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vendredi 27 juin 2014

98 pages d'un rapport accablant qui dénonce la mise en danger des salariés à France Télévisions Numérique

Ce 27 juin 2014, les élus du CHSCT (Comité d’hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) d'Issy-les- Moulineaux - site que France Télévisions loue pour ses activités numériques -ont anlaysé en séance de l'instance l'incroyable rapport qui avait été commandé au cabinet Sextant sur les conséquences de la réorganisation (une espèce d’État dans l’État) que Patino a mis en place à marche forcée ["à la hussarde" ont dénoncé les élus] mandaté par Pflimlin afin de développer "la nouvelle stratégie du groupe" .

Les 98 pages du rapport dont le blog CGC Média a eu connaissance sont accablantes.

Il s'agit ni plus ni moins de la mise en danger organisée de la vie d'autrui  - en l'occurrence les salariés du secteur  -  qui dégustent jours après jour, enchaînant arrêts maladies et burn-out.

A la lecture dudit document, les psychologues et autres analystes ont bondi..."du jamais vu" disent-ils en chœur. Ce qui fait écrire au blog CGC Média dans un document de synthèse (en bas de post) que "le syndrome «Orange» vire au rouge à France Télévisions Editions Numériques" (*)
  


Ce qui a également fait réagir unanimement les élus du CHSCT qui ont voté le principe d'une action  au pénal pour délit d'entrave (ci après)...

Dans un document commun, la CFDT Média et le SNPCA-CGC ont adressé ce jour à l'ensemble des salariés, une synthèse de cette hallucinante photographie de l’existant !   

Découvrez en exclusivité ce résumé du dramatique constat ainsi que le texte de l'entrave. 









ANALYSE DES CONSÉQUENCES DE LA
RÉORGANISATION DE FTVEN
 (France Télévisions Éditions Numériques)
SUR LES CONDITIONS DE TRAVAIL, LA SANTÉ ET LA
SECURITE DES SALARIÉS.
RAPPORT AU CHSCT

RAPPORT DU CABINET « SEXTANT »aRENDU EN SÉANCE LE 27 JUIN 2014
Expertise à la dee du e FTV
Synthèse

La présente expertise s’inscrit dans le cadre de la réorganisation de FTVEN et vise à analyser ses effets en termes de conditions de travail et de santé.

L’entité FTVEN a été créée en 2011 pour faire face aux évolutions du numérique. La création de cette entité incarne donc les changements guidés par les nouvelles orientations  stratégiques. Ces dernières ont manifestement été impulsées par la direction générale en charge des programmes et de l’activité numérique et sont mises en application par la direction de FTVEN.

En septembre 2013, lorsque la direction présente au CHSCT le projet de modification de l’organisation de FTVEN, des changements conséquents sont déjà effectifs. C’est en effet à partir de 2011 (mise en place d’une nouvelle direction en charge de l’activité numérique) que les salariés voient s’opérer des mutations organisationnelles qui ont des incidences sur leurs conditions de travail.

La réorganisation qui se dessine depuis 2011 n’a cependant pas fait l’objet d’un processus d’information /consultation dans les règles de l’art. Les élus au CHSCT n’ont pas été informés en amont des remaniements organisationnels les plus importants. Par ailleurs, il n’y a pas eu de réelle consultation permettant de mettre en discussion suffisamment tôt les impacts de cette réorganisation sur les conditions de travail et de santé et autorisant par là même le CHSCT à assurer ses missions au moment opportun. Cette situation a confronté les élus au CHSCT à un dilemme puisqu’ils ont été les dépositaires d’un malaise social sur lequel leur pouvoir d’agir était très limité.

Cette situation, dénoncée par les membres du CHSCT qui l’ont qualifiée de "délit d’entrave", semble alors avoir empêché l’officialisation du schéma organisationnel qui s’est progressivement déployé. En conséquence, la réorganisation s’est mise en place à bas bruits, sans qu’il y ait de communication claire et harmonisée relative aux changements auxquels les salariés étaient portant directement exposés.

Déficit de communication, imprécisions organisationnelles, informations et injonctions contradictoires sont autant d’éléments qui ont produit du flou et profondément déstabilisé les salariés.

À ce flou organisationnel s’est adjointe une mise en œuvre des changements, qualifiée de “violente” par la plupart des personnes rencontrées, qui a largement contribué à la fragilisation du contexte psychosocial. Parmi les éléments les plus souvent revenus pour caractériser ce qui a fait violence, on retiendra :

  • Une communication maladroite ;
  • La mise à l’écart “brutale” de collaborateurs qui travaillaient depuis longtemps au service de France Télévisions ;
  • L’arrivée de cadres imposés par la direction générale et occupant les postes stratégiques dans la nouvelle organisation ;
  • Les inégalités de traitements dans la nouvelle répartition des activités numériques ;
  • Une mise à l’épreuve des collaborateurs les plus anciens dans la structure ;
  • Une remise en question parfois radicale des manières de travailler antérieures ;
  • Une organisation qui s’impose en paraissant outrepasser toutes les règles.

