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jeudi 4 juillet 2013

Des députés UMP dinent avec Pflimlin et lui apportent leur soutien…non mais enfin qui est-ce qui gouverne !

Des députés UMP dinent avec Pflimlin et lui apportent leur soutien…non mais enfin qui est-ce qui gouverne !

Le blog CGC Média est resté sans voix à la lecture de l’article de Renaud Revel publié ce 4 juillet dans l’express.fr au sujet du « dernier diner politique de Pflimlin ».

Christian Kert qui a participé à ce diner avec Pflimlin  « avant hier soir avec une brochette d’autres députés UMP, dont Franck Riester, ou encore Christian Jacob », interrogé par l’Express « confirme avoir rassuré le PDG de France Télévisions quant aux intentions de l’UMP: »
Et d’ajouter : « Je ne comprends pas à quoi joue Patrick Bloche. D’autant que cette question n’est pas dans la tonalité du moment, je pense. Oui nous ne voterons pas ce texte ».
Renaud Revel indique encore que ce « dîner a été loccasion pour Pflimlin [entouré de ces convives, ndlr] d’évoquer la situation de l’entreprise et l’imminence du projet de loi sur l’audiovisuel qui sera débattu à l’assemblée le 24 juillet prochain. Lors de cette rencontre, ces parlementaires ont expliqué qu’ils s’opposeraient à un amendement proposant la destitution, en vertu  de la loi votée, des PDG de l’audiovisuel public en place. Rédigé par le député PS Patrick Bloche, cet articulet régicide est loin de faire l’unanimité. Non seulement sur les bancs de la droite, mais également à Matignon et à l’Elysée où François Hollande ne veut pas jouer les pousses-au-crime.»
Voila donc une initiative de l’Opposition qui devrait plaire à la Majorité et au Président de la République. LOpposition qui n’est d’ailleurs pas rancunière après les deux  récentes émissions diffusées sur France Télévisions celle de Benoît Duquesne "Complément d'enquête" et d’Élise Lucet "Cash investigation" mettant largement en "lumière" un autre collègue député UMP Eric Woerth, lui-même renvoyant sur un certain Nicolas ! 
Non mais "des fois" qui c’est qui gouverne et qui commande !!!!
Pourquoi donc les députés PS, le Gouvernement ou François Hollande le Chef de l’État, voudraient-ils ajouter quelque chose quand les invités UMP de Pflimlin lui assurent en dînant qu'il va rester !!!!

mercredi 3 juillet 2013

Thierry Langlois supplante Bruno Patino avec son interview à « puremedias.com » où il reprend à son compte un des programmes de Pierre Sled son prédécesseur.



Thierry Langlois supplante Bruno Patino avec son interview à « puremedias.com » où il reprend à son compte un des programmes de Pierre Sled son prédécesseur.

Concomitance des « annonces » ou pas, deux jours après que Thierry Langlois ait donné une interview exclusive à « puremedia.com »  sur les programmes de France 3 pour la rentrée de septembre et le bilan de la saison  – grillant au passage Patino et Pflimlin pour leur conf de rentrée –  « Le Canard enchainé » de ce 3 juillet, donne justement quelques détails sur la « petite sauterie » :

« Rémy Pflimlin ne fera qu'une conférence de rentrée le 27 août. Le patron de France Télés et les patrons de chaque chaîne présenteront l'ensemble des programmes lors d'un marathon de plusieurs heures qui réjouit à l'avance les journalistes, producteurs et animateurs. Pour les réconforter, le soir, petite sauterie au palais de Tokyo à deux pas du Trocadéro ! Mais là encore il faudra serrer la ceinture : à vot’ bon cœur, France Télés cherche un sponsor pour le champagne. Et, pour les petits-fours, un traiteur accepté de faire une ristourne sur le cocktail géant en échange d'écrans de pub sur les chaînes du groupe à la rentrée… »


Voila, cette année comment débute l’interview exclusive de Thierry Langlois dans puremedias.com: «Traditionnellement organisée en début de saison, France Télévisions innove cette année en présentant sa grille de rentrée au début de mois de juillet. Quelques heures avant la conférence de presse, Thierry Langlois, le directeur des programmes de France 3, fait le bilan de la saison sur puremedias.com et annonce les nouveautés de la rentrée.
 Propos recueillis par Benoît Daragon et Julien Lalande »

Thierry Langlois avait déjà fait le coup l’année précédente en grillant, cette fois-là, la politesse à François Guilbeau l’ex dégé de France 3. 

