de fond, sans craindre de briser quelques tabous et de mettre les pieds dans le plat. "
Patrick de Carolis pourrait lui aussi puisque "grand témoin" (dixit JFC) apportere sa contribution au club politique de Jean-François et participer également à cette soirée « hautement médiatique » sur l’avenir de la télé publique et ainsi justifier à loisir sa soi-disant réforme interne dite « organisationnelle » ou encore de « gouvernance » [hors la loi, combien de fois faudra-t-il le redire] et vanter les mérites du cabinet d’avocats ou collabore JF Copé ; cabinet qui a aidé à élaborer cette charte.
Les salariés de la régie publicitaire se sont rappelés à P.de Carolis et à JF Copé qui les tiennent pour « morts » - ils l’ont écrit - (papier largement diffusé en interne) et ont rappelé que qu’ils n’avaient jamais démérité, là aussi il convient de le souligner et qu’on entérinait un peu vitele fait que 317 collaborateurs se retrouvent jetés au panier.
Ils ont également rappelé comme le SNPCA-CGC le fait depuis des mois que la raison première d’exister de la commission, à savoir trouver des solutions concrètes de financement suite à la suppression de la pub, était dans l’impasse.
Quant à la raison d’être de la commission, il est clair à présent que de plus en plus nombreux sont ceux qui s’interrogent sur sa pertinence. Ces désaccords, au sein même de la commission, se sont du reste manifestés lors de la conférence de presse du 21 mai 2008 avec la position présentée et l’analyse de la situation apr JF Copé par des prises de paroles totalement divergentes.
Patrick Bloche, l’un des députés PS qui l’ont intégrée, interrogé par la semaine dernière ne disait-il pas "Pourquoi quitter une commission alors qu'elle a perdu sa raison même d'exister ? ".
En fin de compte et s’agissant du futur projet de loi, qui a intérêt à détourner à d’autres fins, justement, que celles de l’avenir de l’audiovisuel public, la mission première de la commission sur le financement pour l’orienter sur un tout autre terrain, l’organisation de FTV ?
Ainsi dans quelques jours, juste après la soirée des « clubbers », annonce pourrait être faite que si ce problème du financement n’est pas réglé, en revanche celui de la gouvernance l’est –cette bonne blague ! Et peut-être même ajouter que nombreux sont les internautes invités à participer au débat, qui se sont prononcés pour ce modèle de gouvernance…celui du fameux cabinet d’avocat !!! comme par hasard !!
Les chantiers de Carolis (suite) finiront en eau de boudin.

Caroline GOT responsable des achats de France 3 qui avait rejoint la chaîne juste avant l’été 2007 en provenance de T.P.S. et qui se pensait, quelques jours après son arrivée être nommée « directrice des achats » à France Télévisions (voir « Libération » du 17/10/07 et son article intitulé «CAROLIS, la réforme à coulisse »), dans le cadre des chantiers, de la charte et donc de la réforme dite Carolis, quitte France 3 et n’occupera donc pas ce poste.
Caroline GOT qui n’aura même pas passé un an sur France 3 part pour T.M.C. où elle devrait occuper, dès la mi-juin, le poste de directrice générale. En attendant, c’est un collaborateur de France 4 qui devrait assurer l’intérim.
Nouveau départ d’un des membres de l’équipe de direction du groupe. Départ négocié ou départ forcé ? En tout cas, au moment où Carolis est traduit par le CCE de France 3 devant la justice, ce mardi 27 mai à 18h00, (les procédures multiples, ne serait-ce que pour France 2 mais aussi celles au Pénal pour lesquelles le SNPCA-CCG a mandaté très officiellement son avocat, vont s’enchaîner) cela fait mauvais genre.
Caroline GOT se voyait déjà à la tête du secteur des « achats », l’un des 8 chantiers que France Télévisions tente de faire passer à marche forcée. Un peu, du reste comme son homologue de « La Trois » pour le secteur de la « jeunesse » qui se voit, lui aussi déjà, à la tête d’un service commun et qui prévoyait même après l’avoir laissé entendre à de nombreuses personnes – en toute discrétion –d’en faire l’annonce début juin à Annecy dans un raout dont France Télévisions a le secret.
