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mercredi 14 décembre 2011

Énième scandale à France Télévisions sur fond d’amiante et de marchés immobiliers opaques!

Énième scandale à France Télévisions sur fond d’amiante et de marchés immobiliers opaques!

Une fois encore, c’est « Le Canard enchaîné » (celui du mercredi 14/11/11) qui met les pieds dans le plat. Sur quasiment une demie page, dans l’encart intitulé « France Télévisions dans la ronde » qui s’inscrit dans un plus vaste article intitulé lui « Bouygues et la Défense au fond de la tranchée ».

Il y est question du bâtiment rue Varet (en face de l’école maternelle) sur quatre étages que France Télévisions loue dont le bail arrivait à échéance en milieu d’année 2011 qui s’est trouvé reconduit semble-t-il grâce au responsable des projets immobiliers parisiens que cite « Le Canard » : Julien Saillard.

Ce que ne dit pas « Le Canard » c’est qu’à la reconduction du bail, France Télévisons aurait dû fournir en plus de tous les diagnostics légaux obligatoires, le diagnostic AMIANTE…Pourtant, malgré les différentes interpellations et questions posées par diverses instances représentatives du personnel, CHSCT en tête, la direction, Julien Saillard et consort, ont toujours nié la présence d’amiante dans les locaux.

Or il s’avère que le bâtiment présente bien un risque d’AMIANTE non négligeable, notamment pour tout ce qui serait entourages fenêtres (elles sont extrêmement nombreuses ici).

Ce bâtiment, il faut le redire dont France Télévisions n’est pas propriétaire, avait déjà fait l’objet d’une brève dont « Le Canard » se souvient sûrement en juillet 2011 (pour avoir écrit un article) suite à la mise à sac des locaux syndicaux (photos à l'appui en bas de post). La CFDT et le SNPCA-CGC ont d’ailleurs porté plainte, à tout le moins pour « Pour Vol, effraction et destruction de bien d’autrui » ; en effet, la direction de France Télévisions venait de raser sans le moindre avis, ni la moindre acceptation les locaux dévolus aux syndicats et à l’exercice de leur mandat.

Les locaux syndicaux qui s’y trouvaient et qui avaient été mis à disposition des organisations syndicales au 3ème étage dans un bâtiment annexe de France Télévisions, rue Varet, avaient été littéralement rasés. Le mot « rasé » est faible…les bureaux syndicaux avaient disparu, les cloisons avaient été abattues et le mobilier volatilisé. (jusqu’à la moquette arrachée)

Questions :

- L’entreprise qui a effectué cette mise à sac, avait-t-elle été mise préalablement au courant des problèmes d’amiante et des risques que prenaient ses salariés?

- Ce chantier à risque avait-il fait l’objet d’une déclaration préalable et impérative auprès du pôle amiante de la Préfecture de Police ?

- L’école maternelle dans la rue quasiment en face, avait-elle été prévenue de l’éventuelle dangerosité des gravas entreposés sur le trottoir (photos) ?

Tout ceci est extrêmement grâve. Murielle Charles-Beretti apparemment à l’origine de ce chantier qui écrivait aux syndicats en qualifiant cela d’« incidents »: « Tout d'abord permettez nous de bien vouloir nous excuser pour ce regrettable incident essentiellement dû à un manque de coordination de nos services du fait de la période estivale. Comme vous le savez nous venons de renouveler le bail de l'immeuble de la rue Varet. Du fait de la pérennisation de notre présence sur place nous avons décidé de rénover ces locaux qui en ont bien besoin. [raser et détruire étant les termes exacts] » devra expliquer avec Julien Saillard pourquoi rien n’a été dit aux IRP

Au fait, pour tout ce qui est « désamiantage » quels appels d’offres dans le respect des règles soumises aux marchés publics (liberté d’accès à la commande publique, égalité de traitement des candidats et transparence des procédures) , ont été passés ? Quelles sociétés ont été retenues et comment ont-elles été choisies ?

« Le Canard » parle d’ailleurs d’« une boîte de la région de Versailles qui s’est amusée à présenter sa candidature à cet appel d’offre [lequel ?] sous deux noms différents, histoire de donner l’illusion de la concurrence et pouvoir remporter le marché » !

Qui sélectionne et choisit ces boîtes ?

« Le Canard » indique toujours que la double perquisition qui a eu lieu à France Télévisions mi novembre (avec un autre au domicile de l’intéressé) et qui a fait que le groupe a dû se fendre d’un communiqué – une première en la matière – afin de préciser que « En l'état, ni l'entreprise ni aucun de ses membres ne sont poursuivis », visait donc cet ancien salarié de Bouygues.

France Télévisions qui affirmait donc que tout ceci ne visait « ni l'entreprise ni aucun de ses membres » a sûrement dû s’étrangler à la lecture de l’hebdomadaire.

