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lundi 16 décembre 2013

Le SNPCA-CGC va transmettre au juge Van Ruymbeke la liste actualisée des administrateurs de France Télévisions au CA du 20/12/13.

Le SNPCA-CGC va transmettre au juge Van Ruymbeke la liste actualisée des administrateurs de France Télévisions au CA du 20/12/13.  

Pourquoi diront certains ? Parce qu’en matière pénale mais également civile des membres du Conseil d’administration, la loi dispose que « La responsabilité pénale des personnes morales n’exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits (Code pénal, art. L. 121-2)….» 

Autrement dit, il faut bien comprendre que les membres du Conseil d’administration ou de l’instance dirigeante d’une entreprise, peuvent être déclarés par les tribunaux co-solidaires et pénalement  passibles des mêmes sanctions que les dirigeants en poste en cas de fautes commises dans leur gestion. 

Ce rappel essentiel étant fait, chacun agira en toute connaissance de cause et vis-à-vis de ce qui va suivre ! 

Le 10 décembre dernier la commission économique du C.C.E. de France Télévisions se réunit concernant le point mis à l’ordre du CCE de la séance du 17 décembre « Projet de budget 2014 » notamment en présence du cabinet indépendant chargé de l’expertise des comptes. 

Cabinet qui ne manquera du reste pas de s’interroger sur de nombreux aspects du document et posera de très nombreuses questions restées sans réponse.

Ce projet de budget avait donc été remis aux élus du C.C.E conformément aux dispositions légales mais surtout de l’article 2 du règlement intérieur qui a force de loi (*ci-après),  au moins 8 jours avant. 

« ARTICLE 2 : Fonctionnement du Comité Central d’Entreprise 
2.1 Périodicité des réunions
a) Le CCE se réunit en session ordinaire au moins 4 fois dans l’année, sur convocation de son (sa) Président(e).
b) Il peut se réunir en séance exceptionnelle à la demande de la majorité de ses membres ayant voix délibérative ou de son (sa) Président(e). La réunion doit se tenir dans le délai compris entre 1 mois minimum et deux au maximum. Cette demande doit s’accompagner  des points mis à l’ordre du jour.

En cas de carence du (de la) Président(e) ou de son (sa) représentant(e) et à la moitié des membres du CCE, le CCE peut être convoqué par l’inspecteur du travail et siéger sous sa présidence, conformément à l’article L.2325-14 du Code du travail.

2.2 Ordre du jour 

L’ordre du jour est arrêté conjointement par le (la) Président(e) et le (la) Secrétaire du CCE au moins 8 jours avant la date de la réunion. Il est accordé au secrétaire un délai entre la discussion et la signature de l’ordre du jour, pour permettre au bureau d’en débattre.

2.3 Convocation

Les convocations sont adressées au plus tard 15 jours avant aux membres du CCE, titulaires, suppléants et représentants syndicaux par courrier et  par leur messagerie. Ce délai peut être écourté et ramené à 8 jours en cas de réunion extraordinaire.

L'ordre du jour et l'ensemble des documents afférents à la réunion seront communiqués au secrétariat administratif du CCE et aux représentants du personnel le plus tôt possible et au plus tard 8 jours avant la date de la réunion. Ce délai peut être écourté en cas de réunion extraordinaire. » 

Ce document serait le même que celui adressé aux administrateurs en vue du Conseil d’Administration du 20 décembre prochain qui doit se prononcer sur ledit budget.

Méga problème tout de même, le même jour, le 10 décembre 2013, France Télévisons va présenter un autre document avec pourtant le même intitulé au « Comité d’Audit » qui se réunissait en présence, entre autres, d’administrateurs représentants de l’État, du personnel mais également et surtout de Christophe Beaux qui a récemment écrit à Pflimlin. 

Ce lundi 16 décembre, la direction en totale violation de la loi, écrit un mail aux élus pour leur annoncer qu’ils auront, la veille pour le lendemain, à se prononcer sur un nouveau document. 