A la première question du journaliste de « puremedias.com » : « Débutons par un bilan de la saison des grandes marques de France 3. En fin de matinée, les audiences de "Midi en France" ont progressé sensiblement. Quel bilan faites-vous de cette quotidienne ? »
Thierry Langlois n’a pas peur de répondre : « Le travail éditorial que nous avons opéré (et que nous allons continuer à faire) a fini par payer. L'audience de "Midi en France" a vraiment progressé et la perception de ce magazine animé par Laurent Boyer a changé chez les téléspectateurs. La perception chez les professionnels a également évolué puisque nous avons beaucoup de demandes de municipalités pour que "Midi en France" s'installe chez eux. Nous allons également renouveler la déclinaison "Un dimanche en France" pour renforcer nos week-ends dans une économie réduite. On espère proposer six numéros la saison prochaine le dimanche à 15h. C'est une émission où on est dans l'esprit et les codes de "Midi en France" et où on ré-exploite les sujets de l'émission. »

Il faut quand même oser !!!  

N’hésitant pas à reprendre à son compte l’émission lancée et signée par Pierre Sled son prédécesseur à la direction des programmes de France 3, Thierry Langlois revendique « la perception du magazine  auprès des professionnels, des téléspectateurs et des municipalités…. »

C’est Pierre Sled qui va sûrement être content comme il a dû être content de voir que Thierry Langlois a également reprogrammé 4 documentaires sur les régions de France  toujours signés et lancés par lui  (économies obligent) :

"Les Calanques", le 17 juin 2013 
puis le 24 juin: 
-  "Le Pays Basque" 
-  "L'Ardèche" 
-  "Les Alpes"

Il convient parfois de rendre à César ce qui lui appartient !!!!

Chapeau Monsieur Bloche d’aller au bout de votre démarche en déposant un amendement à la loi audiovisuelle.



Chapeau Monsieur Bloche d'aller au bout de votre démarche en déposant un amendement à la loi audiovisuelle.


Chacun se souvient encore des propos tenus à l’Express par Patrick Bloche député PS de Paris et administrateur de France Télévisions "Je n'ai rien contre Rémy Pflimlin, au Conseil d'administration duquel je vais maintenant siéger, mais il m'apparait tout à fait claire qu'il devra retourner devant un CSA, rénové et réformé, s'il veut poursuivre sa tâche. Et ce n'est pas faire du "spoil system " que de dire cela. " !!!! 

Le 5 juin dernier, le blog CGC Média évoquait à nouveau cet amendement dont parle tout le monde en ce moment, afin que « la loi s’applique dès qu’elle sera votée et passée par le Congrès…»

«  C’est une question de principe » a réaffirmé Patrick Bloche au Figaro. Evidemment, c’est le bon sens même.

Comment ne pas être d’accord avec lui pour que s’applique une loi dès sa promulgation et que cesse immédiatement le mandat tout responsable de l’Audiovisuel qui n’aura pas été nommé par le CSA  pour ne pas faire de lui un hors la loi !

Le Monde.fr de ce jour dans son article « Patrick Bloche veut remettre en jeu les mandats des patrons de l’audiovisuel » développe l’information.

Extrait : « Patrick Bloche président de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, va déposer un amendement au projet de loi sur l'indépendance de l'audiovisuel public.

Son but : que les mandats en cours de dirigeants comme Rémy Pflimlin à France Télévisions, s'achèvent, trois mois après la promulgation du texte, soit a priori autour de mars 2014, comme le relève Le Figaro mercredi 3 juillet. Il n'est pas évident que le député arrive à faire voter cette modification, qu'il défend de longue date… »

Le Monde.fr d’ajouter « Le projet de loi, qui sera examiné à l'Assemblée nationale le 24 juillet, prévoit que les patrons de l'audiovisuel public soient à nouveau nommés par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et non plus par le président de la République, comme l'avait instauré Nicolas Sarkozy…
L'idée n'est pas de couper des têtes mais de remettre les compteurs à zéro", explique-t-on chez Patrick Bloche… »

Le quotidien s’interroge enfin sur l’attitude de la majorité qui pourrait ne pas être « très chaude » vis-à-vis de l’amendement et suite aux déclarations la ministre de la culture Aurélie Filippetti le 4 juin dernier, à Libération !