Question « raout », ce matin Jean-François Copé a été reçu à France Télévisions par Patrick de Carolis avec plusieurs des membres de le commission du même nom, pour un petit pince-fesse impromptu, a été accueilli par un comité d’accueil composé d’une moitié des effectifs de France Télévisions publicité qui pour l’occasion ont diffusé un document intitulé « question pour des champions ». (ci-après)

Les salariés de la régie publicitaire ont, vraisemblablement appris, il y a peu que Jean-François Copé et son club politique « Génération France » se réunissaient aussi au Concorde Lafayette, une semaine avant le rendu du rapport Copé sur la télé publique pour une fiesta dînatoire à thème : « la place des médias dans notre société ».
Jean-François Copé au travers de son club politique via lequel il appréhende de grands projets, a du reste écrit à ses amis : "Chers Amis, GénérationFrance.fr fonctionne désormais depuis un an et demi. Grâce à votre participation, nos débats sont chaque fois plus intéressants et instructifs. Pour la 7e fois depuis la création du club, nous nous retrouverons ainsi le 18 juin prochain à l'Hôtel Concorde Lafayette, pour une grande soirée sur l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société.... "
Le 28/05/08
DÉCLARATION DU SNPCA-CGC POUR LA RÉUNION DES COORDONNATEURS DU GROUPE FTV DU 28/05/08
Paris, le 28 mai 2008
DÉCLARATION POUR LA RÉUNION DES COORDONNATEURS DU 28/05/08
Après un vote unanime au CE de France 2 et majoritaire au CCE de France 3, des résolutions visant à saisir les juridictions compétentes, liées à la charte organisationnelle et aux 8 chantiers dits de modernisation du Groupe, ont été adoptées.
Pour le SNPCA-CGC ces procédures sont le signe manifeste d’une absence de dialogue social de la part du Groupe. S’il y avait eu le moindre dialogue social, la direction n’aurait pas eu a faire passer en force auprès des CE et/ou CCE de France 2, France 3 et France Télévisions des ordres du jours non signés par leur secrétaire.
Dans ces conditions le SNPCA-CGC ne participera pas à une soi-disant réunion et encore moins au niveau du groupe, comme si rien n’était, sur le dialogue social absent à l’évidence de nos entreprises.
mardi 27 mai 2008
Commission Copé: Pour qui roule son président ?

"Chers Amis,
GénérationFrance.fr fonctionne désormais depuis un an et demi. Grâce à votre participation, nos débats sont chaque fois plus intéressants et instructifs. Pour la 7e fois depuis la création du club, nous nous retrouverons ainsi le 18 juin prochain à l'Hôtel Concorde Lafayette, pour une grande soirée sur l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société....
Ouvertes à tous, alimentées par les interventions de grands témoins, ces réunions nous permettent d’échanger et de débattre, parfois de façon vive, sur un sujet de fond, sans craindre de briser quelques tabous et de mettre les pieds dans le plat. Actualité oblige, c’est sur le thème des médias, et plus particulièrement de la télévision, que je vous propose de débattre ensemble ce soir-là.
Dans le même temps, notre club de réflexion commence son développement territorial. Comme vous étiez nombreux à le demander, GénérationFrance.fr est en train de se « décentraliser » au niveau régional et départemental. Afin de m’aider à conduire cette évolution, mon ami Christian Jacob, député-maire de Provins, a accepté de devenir le président délégué de notre club, et je veux l’en remercier chaleureusement. Pour mener à bien cet objectif, vous aussi serez prochainement sollicités pour vous impliquer activement au sein de ces antennes locales.
Plus que jamais, GénérationFrance.fr est un lieu où toutes les opinions doivent s’exprimer librement. L’actualité politique, économique, sociale, diplomatique nous offre chaque jour mille sujets à explorer ensemble. J’ai hâte de vous retrouver afin d’en discuter de façon franche, selon la règle que nous nous sommes fixé dès l’origine : « 0 % petites phrases, 100 % débats d’idées ». D’ici là, ce site internet vous invite à vous exprimer sur chacun des thèmes proposés, ou sur le sujet de votre choix grâce à notre page « Anti langue de bois ». Profitez pleinement de cet espace de liberté, qui alimente en permanence mes réflexions et mes actions.
Bien fidèlement à vous,
Jean-François Copé"
La commission Copé "a perdu sa raison d'exister" pour Patrick Bloche (PS) - AFP du 27 mai 2008
" PARIS, 27 mai 2008 (AFP) - La commission Copé "a perdu sa raison même d'exister" a affirmé mardi le député PS Patrick Bloche, après les propos du chef de l'Etat excluant toute augmentation de la redevance, avant même la publication des conclusions de cette commission sur le financement de l'audiovisuel public. "On voit de façon criante qu'à l'heure d'aujourd'hui l'audiovisuel public sans publicité n'est pas financé et que tout le travail patient de la commission Copé depuis plusieurs mois se trouve complètement balayé par les déclarations du président de la République", a dit à l'AFP M. Bloche, membre de l'atelier financement de la commission. Nicolas Sarkozy a rejeté mardi matin une augmentation même modeste de la redevance, soulignant que "(sa) politique, c'est de diminuer l'Etat, de diminuer les prélèvements, de libérer le travail et de faire en sorte que les gens ne soient plus assommés de prélèvements supplémentaires".
La commission présidée par Jean-François Copé, qui a présenté la semaine dernière trois scénarios pour assurer le financement de France Télévisions, s'est montrée favorable à l'unanimité à une indexation du montant de la redevance sur la hausse du coût de la vie, en se divisant en revanche sur l'idée d'une hausse plus conséquente.
"A partir du moment où une hypothèse est récusée par le président de la République, les deux autres sont déséquilibrées", a estimé M. Bloche. Interrogé sur un éventuel départ de la commission, il a répondu: "Pourquoi quitter une commission alors qu'elle a perdu du fait du président de la République sa raison même d'exister ?".
Le député PS a encore jugé que ces derniers développements étaient un "élément supplémentaire de cette guéguerre (entre MM. Sarkozy et Copé, ndlr) qui s'illustre d'ailleurs sur le texte de la réforme des institutions". "Copé s'est retrouvé avec la patate chaude. Il a donné un sens au travail de la commission au travers de ces trois hypothèses, il avait sans doute l'idée d'aller jusqu'au bout et le président de la République lui a coupé les jarrets", a commenté M. Bloche.
Mdf/bb/dlm
lundi 26 mai 2008
Le bureau du CE de France 2 mandaté afin de saisir le tribunal pour l'arrêt des chantiers Carolis (Satellifax)
Le comité d'entreprise de France 2, qui s'est réuni jeudi, a donné mandat à son bureau (secrétaire, secrétaire adjoint, trésorier, trésorier adjoint) pour « saisir le tribunal aux fins de faire juger du caractère illicite du projet (de réorganisation lancé par la direction de France Télévisions, ndlr) et de la consultation (du CE mise en place dans ce cadre) », selon les termes de la résolution adoptée jeudi à l'unanimité (élus de la CFDT, CGC, CGT, FO-CFTC, SNJ). Les syndicats SITR et SRCTA, qui ne disposent pas d'élus, se sont associés à cette résolution. « Ce mandat est valable en première instance et en appel », précise le texte dont nous avons eu copie.
Rappelons que France 2 est assignée demain devant le tribunal de grande instance de Paris par le CCE de la chaîne qui demande le gel du projet de réorganisation (Satellifax du 22 mai).
Le CE de France 2 a par ailleurs rejeté, là encore à l'unanimité, l'ordre du jour de la direction qui prévoyait la consultation de l'instance sur trois des huit chantiers (direction commune pour la jeunesse, les acquisitions et les études). Il considère en effet que cette consultation ne peut avoir lieu, notamment en raison des « la non remise par l'expert désigné dans le cadre du droit d'alerte (voté le 12 décembre 2007, ndlr) de son rapport définitif » et de la saisine du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), selon la résolution adoptée par le CE le 8 avril (nos informations du 9 avril).
vendredi 23 mai 2008
Le SNPCA-CGC retrouve son siège aux paritaires de France 3
P.de Carolis pourrait comparaître 4 ou 5 fois au Pénal dans les mois qui viennent
Les élus ont ainsi empêché la direction de passer en force. Ils ont voté à l’unanimité un nouvel ordre du jour.
Tant sur les chantiers que dénonce avec force le SNPCA-CGC avec, notamment, la manoeuvre illicite de « transferer les personnels » des chaînes vers France Télévisions que sur la charte hors la loi à laquelle ils sont liés ou, dernièrement, que sur l’introduction des nouvelles caméras numériques (16/9ème et HD), la direction voulait avancer à marche forcée.
Cette dernière tentait d'obtenir fallacieusement un vote des élus sans qu’ils aient pu avoir accès aux informations nécessaires et par desssus tout sans que le CHS-CT, l'expert qu'il a récemment désigné sur ces dossiers ou encore le cabinet d'expertise "Raisonnances" saisi dans le cadre du droit d'alerte, n’aient encore rendu leurs conclusions.
Notons au passage que si le CHS-CT n'a pas été consulté sur cette nouvelle organisation que prévoyait France 2 et plus largement France Télévisions, pas plus que l'expert qu'il a nommé ne l'a été; le CHS-CT n'a encore moins été consulté sur les locaux que la direction prévoyait pour ces regroupements.
La direction qui espérait bien conclure cette fois-ci avait même cru devoir montrer les plans des futurs bureaux à plusieurs services (l'obligation de consulter, là aussi, le CHS-CT balayée par France Télé), notamment celui des "études" qui découvrait stupéfié que pour une douzaine de collaborateurs dans un même "local" il pouvait n'y avoir qu'un vasistas.
Les élus ont donc refusé les consultations factices et ont demandé pour le moins, leur report.
Les élus et représentants syndicaux ont, de plus, déploré à l’unanimité ces méthodes de passage en force, à 100.000 lieues de ce que certains osent encore qualifier en interne de dialogue social - inexistant- mais aussi du respect des instances représentatives du personnel et donc des salariés eux-mêmes.
Au cours d'une séance fleuve qui a débuté dès 9h00 le matin pour se terminer vers 20h00, les élus et les représentants syndicaux se sont trouvés en face d’un mur. Ils ont pu entendre, François Guilbeau dégé de France 2, à qui ils ont rappelé qu’une direction ne peut travailler contre les salariés de l’entreprise et leurs représentants, ressasser pendant à peu près 4 heures de temps la même rengaine usée et lancinante.

Le dégé de "La Deux" pensait peut-être pouvoir continuer à prendre les élus pour des "andouilles rétrogrades" qui "n'auaraient pas bien compris tout les bienfaits de la réforme" que P.de Carolis avec son aide particulièrement active essaie de mettre en place à tout prix.
Seulement voila,Monsieur Guilbeau, les élus tout comme les salariés du reste, ne "gobent" pas, non. Ce ne sont pas des "nazes".
Ils ont compris depuis un bon moment à qui ils ont à faire. Ils ont donc à juste titre adopté la méthode "SQUASH" en renvoyant la balle sur "le mur" pour que vous la direction se la reprenne plein pot.
Les élus ont, ainsi, adopté une résolution permettant aux membres du bureau d’engager toute procédure en Justice visant à faire respecter l’institution, ses prérogatives mais plus généralement les textes de loi (voir le texte) et fait parvenir à la Presse - à l’exception de FO/CFTC – un communiqué commun pour dénoncer les manœuvres de la direction. (voir le texte)


