Ce dispositif particulièrement critiquable puisque créant artificiellement des situations souvent à la limite de la caricature, trois situations au hazard:
"Il refuse de louer un appartement à une femme noire",
"Un SDF fait un malaise dans la rue" et
"Elle insulte une femme voilée".
Pour l'occasion, la production avait par exemple, fait appel à trois complices : "une fausse femme voilée, une femme noire et une dame insultant la femme voilée présente à ses côtés dans le métro" afin de voir comment allaient réagir les autres occupants de la rame ? Ils emble du reste qu'ils aient plutôt pas mal réagi prenant la défense de la femme voilée et essayent de raisonner la dame qui l'agressait.... "SO WHAT" ????
C'est sûrement ça la nouvelle télé de Patino, Razon et compagnie !!!!!
La cousine de Bastien Millot mis en examen pour recel de favoritisme par Renaud Van Ruymbeke, Aurélie Ferton qui a monté sa boite "Optimiz Communication" après avoir quitté France télé sous Carolis, est toujours chargée de de l'image de ce dernier et de sa communication...comme elle est chargée de celle de la chaîne TNT "Numéro 23" que dirige Damien Cuier entendu lui comme témoin assisté par le juge en qualité de dg chargé des finances du temps de l'ex patron de FTV.
Que le monde est petit !!!!!
C'est via son mail "Optimizcom.fr" qu'Aurélie Ferton adresse le communiqué de Carolis indiquant qu'il attaque le Point en diffamation.
"Une affaire de famille, donc. Comme du temps où il travaillait avec
Jean-François Copé, en 2002 : quand le jeune loup — 30 ans — dirigeait
le cabinet du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement où
sa cousine, Aurélie Ferton, de cinq ans sa cadette, s'occupait de la
presse. "
Optimiz Communication accompagne ses clients dans le développement de
leur image, la valorisation de leurs actions, leur stratégie et la
visibilité de ses dirigeants.
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Ce lundi 2 juin 2014, après l'article du blog CGC Média sur les liens entre Millot, l'ex président de Bygmalion et Frédéric Olivennes, l'actuel directeur de la communication de Pflimlin qui a très récemment donné au journaliste de France Culture Abdelhak El Idrissi, une interview surréaliste faisant état de l'instruction judiciaire à laquelle il n'a pas accès, ce dernier publie un nouvel article sur le site web de la radio.
Le blog CGC Média vous propose de découvrir un extrait de cette nouvelle enquête.
Pendant que l'affaire Bygmalion continue de secouer l'UMP, l'autre volet de l'affaire, concernant France Télévisions, suit son cours… judiciaire.
Chargé d'une information judiciaire qui porte notamment sur des faits de favoritisme, et de prise illégale d'intérêt, le magistrat Renaud Van Ruymbeke cherche à savoir dans quelles conditions France Télévisions a signé plus d'un million d'euros de contrats avec la société Bygmalion,sans mise en concurrence. Et ce, alors que le fondateur de la bienheureuse entreprise, Bastien Millot était encore salarié de France Télévisions pendant une partie des contrats. Des liens plus que privilégiés qui ont conduit à la mise en examen de Patrick de Carolis, ancien PDG de 2005 à 2010, et Bastien Millot.
Mais si la route des deux hommes s'est croisée, c'est grâce à un troisième protagoniste qui a passé cinq ans à la direction de la télévision publique.
De gauche à droite : Patrick de Carolis, Bastien Millot, Patrice Duhamel, Damien Cuier et Camille Pascal
Patrice Duhamel, trait d'union entre Patrick de Carolis et Bastien Millot
A la fin de l'année 2004, Patrice Duhamel envisage sérieusement une candidature à la présidence de France Télévisions, pour succéder à Marc Teissier, dont le mandat expire à l'été 2005. Mais faute de soutien politique, il jette l'éponge, et finit de convaincre Patrick de Carolis, son ami de toujours, de se porter candidat. Ce dernier profite des contacts noués par Patrice Duhamel au cours des mois précédents. En effet, l'homme de médias, passé par TF1, le Figaro, Radio France, RMC, a rencontré une trentaine de personnalités de la télévision publique : journalistes, syndicalistes, producteurs. Et parmi ces rencontres, il y a un certain Bastien Millot. Mais pourquoi s'adresser à un homme de 33 ans qui est à l'époque directeur adjoint du cabinet de Jean-François Copé au ministère du budget ?Bastien Millot se dit "passionné de télévision", et accessoirement il dispose d'un carnet d'adresses très étoffé, notamment dans les plus hautes sphères du pouvoir.
Selon Patrice Duhamel, c'est pendant cette période de réflexion et de rencontres entre l'automne 2004 et le printemps 2005, qu'il fait la connaissance de Bastien Millot, mais ce dernier situe leur rencontre "bien avant", par l'intermédiaire d'amis communs, dont la femme de Patrice Duhamel, journaliste à France 2, qu'il connaît "depuis 1997".
Devant le juge, Patrick De Carolis explique que Patrice Duhamel et Bastien Millot ont eu "des relations auparavant".
Au printemps 2005, Patrice Duhamel est présent lors la première rencontre Carolis-Millot. D'ailleurs, il sera présent lors des trois ou quatre rencontres qui visent à préparer la candidature de Patrick de Carolis. Auditionné par le juge, le présentateur du magazine "Des racines et des ailes" explique que ces rencontres étaient "informelles" et visaient à établir des "clés de langage".
Une fois élu PDG de France Télévisions en 2005, Patrick de Carolis nomme Patrice Duhamel numéro 2 : il est chargé notamment des programmes au sein du groupe. Bastien Millot fait également partie de l'aventure au sein de la télévision publique, en tant que numéro 3, chargé de la communication et directement rattaché au président.
Ce n'est pas le seul membre de cabinets ministériels qui sera débauché par Patrick De Carolis : Damien Cuier, conseiller de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Copé lors de leurs passages au ministère de l'économie, des finances et du budget fait partie du voyage. Il prend le poste de directeur de cabinet, avant de devenir, en 2007, le directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux ressources humaines. Le "club des 5" est complété en 2006 par l'arrivée de Camille Pascal, arrivé du cabinet de Dominique Baudis, alors président du CSA.
Aujourd'hui, Patrick de Carolis, Bastien Millot et Camille Pascal sont mis en examen. Damien Cuier a été placé sous le statut de témoin assisté. Et Patrice Duhamel n'est, aujourd'hui, pas concerné par l'affaire.
Bastien Millot de Bygmalion et Frédéric
Olivennes le directeur de la communication de France Télé travaillaient
ensemble sur le lancement d’une chaîne de la TNT.
Le
SNPCA-CGC partie civile dans la plainte instruite par le juge Renaud
Van Ruymbeke pour entre autres "délit de favoritisme et prise
illégale d'intérêts" qui a déjà mis en examen Carolis, Millot, Camille Pascal et Bygmalion, a immédiatement transmis à son avocat maître
Pierre-Olivier Lambert le verbatim de cette déclaration pour qu'il saisisse le
juge de ce nouveau développement de
l'instruction dont parle Frédéric Olivennes alors qu’il ne peut en aucun
cas en avoir connaissance !
Le site web de la chaîne d’info y
indique clairement que : « cette chaîne
consacrée aux cultures urbaines, était portée par Bastien Millot, qui figurait
dans le dossier déposé au CSA comme président du directoire avec une équipe
composée, entre autres, de Frédéric
Olivennes (directeur des opérations) et de l'animateur
Yassine Belattar (directeur des programmes de la future chaîne). »
Les deux hommes se
connaissent donc très bien.
"bfmtv.com"
d’ajouter « A l'automne 2011, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel)
avait lancé un appel à candidatures pour six nouvelles chaînes TNT. Parmi les
34 projets reçus figurait la candidature d'une mystérieuse Urb TV dont, à
l'époque, on savait juste qu'elle
voulait parler des cultures urbaines. La candidature était portée Bastien
Millot bien connu du monde de l'audiovisuel car, avant de créer Bygmalion, il avait
été le directeur de la communication de France Télévisions sous Patrick de
Carolis complétée d’une équipe dontFrédéric Olivennes »
Ce qui devrait surtout
intéresser Renaud Van Ruymbeke, c’est le paragraphe suivant « Le Qatar au
capital? » : « Dans le tour de table, on retrouvait
aussi Bygmalion, avec 30% du capital. Parmi les autres actionnaires figuraient
Yassine Belattar (5%) et le réalisateur Luc Besson (5%), qui a produit les
émissions de l'animateur a plusieurs reprises.
Mais l'essentiel du capital était détenu par le banquier Emmanuel Limido, via
deux sociétés qu'il détient: Centuria Capital (50% des parts d'Urb TV) et la société luxembourgeoise Paris
Luxembourg Participations SARL (10% des parts).
Cette dernière société est aussi le principal actionnaire de Bygmalion, avec
44,82% du capital à fin 2012, selon ses comptes.
Enfin, la candidature prévoyait l'entrée au capital d'un investisseur "non
européen" fin 2012 à hauteur de 20% - le niveau maximum pour une chaîne
TNT. La rumeur évoquait alors le Qatar, étant donné que Centuria Capital était
le conseil de l'émirat dans plusieurs rachats immobiliers. … »
Il n'imagine probablement pas la portée des propos qu'il va tenir au journaliste et dont le blog CGC Média vous propose le verbatim.
A l’heure où Laetitia Gayet qui présente la revue de Presse, vers 8h32, indique à la relance le remplaçant de Patrick Cohen, Bruno Duvic « Cela dit Laetitia, les affaires de fausses factures à l'UMP ne sont pas terminé pour Jean-François Copé » poursuit « Oui, ça été évoqué dans la presse hier, Médiapart donne les détails ce matin du système des formation fantôme de L’ANDL l'Association Nationale pour Démocratie Locale qui a vendu des formations aux collectivités locales. L’ANDL avait pris l'habitude de gonfler artificiellement le nombre des présents à ces séances pour mieux surfacturer les conseils généraux, régionaux et municipaux. Cette cette fois il s'agit d'argent public...." Il convient de noter qu'il s'agit bien d'argent pour France Télé avec quelques 2,8 milliards d'euros de redevanceque paient les contribuables lorsqu'il est question de Bygmalion "cette petite entreprise à la tête de laquelle se trouvent deux très proches de Jean-François Copé….." sur laquelle Patrice Duhamel est invité à réagir sur ces affaires.
Bruno Duvic« Patrice Duhamel, un mot de cette affaire Bygmalion qui a des ramifications à France télévisions, époque Patrick de Carolis. Vous étiez directeur général du groupe : des contrats passés auprès Bygmalion pour des prestations de communication pour un montant de 1, 2M€ sans appel d'offres, y a-t-il eu favoritisme ? Il a trois mises en examen dans ce dossier dont Patrick de Carolis ; de quoi étiez-vous au courant ? »
Patrice Duhamel « Franchement sur la communication, ce n’était mon secteur. Moi j’avais en charge les programmes c’est–à-dire les contenus : programmes, information et le numérique. Je n’avais pas de responsabilités sur le secteur »
Bruno Duvic« C’est un secteur qui échappe complètement au directeur général de groupe France Télé ?»
Patrice Duhamel « Oui, c’est comme si…moi j’ai été directeur-général, ici, à Radio France mais jene connaissais pas la gestion des orchestres donc, ça je ne peux pas vous répondre là-dessus »
Patrice Duhamel« Je voudrais dire une chose sur le plan personnel, c’est que je connais Patrick de Carolis depuis une quarantaine d'années,c’est un ami et je sais que c'est un homme honnête »
Bruno Duvic « Vous dites ça parce qu’il y a aujourd'hui, des soupçons d'enrichissement personnel ? »
Patrice Duhamel « Non, je ne pense pas; je dis ça parce que vous me posez la question ».
Bruno Duvic « Est-ce que vous avez le sentiment qu'il était bon de travailler avec cette entreprise qui était proche du parti au pouvoir ? Voilà, c'est quelque chose qui existe dans les relations entre le pouvoir et France Télévisions ? »
Patrice Duhamel « L'entreprise, c'était des prestations extérieures.Ecoutez, alors je n'ai pas les détails en têteparce qu’encore une fois, ce n'était pas mon secteur. Est-ce qu’à ce moment-là cette entreprise travaillait avec le pouvoir, alors là, franchement, je n’en ai pas souvenir à ce moment-là ! »
Bruno Duvic « Elle avait des proches de Jean-François Copé à sa tête !»
Patrice Duhamel « Oui, oui alors ça c'est un autre sujet. C'est les aller-retour entre les membres de cabinets et les grandes entreprises publiques et derrière on voit bien le soupçon de politique. Franchement si on reprend les cinq ans du mandat Patrick de Carolis sur les relations avec le pouvoir politique, du début à la fin quasiment, on a été en conflit. Ça a commencé avec Jacques Chirac sur la chaîne d’information internationale et ça s'est terminé avec trois ans de conflit presque permanent avec Nicolas Sarkozy. Donc ça, je peux vous dire que sur le plan politique l'indépendance était absolument totale; c’est même un euphémisme ».
La réponse de Patrice Duhamel à la question de Bruno Duvic sur lesproches de Jean-François Copé à la tête de Bygmalion: Millot et Alves: "Franchement, je n’en ai pas souvenir, à ce moment-là...je n'ai pas les détails en têteparce qu’encore une fois, ce n'était pas mon secteur. Est-ce qu’à ce moment-là cette entreprise travaillait avec le pouvoir, alors là? " prend ici une dimension toute particulière.
Combien de fois Carolis n'a-t-il dit et répété partout qu'il avait fait un ticket avec Patrice Duhamel pour la présidence de France Télévisions en 2005.
Qu'à l'origine, c'était Patrice Duhamel qui était candidat au poste et pas lui. Que certaines considérationsde l'époque ne faisaient pas de Duhamel le candidat idéal. Carolis s'y était collé, à la demande de Duhamel qui pensait qu'il était le plus à même d'être élu à la tête de France Télé. Au fait, comment le plus politique des deux - Duhamel qui le prouve avec son livre aujourd'hui "Les flingueurs" - pouvait-il ignorer l'existence de ces proches de Copé cofondateurs de Bygmalion dont il n'a plus le souvenir à présent: Millot et Alves ?
Qui a bien pu présenter Millot à Carolis son ami de quarante ans ?
Nul doute que la chronologie devrait intéresser le juge Van Ruymbeke chargé de l'instruction en cours.
Carolis déjà mis en examen pour favoritisme a été payé par
Bygmalion via sa société « Patrick de Carolis Consulting et participations »…le
juge Van Ruymbeke appréciera.
"Les honoraires perçus par la société de conseil de Patrick de Carolis
correspondent à des prestations réelles et à un travail effectif",indique le Conseil de Carolis dans
un communiqué. Et d’ajouter "A la
fin de l’année 2010, alors qu’il n’était plus à la tête de France Télévisions, Patrick
de Carolis a été sollicité en qualité de consultant par Bygmalion pendant une
période de 6 mois pour certains dossiers ayant un lien direct avec ses
compétences, à savoir l’élaboration d’un dossier à l’attention du CSA pour la
création d’une chaîne de télévision locale ainsi que la conception de la grille
des programmes de cette chaîne. Patrick de Carolis a également été sollicité à
l’occasion de la création d’un musée".
Cela ne manque
tout de même pas de piquant. En 2010 alors que sous la présidence Carolis, Bastien Millot son très proche collaborateur
(*) qui crée avec Guy Alvès Bygmalion alors qu’il est toujours sous contrat CDI
avec France Télévisions, accumule les contrats pour des sommes qui dépassent l’entendement,
le même Carolis va donc percevoir de Bygmalion
via sa société « Patrick de Carolis Consulting et participations » près
de 120.000€ !
Carolis viendra ensuite parler de déontologie ou expliquer à qui
veut l’entendre qu’il était comptable des deniers publics (la redevance payée
par les contribuables, près de 3 milliards d’euros) et qu’il n’a agi que pour défendre les intérêts de l’Etat.
(*) Chacun se souvient encore des articles de Presse au moment
du départ de Millot. En voici un parmi tant d’autres: « Le résultat des
élections sénatoriales provoque le départ-surprise de Bastien Millot, directeur de la communication de France Télévisions, un
ancien proche de Jean-François Copé (à la mairie de Meaux, puis au ministère du
Budget).
En effet, celui-ci devient par un jeu de ricochets conseiller régional UMP de Picardie. Un
rôle politique qu'il juge incompatible avec son rôle au sommet de France
Télévisions. Par ailleurs, il profite de cette élection pour créer sa
propre société de conseil en communication.… Bastien Millot était auprès de Carolis plus qu'un simple communicant.
C'était un homme de confiance, fin politique, l'un des membres de la garde
rapprochée de Carolis (au même titre que Camille Pascal, secrétaire général, et
Damien Cuier, directeur général en charge des finances et des ressources
humaines). »
Et Patrice Duhamel l’ex numéro 2 de Carolis qui en 2005 pensait
à être numéro 1 mais avait dû se résigner à inverser le « ticket » pour
que « ça passe » qui déclarait hier sur Inter à la question du
journaliste Bruno Duvic « Bygmalion avait à sa tête des proches de Jean-François Copé!»
Patrice Duhamel « Les aller-retour entre les membres de cabinets et les
grandes entreprises publiques et derrière on voit bien le soupçon de
politique ; franchement si on reprend
les cinq ans du mandat Patrick de Carolis sur les relations avec le pouvoir
politique, du début à la fin quasiment, on a été en conflit. Donc ça, je peux
vous dire - c’est même un euphémisme - que sur le plan politique l'indépendance était absolument totale».
La suspicion ou
le soupçon, mot qu’emploie Duhamel dans son interview…que de vilains mots !!!!
Enfin tout de même,
pourquoi Carolis via sa boite de consulting n’aurait-il pas pu travailler pour
le compte de son ex et fidèle collaborateur dont le bureau était à quelques pas
de celui de Duhamel…si c’est pour une télé locale et un musée ?! Non mais tout de même !
Fin 2013 début 2014, il devrait être possible de zapper sur Picardie TV.
Publié le mercredi 08 août 2012 à 14H00 -
REGION - La région devrait être couverte sur ses 3 départements par une nouvelle chaîne sur la TNT : Picardie TV.
Une télévision 100 % Picarde pourrait voir le jour sur la télévision numérique terrestre (TNT). Un projet baptisé « Picardie TV » qui devrait se concrétiser à l'antenne fin 2013 début 2014.
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a lancé un appel à contribution le 2 juillet, en préalable à l'appel à candidature qui pourrait être lancé rapidement. Cette première démarche visait à savoir quelles étaient les collectivités et éventuellement sociétés privées susceptibles d'être intéressées par ce projet. A cette occasion un partenariat public privé pourrait donc voir le jour.
Ce sont 1,7 million de Picards répartis sur la totalité des trois départements : Aisne, Somme et Oise qui pourraient être concernés par cette chaîne. Une véritable première, puisqu'à ce jour aucun média ne couvre l'ensemble de la région Picardie.
Télé de proximité
Claude Gewerc qui avait dans un premier temps privilégié l'intérêt d'une télévision régionale avec France Télévisions, signant même une convention pour des coproductions et des programmes courts valorisant l'ensemble du territoire picard, a finalement après sa dernière rencontre avec Rémy Pflimlin président de France Télévisions changé son fusil d'épaule. En effet ce dernier s'est contenté de déclarations de principe sans rien de véritablement tangible.
Pour ce projet de télévision Picardie TV de proximité sur l'actualité, la culture, l'économie, le tourisme… le département de l'Oise, la Région et un partenaire privé, le Saint-Quentinois Bastien Millot spécialiste de la communication et des médias, patron de la société Bygmalion, ont créé une société d'économie mixte.
Le budget prévisionnel annuel de cette chaîne serait de l'ordre de 1,8 M€ à 2 M€. Malgré un accueil positif du projet, aucun des départements de la Somme et l'Aisne n'a encore passé délibération en assemblée. A contrario des collectivités de droite et de gauche de ces deux départements ont affiché clairement leur soutien.
La concertation engagée par la Région avec les acteurs picards de l'audiovisuel a démontré l'intérêt de soutenir des productions régionales, puisque l'agrément d'une chaîne par le CSA permettrait de trouver des financements auprès du Centre National de la Cinématographie (CNC) et pourquoi pas France 3…
Du côté de la ville de Saint-Quentin précurseur en ce domaine en diffusant il y a maintenant plusieurs années les conseils municipaux en direct sur le web avant de créer Saint-Quentin TV sur la toile, on privilégie le projet d'une télévision purement locale. Aucune décision n'a toutefois été prise officiellement concernant le projet de Picardie TV. Affaire à suivre.
DES PROGRAMMES 24 H SUR 24 ET 7 JOURS SUR 7
Ancien conseiller régional, ancien président directeur général adjoint de France Télévisons et ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé, à la tête de Bygmalion une agence spécialisée dans le conseil et la communication, mais aussi chroniqueur radio et intervenant sur les plateaux de télévision, le Saint-Quentinois Bastien Millot par ailleurs porteur du projet de Picardie TV a répondu à nos questions.
Comment est né ce projet ?
Il y a 4 ans quand j'étais encore conseiller régional nous nous étions déjà occupé de la télévision régionale avec un groupe de travail qui avait conclu que le meilleur projet possible était un partenariat public-privé. Cela pour arriver à une télévision qui couvre l'ensemble de la Picardie en associant non pas que les collectivités locales, pour que cela ne repose pas uniquement sur l'argent des contribuables mais aussi des opérateurs privés.
Un accord avait pourtant été signé avec Patrick de Carolis PDG de France Télévisions à l'époque.
C'est aussi pour cela que notre dossier est respectueux de la place de France 3 et du service public. Notre télévision a vocation à être complémentaire et pas concurrente de France 3.
Quelle serait sa particularité par rapport à ce que fait France 3 aujourd'hui ?
Elle émettrait 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour des programmes régionaux . France 3 n'en assure que lors des décrochages régionaux de 12h, 19h et certaines plages horaires les week-end. Cette télévision n'aura pas vocation à faire de l'information politique mais de proximité : économique, sportive, culturelle, vie quotidienne… Tout ce qui est proche des picards.
Cela va représenter une structure importante et un budget conséquent.
Nous sommes passés au tout numérique, les coûts sont plus faibles. Et il est possible outre les programmes frais fabriqués tous les jours, de diffuser des rediffusions : documentaires, feuilletons, séries…
L'Aisne et la Somme semblent pourtant tarder à à donner leur aval ?
Ils ont signé une lettre d'attention pour le CSA. Ils ont montré leur intérêt pour ce projet. S'ils ne sont pas encore partenaires au sens financier ils le sont au sens éditorial.
Par qui serait dirigée cette chaîne ?
Par un attelage composé du groupe Rossel propriétaire de La Voix du Nord et de la Télévision Wéo dans le Nord-Pas-de-Calais et codirigé par des personnes de Bygmalion dont moi-même.
Saint-Quentin préfère pour l'instant un projet de télévision locale.
J'ai rencontré Xavier Bertrand en mai, il m'a parlé de son projet purement local. Il veut que Saint-Quentin possède un rôle un peu à part dans ce projet. Il a vocation à juste titre de développer un pôle audiovisuel. Je lui ai dit que j'étais tout à fait d'accord avec ce projet et lui ai proposé de joindre l'utile à l'agréable les élections passées, en rejoignant ce projet et d'envisager un décrochage pour Saint-Quentin. Je comprends son souci pour sa ville, je souhaite que l'on puisse aboutir, cette vitrine a toute sa place dans mon projet. Nous nous reverrons à la rentrée.
Le blog CGC Média a pris connaissance avec la plus grande stupéfaction des propos de Frédéric Olivennes qui, ce matin sur France Culture, évoque les dessous de l'instruction judiciaire en déclarant au journaliste " A ce jour, cette instruction [celle menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, ndlr] n’a pas
donné lieu à une poursuite d’investigations plus poussées sur ces deux conventions [celles signées avec Bygmalion, ndlr]
Le SNPCA-CGC partie civile dans la plainte instruite justement par le juge Renaud Van Ruymbeke pour entre autres "délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts" a immédiatement transmis à son avocat maître Pierre-Olivier Lambert le verbatim de cette déclaration pour qu'il saisisse le juge de ces développement de l'instruction dont parle Frédéric Olivennes alors qu"il ne peut normalement pas en avoir connaissance !
A moins que.....Affirmer qu"à ce jour, l'instruction judiciaire menée par Renaud Van Ruymbeke n’a pas
donné lieu à une poursuite d’investigations
plus poussées sur les deux conventions passées avec Bygmalion" est tout simplement hallucinant pour ne pas dire autre chose.
Nul doute que le juge appréciera et qualifiera les faits.
Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce verbatim transmis à la Justice que vous pouvez également écouter dans l'interview de Abdelhak El Idrissi qui ce matin sur France Culture dans le cadre de son enquête "France Télévisions, l'autre affaire Bygmalion"
a réalisé l'incroyable interview:
Olivennes :« Deux prestations
sont poursuivies qui étaient exécutées par la société Bygmalion,
deux prestations qui étaient jugées à l’époque
comme sérieuses faites de façon tout à fait…faites dans des conditions de
qualité tout à fait acceptables et utiles au groupe France Télévisions donc
ces deux là n’ont pas été interrompues donc ça ne prospèrent pas, l’expression est
tout à fait inexacte. Elles ont été interrompues par la suite et les
interruptions ont été décidées en 2012, l’une des deux a été effective en 2012
et l’autre début 2013, le temps que courent les délais normaux parce que France
Télévisions devait à ce moment là faire un plan d’économie que tout le
monde connait et qui d’ailleurs se poursuit. Elles ont été interrompues comme un certains nombres d’autres prestations au sein de la direction de la communication
qui est la mienne. Elles ont, de ce point de vue là, été interrompues parce
qu’il fallait trouver d’autres solutions pour faire moins cher »
Le
Journaliste « Ces contrats avec
Bygmalion qui ont été instaurés sous l’ère Patrick de Carolis l’ont été sans mise en concurrence donc elles continué, jusqu’en
2012 et début 2013 pour l'autre toujours
sans mise en concurrence sur l'objet de la mission. »
Olivennes :« Ce qu’il
faut analyser à l’époque et entre temps des nouvelles prescriptions ont été
édictées au sein du groupe France Télévisions[ah bon !!!! lesquelles depuis 2010 ????, ndlr]c’est quelles étaient les prestations qui
pouvaient faire l’objet de mise en concurrence simple ou ne pas faire l’objet de
mises en concurrence et celles qui devaient en faire l'objet parce qu’elles
dépassaient certains montants. Ce sont des règles européennes qui sont assez précisément
fixées et France Télévisions a, de ce point de vue là, dans la cadre de
l'enquête en cours, a donné toutes les informations qui
étaient par le juge en charge de cette
enquête.
Et donc, à ce jour, cette instruction n’a pas
donné lieu à une poursuite d’investigations
plus poussées sur ces deux conventions là en vertu de la, de la, de la, de la, …de la non mise
enconcurrence dont vous parlez.
Encore une fois comme je vous le
disais, les prestations en question étaient de quelques dizaines de milliers d'euros par an, elles étaient
réelles et sérieuses et c’est cela qui a été le motif de leur poursuite de leur de leur poursuite au moment où l’équipe
actuelle prend les commande » [à
l’été 2010 donc lorsque Nicolas Sarkozy nomme Pflimlin , ndlr]
Pour la plus totale compréhension de nos lecteurs, les "quelques dizaines de milliers d'euros par an"dont parle Olivennes en citant l'instruction c'est tout de même comme le blog CGC Média l'a écrit à maintes reprises, depuis 2010 concernant les contrats signés avec Bygmalion sous Pflimlin tantôt par Martin Ajdari, tantôt par Yves Rolland: un peu plus de 600.000€ HT soit un peu plus de 700.000€ TTC( 4 fois 193.000€ ttc/an de 2010 à 2013)...UNE PAILLE !!!!
Et ça pour éviter les amalgames, ce n'est pas sous Carolis mais sous Pflimlin.
Il s'agit en effet et notamment de plusieurs contrats signés sous Pflimlin alors que Camille Pascal les avait arrêtés, entre autres, pour "le suivi courrier téléspectateurs" (6.000€ HT par mois sur 12 mois soit 72.0000€ HT annuels) ou/et encore "la veille internet " (7.500€ HT par mois sur 12 mois soit 90.0000€ HT annuels)....pas moins de 162.000€ HT depuis 2010 donc.
Les contrats avec
Bygmallion sont bien signés Ajdari pour Pflimlin...puis Yves Rolland toujours pour Pflimlin par la
suite.
Auxquels il faut ajouter également d'autres contrats tels que celles visant à "l'Accompagnement du comité diversité" dont Hervé Bourges avait la présidence....le juge l'interrogera sûrement pour lui demander quels souvenirs il a de ces prestations!
Pour être le plus complet possible le blog CGC Média vous propose un extrait de ce qu'écrit le journaliste de France Culture dans la continuité de sa chronique sur le web:"Certains
des contrats entre Bygmalion et France Télévisions ont cessé en 2010
avec l'arrivée d'un nouveau président : Rémy Pfimlin. Mais le groupe a continué a travaillé avec l'entreprise de Bastien Millot sur deux contrats :
L'un
portait sur de la surveillance de réputation sur internet et l'autre
consistait a répondre à des courriers et des emails de téléspectateurs.
Ce
qui fait dire à Jean-Jacques Cordival, président de la CGC-Médias, à
l'origine de la plainte, que l'arrivée d'un nouveau PDG n'a pas induit
de nouvelles méthodes, plus transparentes :
En 2008
et 2009, les contrats sont signés sous Carolis. Pfimlin arrive en 2010,
les contrats sont signés pendant près de quatre ans. Il s'agit de
nouveaux contrats signés".
La direction de France Télévisions admet que deux
contrats ont bien été signés avec Bygmalion, mais qu'ils ont pris fin en
2012 et 2013.
Frédéric Olivennes le directeur de la communication de France Télévisions parle de "prestations réelles et sérieuses, d'où leur poursuite après l'arrivée de la nouvelle équipe de direction"....
Mais sur le fait que ces nouveaux contrats n'ont pas fait l'objet de mise en concurrence Frédéric Olivennes explique que "France Télévisions a donné toutes les informations réclamées par le juge" et de rajouter : "à ce jour, cette instruction [du juge, ndlr] n'a pas donné lieu à une poursuite d'investigations plus poussées sur ces deux conventions"