Pourtant, selon nos informations et plus particulièrement, suite aux indiscrétions parues dans "Le Nouvel Obs" le 27 avril dernier qui citait Nicolas Sarkozy qui revenant sur le choix de Pflimlin qu'il nommait à l'été 2010 au sortir de Presstalis qu'il laissait en situation de quasi faillite, avait lancé "lors d'un déjeuner avec une demi-douzaine de créateurs "Je suis d'accord avec vous, je mes suis bien planté en le choisissant"

il se pourrait bien que l’amendement rassemble bien largement au–delà du groupe PS à l'Assemblée.

Si même l'ex Chef de l’État le dit et que son camp le reconnait, comment le PS pourrait-il encore être frileux ??????



1er juillet "Indépendance day" pour Pflimlin!


Au Conseil d’Administration du 24 avril 2013, Rémy Pflimlin déclarait une énième fois aux adminsitrateurs devoir  "assurer l’indépendance et la cohésion de l’entreprise, dont il est le garant."

Le Canard enchaîné nous livre dans un petit encadré en première page de l'hebdomadaire satirique, intitulé "Complètement jité" une illustration remarquée des propos de Pflimlin:

Voici l'Article : 
"Panique à France 2, le 1er juillet, en plein 20h avec Bernard Tapie. Présent sur le plateau durant tout le JT, "Nanard" s'est levé furieux à trente secondes de son interview, pendant la diffusion d'un autre reportage. Il venait d'apprendre qu'un sujet sur ces biens seraient diffusés avant qu'ils prenne la parole. Du coup, il a mis le marché en main: ou France 2 zappait le reportage ou lui zappait l'interview en se barrant. 
Pujadas a  accepté de retirer le sujet...avant de la rediffuser au bout d'un quart d'heure d'interview. Re fureur de Tapie...mais qui n'est pas parti.
Cela aurait  été dommage de rater un si brillant de numéro de bonimenteur."
1er juillet "Indépendance day" pour Pflimlin !

mardi 2 juillet 2013

France Télévisions condamnée par la Cour de Cassation qui invoque le viol de la Constitution française.

France Télévisions condamnée par la Cour de Cassation qui invoque le viol de la Constitution française.

Encore une fois France Télévisons a tout faux...que nous enseigne ici cette affaire qui porte sur un jugement rendu voila presque 2 ans, le 29 septembre 2011, que finalement France télévisions a gagné du temps et sûrement de l’argent au détriment du syndicat en ne convoquant jamais le salarié désigné par le SNPCA-CFE-CGC !

La Cour de Cassation vient donc de rendre un arrêt essentiel qui va faire jurisprudence, concernant la prise en compte des résultats aux élections professionnelles pour établir au sein d’une entreprise à établissements multiples dont le siège social est situé en métropole, la représentativité d’un syndicat.

Que dit notamment, la Cour de Cassation qui condamne France Télévisions et déclare irrecevable sa demande :

«  qu’il résulte des dispositions applicables à toutes les entreprises à établissements multiples dont le siège social est situé en métropole, que l'ensemble des résultats des élections se déroulant dans les établissements distincts y compris ceux situés dans les collectivités d'outre-mer auxquels ne sont pas applicables dispositions de la loi du 20 août 2008, doivent être pris en compte pour déterminer la représentativité des organisations syndicales au niveau de l'entreprise permettant à ses dernières de désigner un représentant syndical au comité central d'entreprise ;

Qu’en retenant que l'audience électorale du syndicat SNPCA-CFE-CGC évaluée en fonction des résultats obtenus au premier tour des élections au comité d'établissement organisées sur les seuls établissements métropolitains et départements d'outre-mer de la société France Télévisions,  étaient inférieure à 10% prévu par la loi, le Tribunal d'instance a violé l'article L.2327-6 et l'article L.2122-1 du Code du travail.