Le mail suivant en est la preuve. Il est ainsi rédigé « Comme annoncé à l'occasion de la réunion de la commission économique du CCE, ce mardi 10 décembre, vous trouverez ci-joint un projet de budget qui annule et remplace celui qui vous a précédemment été transmis. Il intègre 8 M€ d'ajustements, qui ne pèsent pas sur l'activité, et permet à l'entreprise de présenter un résultat net en ligne avec son plan d'affaires. Ces 8 M€ correspondent à :


- l'intégration de l'impact du crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE) pour un montant net de 4 M€ (5,6 M€ d'effet CICE stricto sensu, minoré de 1,6 M€ correspondant notamment à un ajustement des charges connexes et la taxation des contrats courts) ;



- un objectif d'économies complémentaires de 1,5 M€ sur les coûts techniques de diffusion ;



- une baisse des dotations nettes aux provisions de 2,5 M€.



Ces quelques jours ont permis en outre d'affiner les prévisions de trésorerie, en cohérence avec la capacité d'autofinancement (CAF) prévisionnelle et les investissements. L'atterrissage prévisionnel en trésorerie au 31.12.2014 s'en trouve ramené à - 49 M€.



Vous trouverez enfin en pièces jointes les états de synthèse consolidés du budget 2014.



Bien cordialement » 

Autre méga problème, aucune annonce n’a été faite  à l'occasion de la réunion de la commission économique du CCE, ce mardi 10 décembre, pour indiquer qu’un nouveau projet de budget qui annule et remplace celui qui a été  précédemment transmis ….sinon comment même imaginer que le cabinet chargé de l’expertise des comptes par le CCE puisse poser tout un tas de questions sur un document qui n’est pas le bon !!!!

Par exemple à 15 jours de la fin de l’année, comment France Télévisions peut encore indiquer rajouter sans aucune vérification possible des lignes telles que celle  fixant « un objectif d'économies complémentaires de 1,5 M€ sur les coûts techniques de diffusion  » ?  

Il est bien évidemment hors de question que les élus au C.C.E. comme les membres du Conseil d’Administration qui viennent de recevoir en dehors de tout délai légal,  deux documents, respectivement la veille pour les uns et deux ou trois jours avant pour les autres, de se prononcer dans de telles conditions.

Cerise sur le gâteau, l’ensemble des intéressés appréciera les explications vaseuses de la direction avec dans les première page du texte à la rubrique "glissement de certaines charges", la phrase suivante :

"glissement tendanciel: forte croissance des dotations aux amortissement, en raison des investissements des années passées, notamment des projets de convergence des outils liés à la fusion"

Chacun appréciera les circonvolutions pour qualifier les « charges immobilisées »  dans le compte de résultat en 2011 et 2012 (mais pas en trésorerie) : "projets de convergence des outils liés à la fusion"…charges qui ressortent à présent sous forme d'amortissements !

Eh oui, certains cadavres finissent toujours par ressortir du placard! 

Ce glissement des charges de dotations aux amortissements que France Télé espère voir validé par les administrateurs, correspond aux 101,2 millions d’euros dont « Le Canard enchainé » révélait l’existence, le 16 octobre dernier dans son article "100 bâtons pour ne pas gagner un rond" et dont le juge Renaud Van Ruymbeke est saisi dans le cadre de la plainte qu'il instruit pour "délit de favoritisme, prise illégale d'intérêts et non respect de l'ordonnance sur l'obligation d'appels d'offres dans le cadre de la passation des marchés publics".

dimanche 15 décembre 2013

Jean-Luc Hees probablement pas candidat à sa propre succession sur Radio France !

Jean-Luc Hees probablement pas candidat à sa propre succession sur Radio France !

Vendredi dans un communiqué, le C.S.A. Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a annoncé que l’instance désignera le 7 mars 2014 le prochain président de Radio France.

La succession  de Jean-Luc Hees est donc lancée et la procédure de nomination désormais ouverte.

Pour respecter le « calendrier » à savoir  une "short list" dès le 12 février 2014 puis des  auditions durant le restant du mois, à raison d'une heure et quart par candidat retenu par le CSA, chaque postulant devra déposer avant le 24 janvier, sa candidature sous enveloppe comprenant surtout "son projet stratégique" et "tout  document  attestant de son expérience et ses compétences".

Selon plusieurs sources concordantes, Jean-Luc Hees ne devrait probablement pas être candidat à sa propre succession !

BFMTV.com dans un récent article du 11 décembre dernier, écrivait : « Jusqu'à présent, Jean-Luc Hees a refusé de dire s'il postulera à un nouveau mandat…. » mais d’ajouter « Récemment, le tandem Hees-Val a même semblé tout faire pour se mettre à dos la ministre de la Culture Aurélie Filippetti: ils ont mis à l'antenne un de ses opposants déclarés, Frédéric Mitterrand, et ont même tenté d'en recruter d'autres... "Visiblement, Hees et Val veulent partir en martyrs, en prétendant qu'on les vire pour des raisons politiques", décrypte un expert. »

Ils sont nombreux les candidats potentiels, ceux qui ont déjà démenti être candidat au Figaro dans un article intitulé «Top départ pour le mercato des patrons de l'audiovisuel public » et ceux qui pensent que leurs accointances feront la différence comme l’écrit toujours BFMTV « Reste surtout l'ambitieux Bruno Patino, directeur général délégué aux programmes de France Télévisions, hier proche d'Alain Minc, mais qui connait bien aussi Aurélie Filippetti...!!!! »

Il est bien évident que ce n’est pas Aurélie Filippetti qui nomme, pas plus qu’Alain Minc qui décide, mais le CSA collégialement et en toute indépendance depuis la publication de la loi.

vendredi 13 décembre 2013

Comment Pflimlin espère embobiner les administrateurs du Conseil d’administration le 20 décembre prochain et ainsi impliquer l’État ? (mis à jour 16/12 à 0h10)

Comment Pflimlin espère embobiner les administrateurs du Conseil d’administration le 20 décembre prochain et ainsi impliquer l’État ?

Dans un « powerpoint » adressé aux administrateurs de Conseil d’Administration de France Télévisions qui doit se tenir le 20 décembre prochain, Pflimlin espère certainement obtenir un vote positif du C.A. sur le budget 2014 qui, juridiquement, impliquera chacun d’entre eux intuitu personae et indirectement l'État.
 
Outre que le document établi par France Télévisions ne soit qu’une agglomération de différents « powerpoint » précédents tout aussi inexploitables les uns que les autres, le projet de budget 2014 est une véritable fumisterie mais surtout la preuve incontestable de la violation de l’avenant au COM signé il y a peu.
 
Rappelons, concernant le droit d’alerte toujours en cours à France Télévisions dont le rendu n’a toujours pas officiellement eu lieu, que de très nombreuses questions avaient été soulevées à commencer par l’impossibilité pour le cabinet d’expertise indépendant d’analyser les données faute de « comptabilité analytique » (absente d’un groupe public de plus de 11.000 salariés!!!!)

A l’aube du vote par les administrateurs, le 20 décembre prochain, qui devrait n’être comme le prévoit Pflimlin qu’une formalité, il convient de porter à la connaissance de tous, quelques commentaires essentiels sur ce projet de budget 2014.

1°) Tout d’abord, il convient d’indiquer que plusieurs chiffres avancés par Pflimlin dans l’avenant au COM signé il y a quelques semaines avec l’État, comme le blog CGC Média l’a écrit à plusieurs reprises, étaient INSINCÈRES.


Comment par exemple, France Télé a "cramé" 170 M€ de trésorerie en 2014.
Rappelons que le 20 novembre dernier, Pflimlin était auditionné à l’Assemblée Nationale par « la commission des affaires culturelles et le commission des finances » sur l’exécution du COM Contrat d’Objectifs et de Moyens en 2012 .

Pflimlin annonçait donc aux représentants de la Nation comme il l’avait déjà fait  devant les sénateurs le 18 septembre "un manque de 10M€ seulement en terme de recettes publicitaires", ben voyons !

Aux nombreuses questions des parlementaires auxquelles il ne répondait d'ailleurs pas, il se contentait alors d'indiquer comme dans tous les cas "on vous ferra parvenir les réponses par écrit".

Au jour où le blog CGC Média publie cet article, Pflimlin n'a toujours pas, bien entendu, adressé le moindre écrit et/ou la moindre réponse.

Il imagine peut-être faire pareil au Conseil d'Administration de FTV le 20 décembre ?!

L'enfumage continue donc de plus belle aujourd’hui dans le document remis aux administrateurs du C.A., comme le blog CGC Média l’avait révélé, avec une prévision de recettes pub à 320 M€ (niveau 2013), alors que Pflimlin a fait porter dans l’avenant au COM de 340 M€ en 2013, 350 M€ pour 2014 et 360M€ pour 2015  !

France Télévisions dans le souci du détail va même se prendre les pieds dans le tapis, en glissant un « slide » à destination des administrateurs totalement inutile avec un tableau sur les « ressources publiques ».

Cette page intitulée « recettes 2014 » prouve que les différents articles du blog CGC sont tous avérés mais plus grave que les propos de Pflimlin aux Représentants de la Nation comme aux Pouvoirs publics ont été mensongers. 

Voici ce que France Télé écrit « Ils sont au niveau prévu dans l'avenant aux COM. Les recettes publicitaires prévisionnelles sont pour leur part en retrait de 25 millions d'euros mais s’établissent quasiment au niveau de la reprévision 2013 en millions d'euros ».

Une présentation indigne d’une entreprise publique.

Chacun sait qu’aujourd’hui que les chiffres pour 2013 seront en dessous de 20 / 30 millions d’euros par rapport à ces insincères 340 M€ et qu’avec la perte du Loto qui passe à TF1 en 2014 (pertes entre 12M€ et 20M€) en ajoutant  ses « à-côtés » (entre 6M€ et 8M€) et en ôtant déjà tous les annonceurs qui ont fui France Télé,  2014 sera probablement beaucoup plus faible que 2013.

Les administrateurs qui valideraient ce document en connaissant les faits et les chiffres que donne le blog CGC Média doivent savoir ce qu’ils risquent !

Les prévisions, au plus haut, devraient plutôt se situer autour de 240-280M€…

Cela fait 3 ans que les responsables de la Régie Pub ont raison, entre autres Philippe Santini ex pédégé, Jean-Christophe Chrétien, ex directeur de l'international, Christophe Scherer, ex patron de l'informatique et maintenant Olivier Douffiagues ex directeur commercial  et que le quatuor Pflimlin/Patino/Ajdari/ Saada le sait mais ne veut pas l’entendre.
C’est systématiquement l'argument de « la mauvaise foi des commerciaux  qui ressort le plus injustement qui soit. Chacun voit le résultat aujourd’hui.

Difficile effectivement de tordre plus la réalité.

Qui seront les nouveaux boucs-émissaires à présent ?
Quel « nouveau concept » imaginent-ils inventer en  2014 qui expliquera le bouillon sans les mettre en cause ?

Il faut dire que niveau concept, France Télé a déjà fait très fort en 2013 avec une trouvaille digne des plus grandes heures de la propagande soviétique « l'effet retard de la suppression de la pub après 20h »…Quelle vaste fumisterie !

2°) Par ailleurs, France télévisions ne dit pas s’il a l’intention ou pas de budgéter de la pub sur France 4. Si la chaîne devient bien une chaîne Jeunesse en journée pour coller aux vœux de le Ministre,  il y a fort à penser que la pub soit supprimée en journée, soit une perte d’une vingtaine de millions  d’euros.

Pour l’heure, il faut savoir qu’aucun annonceur n’a souhaité investir le moindre centime en pub sur France 4 une chaîne dont il ignore encore le « devenir ».

Le document remis aux administrateurs est d’ailleurs très mensonger sur l'offre élargie jeunesse de France 4. 
Il voudrait faire croire que France Télé doit assumer de « nouvelles charges en coûts d'approvisionnement supplémentaires de programmes »  alors que les stocks existent bel et bien et que « l'accord sur la circulation de programmes entre chaînes permet de diffuser de l'animation en journée sur France 4 à coût zéro  (c'est-à-dire sans surcoût) » le prévoient.

On retrouve aussi, une notion de budget numérique (encore Patino) avec une énième plateforme numérique jeunesse.

Cela suffit d’emblée pour qu'aucun des administrateurs ne vote ce vote ce pseudo projet de budget.
 
3°) A noter (en vert et en tout petit comme certaines clauses de contrats d’assurances) que les filiales et  activités numérique font une perte de résultat de 30 M€ donc FTP et FTD !
 
Comment dès lors, Patino peut-il encore claironner partout avec un tel résultat (encore il y a peu à Satellifax) que le numérique c'est l'avenir et que ça rapporte de l'argent "bien sûr que Youtube nous rapporte de l'argent"???



4°) France Télévisons qui tente de se victimiser une fois encore, écrit "malgré un contexte peu favorable". Ce n’est pas le contexte qu’il faut blâmer et qualifier de défavorable, c'est la gestion et la stratégie de grille qui ont été calamiteuses.


France Télévisions met en avant les contraintes de charges pesant sur son budget mais ne revient pas sur son choix, tout  à fait contestable, de sanctuariser et maintenir  son énorme budget numérique "l'importance accordée par FTV... au développement numérique". 
Autrement dit,  France Télé se prévaut de ses propres turpitudes pour justifier l'augmentation de ses charges ! Faut oser.
5°) France Télévisions évoque également le glissement des charges de dotations aux amortissements ! Eh oui, il fallait bien un jour que les cadavres ressortent des placards !
Ce qui avait été mis par jeu d’écritures en "charges immobilisées" au bilan en 2011 et 2012 (mais pas en trésorerie) ressort maintenant sous forme d'amortissements. 
Tout finit par réapparaitre. Les administrateurs apprécieront la notion à la « Joe l’embrouille »: "notamment des projets de convergence des outils liés à la fusion".
Chacun pourra dès lors s’interroger sur les énormes charges du tableau des « 100 bâtons » du « Canard enchaîné »du 16/10/13 qui n'avaient peut-être pas été comptabilisées en résultat !!! 
Alors même qu’une instruction judiciaire est menée par le Juge Van Ruymbeke où le SNPCA-CGC est partie civile dans une plainte pour entre autres « favoritisme, non-respect des obligations en matière de passations de marchés publics notamment l’ordonnance de 2005, etc… », quiconque validera un budget où ces "charges immobilisées" au bilan en 2011 et 2012 (mais pas en trésorerie) basculent  maintenant sous forme d'amortissements, en deviendra juridiquement et légalement solidaire.
Tout le reste (ce qui suit) s’ajoute et fait qu’il n’est pas imaginable que l’actionnaire continue de cautionner.
6°) France Télé taille aussi dans  les programmes régionaux et ultramarins.
La baisse affichée au budget 2014 est de 6M€ du budget de « Programme régional » pour France 3 par rapport au plan d'affaires (alors que le National augmente de 3M€).
Idem pour l'Outremer qui baisse de 3M€.
Chacun voit encore ici où France Télé taille pour faire ses économies, en s'asseyant au passage sur les engagements du COM et de son avenant !!!
Et avec ça, France Télé ose balancer sa bande annonce exclusivement de visages de National  soi-disant faire « valoriser  les régions et la mette en avant ce qu’elles inspirent » !
Point d’explication pour les administrateurs de « la baisse du coût de programmes régionaux par des gains de productivité » (lesquels et comment ?)
Un gain de productivité c'est une augmentation de production, pas une diminution de charges ! (Le financiers  qui ont établi ce document mélangent tout  et utilisent des concepts qu'ils ne connaissent pas) or le programme régional diminue en volume d'heures fraîches produites (quand on enlève les artifices de programmes mutualisés en régions comptabilisés plusieurs fois dans les volumes produits).
Autrement dit, France Télé ne peut se prévaloir gains de productivité puisque le volume diminue !!! 
France Télévisions ose également écrire « le programme régional et ultramarin augmente par rapport à 2013 » alors qu'il est écrit quelques pages en amont « qu'il baisse de 9M€ par rapport au plan d'affaire» (et est donc le seul à être sabré !)
Et ce n'est pas fini.....
7°)  Voici pêle-mêle tout un tas de signes qui montrent que ce projet de budget remis aux administrateurs du CA visant à les impliquer, est totalement fallacieux :

a) La « boîte noire » autrement dit la ligne "autres dépenses du diffuseur" (345M€) est toujours là sans que personne ne soit capable d’en expliquer le  contenu.

b) Un résultat d'exploitation à -60M€ figure bien sur le document, toutefois le "-" devant les 60M€ est quasiment illisible.

c)  Figure également une perte de 4M€ en charges d'intérêts qui partent vers les banques (coût de la dette)...A qui correspondent ces 4M€ qui n’iront pas dans les programmes ?

d) Le document fait état d'une augmentation des coûts immobiliers de 7M€ du fait de la multiplication des emprises...alors que ce devait être le contraire!  (Qu'est-ce que cette soulte crédit-bail FTP ?)

e)  France Télé blâme les nouvelles chaînes TNT et la guerre des prix... Aucun échec n'est assumé par la direction !
France Télé tente d'expliquer que le chiffre d’affaires publicitaire va se maintenir…pour progresser 340 M€, 350M€ et 360M€ sans le moindre document justifiant  de ces prévisions TRES optimistes….
Pas grave, FTV dira probablement en  2014 à l’État  que le contexte s'est dégradé mais que comme les administrateurs ont voté le budget avec de tels chiffres, il n’y a pas d’autre solution que de remettre la main à la poche !!!!

f)  France Télévisions refait le coup du « slide inutile ». A l’instar du  tableau sur les « ressources publiques », se trouve une page du même tonneau intitulée « charges opérationnelles 2014 »…un powerpoint pour rien où figurent des graphiques et des légendes pour attardés où aucun détail n'est donné histoire de noyer le poisson !

Il est écrit: « Les charges opérationnelles sont en retrait de 0,3 % par rapport à l'avenant est à la reprévision 2013 et de - 1,1 % par rapport au budget hors « autres éléments »…A quoi correspondent ces « autre éléments » ? Sont-ce les "autres dépenses du diffuseur" (345M€)
Le fameux serpent de mer : « les autres dépenses du diffuseur » !  Aucune explication…surréaliste vu les montant en centaines de millions d’euros.

g)  Il n'y a pas la moindre mention des charges et des économies projetées sur le PDV...

h) Le document dans un chapitre « Projection du niveau d'ETP » fait passer le chiffre de 10.157 en 2013 à 10.138 en 2014 : Donc sans PDV puisqu’il n’a pas démarré et est soi-disant gelé ?!

Où faut-il comprendre que la 1ere phrase indique que les gens qui devaient partir dans le cadre du PDV sont déjà partis en 2013 ?  Ce serait très très grave si c'était le cas ! 
A noter le terme particulièrement ignoble et cynique compris dans le texte "Sortie incitation" pour parler des gens poussés vers la porte !!!!! 
 

L’inexorable chute de Daniel Saada qui du Zenith à 66 ans, se retrouve aux enfers à presque 68 !

L’inexorable chute de Daniel Saada qui du Zenith à 66 ans, se retrouve aux enfers à presque 68 !

« L'étonnant Saada » (pour paraphraser  «Le Canard enchaîné ») qui a quitté, fin mars 2012  à soixante six ans, la présidence de « Zenith-Optimedia, Starcom et Digitas » qu'il occupait depuis 2008, pour devenir le patron de la régie publicitaire de France Télévisions continue sa progressive descente aux enfers  depuis sa nomination par Pflimlin.

« Zenith-Optimedia, Starcom et Digitas » qu’il a d’ailleurs fait travailler pour la régie alors qu’il en est le patron !!!! Chacun appréciera en pleine instruction judiciaire à France Télé menée par le juge Van Ruymbeke, le sens de cette remarque !

Ce vendredi 13, alors que le blog CGC Média a révélé la veille au matin le licenciement du directeur commercial de ladite régie pub, Olivier Douffiagues dans un article intitulé « Saada le double effet qui s’coule… Il vire ses collaborateurs aussi vite qu’il perd les annonceurs ! », Saada, qui n’a pas pu faire autrement, se fend d‘un communiqué avec 24 heures au moins de retard.

Voici la note surréaliste que Saada adresse aux salariés de la régie pour annoncer qu’il a viré Douffiagues et qu’il prend sa place :

« Chers tous,

Comme vous le savez à présent, Olivier Douffiagues a quitté la société.

J’ai décidé de ne pas procéder dès à présent au recrutement d’un successeur, privilégiant la solution, à durée non déterminée à ce jour, d’une prise en charge directe, par moi-même, de la responsabilité commerciale. Ainsi, j’animerai hebdomadairement une réunion commerciale avec les Directrices de Publicité (Nathalie Clémenceau, Emmanuelle Fossati et Nathalie Wis) et serai en contact très étroit avec tous les collaborateurs du Commercial. Nathalie Devars du  Mayne m’apportera toute son aide pour faciliter ma tâche de prise en charge de cette fonction commerciale.

Sylvie Knap et Géraldine Siouffi me reporteront directement et FTP Conseil sera placée sous la responsabilité de Nathalie Wis, du fait de sa forte implication dans le domaine du parrainage et donc de la fabrication des billboards.

Afin de dégager du temps pour occuper pleinement cette fonction supplémentaire, j’ai demandé à Laurent Vaneson de superviser, outre l’Outre-Mer, comme c’est déjà le cas, les départements FTP International, Régions et Media-Exchange. Laurent a accepté cette tâche et je l’en remercie.

La stratégie de notre société, vous le savez, est de passer d’un statut de ‘’Régie TV’’ à celui de ‘’Régie tous écrans’’. Dans cette nouvelle responsabilité que je prends en charge directement, je donnerai tous les moyens aux équipes et lèverai tous les obstacles pour aller plus loin et plus vite dans la transformation numérique de FTP, condition absolument nécessaire à notre développement.

Je vous remercie,

Daniel »

Après « le nouvel élan » (Saada qui depuis son arrivée a vu chuter le chiffre d’affaires de la régie de 100 millions en moins après l’éviction de Philippe Santini) voici « le nouvel  enfumage ». Après « le nouvel élan » (Saada qui depuis son arrivée a vu chuter le chiffre d’affaires de la régie de 100 millions en moins après l’éviction de Philippe Santini) voici le « le nouvel  enfumage »….Nouvel exemple de com/propagande dont France Télé a l’habitude.

Après l’éviction d’Olivier Douffiagues, le directeur commercial de la régie, «l'étonnant Saada » a donc réuni à la va vite les seules équipes commerciales pour leur expliquer « sa nouvelle organisation dans une improvisation cafouilleuse. Il leur a annoncé qu'il récupère les fonctions de directeur commercial. »

Au bout de 10 mn d’une pseudo explication vaseuse à la quelle personne n’a cru bien évidemment et face à l'incrédulité de son auditoire, il s’est « étonné » [sans rire] de leur effarement et du peu d'enthousiasme qui se lisait sur le visage des commerciaux.

Voyant que la « mayonnaise » ne prenait pas, il les a dès lors laissé en plan et est parti s'enfermer dans son bureau…Ce qu’il a d’ailleurs fait régulièrement depuis son arrivée.
 
Il n’a eu d’autre choix pour éviter une nouvelle fronde à l’instar de celle advenue à l’issue du dernier Conseil d’Administration, que de s'adresser à l'entreprise par ce communiqué laconique mais au combien riche d'enseignements.

En effet, cette note permet de mieux comprendre la vision, ou plutôt la non vision, de « l'étonnant Saada » sur la stratégie de l'entreprise.

Quels enseignements faut-il en tirer :

1°) La fonction de pédégé de Saada doit lui laisser beaucoup de temps puisqu'il semble penser qu'il peut cumuler les 2 postes.

Peu s’en souvienne sûrement mais en décembre de l'année dernière, il avait déjà viré Jean-Christophe Chrétien, directeur de l'international et décidé de gérer lui même le département.

Attention, Saada n’a rien du surhomme mais avec cette note surréaliste, il doit probablement
considérer que ces fonctions consistent juste à animer une réunion hebdomadaire…. Cela promet!!

2°) Mieux encore « Il sera en contact très étroit avec tous les collaborateurs du Commercial ». Cela devrait le changer!

Il va peut-être enfin découvrir le visage des collaborateurs qui se battent chaque jour sur le terrain pour développer du chiffre d'affaires malgré les décisions effarantes du groupe ou l'absence de stratégie claire et lisible qui a finir par faire fuir les derniers annonceurs qu’il ne connait de toute façon pas à passer plus de temps à inaugurer les chrysanthèmes et rester cloitré dans son bureau.

Saada a-t-il la moindre idée de cette « stratégie » au delà des fumeux et lancinants vocables qu’il ressasse à longueur de temps et met à toutes les sauces dans les diverses réunions "hybrides", "tous écrans", "souple", "agile"… sans pour autant fournir la moindre déclinaison opérationnelle et/ou chiffrée ?

Le brouillard avec Daniel Saada, ce n’est pas qu’une affaire de saison !  

Il va leur en falloir du courage à ces femmes et hommes du Commercial. Mais qu’ils se rassurent, dorénavant  «l'étonnant Saada » va s’occuper de tout. Comme il l’écrit.

C’est presque la seule bonne nouvelle finalement …l'on connaîtra à présent le responsable des résultats à venir.

Prenons date car au moment de l’expulsion du directeur commercial, les « réservations d'espace » ne se bousculent pas, loin s’en faut.

Rendez-vous donc en janvier pour le bilan parce que là, il ne sera plus possible de faire sauter d’autres fusibles.

Ils ont d’ailleurs presque tous sauté !

Jean-Christophe Chrétien, directeur de l'international, viré il y a environ un an jour pour jour ; Saada décide de gérer lui même le département. Douze mois plus tard, un chiffre d'affaires divisé par deux avec des éditeurs effarés devant l'absence de résultats et de stratégie commerciale.

Saada voyant la sanction inévitablement venir, décide de refiler la patate chaude au directeur de  l'Outremer.

À qui et quand repassera-t-il le Commercial qu’il récupère à présent? Faudra-t-il attendre que le chiffre d’affaire soit, lui, divisé par deux ?? Aura-t-il fini par liquider « la pépite » que représente au sein du Commercial, la plateforme de vente aux enchères média exchange dont il ne comprend visiblement pas bien le fonctionnement et dont la vision qu’il en a n'intègre pas les régions.

L'exemple de l'action combinée du duo Pflimlin/Saada sur ViaStella qu'ils décident de confier à Nice matin pour un taux de « retour » régie 2 fois supérieur à celui de la propre régie du groupe (voir article du Canard ci-après), en dit long sur « la feuille de route » !...



Est-ce là la stratégie du tandem Pflimlin/Saada de démanteler la régie publicitaire, à commencer par le démantèlement programmé des équipes régionales pour confier ses espaces à la PQR, afin de contraindre l’État (donc le contribuable) à payer encore et encore pour compenser le manque à gagner dans le budget de France Télé ????

Est-on en train d’assister impuissant au retour de la privatisation de la régie qu’avait imaginé confier, en son temps, Nicolas Sarkozy au protégé d’Alain Minc,  Stéphane Courbit ?

Que pense l'actionnaire de tout ça ?

Lisez aussi sur le sujet "France Télévisions : bras de fer entre la direction et la régie publicitaire" avec justement l'analyse de ZénithOptimédia (la boite que quittait Saada pour à l'époque partir en retraite).
Extrait: "Selon les prévisions de l'agence ZénithOptimédia, les recettes publicitaires du groupe audiovisuel [France Télévisions] afficheraient une baisse de 10 % en 2014, alors que le marché de la publicité télé devrait connaître un recul de 0,5 %."