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mercredi 1 avril 2015

L'argent des contribuables au secours de Mathieu Gallet englué dans les révélations du Canard



Le 30 mars, le journaliste de l'Expess Renaud Revel revenait dans son "Immédias" sur les propos de Patrick Cohen prenant publiquement  la défense de Mathieu Gallet (*) et les 90.000 euros de l'argent des contribuables donc, versés à la boîte de Denis Pingaud  comme l'avait révélé "Le Canard Enchainé", la semaine dernière.

Le blog CGC Média indiquait du reste que le Denis Pingaud en question faisait la même campagne, pour que Delphine Ernotte soit nommée à France Télévisions comme il l'avait fait pour Mathieu Gallet à Radio France....reprenant dans un son article intitulé "DELPHINE ERNOTTE et MATHIEU GALLET recrutent le même communicant privé DENIS PINGAUD pour « charmer » le CSA, conquérir le pouvoir et faire main basse sur la radio et la télé publique !!", les informations du 9 mars dernier, de «La lettre de l’Expansion » n°2219.

« DELPHINE ERNOTTE, DG d’Orange France, serait conseillée pour sa candidature à la présidence de France Télévisions par Denis Pingaud, communicant, qui a publié en 2013 un essai sur la communication de François Hollande, L’Homme sans com'. »…
 


 (*) Découvrez l'article de l'Express.fr:


"Invité hier du Supplément de Canal+, le matinalier de France Inter, Patrick Cohen, est revenu sur la signature par le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, d’un contrat de conseil avec le consultant Denis Pingaud, un ancien d’Euro RSCG, le tout pour 90.000 euros par an, comme l’a indiqué "Le Canard Enchainé". Et le journaliste d’Inter de s’étonner de cette cabale, expliquant que cette pratique était non seulement monnaie courante dans le Paf, mais que les émoluments perçus par ces « spin-doctor» étaient le plus souvent bien plus conséquents.



Tout à fait juste, la remarque de Patrick Cohen mérite néanmoins quelques explications. 

Nombreux sont en effet les groupes de médias, audiovisuels ou non, qui font appel à des consultants extérieurs, lesquels disposent de très confortables honoraires. TF1, Canal+ et France Télévisions font ainsi appel depuis des années à des communicants (es) extérieurs à l’entreprise. 

Ces cabinets de conseil sont connus comme le loup blanc et les personnalités de renom qui les dirigent tout autant. 

Si l’affaire Bygmalion a fait exploser la société de Bastien Millot, laquelle cachetonnait pour France Télévisions, bien d’autres structures travaillent en toute discrétion, et légalité, avec la plupart des groupes audiovisuels. Et leurs émoluments vont le plus souvent bien au-delà des 90 000 euros annoncés pour Denis Pingaud.

Citons parmi ces visiteurs du soir des hommes et des femmes comme Jean-Noël Tassez, Patricia Goldman, Anne Méaux, Stéphane Fouks, Paul Boury, Laurent Obadia, Philippe Bailly et d’autres…Leur rôle? Déminer le terrain, mettre à la disposition du PDG qui les emploient des éléments de langage quand une crise éclate, leur dire ce que leurs collaborateurs n’osent jamais aborder par crainte de retours boomerangs, faire passer les messages au plus haut niveau de l’État si nécessaire, aussi, comme alimenter une réflexion stratégique, bâtir une communication de crise ou nourrir la presse en informations sur l’entreprise, son dirigeant et ses concurrents…

Si cette corporation a son lot de «baltringues», elle compte d’abord d’éminents lobbyistes sans lesquels ces PDG aux abois s’en remettraient à des entourages parfois peu efficients. Ce que font les anglo-saxons, à l’origine de ce métier, depuis des décennies."

Dites 33....

Dans un communiqué de presse, le CSA a publié ce 1 er avril 2015, le nombre de candidatures déposées officiellement pour remplacer Pflimlin.

Voici le texte: 

"Communiqué de presse

CSA : Ouverture des plis des candidatures à la présidence de France Télévisions 

Réuni en collège plénier et à huis clos, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a procédé ce jour à l’ouverture des plis concernant les candidatures à la présidence de France Télévisions. Le Conseil a reçu 33 candidatures. Le Conseil établira une liste restreinte de candidats qu’il auditionnera. Cette liste sera rendue publique à la condition qu’aucun des candidats retenus ne s’y oppose auprès du président. Les auditions ne seront pas publiques, en conformité avec la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000 (décision ci-jointe). Le Conseil prendra sa décision motivée à compter du mercredi 22 avril et avant le vendredi 22 mai 2015. Le projet stratégique sera rendu public selon des modalités fixées en accord avec la personnalité retenue.

Contacts presse : Frédérique Bayre / Clara Martin : 01 40 58 36 29 service.communication@csa.fr "

mardi 31 mars 2015

La démission de Mathieu Gallet serait, à coup sûr, un nouveau pavé dans la mare audiovisuelle publique....



La démission de Mathieu Gallet serait, à coup sûr, un nouveau pavé dans la mare audiovisuelle publique....

Alors que Radio France entame son 14ème jour de grève, les rumeurs de la démission de Mathieu Gallet nommé il y a un an à peine à sa tête, se font de plus en plus insistantes.

Il ne manquerait plus que « Le Canard enchaîné » sorte de nouvelles révélations pour la troisième semaine sur « l’aréopage » du jeune pédégé !!!!

Le message que l’intéressé vient d’envoyer, en interne, aux salariés de « La Maison ronde » (*) relance, lui aussi, les bruits de départ.

Il fait référence au rapport de la Cour des comptes qu’évoque entre autres l’Express.fr, ce mardi 31 « La Cour des Comptes préconise la fusion des rédactions de France Info, Inter et Culture » (¤)

(¤) Extrait : « La Cour des Comptes pas sur la même longueur d'ondes que Radio France…Les magistrats financiers proposent des remèdes choc pour remettre la vénérable institution publique sur les rails. Un rapport qui risque de faire des vagues alors que les syndicats des stations publiques ont reconduit leur grève pour le 14e jour consécutif.   [Thuiller sur France télévisions prône lui, totalement l’inverse, ndlr]

Parmi les préconisations, la fusion des principales rédactions du groupe : France Inter compte environ 140 journalistes, France Info 100 et France Culture 40. Ce chantier de rapprochement constitue un véritable serpent de mer dans les couloirs de le Maison de la radio…  


Un autre chantier de rapprochement des rédactions, également évoqué de longue date, concerne les services "culture" des différentes rédactions du groupe. Sur ce point, les négociations sont moins avancées…..  

La rue Cambon suggère également de fusionner les orchestres de Radio France qui dispose de deux ensembles symphoniques et de deux chœurs. Le président de Radio France, Mathieu Gallet, a proposé au gouvernement de transférer l'Orchestre national de France au théâtre des Champs-Elysées, sous la houlette de la Caisse des Dépôts. Mais cette dernière y est opposée… 

Un arrêt partiel du chantier de la Maison de la radio?


La Cour des Comptes regrette également les dérives financières [du temps où Monique Sueur notamment était d’ailleurs en charge, ndlr] occasionnées par le chantier de la Maison de la radio. Mais se garde de faire des propositions fermes. Parmi les options toutefois évoquées, celle d'un arrêt partiel est avancé. Lancé en 2009, ce chantier a coûté beaucoup plus cher que prévu initialement (près de 600 millions d'euros aujourd'hui) et Radio France ne parvient pas à en financer la fin…. »  

(*) Message de Mathieu Gallet
« Chers toutes et tous, 


J’apprends cet après-midi par la presse des informations partielles sur le rapport que la Cour des comptes doit rendre public cette semaine. 

Je me dois d’attendre la publication du rapport dans son intégralité avant de me prononcer sur les mesures que la Haute juridiction financière propose à l’issue de son contrôle de Radio France sur la période 2004-2013. 

Je tiens toutefois à indiquer que la fusion des rédactions ne correspond pas à ma vision du pluralisme de l’information et de la complémentarité des antennes de Radio France. 

Dans les tout prochains jours, je transmettrai à la Ministre de la Culture et de la Communication et au Conseil supérieur de l’audiovisuel les derniers éléments de mon projet stratégique en discussion depuis l’été dernier avec nos tutelles. 

Ce projet vise à préparer Radio France aux enjeux de la prochaine décennie avec l’ambition de défendre, malgré les contraintes financières qui sont les nôtres, la pérennité et l’excellence de nos missions de service public à destination de tous. 

Très cordialement, 

Mathieu Gallet »



En pleine procédure de désignation par le CSA pour remplacer un Pflimlin pour l’heure toujours sous statut de témoin assisté dans le dossier Bygmalion, si Mathieu Gallet devait démissionner de Radio France et qu’en plus Marie-Christine quitter France Média Monde, imaginez un peu le foutoir qu’auraient à gérer l’Instance mais aussi le Gouvernement !!!!

La farce du 1er avril avant l’heure : Philippe Bailly le communiquant de Pflimlin qui parle de « coups bas et de manipulations » dans les colonnes de son partenaire presse pour espérer sauver la tête de celui mis en place par Sarkozy à l’été 2010.

La farce du 1er avril avant l’heure : Philippe Bailly le communiquant de Pflimlin qui parle de « coups bas et de manipulations » dans les colonnes de son partenaire presse pour espérer sauver la tête de celui mis en place par Sarkozy à l’été 2010.
 
Il y a quelques jours le blog CGC Média faisait état de tweets nauséabonds retweetés par Philippe Bailly  patron de NPA, d’un certain Didier Lombard – pas l’ex pédégé de France Télécom, visiblement mais quelqu’un qui s’est enregistré sous le même nom -  concernant la procédure de désignation du prochain président de France Télévisions. 
 
Philippe Bailly (NPA donc) qui rachetait à Pascal Josèphe en janvier 2014, IMCA la société « conseils » que ce dernier avait créé.
 
Voici la présentation qu’en faisait alors Satellimag « La concentration ne touche pas que la production. Du côté des cabinets de conseil, le mouvement est à l’œuvre avec la fusion de deux acteurs importants du secteur : NPA Conseil et IMCA. Le cabinet de Philippe Bailly a racheté la société de Pascal Josèphe en mettant parallèlement un pied au capital d’une troisième structure : mediaRay. »
Demandez aujourd’hui à Pascal Josèphe dans quel état, un an après, se trouve IMCA ?!
Le blog CGC Média dans un très récent post s’est aussi souvenu avoir déjà commis plusieurs articles concernant la société "conseils" que Philippe Bailly fondait en juillet 2001: "NPA Conseil" qui travaille régulièrement pour France Télévisions (*) comme le montre le document interne ci-dessous à l'origine de la plainte instruite en ce moment même par Renaud Van Ruymbeke.
 
Aujourd’hui Philippe Bailly le communiquant de Pflimlin donc, coorganisateur fin octobre  2014 avec le Figaro de la 20ème édition du Colloque NPA – Le Figaro : « Horizon 2020 »,  dénonce dans les colonnes du titre partenaire les « coups bas et les manipulations » concernant le processus de désignation du futur président de France Télé.
 
Il faut quand même oser !  Philippe Bailly après que le Figaro ait affublé un premier lot de candidats de soi-disant surnoms « La liste des gentillesses sur les candidats réels ou supposés est longue… » a le culot d’ironiser «À chacun sa petite valise pour l'hiver» !!!! 
 
Puis d’entonner immédiatement après une ode au sortant « Malgré tout, certains ont quand même choisi de sortir de l'ombre: Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, candidat à sa propre succession » - quel exploit !!!! – le mettant en tête d’une très petite liste, pensant probablement détourner l’attention  « Alexandre Michelin, Marie-Christine Saragosse, la présidente de France Médias Monde, Christophe Beaux qui dirige la Monnaie de Paris, Éric Garandeau, ancien président du CNC, Serge Cimino, journaliste à France Télévisions »
 
 
Philippe Bailly pense peut-être que pour Pflimlin « Faute de combattants, le combat va cesser » ?!
 
Evidemment non. Ce n’est pas en tapant sur le CSA et les candidats au remplacement de Pflimlin que celui que le juge Van Ruymbeke plaçait sous statut de témoin assisté à l’été dernier, sauvera sa tête.
 
«Je n'ai pas souvenir d'avoir connu une campagne aussi violente», raconte Philippe Bailly, écrit sans sourciller le Figaro partenaire de la société du cité….mais à quelles autres campagne qu’il aurait connues, fait allusion le communiquant de Pflimlin ?   
 
Le pompon c’est l’attaque contre le CSA qui nommait à la tête de Radio France l’année dernière Mathieu Gallet qui essuie ces derniers jours « des tirs de mortier » …Le partenaire de Philippe Bailly d’écrire «C'est le sport à la mode en ce moment», confirme un bon connaisseur de l'instance. «Tant que l'affaire Mathieu Gallet, qui a été nommé à l'unanimité par le CSA, ne sera pas purgée, cela va perturber le processus de nomination de France Télévisions», analyse un autre. Dans la mesure où la situation à Radio France reste pour l'heure incertaine, le régulateur est soumis à forte pression. Et son choix pour France Télévisions sera scruté de très près…. »
 
 
« Au CSA, on décrypte dans toutes ces attaques "une façon de vouloir déstabiliser aussi bien les candidats que l'instance en elle-même". Mais on ne s'en préoccupe pas»….écrit encore le journal partenaire.
 
Le CSA fera donc fi d'une si grosse ficelle.
 
 
 (*)  Rappel
L'une de ces 2 tribunes, la direction de la communication de FTV et le cabinet NPA Conseil en avaient eu l’idée...il s'agissait de la faire signer à des producteurs “amis” (notamment Dominique Ambiel ou Laurence Bachman) pour sauver le soldat Pflimlin.
Rappelez-vous.
Voila ce qu'écrivaient "Les inrocks": "Rémy Pflimlin, homme de consensus, qui a décidé de répliquer [aux multiples critiques, ndlr] dans Le Monde du 11 octobre [2011] en publiant une tribune intitulée “Assez des critiques contre France Télévisions !”  
Mais le sort s’acharnant contre lui : dans ce billet, il a fait une grossière erreur en se félicitant du succès de l’émission de Franz-Olivier Giesbert (2012, les grandes questions sur France 5) qui n’était pas encore à l’antenne… »
A ce Philippe Bailly fondateur du cabinet "NPA Conseil"...que ne ferait-il pas pour  Pflimlin et ces producteurs "amis" !!!!!!

lundi 30 mars 2015

Patrick Cohen balance grave Pflimlin pour défendre Gallet…il est loin du compte


Patrick Cohen balance grave Pflimlin pour défendre Gallet…il est loin du compte!


Ce dernier dimanche de mars, 2ème tour des élections départementales, Patrick Cohen invité de Canal + pour l’émission de Maïtena Biraben "Le Supplément" (3 semaines après Pflimlin qui n’était pas candidat, souvenez-vous !) a défendu Mathieu Gallet sur les dernières révélations du Canard enchaîné en comparaison aux affaires dans lesquelles se retrouve  Pflimlin placé en juillet dernier par le juge Renaud Van Ruymbeke sous statut de témoin assisté

Patrick Cohen qu’une équipe de l’émission avait d’ailleurs suivi pour un reportage, a estimé que le montants des contrats des communicants de France Télévisions devaient être 10 fois supérieurs à France Télévisions qu'à Radio France. 

Pour le journaliste de Radio France qui connait depuis plus de 10 jours l’un des mouvements  sociaux les plus long de son histoire, "Rémy Pflimlin à France Télévisions, c'est dix fois plus!"comme si l’infraction de recourir à des communicants extérieurs sans appel d’offre était proportionnellement liée au montant des factures ?!?! 

Sous entendu : Mathieu Gallet a payé beaucoup moins en conseils  par rapport à Pflimlin….en l’espèce, c’est toujours le contribuable qui « banque »  !!!! 

L’argument ne tient guère la route car les délits en la matière comme celui de « favoritisme » par exemple s’apprécient par la Justice dès le 1er euro dépensé. 

Quand bien même les sommes dépensées par l’un pour « la gestion de leur image et l’accompagnement de leur stratégie » seraient dix fois supérieures à celles de l’autre, aucun des deux ne serait excusable ! 

Rappel :

Le 18 mars dernier dans le cadre de son émission sur Inter, quelques minutes après la rencontre, en studio, le présentateur du "7/9" de la station publique a lancé le journal de 7h présenté par Hélène Fily, qui revenait ce matin-là sur les deuxièmes révélations du "Canard Enchaîné"

L'hebdomadaire satirique indiquait que Mathieu Gallet, le président de Radio France, avait signé lors de son arrivée un contrat "avec un consultant extérieur de luxe pour gérer son image et l'accompagner stratégiquement" avec Denis Pingaud, ancien d'euro RSCG, pour 90.000 euros par an. 

Selon plusieurs média comme par exemple "Ozap/puremedias.com"» ses propos comme ceux de la journaliste du JT ne sont pas restés inaperçus….peut-être pas pour les mêmes raisons !

Un collaborateur "très bien rémunéré", a estimé à l'antenne la présentatrice du journal.

Un qualificatif que Patrick Cohen a jugé inapproprié. Celui qui se distingue par ses nombreux coups de gueule ne s'est pas gêné de le dire à sa collègue: "7.000 euros mensuels pour une société, tu es sûre que c'est 'bien rémunéré' ?", a lancé le présentateur à la fin du journal, une fois le micro fermé. 

"90.000 euros l'année, c'est pas mal ! Je ne suis pas payée 90.000 euros, moi !", lui a répondu sa collègue. 

"La comparaison ne doit pas se faire avec un salarié mais avec les autres contrats de com' de ce genre... Le jour où on révélera celui de Rémy Pflimlin à France Télévisions, c'est dix fois plus !", a-t-il ajouté dans ce reportage que le site internet  précité propose de revoir. 

Dans une mise à jour effectuée le même jour à 12h30: La direction de la communication de France Télévisions a tenu à préciser que, contrairement à ce qu'affirme Patrick Cohen, le PDG du groupe n'a pas de communicant externe. 

"J'écris moi-même tous les textes de la présidence-direction générale (discours, éditoriaux...) et les fameux 'éléments de langage' sont les fruits d'une réflexion collective interne, que je centralise", assure Frédéric Olivennes, le directeur de la communication, dans un SMS envoyé au journaliste de France Inter. 

Quelle vaste fumisterie.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Frédéric Olivennes est à côté de la plaque et qu’il parle de quelque chose qui n’a rien à voir avec le sujet pour tenter inutilement de détourner l’attention. 

En quoi le recours pour Mathieu Gallet "à un consultant extérieur de luxe pour gérer son image et l'accompagner stratégiquement" avec les « écrits » de Olivennes pour "les textes de la présidence-direction générale (discours, éditoriaux...) et autres 'éléments de langage… " ?????

Hallucinant.


Il convient sûrement de rappeler à Olivennes et à Pflimlin que la plainte déposée par le SNPCA-CFE-CGC porte sur des millions d’euros (l’affaire Byglmalion, n’en représentant qu’une petite partie avec quelques 2,5 millions d’euros estimés 1,2 sous Carolis et 1,3 sous Pflimlin) mais plus largement concerne tout un tas de factures réglées en conseils divers pour des sommes de plusieurs dizaines de millions d’euros. 

Quant aux «  fameux éléments de langage » dont Olivennes se déclare le seul «comptable », il est temps de le renvoyer aux déclarations de Pflimlin faites au juge Van Ruymbeke dont un journaliste de France Culture Abdelhak El Idrissi avait publié de larges extraits (*) sur le net « Bygmalion / France Télévisions : ce qu'a dit le PDG au juge »  mais surtout et entre autres, à l’Annexe 1 du contrat signé sous Pflimlin avec « BM Consulting » (la boite mère de Bygmalion qui appartenait à Millot)  pour un tout petit peu plus de 215.000€....plus particulièrement la première des prestations par exemple: "La rédaction d'argumentaires et d'éléments de langage spécifiques..."


(*) Extrait de l'article de France Culture :

Rémy Pflimlin a expliqué au juge pourquoi il avait poursuivi ces deux contrats avec Bygmalion :

« Je venais d’arriver à la tête de France Télévisions. Il fallait continuer à faire tourner l’entreprise et je m’attachais par priorité à réviser, si nécessaire, les contrats les plus importants, notamment les contrats de consultants en organisation liés à la fusion des sociétés et à la restructuration du Groupe. C’était la priorité. Par exemple, le contrat BAIN [le cabinet de conseil Bain était chargé de réfléchir au remaniement de l’organigramme, ndlr] représentait de mémoire, plusieurs millions d’euros [11,3 millions d’euros, ndlr]. Les autres contrats, on les a prolongés dans différents secteurs pour que l’entreprise continue à tourner. Il a fallu deux ans pour que, peu à peu, les contrats soient remis en appel d’offres ».

Accompagnement stratégique

« Il existait un contrat Bygmalion pour le conseil stratégique en communication et en lobbying. En arrivant, j’ai souhaité redonner une personnalité à chaque chaîne en termes de programmes et d’image. C’est la raison pour laquelle, pendant la première année, nous nous sommes concentrés sur les questions d’organisation sans avoir une direction de la communication externe... »

Les « conseils stratégiques » ont démarré fin 2008, sous la présidence Carolis. Cette prestation est alors la première confiée à Bygmalion, sous la responsabilité de Bastien Millot. Elle est facturée 19.674,2 euros TTC par mois en novembre et décembre. A partir de janvier 2009, la prestation est « réduite » à 17.940 euros TTC jusqu’en avril 2010, date à laquelle France Télévisions cesse de recourir aux « conseils stratégiques ».

« ...C’est pourquoi nous avons prolongé pour un an, le temps de nous organiser, le contrat de conseil stratégique avec BM Consulting. En effet, Bastien Millot disposait de l’expérience ayant été directeur de la communication de France Télévisions et bénéficiant de connexions externes et d’une excellente connaissance du monde des médias. Au bout d’un an, nous n’avons pas reconduit ce contrat car la communication interne était mise en place ».
A son arrivée en septembre 2010, Rémy Pflimlin explique avoir « prolongé pour un an (…) le contrat de conseil stratégique avec BM Consulting ». Effectivement, la prestation souscrite est la même qu'auparavant et est facturée pour le même montant....Cette prestation a été initiée et stoppée sous la présidence Carolis : de novembre 2008 à avril 2010. Six mois ce sont donc écoulés avant que l'actuelle direction ne décide de recourir de nouveau à la prestation.

Ensuite, cette prestation ne faisait pas l’objet d’un contrat annuel à l'époque de Patrick de Carolis, mais d’un bon de commande mensuel. Ce service « à la pièce », comme nous l’a confirmé un ancien cadre de l’entreprise, pouvait théoriquement prendre fin à n’importe quel moment.

Enfin, il y a le choix du prestataire : Rémy Pflimlin décide de signer le contrat avec l'entreprise BM Consulting et non plus Bygmalion. Pourtant, on retrouve la même personne derrière les deux sociétés : Bastien Millot. En effet, ce dernier est le cofondateur de Bygmalion, mais il est également l'actionnaire unique de BM Consulting

Dans les deux cas, c'est donc le même Bastien Millot qui a fourni les fameux conseils stratégiques aux deux PDG de France Télévisions, au titre de sa « connaissance de l'entreprise »....





COMMUNIQUÉ ET ACTION INTERSYNDICAUX: CFDT, CGC, SNJ et SUD

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL CFDT, SNJ, SUD, et CGC

"Vendredi 20 mars, le tribunal administratif de Paris a rejeté l’action des syndicats CFDT, CGC, SNJ, SUD et cgt  qui demandaient l’annulation de la note de Rémy Pflimlin sur les modalités du droit de grève à France Télévisions.
 
Même si les syndicats avaient engagé une procédure d’urgence en référé, la juge a pris sa décision sans entendre les différentes parties, en s’appuyant juste sur les conclusions écrites, sans motiver son jugement, sans argumenter sur le fond du dossier.

Que dit le jugement: 

- qu’en fixant des règles le président de France Télévisions n’a pas porté une atteinte grave à une  liberté fondamentale de nature à justifier l’intervention du juge des référés. 

- qu’en fixant des règles, le président de FTV permet d’assurer la continuité du service public dont il a la charge.

Pour la juge des référés, il n’y avait donc pas urgence à la saisir puisque les salariés peuvent continuer à exercer leur droit de grève. 

En outre, l’ordonnance fait référence à la continuité du service public, cette notion reste très floue et le jugement ne se prononce pas du tout sur la légalité des mesures restrictives prises par France Télévisions, alors que le président de FTV a d’autres moyens pour assurer cette continuité. 

Les modalités d’exercice du droit de grève sont donc de facto occultées.

Tout reste donc en suspens. Il n’est pas question de permettre à la direction de France Télévisions  d’imposer des règles qui restreignent le droit de grève à partir d’une décision aussi peu argumentée juridiquement.

C’est pourquoi les organisations syndicales prennent la décision de poursuivre l’action engagée et mandatent en conséquence leurs avocats respectifs afin qu’ils déposent un pourvoi (article R. 523-1 du Code de justice administrative) devant la Juridiction compétente.

La CFDT, la CGC, le SNJ et SUD réaffirment leur total soutien aux salariés injustement menacés de sanctions disciplinaires pour avoir exercé leur droit de grève, et demandent à la Direction d’annuler les procédures en cours.

Paris, le 30 mars 2015"


Le candidat masqué au remplacement de Pflimlin, est une candidate...

Dans un précédent article publié le 20/3/15, intitulé "Qu'avez-vous fait Olivier Schrameck ? Une candidature masquée pour des candidatures secrètes!!!!", le blog CGC Média faisait état d'une candidature "masquée" dont la rédaction du "projet" pouvait faire penser à un "tandem interne".... vu le nombre d'informations données - noms, organigrammes et chiffres - pouvait le laisser penser....
Le blog CGC Média donnait, de surcroît, deux liens pour consulter une partie dudit projet.  

http://media.wix.com/ugd/f65f94_cdfa670bc530410a97d04c6125628f0a.pdf 
http://media.wix.com/ugd/f65f94_c3d8c5915cb949b182488abfe5fab71c.pdf  

Le blog CGC Média a reçu ce weekend des nouvelles de "candidat masqué"...qui en réalité est une candidate. 

Pour l'heure, le blog CGC Média a choisi de donner, ci-dessous la preuve de la candidature de celle qui se présente sous le pseudo "Whynot" ....



dimanche 29 mars 2015

Nathalie Collin, Marc Schwartz, David Kessler, Fleur Pellerin, Aurélie Filippetti....spécial dédicace !

Il y a quasiment deux ans, le 1er février 2013, ils étaient tous sur la photo....

Spécial dédicace..."Olivier, si tu vois ça" !!!!!!

Paris-Match sous la plume de   annonçait la signature d'un accord Google-Presse reposant sur deux volets: "le premier concerne des accords commerciaux entre les éditeurs et Google avec l’accès à des solutions publicitaires, le second prévoit la création d’un fonds pour l’innovation (*) dans la presse numérique que Google finance à hauteur de 60 millions d’euros"

Ils étaient tous là autour de François Hollande et Eric Schmidt le patron de Google:





De gauche à droite:
 
Nathalie Collin, (ex dégé du Nouvel Obs dont la démission sera actée, un an plus tard le 12 mars 2014, après la vente du titre de Presse qui cumulait les déficits: près de 20 millions d'euros de 2011 à 2013)

David Kessler, (ex conseiller de François Hollande à l’Elysée)

Aurélie Filippetti, (ex ministre de la Culture)

Marc Schwartz (médiateur d'alors, ex Mazars, ex financier de Tessier à France Télévisions qui vient de rendre le rapport éponyme)

Fleur Pellerin, l'actuelle ministre de la Culture (ex ministre déléguée à l’Economie numérique).  


"Nous avons commencé par des réunions à treize – cinq personnes de Google, cinq éditeurs et trois de Mazars – mais rien n’avançait " se souvient Marc Schwartz."Nous nous sommes donc vus à trois, avec Nathalie [Nathalie Collin ex dégée du Nouvel Obs] et Carlo [Carlo d’Asaro Biondo, le vice-président de Google chargé notamment de l’Europe du Sud]...." ajoute  Marc Schwartz qui rendait il y a quelques jours, le "rapport- feuille de route" que Fleur Pellerin lui avait commandé. 
 