La Cour de Cassation, réaffirme d’autre part, le droit pour tout travailleur de participer par l'intermédiaire de ses délégués à la détermination des conditions de travail qui revêt une valeur constitutionnelle et suppose le respect de l'égalité de traitement entre les salariés d'entreprises pour la mise en place des institutions représentatives du personnel ;



Qu’en décidant de ne retenir pour apprécier la représentativité d'un syndicat au niveau de l'entreprise que les suffrages obtenus par ce dernier dans les établissements de métropole et les départements d'outre-mer de la société France Télévisions, le tribunal d'instance a violé l'article 8 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, ensemble les articles L.2327- 6 et L.2122-1 du Code  du travail. »

Enfin, la Cour de Cassation a rappelé qu’en matière de désignation : « Le délai de contestation de la désignation d'un Représentant syndical au comité d'entreprise prévu par l'article R.2324-24 du Code du travail est un délai de forclusion qui ne souffre, or le cas de fraude, ni suspension une interruption sauf survenance d'un fait nouveau porté postérieurement à la connaissance de l'employeur de nature à remettre en cause la validité de la désignation et servant de base à la contestation et que ne constitue pas un fait nouveau le jugement statuant sur la représentativité d'un syndicat à l'occasion d'un litige portant sur des désignations antérieures de délégués syndicaux… »

mardi 25 juin 2013

Bruxelles devrait se prononcer ce 27 juin sur la légalité de la "taxe télécom" dite "taxe Copé" et la ministre de la Culture en propose une nouvelle !



Bruxelles devrait se prononcer ce 27 juin sur la légalité de la "taxe télécom" dite "taxe Copé" et la ministre de la Culture en propose une nouvelle !

Bruxelles devrait se prononcer ce 27 juin sur la "taxe télécom" dite "taxe Copé" décidé par Nicolas Sarkozy pour compenser la suppression de la publicité en soirée sur les chaînes de France Télévisions.

Rappel: Bruxelles avait  envoyé la France devant la Cour de justice européenne au sujet de la taxation des opérateurs à hauteur de 0,9% sur leur chiffre d’affaires, destinée donc à compenser la fin de la publicité après 20h00 sur les chaînes publiques.

Bruxelles considère que «Les taxes levées sur le secteur ne peuvent servir qu’à couvrir les coûts de la régulation du secteur» et que la France n’avait pas le droit d’utiliser cette "taxe télécom" pour financer autre chose que des dépenses dans le domaine des nouvelles technologies.

Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances de l'Assemblée Nationale qui dans une interview donnée ce jour au figaro se dit « inquiet sur l’état des finances publiques de notre Pays drogué à la dépense » est l’un des seuls à s’exprimer sur le fait qu "il n’e soit pas du tout certain que nous perdions face à Bruxelles" [sur ce dossier]

Pourtant le risque est grand pour que la France qui a déjà provisionné sur son budget 1,3 milliard d’euros, soit finalement condamnée à les « sortir » pour rembourser les professionnels du numérique ! 

Qu’à cela ne tienne, avant que Bruxelles qui a du reste à se prononcer sur tout un d’autres systèmes mis en place par la France (Les OPCVM ou les organismes de placement collectif en valeurs mobilières, le précompte mobilier et avec les "plans de campagne" pour quinzaine d'autres contentieux en cours) et qui en incluant une condamnation pour la taxation « télécom » qui pourrait voir la France condamnée à devoir rembourser quelques 9 milliards par Bruxelles, la ministre de la Culture, elle, propose une énième et nouvelle taxe !

Aurélie Filippetti a effectivement annoncé, le 20 juin dernier une taxe sur les smartphones et les appareils connectés fin 2013. Sur BFMTV , elle a notamment indiqué que serait a mise en place à la fin de l'année, une taxe sur les objets connectés à Internet (téléphones, tablettes, ordinateurs).

"Cette contribution" [C’est le mot qu’elle a utilisé en réponse au journaliste] "sera payée une fois, lors de l'achat" a-elle précisé. "Son taux sera très très faible, le plus faible possible. Elle sera indolore pour le consommateur", a-t-elle ajouté !

La ministre a rappelé qu'une redevance est déjà prélevée sur certains de ces appareils pour financer la copie privée, et "les fabricants la répercutent [déjà] sur leur chiffre d'affaires". Mais "il n'est pas normal" que seulement une partie des appareils acquittent aujourd'hui une taxe" a-t-elle enfin estimé.

Question « contribution » autrement dit « taxation », c’est Bruxelles qui devrait encore avoir du pain sur la planche ! Question « pouvoir d’achat », il est clair que les contribuables français vont encore y perdre.