Si les mutations organisationnelles ont d’emblée été minimisées par la direction qui préfère parler de “réajustements” que de réorganisation, l’analyse du contexte force à considérer  que les changements ainsi que leurs répercussions sur les conditions de travail sont conséquents :
  • Une reconfiguration de l’activité et des équipes ;
  • La forte augmentation des effectifs ;
  • Le recours massif à la sous-traitance ;
  • L’accroissement ou la réduction des périmètres de responsabilités ;
  • Les changements de subordination hiérarchique ;
  • Le renforcement et la généralisation du travail en mode projet avec notamment le déploiement de la méthode Agile ;
  • L’introduction d’une démarche marketing avec la prédominance de la notion de produit ;
  • Etc.
La détérioration de l’environnement psychosocial transparaît nettement dans l’ensemble des
retours. Au cours de l’expertise plusieurs catégories de risques présents dans l’environnement de travail et qui exposent particulièrement la santé des salariés ont été identifiés :
  • Facteurs liés au contenu de la tâche ;
  • Facteurs liés à l’organisation du travail ;
  • Facteurs liés aux relations de travail ;
  • Facteurs liés à l’environnement physique ;
  • Facteurs liés à l’environnement socio-économique.
 La présence de ces nombreux facteurs de risques et l’exposition prolongée des salariés à ces mêmes facteurs produisent une organisation du travail particulièrement pathogène dont les effets n’ont d’ailleurs pas tardé à s’exprimer. Les indicateurs de santé au travail qui ont pu être portés à notre connaissance ainsi que les troubles psychosociaux qui se sont massivement révélés témoignent d’une dégradation du climat social et de ses effets en cascade sur la santé.

Parmi les signes inquiétants qui viennent confirmer une altération de la santé, on relèvera l’éclosion des pathologies associées au travail (pathologies de surcharge, pathologies cognitives, pathologies post traumatiques, pathologies de la solitude).

Les préconisations sont présentées à la fin du rapport.

 
Dans ces conditions :



Le CHSCT d’Issy-les-Moulineaux a voté à l’unanimité ce 27/06/14, le texte suivant :



Une procédure pour ester en justice pour entrave





« Les membres du CHSCT d’Issy-les-Moulineaux ont voté en séance une procédure afin d’ester en justice pour entrave, d’une information/consultation sur « le projet d’organisation de FTVEN et ses conséquences sur les conditions de travail des salariés concernés » alors que la réorganisation était déjà majoritairement engagée. »



4/4 votes « Pour » - Votée à l’unanimité des élues.

(*) "Le syndrome «Orange» vire au rouge à France Télévisions Éditions Numériques"


BRUNO PATINO vs DIDIER LOMBARD





Le CHSCT France Télévisions-Issy-les-Moulineaux a reçu le rapport d’expertise demandé au Cabinet Sextant sur les conditions de travail suite à la réorganisation de France Télévisions Éditions Numériques (FTVEN), voici des extraits de l’expertise :





Voir le rapport complet d’expertise et la synthèse. (90 pages)



Toutes les citations ici sont issues du rapport d’expertise.



L’entité FTVEN a été créée en 2011 pour faire face aux évolutions du numérique. La création de cette entité incarne donc les changements guidés par les nouvelles orientations stratégiques. Ces dernières ont manifestement été impulsées par la direction générale en charge des programmes et de l’activité numérique et sont mises en application par la direction de FTVEN.



(…)



La réorganisation qui se dessine depuis 2011 n’a cependant pas fait l’objet d’un processus d’information /consultation dans les règles de l’art. Les élus au CHSCT n’ont pas été informés en amont des remaniements organisationnels les plus importants.



(…)



À ce flou organisationnel s’est adjointe une mise en œuvre des changements, qualifiée de “violente” par la plupart des personnes rencontrées, qui a largement contribué à la fragilisation du contexte psychosocial. Parmi les éléments les plus souvent revenus pour caractériser ce qui a fait violence, on retiendra :



ü Une communication maladroite



ü La mise à l’écart brutale de collaborateurs qui travaillaient depuis longtemps à FTV.



ü L’arrivée de cadres dirigeants imposés par la direction générale, venus évincer les anciens cadres dirigeants en place.



ü Les inégalités de traitements dans la nouvelle répartition des activités numériques.



ü Une discrimination salariale : les nouveaux arrivants étant mieux rémunérés que les anciens en poste depuis longtemps. Non mise en œuvre de formation pour valoriser les anciens collaborateurs.



ü Une mise à l’épreuve des collaborateurs les plus anciens dans la structure.                

Un salarié : « des experts en numérique sont arrivés de l’extérieur pour nous expliquer comment travailler »

Un salarié : « on m’avait dit : quelqu’un va venir voir comment tu travailles. La personne s’est posée à côté de moi un matin et m’a regardé travailler ».





ü Une remise en question parfois radicale des manières de travailler antérieures.



ü Une organisation qui s’impose en paraissant outrepasser toutes les règles.



 ü Une réorganisation installée sans information et sans concertation ni avec les élus du CHSCT, ni avec les anciens salariés. Et totalement minimisée par la direction qui parle de réajustement ou de modification.

Un cadre dirigeant laissera échapper que de toute façon « on ne leur demandait pas leur avis », faisant allusion aux membres du CHSCT.





Si les mutations organisationnelles ont d’emblée été minimisées par la direction qui préfère

parler de “réajustements” que de réorganisation, l’analyse du contexte force à considérer que les changements ainsi que leurs répercussions sur les conditions de travail sont conséquents :

ü Une reconfiguration de l’activité et des équipes ;

ü La forte augmentation des effectifs ;

ü Le recours massif à la sous-traitance ;

ü L’accroissement ou la réduction des périmètres de responsabilités ;

ü Les changements de subordination hiérarchique ;

ü Le renforcement et la généralisation du travail en mode projet avec

notamment le déploiement de la méthode Agile ; une méthode employée pour dégraisser la masse salariale, soit le salarié suit cette méthode qui le met sous pression soit il ne suit pas.

ü L’introduction d’une démarche marketing avec la prédominance de la notion

de produit ;

Etc.



La détérioration de l’environnement psychosocial transparaît nettement dans l’ensemble des

retours. Au cours de l’expertise plusieurs catégories de risques présents dans l’environnement

de travail et qui exposent particulièrement la santé des salariés ont été identifiés :

ü Facteurs liés au contenu de la tâche ;

ü Facteurs liés à l’organisation du travail ;

ü Facteurs liés aux relations de travail ;

ü Facteurs liés à l’environnement physique ;

ü Facteurs liés à l’environnement socio-économique.



Un contexte lourd :



ü un contexte qui change et qui a des conséquences lourdes : une reconfiguration de l’activité et des équipes, la forte augmentation des effectifs, le recours massif à la sous-traitance, l’accroissement ou la réduction des périmètre de responsabilités, les changements de subordination hiérarchique, le renforcement et la généralisation du travail en mode  projet (méthode Agile), l’introduction d’une démarche marketing avec la prédominance de la notion de produit.

Un salarié : « Ce qu’on appelle le mode projet entre nous c’est le moment où la réorganisation n’était pas opérée mais il y avait déjà des transformations dans les manières de travailler. »

Une révolution copernicienne car tout est radicalement différent aujourd’hui. Seule la notion marketing et de produit est mise en avant et implique des manières de travailler totalement différentes.





ü des remaniements conséquents, organisationnels et physiques.



Avec un déménagement de Paris Balard en mai 2012 qui a été très mal vécu.

Les causes étant l’allongement de la durée du temps de transport ; l’isolation physique du bâtiment par rapport aux transports en commun, aux lieux de restauration (autre que la cantine), au siège où il y a d’autres collègues, les élus des instances et le CE – espace dédié aux œuvres sociales et culturelles à destination des salariés ; la proximité avec le périphérique ; et surtout le travail en open space avec une réduction des surfaces pour les salariés. L’effectif augmente, l’espace reste le même, les mètres carrés se réduisent.





Comment la violence s’installe :



- Dénigrer le travail des anciens collaborateurs. Une débauche de moyens (60 millions par an depuis 2010) pour faire face aux nouvelles ambitions et pour mieux dénigrer ce qui se faisait avant. Avec en écho, le leitmotiv des anciens collaborateurs : « notre travail antérieur à 2010 a été clairement dénigré». Évidemment, des projets menés sont inévitablement liés aux ressources dédiées. Et les ressources du numérique avant 2010 étaient très minces.



- Une humiliation des salariés : la découverte en réunion devant un collectif et parfois même devant des prestataires extérieurs des changements afférents à sa propre mission.



-  Une déstabilisation des salariés : des entretiens individuels à l’impromptu pour annoncer des changements conséquents de missions, de périmètre de responsabilité. (suite page 27 du rapport).



-  Une hégémonie de personnes nouvellement arrivées :

les fonctions dirigeantes des grandes activités de FTVEN sont occupées par des personnes recrutées à l’extérieur, les candidatures internes de salariés ayant été refusées.



- la mise à l’écart brutale d’anciens salariés « débarqués », « placardisés », « dévalorisés », avec pour corolaire des arrêts maladie de longue durée, des arrêts répétés et une explosion du nombre d’arrêts en 2 ans. (page 60)



-   la mise en concurrence des salariés avec les prestataires sur des projets.

Ainsi on fait travailler une équipe fixe et une équipe de prestataires sur un même temps donné et sur un même projet.





La souffrance et l’impuissance des salariés :



A partir de la page 66



- Face à la violence décrite et vécue par les salariés eux-mêmes, la passivité observée a été plusieurs fois interrogée :

« Ce qui est perturbant c’est que personne ne réagit.»



- Les mécanismes de défenses à l’oeuvre face à un climat social délétère.

Du côté des collaborateurs, comme nous l’avons très largement montré dans les développements précédents, l’accent est mis sur un climat social particulièrement délétère et dont il faut se protéger. Les stratégies de préservation se lisent assez nettement dans les formules qui ont émaillé les échanges : « Je prends de la distance », « je mets les choses de côté », « j’évite de penser à l’avenir », « je ferme ma gueule », « je reste dans mon coin », « j’évite de donner mon avis », « je garde ça pour moi », etc.



-          LA PEUR et la dégradation progressive du collectif et isolement des salariés :

« Ceux qui ont essayé de lutter ont été évincés » regrettera un salarié dont le propos corrobore un sentiment largement énoncé au cours des échanges.



- Confusion et isolement.

« Je me sens confus, je ne sais pas où je vais. Venir au travail le matin c’est contraignant mais j’ai un travail. Même si c’est une souffrance, c’est compliqué de faire la part des choses. »

Tous ces éléments aptes à occasionner de la peur sont venus effectivement alimenter le cercle vicieux de l’enferment, conduisant par là même à l’isolement progressif des salariés.





L’équilibre psychique fragilisé



A partir de la page 68

-          Entre mobilisation intense et désinvestissement : des salariés en tension permanente.



-          le déséquilibre effort / récompense. Déficit de reconnaissance qui génère amertume, frustration et incompréhension.

(voir page 71)



-          la souffrance éthique et le conflit de valeurs : de nombreux salariés ont relevé les contradictions entre les nouvelles ambitions du numérique et surtout les manières dont elles sont mises en œuvre et la MISSION DE SERVICE PUBLIC à laquelle de nombreux salariés restent attachés.

(page 72)

Un salarié : « une société dans laquelle on porte plus d’importance aux projets qu’aux salariés, je ne veux pas être dedans. C’est ma manière de me dire que je ne suis pas fou ».

D’ailleurs, de nombreux salariés parlent de « schizophrénie » pour qualifier l’intensité de la confusion à laquelle les a confrontés l’organisation du travail.



Conséquence : L’APPARITION DES PATHOLOGIES LIÉES AU TRAVAIL



Page 73



Pathologies cognitives :

…troubles de la pensée en rapport étroit avec des distorsions qui affectent la cognition (troubles du jugement, troubles de la mémoire, etc.) et qui peuvent aller jusqu’à la confusion mentale. (…)



Pathologie de surcharge :

…correspondent à la surcharge du fonctionnement psychologique et cognitif provoquée par l‘augmentation des contraintes de productivité. Cette dernière pouvant entraîner des décompensations psychiques (anxiété larvée, repli sur soi, etc.) et pouvant mener à terme à des décompensations somatiques (troubles musculo-squelettiques, accidents cardio-vasculaires, etc.).



Notons au passage que les situations où les salariés se sont vu réduire leur périmètre d’activité ou affecter des tâches à moindre contenu significatif (au regard de leurs activités antérieures) ne sont pas moins éprouvantes psychiquement. L’expérience en clinique du travail montre en effet que l’accomplissement d’une tâche sans investissement matériel ni affectif exige le déploiement d’efforts qui en d’autres circonstances sont supportés par le jeu de l’intérêt et de la motivation.



Pathologies post traumatiques :



….peuvent être consécutives à un événement qui fait irruption de l’extérieur et vient perturber l’organisation de l’appareil psychique mais elles surviennent aussi face à des situations vécues comme des humiliations ou comme des atteintes à la dignité. La lecture de l’ensemble des données recueillies au cours des entretiens laisse entendre l’amertume, le sentiment de déconsidération mais aussi d’impuissance ressentis par les salariés. Bien que tous ces affects ne soient pas nécessairement pathologiques, ils peuvent se traduire par des manifestations cliniques spécifiques15 à plus ou moins long terme.





Pathologies de la solitude :

…font suite à la dégradation des relations de travail qui peut être provoquée par une absence de communication, de la suspicion à l’égard des collègues et/ou des encadrants, un climat de défiance, l’incapacité à faire part aux autres de ses difficultés générant repli sur soi et isolement. Ces pathologies peuvent conduire à des décompensations graves : violences retournées contre soi-même ou contre les autres, dépressions, tentatives de suicide.





Et pourtant, des collaborateurs qui ont conscience de la nécessité des changements.



Il est important de noter que les salariés ne sont pas de facto réfractaires au changement. La plupart des salariés rencontrés lors de l’expertise s’accordent à dire que les évolutions du numérique rendaient nécessaires des ajustements organisationnels.



Et à plusieurs reprises, ils ont indiqué être conscients que FTVEN devait faire face à un retard numérique à combler.

 
En conséquence, personne n’a disconvenu que de nouvelles orientations impliquaient des manières de fonctionner différentes ainsi que la mobilisation de nouvelles compétences.



Par ailleurs, les descriptions des organisations qui se sont succédé depuis plusieurs années attestent que mutations organisationnelles ne sont pas exceptionnelles. Certains ont même rappelé qu’elles étaient inhérentes à un secteur d’activité particulièrement exposé aux évolutions technologiques et à celles des besoins des utilisateurs au service desquels l’activité est dirigée.



Ce que montre en revanche avec force la globalité des échanges, c’est que ce sont moins les changements que la brutalité et la violence de leur mise en œuvre qui a été massivement déplorée par les salariés.



(page 26 du rapport)



















Et 1, et 2 et 3 établissements…Bygmalion joue la « délocalisation ». Pas sûr que le juge Van Ruymbeke voit cette diversification d’un bon œil.

Dans son article signé David Le Bailly et François Labrouillère, paru dans l'édition du 12 au 18 juin, Paris Match indiquait que BYGMALION SAS détenait au moins deux établissements secondaires: (fin de post) 


"La domiciliation comme "établissements de Bygmalion" [succursales en quelque sorte, ndlr] de deux propriétés personnelles de Millot, une maison à Sanary-sur-mer, entre Toulon et Marseille achetée en 2005 pour 500.000€ et le Moulin de Senercy en Picardie, acquis pour "650.000€ grâce à un emprunt" dixit l'intéressé. Un domaine de 6 hectares de terrain où serpente l'Oise avec piscine, court de Tennis que Millot devrait bientôt transformer en maison d'hôtes"....

Il s'agit en réalité de trois résidences propriétés des dirigeants de Bygmalion enregistrées comme établissements secondaires.

Ces 3 "établissements secondaires" de Bygmalion sont gérés par une société dénommée: "BM Patrimoine" domiciliée au : "5 avenue de la gare, Immeuble Le Crystal, 26300 ALIXAN" ...dans la Drôme !  

Quant aux commissaires aux comptes qui les ont certifiés, "SOVEC DROME", ils sont, eux-aussi dans la Drôme, comme le nom l'indique.... 
 
En voici la liste:




BYGMALION SAS

RCS Paris B 508 672 011

Renseignements juridiques



Siège social 9 Rue de Milan 75009 PARIS

SIRET 50867201100063
Forme juridique société par actions simplifiée
Capital social 500.000,00 EURO
Secteur d'activité 7021Z - Conseil en relations publiques et communication
Immatriculation 28-10-2008
Pays France

Dirigeant(s)

Président : AMM PARTICIPATIONS
DG: RG MANAGEMENT

Établissement(s)

1) Activité
SIRET
Adresse
Conseil en relations publiques et communication (7021Z)
50867201100030
Hameau de Senercy
02240 SERY LES MEZIERES

2) Activité
SIRET
Adresse
Conseil en relations publiques et communication (7021Z)
50867201100048
Lieu Dit la Croulardiere
61560 ST OUEN DE SECHEROUVRE

3) Activité
SIRET
Adresse
Conseil en relations publiques et communication (7021Z)
50867201100055
Le Hameau de la Plaine du Roy 
83110 SANARY SUR MER

Dites donc, BM Patrimoine....le nom semble familier, non ! 
B.M. ne serait-ce pas les initiales de Bastien Millot le cofondateur de Bygmalion et BM Consulting (bon sang, c'est bien sûr !) .....



dont le blog CGC Média a eu accès s'agissant des comptes déposés pour 2012, particulièrement "les informations relatives au bilan actif"....
Pour un peu dans la case "Participations (10 à 50%) Bygmalion " en 2012 qui affiche dans la rubrique " "résultat dernier exercice clos" 1.133 228€ , et celle "résultat net" déficitaire de 2012 de - 1.133 666€ que "Le Canard enchaîné" avait fait paraitre dans son édition du 18 juin dernier dans l'encart "une comptabilité poétique", à quelques euros près, le chiffre était identique.... étonnant, non


(article de Paris Match)
   




jeudi 26 juin 2014

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l'excellent analyse de Daniel Schneidermann qui revient sur le 20h de Pujadas « bygmalionnisé »!

Dire que le blog CGC Média souscrit totalement à l'analyse de Daniel Schneidermann qui revient dans "Arrêts sur image" sur le 20h de Pujadas qui prétend parler de l'affaire Bygmalion, est une évidence.
 
Dans son article intitulé "Horreur : France 2 se découvre « bygmalionnisée » !" le journaliste débute son propos par l'adage "Mieux vaut tard que jamais".
 
Alors que l'ensemble des média ne parle depuis des semaines de cet invraisemblable scandale, "La Deux" où monte la grogne a finalement décidé de passer au "service minimum".

La chaîne s'est même fendu d'un invraisemblable tweet, affirmant sans rire" avoir largement évoquer l'affaire".... il faut oser:
20 Heures France 2: "On a déjà largement évoqué l'affaire #Bygmalion dans son volet "fausses factures à l'#UMP". Si l'entreprise de communication opérait au cœur du pouvoir politique, elle opérait aussi au cœur des pouvoirs économique et médiatique."
 
Pitoyable et mensonger.
 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir l'intégralité de l'article d'"Arrêts sur image".
 
"Ce 24 juin, David Pujadas a décidé d’investiguer. Et sur un gros morceau : l’affaire Bygmalion. Plus précisément (même s’il ne le mentionne pas dans le titre), l’implication dans le scandale de France Télévisions, son entreprise. Il était temps : cela ne fait guère que deux mois, que l’ex-PDG Carolis a été mis en examen.
 
Capture d’écran de Carolis et Bastien Millot (ex-Bygmalion) (France 2)
 
Illustration : un plan de trois quarts de seconde montre le visage de Carolis, mais aucun plan ne montre son successeur, Rémy Pflimlin, également sur la sellette.
 
« Sollicitée, l’actuelle direction de France Télévisions n’a pas souhaité prendre la parole sur les procédures judiciaires en cours. Elle souligne que les prestations de Bygmalion ont été évaluées, après le départ de Patrick de Carolis, et jugées nécessaires », explique pudiquement le commentaire du reportage de France 2.
 
Comme il faut bien, dans cette « enquête », donner la parole à quelqu’un, France 2 interroge Pierre-Olivier Lambert, présenté comme avocat « d’une partie civile » Une partie civile ? Mais pourquoi ne pas la nommer ? Pourquoi cette étrange pudeur, d’autant que les images le montrent sortant du siège de France Télévisions ?

L’ennemi intérieur

Heureusement, deux clics suffisent, pour identifier cette mystérieuse « partie civile » : il s’agit du syndicat CGC de France Télévisions, à l’origine de la plainte ayant abouti à la mise en examen de Carolis, et manifestement en pointe sur les révélations à propos de la « bygmalionnisation » du groupe public, encore aujourd’hui.
 

 Capture d’écran de Pierre-Olivier Lambert l'avocat du SNPCA-CGC à l'origine de la plainte....
 
Mais sans doute Pujadas souhaite-t-il éviter de donner trop de publicité à cet ennemi de la direction qui, chaque jour ou presque, sur son blog, fait état d’un nouveau contrat entre l’actuelle direction de France Télévisions et Bygmalion (au total, et en ne considérant que les contrats connus à ce jour, Pflimlin en aurait signé quasiment autant que Carolis, 975.000 euros contre 1.288 000 euros).
 
Et ce n’est pas tout. Le syndicat ne se prive pas non plus de rappeler d’autres faits, comme cette collusion passée, par exemple, entre l’actuel directeur de la communication du groupe, Frédéric Olivennes, et Bygmalion.

Pujadas ne peut plus ne pas voir

Résumons. France Télévisions est bygmalionnisée jusqu’au cou, au point que même Pujadas, du haut de son donjon, ne peut plus faire semblant de ne pas le voir. Chaque jour apporte sa découverte surréelle, comme par exemple cet aveu incident de Pflimlin au Monde, dans une interview d’autojustification : le groupe a payé à Carolis une mission de conseil... pour redresser les audiences de sa propre émission, « Des racines et des ailes » (l’info avait été publiée quelques mois plus tôt dans Charlie Hebdo).
 
Mais le mal s’étend aussi plus haut, comme le montre la très étrange nomination de Martin Ajdari, ex-directeur financier sous Pflimlin, témoin assisté dans l’instruction, comme directeur de cabinet de Aurélie Filippetti, ministre de tutelle du groupe.
 
A ce stade, une question s’impose. Les différents signataires de contrats avec Bygmalion ont-ils seulement fait preuve d’une incompétence remarquable et remarquablement reconduite d’une équipe de direction à l’autre ? Ou bien ont-ils alimenté, en connaissance de cause, une officine de financement politique ? Au moins, maintenant qu’il est prévenu, est-on certains que Pujadas ne va pas lâcher l’affaire."

FTD condamnée par les Prud'hommes de Paris

L'ex directeur des affaires juridiques de France Télévisions Distribution, Laurent Saillard vient de gagner sa procédure engagée devant le le Conseil des prud'hommes de Paris qui vient de condamner France Télévisions Distribution pour son  licenciement sans cause réelle et sérieuse à lui payer en lui allouant une somme de plusieurs dizaines de milliers d'euros euros de dommages et intérêts.
 
Le délibéré a donc été rendu en faveur du salarié alors même que Denis Rostein le directeur de la distribution avait rédigé contre lui une attestation.
 
Laurent Saillard n'est pas le premier salarié, ni le dernier du reste, à attaquer son ex employeur FTD et à le faire condamner pour ses méthodes pour le moins "expéditives". 
 
Yann Chapellon a présenté, en interne, cette décision de Justice comme n'étant pas forcément mauvaise pour l'entreprise. Cela aurait pu être "financièrement" pire!!!!!
 
La décision est bien évidement susceptible d'appel pour les deux parties et rien n'exclut qu'en fonction de ces déclarations intempestives, Laurent Saillard saisisse la Cour d'Appel.
 

Un producteur avait osé dénoncer le système dès février 2010...Cyril Viguier avait-il anticipé la déflagration Bygmalion?

En pleine tempête médiatique concernant l'affaire Bygmalion comme il convient de l'appeler aujourd'hui, plus particulièrement son volet audiovisuel pour lequel après avoir déjà mis en examen 4 protagonistes du dossier dont Carolis et où le juge Van Ruymbeke vient de convoquer PFLIMLIN, le blog CGC Média a retrouvé dans ses archives l'interview que Cyril Viguier avait accordée, à  TPS Star  dans le cadre d'une émission sur la télé "Telle est ma télé" elle-même disparue.

Évincé de France 3 abruptement, Cyril Viguier aurait pu donner cette interview quasiment hier....seulement voila, elle date de février 2010 et résonne aujourd'hui comme une formidable occurrence.










Pflimlin convoqué chez le juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre de la plainte du SNPCA-CGC qu'il instruit.

C'est "Libération" qui "a tiré le premier" en annonçant dès 19h54 la convocation de Pflimlin par le juge Renaud Van Ruymbeke dans son article "Le président de France Télévisions va être entendu en tant que témoin assisté dans le cadre des contrats conclus entre la société créée par Bastien Millot et le groupe public".

Le quotidien écrit "Selon nos informations, le président de France Télévisions Rémy Pflimlin va être prochainement entendu par le juge Van Ruymbeke, sous le statut de témoin assisté, et ce dans le cadre de l'autre affaire Bygmalion, celle qui, au-delà des affres actuelles de l'UMP, concerne les contrats signés entre la société créée par Bastien Millot et le groupe public.

L'affaire a au départ mouillé l'ancien président de France Télévisions Patrick de Carolis, déjà mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour «favoritisme», à la suite d'une plainte de la CGC-Médias, un syndicat du groupe public. Il s'agit de diverses prestations facturées à France Télévisions par Bygmalion depuis 2008. C'est en effet à cette date que Bastien Millot, arrivé à France Télévisions à l'été 2005 au cabinet de Carolis directement depuis celui de Jean-François Copé alors au gouvernement Raffarin, a quitté le groupe pour fonder sa propre boîte, Bygmalion. Laquelle a bénéficié de plusieurs contrats avec… France Télévisions. Au total 1,2 million d'euros pour des prestations dont la réalité laisse à désirer: lobbying, courrier des téléspectateurs, surveillance de l'e-reputation...."

Il n'y a donc pas grand chose à ajouter sauf que depuis que le juge Van Ruymbeke instruit cette plainte qui va bien au delà du volet télé de l'affaire Bygmalion même si les contrats signés avec cette société et ses structures connexes y tiennent une bonne part , a déjà été l'objet de plusieurs décisions du juge.

Déjà  4 mises en examen  : 

Carolis, Bygmalion, Millot et Camille Pascal

et  2 témoins assistés  Damien Cuier et Ajdari déjà entendu deux fois.....

c'est donc loin d'être terminé!

 

 

 

mercredi 25 juin 2014

Farandole de factures "monitoring, e-réputation, développement de sites, veille internet..." Bygmalion a visiblement fait le plein!


 
Il s'agit plus là du volet politique....bien que le volet médiatique y soit également traité s'agissant notamment des "séances de média-training payées dispensées par des journalistes (une dizaine) issus de le télé ou de la radio à des politiques."

Et presque comme le dit la pub "Change pas d'chaîne Léon, y a les mêmes à France Télévisions": "monitoring, e-réputation, accompagnement stratégique, préparations en tous genres: dossiers, discours et éléments langages,  mise à jour et développement de site internet, mise en place dispositif veille internet,etc..." !!!!



Quasiment toutes ces prestations que détaille "Le Canard" s'agissant du groupe UMP visiblement bon et gros client de Bygmalion, se retrouvent à France Télévisions.
"Prestations qui après le départ de Carolis ont été évaluées et jugées nécessaires" c'est ce qu'à fait dire Pflimlin hier soir dans le JT de 20h où Pujadas évoquait quasiment pour la première fois de ce dossier brûlant dont parle pourtant l'ensemble des média depuis des semaines et dont le volet audiovisuel fait l'objet d'une instruction judiciaire menée par le juge Renaud Van Ruymbeke  suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC ayant déjà conduit à  4 mises en examen et  2 témoins assistés.

Prestations que le Canard avait fini par chiffrer pour France Télévisons dans ces contrats  passés avec Bygmalion à plusieurs centaines de milliers d'euros pour ne pas dire de millions d'euros...du genre de celles-ci (les montants des factures réglées à Bygmalion sont en TTC  évidemment):

"réalisation de l'étude consacrée à l'image du groupe FTV en collaboration avec TNS Sofres" (juillet 2009 avant Pfimlin) - montant 43.056€.
et celle-ci "100 exemplaires reliés avec chemise à rabats (1 volet) du document de présentation Comité diversité avec son rapport de synthèse" - montant 5.860,40€

"accompagnement stratégique de France Ô et Recherche de nouveaux programmes"  (mars 2011) - montant 5.980€.
ou encore "accompagnement du Comité permanent de la diversité avec contribution à la rédaction et mise en forme du rapport, rédaction et mise en forme de sa synthèse avec mise à jour et amélioration du référencement du site dédié" - (3 factures de 11.960€ chacune pour 201-2011 et 2012 -dernière en date en janvier 2012) - montant total 35.880€ .
ou bien aussi "Séminaire de formation" (janvier 2013) - montant 5.980€ 
mais également celle-là   "mise en œuvre de la statégie d'influence et élaboration de l'argumantaire pour demande de fréquence radio FM pour la direction radio" (d'avril 2011) - montant  17.940,00€....et la liste est longue.


Que dire également de ces deux factures, l'une d'un montant de 43.056€ de juin 2013 (pour courriers et mails 1er et 2ème trimestre) et l'autre montant de 21.528€ 21.528€ de septembre 2013 (pour courriers et mails 3ème trimestre) !!!?? 

Pour la petite histoire, les "très nombreux" courriers adressés au pédégé de FTV qui nécessitaient des réponses "chères et pointues" sont en moyenne au nombre de soixante par mois (tout au plus) et chaque réponse est facturée depuis fin 2013 par la boite qui a remplacé celle de Millot, à un coût estimé de 6,60 € la réponse, soit 400€/mois  !!!!!!!

Chacun constatera l'analogie de certains montants comme s'il y avait des "barèmes"...par exemple la "réalisation de l'étude consacrée à l'image du groupe FTV en collaboration avec TNS Sofres" et celle pour "les courriers et mails 1er et 2ème trimestre 2013" sont d'un montant strictement identique : 43.056€. 

Tout ça sans compter les centaines de milliers d'euros dépensés en "e-reputation et accompagnement stratégique" qu'il s’agisse de FTV et de FTP...


Pour ne prendre que l'année 2011 donc en plein sous Pflimlin:

France Télévisions verse à Bygmalion son "accompagnement stratégique" (5.980€) et sa "e-repuation" tous les mois 8.970€, 12/12 mois un montant de 113.620€  

et France Télévisions Publicité 11.960€ (même montant que les factures Comité diversité !),12/12 mois pour un "accompagnement stratégique".
Ce que révèle le palmipède dans son encart "Tous à la big soupe!" sur ces fameuses séances de médiatraining (appelés aussi ménages) pourrait presque paraître anecdotique: "Côté journalistes, la plupart issus de la télé ou de la radio, sont de bonnes connaissances de Bastien Millot, chroniqueur à Europe 1 jusqu'en mars dernier. 
La mission que leur sous-traitais ce dernier: entraîner des hommes politiques (souvent des députés) à bien s'exprimer devant les caméras. 
Ces séances de médiatraining étaient généralement payées (fort cher) par la questure de l'Assemblée est effectuée dans les locaux de Bygmalion ou du Palais-Bourbon..."

Que des "prestations évaluées et jugées nécessaires" qui si elles avaient été stoppées auraient mis en péril l'entreprise"....enfin puisqu'on vous le dit !!!!!

mardi 24 juin 2014

Olivier Galzi, ex présentateur de France 2 aujourd'hui sur I>Télé dément être intervenu en faveur de Bygmalion pour la GNLF.

Le site web de l'Express publie ce mardi 24 juin, un article de François KOCH intitulé "GLNF & Bygmalion : singulière relation !"

Le journaliste qui se présente ainsi "Journaliste depuis 1984, à L’Express depuis 1988, je suis tombé dans la marmite maçonnique en 2002. Toujours curieux vis-à-vis de ce monde énigmatique, je demeure surpris par les excès d’amour et de haine dont sont capables les frères et les sœurs. Certains me considèrent comme un « maçon sans tablier », d’autres ne veulent pas croire que je suis toujours… profane!" parle du contrat conclus avec Bygmalion en 2010 et la GNLF que "Le Canard enchaîné' de mercredi dernier avait révélé.

François Koch de préciser "C’est en cette fin d’année 2009, donc, alors que la GLNF grossit à la vitesse d’un champignon maçonnique et menace sérieusement de ravir la première place au GODF, que l’obédience de François Stifani a recours aux services de l’agence de communication Bygmalion. Dans un premier temps, un devis de 120.000 € HT est établi, pour un accompagnement de douze mois. Détail qui ne s’invente pas, la « note confidentielle » de décembre 2009 expédiée par Bygmalion propose de positionner François Stifani comme l’interlocuteur médiatique de référence en lieu et place d’Alain Bauer… qui continue d’être sollicité par les journalistes pour parler de franc-maçonnerie bien que son mandat de Grand maître du GODF ait pris fin en 2003.
Le devis a dû être jugé trop salé, puisque la GLNF a fait jouer la concurrence en sollicitant Euro RSCG, qui a proposé un forfait de 50.000 € TTC pour une prestation du 1er février au 30 août 2010. Manifestement, à la GLNF, on voulait vraiment faire travailler Bygmalion, puisque l’agence dirigée par des proches de Jean-François Copé s’est totalement alignée sur le devis Euro-RSCG. En mars 2010, le contrat Bygmalion-GLNF est signé. Les 30% payables à la signature, soit 15.000 €, sont réglés."

 


Si François Stifani, ex-Grand Maître de la GLNF (2007-2012) joint par le journaliste au téléphone, "soutient n’avoir jamais signé de contrat avec Bygmalion" alors même que  "Jean-Pierre Servel, Grand maître de la GLNF depuis décembre 2012 qui a meilleure mémoire, déclare « François Stifani a effectivement signé un contrat de six mois avec l’agence de communication Bygmalion, mais la collaboration a tourné court, car les premiers rapports remis à l’obédience énonçaient des évidences. Il aurait fallu choisir un communiquant bon connaisseur de la franc-maçonnerie.»" François Koch dans son papier fait intervenir - plus surprenant - un troisième protagoniste: Olivier Galzi  ex présentateur de France 2 aujourd'hui sur I>Télé qui dément être intervenu en faveur de Bygmalion pour la GNLF.

Voici ce que répond Olivier Galzi à François Koch qui l'interroge sur de son rôle dans cette affaire :" Une interview vidéo de François Stifani devait être réalisée par Olivier Galzi, alors présentateur à France 2 et Guy Alves. [à quel titre, ndlr] L’opération est annulée. 
Le journaliste, qui passe pour celui qui a poussé Bygmalion dans les bras de la GLNF, ne cache pas son amertume à ses interlocuteurs. Ce que nie l’intéressé, interrogé par mes soins: « J’ai seulement évoqué avec François Stifani sa mauvaise image en lui conseillant de confier sa communication à une agence au lieu de faire travailler des frères....Je connais les responsables de Bygmalion comme beaucoup de journalistes, mais je n’ai jamais été informé de ce contrat Bygmalion-GLNF ni des conditions de sa rupture », ajoute-t-il, alors que je lui précise que j’ai été informé par d’excellentes sources.

Qui a dit que la télé n'était pas d'une grande fraternité ?!

Lire l'intégralité de l'article

Le miniStère de la Culture aurait-il lancé "l'étude dans l'étude" en pleine mission Brucy ?

Au moment où le rapport d'Anne Brucy sur la mission de proximité de France 3 commandé par Aurélie Filippetti devrait être rendu public, le blog CGC Média a découvert sur le site du ministère de la Culture un curieux appel d'offre.



Le blog CGC Média a eu beau cliquer sur le lien vers l'appel d'offres....rien ne s'affiche sur la page "plate-forme des achats de l’État" .

Cette étude a-t-elle eu lieu? Quelles incidences aurait-t-elle eu sur le rapport Brucy?

Si oui, qui l'a réalisé?...

Espérons seulement qu'en ces temps de tempête médiatique, Bygmalion mise en examen dans le volet télé de l'instruction menée par Renaud Van Ruymbeke, n'était pas candidat !!!!!