(*) Paris-Match écrivait "Le fonds, dont le conseil d’administration comportera des représentants de Google, des éditeurs et des personnalités indépendantes (aucun représentant de l’Etat) et qui devrait être présidé par Marc Schwartz s’il l’accepte [¤], sélectionnera pendant trois ans les projets numériques, auxquels les titres de presse participeront aussi financièrement. La question de la pérennisation reste posée. Elle a été abordée par François Hollande, sur le ton de l’humour : « Lorsque le fonds sera épuisé, nous ferons une nouvelle conférence de presse à l’Elysée ! »
 
[¤] "Marc Schwartz avait a priori sa place assurée au conseil d'administration du futur fonds pour l'innovation de la presse dans le domaine numérique, financé par Google. Il n'y sera pas, de sa propre volonté, selon lui...."
"J'ai décidé de ne pas siéger à la présidence du conseil en raison de mes activités professionnelles. Ma disponibilité et les risques de conflit d'intérêt sur certains dossiers susceptibles d'être portés par des éditeurs également clients de Mazars m'ont convaincu de décliner cette proposition."

Plusieurs observateurs relevaient, à l'époque, un lien possible avec l'épisode de la rémunération de Marc Schwartz, qui avait envoyé une facture à l'Etat, à Google et à l'association IPG au titre de sa médiation...."
 
"D'autres personnes y seront quant à elles, presque assurément" rapportait L'Expansion. C'est le cas de Nathalie Collin, à la tête du Nouvel Observateur ou de Marc Feuillée, directeur général du Figaro et président du SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale)....
Des nominations qui pourraient poser la question du conflit d'intérêt : étonnant que les personnes habilitées à distribuer les aides soient celles dont les journaux recevront probablement ces fonds."
L'Expansion citait également Francis Morel, P-dg des Echos, et Carlo D'Asaro Biondo, président EMEA (sauf Europe du Nord) de Google."
Nathalie Collin à la tête de France Télé pour mettre en œuvre la feuille de route qu'a rendu son ex co-négociateur Marc Schwartz commandé par Fleur Pellerin avec l'entregent  de David Kessler, ça ne fait pas un peu gros tout de même ???
 
C'est Marc Schwartz qui parlait "des risques de conflit d'intérêt " ?!

 


Louis Dreyfus l'écrit clairement "Je ne suis PAS CANDIDAT à la présidence de France Télévisions".

Dans un court message signé Louis Dreyfus envoyé ce dimanche 29 mars, l'intéressé qui a vu son nom circuler comme l'une des candidats de Pflimlin a clairement indiqué aux collaborateurs du groupe qu'il dirige "Je ne suis PAS CANDIDAT à cette fonction".
 
Voici ce texte:
 
"Bonjour à toutes et à tous,
Depuis le début du week-end circule par mail une liste "officieuse" des 21 candidats qui auraient déposé un dossier de candidature à la présidence de France TV (la période de candidature est désormais close) et sur laquelle figurerait mon nom. Le JDD a cru utile d'en publier ce matin des extraits sans demander confirmation aux uns et aux autres.
Ce court mail pour vous dire à vous qui êtes les premiers concernés, comme je l'ai dit à tous ceux qui m'ont posé directement la question ces derniers mois, que je ne suis PAS CANDIDAT à cette fonction.
Depuis bientôt 5 ans, j'ai la chance d'animer à la tête du Groupe un projet de transformation exigeant et ambitieux, construit par une multitude de talents individuels, un collectif incomparable et soutenu par des actionnaires aussi stimulants que conquérants.
Ce projet porte aujourd'hui ses fruits, des étapes importantes sont franchies mois après mois et notre aventure commune continue de me passionner au quotidien. Enfin, j'ai la chance de pouvoir travailler dans la durée à vos côtés avec un mandat à la présidence du directoire qui s'étend jusqu'à l'été 2019. 
Autant de raisons qui me conduisent à continuer avec plaisir ma mission avec vous au sein du Groupe le Monde. Il nous reste mille chantiers à mener. Ensemble.
 
Louis Dreyfus"