Enfin sur la redevance nouvelle formule basée sur la « consommation » de service public (du déclaratif donc), également annoncée par Aurélie Filippetti, il semble aujourd’hui qu’elle fasse marche arrière…un groupe de travail parlementaire serait chargé de réfléchir à l'évolution des recettes du service public et de la redevance !!!!! Tout un programme.

De moins en moins libre à Canal + syndicalement parlant.



De moins en moins libre à Canal +   syndicalement parlant.

C’est probablement une grande première non seulement à Canal + mais probablement dans une grande entreprise française.

Imaginez Vivendi qui détient une participation de 80% dans Canal +, agir de la sorte…ce serait un véritable tollé. Il n’est pas sûr d’ailleurs que l’immixtion de Sophie Guieysse dans les prérogatives du Comité d’Entreprise (alors qu’elle n’en est pas le Président, faut-il le redire) soit bien du goût de l’actionnaire !!!!

Sophie Guieysse la DRH  de Canal + en prenant part au vote pour l’élection non seulement du Secrétaire du Comité d’Entreprise mais également de tout le Bureau., déroge à toutes les règles.

Ce n’est même pas le chef d’entreprise qui a voté comme l’impose le Code du travail donc la loi, NON, c’est bien la DRH ne pouvant présenter un quelconque document justifiant une telle « qualité à agir » et malgré qui malgré la demande d’un élu cgt en ce sens qui a décidé de faire élire aux postes du bureau, les élus de la liste du syndicat maison « + LIBRES ».

Y avait-il péril en la demeure? Un dysfonctionnement majeur ? Une impasse empêchant le bon fonctionnement de cette instance ? Non, simplement une volonté, une envie de peser sur le choix des responsables élus qui auront à administrer le Comité d’Entreprise ces trois prochaines années.

Mais en agissant ainsi et en faisant élire un bureau « monocolore », il faut admettre que la direction de CANAL+ rompt le devoir de neutralité indispensable que toute entreprise se doit de respecter pour permettre un dialogue social ouvert, équilibré et constructif.

Le législateur a certes prévu que le président du Comité d’entreprise qui est le pédégé, puisse exceptionnellement prendre part à l’élection du Secrétaire de l'instance mais ce n’est ni la règle, ni l’usage, ni l’esprit des textes.

Que nous dit « Le Cohen » à ce sujet, au chapitre « Désignation » :
« Le Secrétaire désigné par le comité d'entreprise est choisi en ses membres titulaires » (article R. 23 25-1 du Code du travail)

La première réunion après l'élection des membres du comité doit logiquement commencer par l'élection du Secrétaire du Comité. Pratiquement, la première tâche du Président consiste à faire procéder à ce vote

Le mot « désigné » est impropre. La Cour de Cassation a précisé la désignation de Secrétaire constitue l'élection interne. Il faut donc lui appliquer les règles de la majorité, exposé plus haut, relative à ce type d'élection second degré au sein du Comité.

Le Secrétaire est un membre titulaire choisi parmi ses pères. Car le comité désigne ici la délégation du personnel, plus exactement les seuls membres élus titulaires. Ce sont eux qui procèdent à cette élection interne qui constitue en fait une élection au second degré. Les suppléants et les représentants syndicaux ne votent  pas.

Nous avons exposé plus haut chapitre premier les interdictions de vote faite au Président et avons montré que la lettre du texte ne prévoit pas que l'employeur, président du Comité, puisse participer au vote pour l'élection du secrétaire. L'esprit du texte l'interdit, bien que la Cour de Cassation continue à l’admettre…. »
L'esprit du texte l'interdit.....le pouvoir du Président d’un Comité d'Entreprise est déjà exorbitant sans qu’il lui soit nécessaire d'en prendre "le contrôle politique". Même si le Secrétaire établit conjointement avec le chef d’entreprise, c’est à ce dernier qu’il revient de le convoquer les élus et de faire appliquer les décisions de l’Instance... l'employeur reste l'employeur y compris face aux élus d'un Comité d'Entreprise.

En agissant ainsi, la Direction de CANAL+ retire de facto au C.E. son autonomie de gestion et de gouvernance tout en perturbant son fonctionnement. Sophie Guieysse la DRH de Canal + en prenant position comme elle le fait, en faveur d’un syndicat, avec une telle ingérence, fragilise la légitimité des élus ainsi désignés.

Il s’agit ici d’une situation grave, inédite et lourde de sens pour la démocratie sociale dans l’une des grandes entreprises du PAF.