Qu’écrit aussi « Le Canard » : « Les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff s’intéressent à certains marchés de construction de France Télévisions (dans le cadre d’une enquête qu’ils mènent parallèlement, ndlr). Une sorte d’affaire dans l’affaire réalisée au profit d’un bétonneur de seconde zone…. »

- Comment alors que le bail arrivait à son terme, France Télévisions a-t-elle décidé de renouveler ce dernier ?

- D’y mettre son C.D.E. Centre de Diffusions et d’Échanges dans un bâtiment dont elle n’est pas propriétaire et y engloutir tant de deniers du contribuable pour un coût de 10 millions d’euros dénoncé par l’ensemble des élus ?

- Comment les soi-disant appels d’offres ont-ils été passés ?

- Quant est-il de la santé de tous les salariés qui ont travaillé dans ce bâtiment (rappelons que la direction y organisait ses réunions dites de négociations) et des garanties prises pour les protéger ?

- Pourquoi avoir tu la vérité?

Ce dossier pourrait bien être pour Élysée, la goutte d’eau qui fait déborder le vase !




mardi 13 décembre 2011

Plusieurs médias après l'enquête de Télé Loisirs, interpellent implicitement le Chef de l'Etat : France Télé jette-t-elle l'argent par les fenêtres?"

Comme l'écrit Voltaire dans un courrier de 1760.“Les beaux esprits se rencontrent”...ainsi le blog de la CGC Média publiait la veille un article qui vient en écho à l'article publié dans "Télé Loisirs" intitulé "France Télévisions, où va notre argent?".Lien

Il y était question notamment , des clauses d’audiences «contractuelles» à la tête du client sur France Télévisions et du prix payés pour certaines émissions. Le blog y indiquait entre autres, que chaque numéro de l’émission de PPDA produite par Dominique Ambiel qui, après son départ comme conseiller de Jean-Pierre Raffarin et ses déboires judiciaires, avait remonté sa société de production : « A Prime Group », était estimé à plus de 350.000 €.

Voila ce que dit l'article publié dans "Télé Loisirs" repris par plusieurs média:

Enquête: France Télévisions jette-t-elle l'argent par les fenêtres ?

Cette semaine, Télé Loisirs publie une grosse enquête sur le thème:

En cause, des émissions qui coûtent chers par rapport à leurs faibles audiences, des fictions tournées par dizaines mais qui restent dans des cartons...

Nos confrères rappellent avant tout que la redevance est estimée à 2.8 milliards d'euros.

L'hebdo télé parle des programme où l'argent est jeté par les fenêtres", notamment les fictions tournées, payées, et jamais diffusées!

Jean-Pierre Guérin, patron de la société de production GMT et président du principal syndicat des producteurs USPA, confie: "En général, le patron de la fiction qui est en place fait beaucoup de commandes aux copains et aux autres, et celui qui prend sa place fait la même chose. Résultat, ça bloque". C'est notamment le cas de "Duo", une série de 6 épisodes où 3.9 millions d'euros ont été dépensés pour rien. Également "Paradis criminel", avec 4 épisodes tournés, "Tragédie en direct" qui est en attente depuis 2007.

Nos confrères précisent que "tout projet bénéficiant d'une convention d'écriture est payé 80.000 euros, et bien souvent, il est produit." et de rappeler qu'un 52 minutes coûte en moyenne 700.000 euros par épisode sur France 2 et un 90 minutes 1.8 million d'euros.

Télé Loisirs s'intéresse également à France 3, et à l'émission "Midi en France" de Laurent Boyer qui ne dépasse pas les 250.000 téléspectateurs, et qui coûte 100.000 euros par numéro.

Un ancien membre de MFP, pourtant société de production de France Télévisions, fustige ce programme car selon lui, les conditions d'obtention par une boîte de production extérieure semblent floues: "A l'appel d'offres, on leur a proposé un budget moins cher, mais notre dossier n'a pas été retenu."

Idem pour "Avant premières" sur France 2, où selon des détracteurs, la productrice a bénéficié de nombreux réseaux politiques (c'est une proche d'Anne Sinclair) et réussi à imposer son émission en seconde partie de soirée, vendue 190.000 euros et 50.000 euros de moyens techniques.

Nos confrères de Télé Loisirs ont également enquêté sur le budget réservé à la communication. Avant de rappeler que TF1 et M6 n'ont pas organisé de conférence de presse de rentrée, Télé Loisirs précise que France Télévisions a décidé d'en faire six, une pour le groupe et une par chaîne. La dernière de Patrick de Carolis avait coûté 100.000 euros.

A cela s'ajoute le retour du duo CAROLIS DUHAMEL, le premier bénéficiant d'un CDD à France Télé et parallèlement de contrats d'animateur comme de producteur, le second d'un contrat d'auteur via une boite de prod extérieure.

Le Chef de l’État n'avait sûrement pas nommé directement Pflimlin pour ça !!!!!