En agissant ainsi, la Direction de CANAL+ et sa DRH Sophie Guieysse, refuse de laisser la démocratie sociale fonctionner normalement. Si le Code du travail dispose que le Président du C.E. éventuellement dans le cas notamment du blocage de l’Instance, puisse voter pour l’élection du Secrétaire, il ne prévoit rien de plus.

Hors à CANAL+, l’instance issue de la dernière élection de juin fonctionne normalement, aucun blocage administratif ou juridique ne justifiait un tel interventionnisme intervention de la Direction pour la désignation de ses responsables.

Perte de neutralité, légitimité fragilisée, pourquoi donc prendre un tel risque alors que s’ouvre une nouvelle période troublée qui nécessite de rassembler l’ensemble des acteurs sociaux autour de la refondation d’un modèle économique bousculé et d'un environnement social qui se dégrade ?

Multiplication des départs, licenciements, ruptures conventionnelles, démissions, mutations à Canal +,  l’iceberg social dérive vers toujours plus d’autocratie. C’est très dommageable.

La CGC devrait n’a pas l’intention de laisser les choses en l’état et saisit ce jour son conseil.


jeudi 20 juin 2013

Patino et Razon réhabilitent du vieux pour faire croire à du neuf ! France Télévisions ne fait plus de télé mais prône « l’utilisation immersive de tablettes » !



Patino et  Razon réhabilitent du vieux pour faire croire à du neuf ! France Télévisions ne fait plus de télé mais prône « l’utilisation immersive de tablettes » !

Hier, Boris Razon qui vise la place de directeur des programmes de France 4 (encore occupé pour l’heure par une femme et qui, si elle devait être remplacée, serait la deuxième après Emmanuelle Guilbart à dégager), a annoncé le lancement de « Culture Box » en tenant des propos que le téléspectateur lambda ne comprendra probablement pas.

Quel lancement ?!!! C’est le 22 octobre 2008 qu’a té lancé « Culture Box » sur France Télévisions…ni Patino, ni Razon n’ont donc inventé et encore moins lancé quoi que ce soit.
Pour le prouver, il suffit de lire un des articles de l’époque (22/10/08 donc) : « France 3 a lancé lundi une initiative absolument fabuleuse dans une relative indifférence : Culturebox, un site qui recycle les reportages et émissions culturelles de la chaîne. Une mine de contenus - pour donner une idée de leur richesse, quelque 120 sujets relatifs à la culture sont tournés chaque semaine par les rédactions nationale ou régionales de France 3.
Comme dans un vaste marché aux puces, on se balade sur le site où coexistent sans hiérarchie un extrait de Armida de Haydn à l'opéra de Tours et l'intervention de Rohff et Camille dans l'émission de Frédéric Taddéi Ce soir ou jamais, l'expo sur les années 80 au Magazin de Grenoble et celle autour de Richard Kern à Poitiers - tout ceci accompagné de petites notices pratiques et explicatives.
On peut également s'orienter sur le site par catégories (Danse, Cinéma, Théâtre, Expositions etc), ou par régions à l'aide d'une carte de France.
Intelligente façon de recycler ses abondants contenus, ce site est aussi un cadeau de France 3 offert aux curieux, et accessoirement une preuve de la nécessité absolue de conserver un service public de l'audiovisuel.»
Voila pour la paternité….cela devait être dit.

Cela suffit que certains reprennent à leur compte des concepts qu’ils n’ont ni crée, ni inventé mais dont ils se prévalent  comme le soi-disant lancement du Pluzz annoncé par Pflimlin et Chapellon , le 2 mai 2012, sur la page du site France Télévisions, par un article intitulé « France Télévisions lance son service de vidéo à la demande : pluzzVàD » alors que c’est Souloumiac (viré en juillet 2010 par Chapellon à son arrivée) sous Carolis qui en était à l’origine.

Boris Razon,  transfuge du site lemonde.fr, venue dans les valises de Patino et promu à France Télévisions comme « responsable des nouvelles écritures Web et du transmédia », est donc allé sur France Info ce mercredi gloser sur le soi-disant lancement de « Culture Box » en indiquant entre autres [attention, branchez vite votre décodeur] « Ce qu'on propose, c’est une expérience qui est multiplateformes, c’est-à-dire qu’elle se déploie aussi bien télévision connectée, là où on pourra apprécier forcément sur grand écran et dans de bonnes conditions dans un cadre exceptionnel, plus sur tablette de manière immersive ou sur un écran d’ordinateur. »

Il a également ajouté « Culture Box, au fond c’est deux choses : la première un traitement de l'actualité culturelle en continu, c'est-à-dire un flux d'actualités en continu par une rédaction dédiée d’une grosse dizaine de personnes. Ça c'est la première chose.

La deuxième, c'est une programmation de spectacles vivants qui reprend tous les spectacles vivants proposés sur les antennes de France Télévisions, c’est-à-dire de 250 à 300 en spectacle vivant dans  l'année, plus entre 50 et 100 spectacles vivants qui vont être programmées pour des communautés spécifiques qui sont en particuliers, les amateurs de baroque, le théâtre contemporain, la danse, les musiques métisses. »

Il faut le faire ! Et voila comment avec du vieux on tente de faire du neuf...

Il se dit même en coulisses que Patino qui a rencontré, il y a peu, Olivier Schrameck, le Président du CSA en compagnie de Pflimlin et Thierry Thuillier, a souhaiter lui présenter “France Télévisions 2025” (non, il ne s’agit pas d’une erreur, c’est bien 2025 et non 2015!) où le téléspectateur du futur naviguerait justement dans le « multiplateformes » et le « tous supports » (web, web mobile, tablette et TV connectée) de façon immersive….

Olivier Schrameck n’en serait pas revenu !!!!!!!!

Après francetv.info (dédié à l'information), francetv.sport (dédié au sport),  et francetv.éducation (dédié à devinez quoi !) francetv éducation, revoici « Culture Box » érigé comme le 4ème pilier de l'édifice numérique du couple Patino/Pflimlin….Remarquez comme ça, à France Télévisions on ne parle pas programmation, émissions, antenne et encore moins audience !!!!!

France Télévisions maitrise plutôt bien le principe « Culture boxien » du "recyclage d’émissions culturelles des chaînes " supprimées soi dit en passant, les unes derrière les autres ....pour ce qui est programmes télé, c’est autre histoire !

Bruno Patino, Yann Chapellon, Boris Razon et « le champignon magique » sur France 4 !!!


Le trio « numérico-multimédiatico-conceptuel » Bruno Patino, Yann Chapellon, Boris Razon a rendu une visite à la régie pub de France Télévisions pour une présentation du projet (« non chiffré » d’ailleurs) du relookage de France 4 en chaîne Jeunesse.

Les responsables de France 4, les financiers de France Télévisions Ajdari et Lacroix étaient-ils au courant de cette démarche ????? 

Toujours est-il que le « projet » de repositionnement de France 4 en chaîne Jeunesse (une volonté de la Tutelle soi-disant) présenté donc par le fameux trio fait beaucoup parler. 

Tout tournerait, selon les documents dont Boris Razon revendique « la nouvelle écriture » autour d’un concept de « fil conducteur » encore appelé « fil rouge » et dénommé « champignon magique »  basé sur le principe d’une émission en direct (bonjour le coût) avec plusieurs plages tout au long de la journée ‘début d’après-midi, « after school » [non vous ne rêvez pas], « acces prime-time » voire 2ème partie de soirée !!!!

La « formule» devrait faire perdre plus de 10M€ de recettes publicitaires à France Télé sur les 12/13 M€ que France 4 rapporte aujourd’hui au groupe [France 4 ne pourrait plus compter que sur 1 ou 2 millions de recettes pub].

De surcroit et à coup sûr, Arnaud Lagardère qui détient 66% des parts de Gulli poursuivra certainement en Justice France Télévisions qui possède les autres 34% à qui la clause de non concurrence interdit de se positionner sur le même « créneau ».
 
Alice et son « champignon magique » du pays des merveilles fait bien pâle figure à côté !!!!!

mercredi 19 juin 2013

Renaud Van Ruymbeke instruira la plainte visant France Télé pour laquelle le SNPCA-CGC s'est constitué partie civile.

Renaud Van Ruymbeke instruira la plainte visant France Télé pour laquelle le SNPCA-CGC s'est constitué partie civile.

"Monsieur le juge", ça ferait un beau titre de série, conclut "Le Canard enchaîné" dans son  article concernant celui de l'Express du 15 juin dernier confirmé par le blog CGC Média le même jour.

Voici l'article du Canard: