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lundi 6 avril 2015

Désastreux, catastrophique, calamiteux...il n'y a pas de mot assez fort pour décrire le piètre bilan de Pflimlin qui n'en a pas fini avec la Justice.

Dans un article publié le 27 mars 2015 sur "Le Plus " de l'Obs : "France Télévisions : Pfimlin, Quillot, Michelin... Portrait de mon président idéal ", Francis Guthleben Consultant médias, dresse effectivement un portait sans complaisance de  celui qu nommait Nicolas Sarkozy à l’été 2010 au moment où il quittait  Presstalis (ex NMPP) en faillite.
 
Il n’y a plus de mots pour qualifier le « bilan » de Pflimlin. Désastreux, catastrophique, calamiteux, etc…Tous ces mots ainsi que les chiffres et analyses de l’article, depuis à peu près 3 ans, le blog CGC Média les a tous utilisés.
 
Le rédacteur de l’article indique d’ailleurs « Si avec un tel bilan, le Conseil supérieur de l’audiovisuel décide d’accorder sa confiance à Rémy Pflimlin, il fait purement et simplement la démonstration de sa propre incompétence ».
 
Dans une conclusion façon campagne publicitaire pour une banque « Je rêve d’une banque…bien sûr je rêve » qui passe en ce moment sur tous les écrans, Francis Guthleben écrit « Je rêve d’un président qui aura pleinement conscience qu’il est dépositaire de l’argent des Français, via la redevance, et qu’il se doit de l’utiliser avec intelligence et parcimonie…Je rêve d’un président de France Télévisions qui s’engagera sur cette voie avec conviction, énergie, sans se soucier de sa propre personne, de son propre avenir. Il ne serait là que pour être au service d’une cause noble…Je rêve d’un président qui proposera une télévision de service soulevant chaque citoyen de ce pays du sol pour lui dire: "Regarde là-bas, derrière ton horizon premier, il y a autre chose à voir, à explorer, à aimer."…Celui-là, je suis prêt à le soutenir, à l’encourager, à l’aider…Mais peut-être que je rêve… »
 
Il est clair qu’après les rapports successifs dénonçant les dérives de Pflimlin depuis 2010, entre autres le rapport Schwartz,  le dernier rapport du CSA, les rapports parlementaires 2013 « Stéphane Travert », 2012 et 2011« Martine Martinel », etc…imaginer prolonger Pflimlin placé pour l’instant sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke dans le seul volet Bygmalion de France Télévisions ….il en reste tant d’autres dans la plainte déposée par le SNPCA-CGC, à commencer par les nombreux contrats passés avec  Carolis ses sociétés, n’est tout simplement pas possible.
 
Pflimlin trouverait le moyen de chanter que tant que la Justice ne s’est pas prononcé définitivement (c’est-à-dire : Première Instance, Appel, Cassation…4 ou 5 ans au bas mot), seul le CSA pourrait le « révoquer » !!!! Invraisemblable.
 
Francis Guthleben a bien raison. Pflimlin ne peut sérieusement pas penser qu’après 5 ans de chienlit et de pétaudière à France Télévisions, il pourrait repartir !!!! Comment d’ailleurs Pflimlin a-t-il pu candidater ?? Lui qui répondait lors du dernier COMEX, à la question d’un des participants « Maintenant que vous êtes candidat, pouvez-vous nous parler de vos orientations stratégiques » : NON !!!!!  
 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’intégralité de l’article précité :
 
"LE PLUS. Le dépôt des candidatures pour la présidence de France Télévisions s’est achevé jeudi 26 mars. Entre les annonces officielles et les rumeurs, huit hommes et femmes convoiteraient le poste, ce que le Conseil supérieur de l’audiovisuel refuse de confirmer ou d’infirmer avant le 1er avril. Portrait du président parfait avec Francis Guthleben, auteur du livre "Scandales à France Télévisions".
 
Pour éviter toute ambiguïté, je ne parlerai nominativement que d’un candidat : Rémy Pflimlin, l’actuel président de France Télévisions. Il veut rempiler pour cinq ans.
 
Ni les six suicides depuis le début de sa présidence, ni les six tentatives de suicide dans le même temps, ni les rapports accablants du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la commission interministérielle Schwartz sur le bilan de son mandat, ni le fait qu’il a été désigné par le président Nicolas Sarkozy en 2010, n’ont réussi à le dissuader de tenter d’obtenir une prolongation de ses fonctions. Il y a là quelque chose d’indécent. D’autant que la lecture de quelques chiffres suffit à situer l’ampleur du désastre.
 
Les dépenses de personnel de France Télévisions ont progressé de 23 % en valeur pendant son mandat.
 
Depuis 2007, le coût de France 2 a augmenté de 19 % et celui de France 3 est à la hausse de 47 %. Seule France 5 a su faire preuve de rigueur avec une baisse des coûts de 4%.
 
Dernière valse de chiffres et nous en resterons là : le coût du point d’audience de France Télévisions a augmenté de 38 % entre 2007 et 2013. Celui de France 3 a, à lui seul, augmenté de 63 %.
 
Dans le même temps, le coût du point d'audience de M6 a baissé de 6 %, et celui de TF1 a baissé de 2 %. Toutes ces données sont issues du rapport Schwartz.
 
Si avec un tel bilan, le Conseil supérieur de l’audiovisuel décide d’accorder sa confiance à Rémy Pflimlin, il fait purement et simplement la démonstration de sa propre incompétence.
 
Une présidence pour quelle télé ?
 
La deuxième remarque préliminaire porte sur les piliers mêmes de la télévision publique. Le petit monde politico-médiatique s’agite sur le choix du futur président de France Télévisions alors que des questions essentielles n’ont pas été tranchées.
 
Le cahier des charges de France Télévisions n’a pas été réexaminé alors que cela s’impose à la lumière de la multitude de chaînes de télévision, de l’avènement des réseaux sociaux et de la situation financière catastrophique du groupe.
 
Personne ne s’est davantage prononcé sur le périmètre de la télévision publique. 
 
Et quid des missions fondamentales ? Si, hier, France Télévisions devait informer, cultiver, distraire, demain ne devrait-elle pas cesser de divertir – ce que font toutes les autres chaînes du PAF – pour bien plus offrir de l’éducation intelligente, attrayante, interactive sur les grands enjeux de société ? 
 
Qui mieux que France Télévisions pourrait par exemple proposer de l’éducation aux médias et du bon usage du numérique, à l’image de ce que fait l’émission "Médias le mag", mais dans une forme largement développée. Que faire aussi de France 3 dont l’audience ne cesse de baisser ? Que faire des antennes régionales qui sont un gouffre financier ? Que faire des vingt rédactions locales qui ne sont pas accessibles à 40 % des foyers de leur territoire.
 
À la lumière de ce qu’on fait subir en ce moment à Mathieu Gallet, président de Radio France, il faut se demander aussi qui a véritablement autorité sur le président de France Télévisions.
 
Mathieu Gallet a été nommé par le CSA, son autorité de tutelle naturelle, mais il a été convoqué ces derniers jours par la ministre de la Culture, elle qui lui demande de revoir sa copie pour la réforme de Radio France. À ce rythme, il ne tiendra pas bien longtemps…
 
Ainsi, la réalité est la suivante : huit hommes et femmes veulent prendre la barre du navire France Télévisions sans vraiment savoir quelle est la puissance de leur engin, quelle est la direction qu’ils doivent prendre et à qui ils doivent rendre des comptes. La situation est ubuesque.
 
Un président qui n'aurait pas peur des réformes !
 
Ceci dit, je rêve d’un président de France Télévisions qui saura redonner confiance aux 10.000 salariés pour l’essentiel remplis de bonne volonté, mais désorientés par l’armée mexicaine qui les dirige et qui s’entre-déchire et perdus par les projets successifs et contradictoires.
 
Je rêve d’un président de France Télévisions qui saura dire "non" aux syndicats de France Télévisions qui si souvent font la loi. Un des faits d’armes de ces professionnels de la revendication sociale est de s’opposer depuis 2008 à la fusion des rédactions de France 2 et de France 3 au motif d’un prétendu pluralisme alors que le fond de la question est le refus de se réformer et la peur de perdre quelques privilèges.
 
Je rêve d’un président de France Télévisions qui saura dire "ça suffit" aux producteurs privés qui ont fini par prendre la télévision publique pour leur vache à lait ;  que les services juridiques et financiers de France Télévisions passent à la loupe les budgets de programmes coproduits ; qu’ils chassent des tableaux financiers les techniciens fantômes, les créations musicales inexistantes, les "imprévus" fantaisistes ; qu’ils prennent langue avec le CNC pour vérifier que les génériques des documentaires n’existent pas sous différentes versions pour maquiller des procédés douteux ; que France Télévisions réclame systématiquement le versement des sommes dues lorsque les films sont revendus et que les sociétés privées gardent pour elles la totalité des recettes.
 
Un président qui innoverait
 
Je rêve d’un président de France Télévisions qui favorisera beaucoup plus qu’aujourd’hui les contenus culturels. Grâce à Nicolas Sarkozy, la dictature de l’audimat et des recettes publicitaires n’existe plus après 20 heures. Alors, que le nouveau président de France Télévisions ose ; qu’il innove ; qu’il rénove les formes et les formats ; qu’il mette à l’antenne toutes les cultures ; qu’il se serve des formidables possibilités du numérique pour que la culture intéresse tout le monde.
 
Le site Open Culture a mis en ligne récemment 700 films cultes de l’histoire du cinéma. J’aurais aimé que France Télévisions le fasse. Ubisoft a lancé un jeu sur la Première Guerre mondiale. J’aurais aimé que France Télévisions en ait l’idée. Canal Plus a lancé en premier le "multicam" sur tablettes pour les matchs de football. J’aurais aimé que France Télévisions y songe pour ses retransmissions théâtrales.
 
Le service public doit apporter de l'humain
 
Je rêve aussi d’un président de France Télévisions qui conduirait l’information du service public vers de nouveaux territoires. Pour l’actualité immédiate, on est largement servi par les radios, les chaînes d’info en continu et les réseaux sociaux. Pour les grands événements, TF1 offre sa puissance et sa réactivité. Alors que la télévision publique apporte du sens, de la valeur, de l’humain. Qu’elle propose un autre rapport au temps. Qu’elle décrypte, qu’elle analyse, quelle livre des vraies plus-values.
 
La couverture du crash de l’A320 dans les Alpes de Haute-Provence en a apporté une illustration parfaite. Les rédactions de France 2 et de France 3 ont diffusé dans leurs journaux de la mi-journée et du soir des images et des commentaires que l’on avait déjà vus et entendus cent fois auparavant.
 
Au lieu de cela, la télévision publique aurait pu répondre dans la longueur, dans la profondeur, avec intelligence à ces questions-là : qu’est-ce que c’est être victime d’un accident d’avion ? Comment vit-on après la perte d’un proche dans un accident d’avion ? Quelle est l’histoire mouvementée de l’A320 ? Qu’est-ce que la gestion de crise ?
 
En un mot comme en cent, que les journalistes de la télévision publique soient des médiateurs, des acteurs de liens sociaux et humains, au lieu d’être des rapporteurs.
 
Un président qui ne se soucierait pas de sa propre personne
 
Je rêve d’un président qui saura tenir tête aux pressions politiques de tous bords, qui ne baissera pas l’échine pour satisfaire un élu, qui refusera d’intégrer dans ses effectifs les déchus des cabinets ministériels en leur aménageant des placards dorés.
 
Je rêve d’un président qui aura pleinement conscience qu’il est dépositaire de l’argent des Français, via la redevance, et qu’il se doit de l’utiliser avec intelligence et parcimonie.
 
Je rêve d’un président de France Télévisions qui s’engagera sur cette voie avec conviction, énergie, sans se soucier de sa propre personne, de son propre avenir. Il ne serait là que pour être au service d’une cause noble.
 
Je rêve d’un président qui proposera une télévision de service soulevant chaque citoyen de ce pays du sol pour lui dire :"Regarde là-bas, derrière ton horizon premier, il y a autre chose à voir, à explorer, à aimer."
 
Celui-là, je suis prêt à le soutenir, à l’encourager, à l’aider… Mais peut-être que je rêve…"

dimanche 5 avril 2015

Olivier Schrameck sous le feu de très nombreuses et vives critiques, va-t-il ouvrir après Radio France une crise majeure à France Télévisions?



 
A l'époque, Schrameck en a fait des tonnes pour justifier ce choix de la prime à la jeunesse qu'il présentait comme "unanime": « Nous avons choisi une personnalité jeune, la plus jeune de l’histoire de Radio France », « audace et dynamisme », « conscience aiguë des enjeux du numérique », « vision stratégique », « tempérament volontaire »....etc...
 
Il fallait un "Jeune" , histoire de  "dépoussiérer" la Radio publique comme il faut "une femme" à France Télévisions !!!
 
Pourquoi?
 
Personne ne le sait vraiment ...c'est comme ça.
 
C'est tendance, c'est "in"....ça l'fait ! Puis tout le monde l'a répété pour que ça paraisse comme une évidence!
 
En réalité, cela fait partie de ces préjugés idiots dont personne ne comprend vraiment comment et pourquoi ils se propagent!
 
Schrameck avec la nomination  de Gallet (37 ans lorsqu'il est nommé à Radio France) imaginait-il, lui qui sera dans sa 68ème année en 2019 à la fin de son mandat au CSA, prendre un petit coup de jeune au contact de  cette "fontaine de Jouvence" ????
 
C'est raté....chacun  constate aujourd'hui les dégâts. Les personnels de Radio France qui ont reconduit  jusqu'à mardi prochain la grève qui en est à sa 3ème semaine et voté à la majorité une motion de défiance à son encontre considérant Mathieu Gallet "Complètement discrédité..."
 
Alors même que le CSA se réunit ce weekend pascal pour établir "la short-list" (au moins une demi-douzaine de noms pour remplacer Pflimlin) pour auditions des candidats entre le 15 et le 22 avril, il semble que l'instance continue sur sa lancée.
 
Ce sera une femme.
 
Ce s'rait même top si pour la télé publique, si c'était une femme d'"une cinquantaine d'années"....eh oui, c'est évident : qui mieux qu'elle pourrait comprendre les attentes et coller au profil de "la ménagère de référence", vous savez, celle qui fait et défait l'audimat!!!!!
 
Si de surcroît cette femme était la candidate du Pouvoir, ce serait tellement mieux !!!!!
 
Peu importe qu'elle n'ait aucune expérience en matière de télé...qu'elle n'ait absolument pas le CV d'un capitaine d 'industrie...qu'elle n'ait pas la connaissance du secteur audiovisuel....qu'elle  ait la réputation d'être assez tranchante...dès l'instant qu'elle où elle est femme comme Mathieu Gallet est jeune...adoubée en prime par la rue de Valois, Bercy and co,  tout est dit !!!!! 

Philippe Kieffer, journaliste et producteur audiovisuel spécialiste des médias, a publié le 2 avril dernier dans le "Huffington post", un article intitulé "Radio France, miroir du futur explosif de France Télévisions" qui dès le début évoque  "Les joutes souterraines entre clans ministériels, conseillers élyséens et "sages" fictifs de la Tour Mirabeau (siège du CSA) offrent le spectacle d'une hypocrisie destructrice".

Le blog CGC Média vous propose de découvrir cette analyse qui fait froid dans le dos :
 

"C'est triste à écrire, mais en s'éternisant comme elle le fait la grève de Radio France aura eu (si elle cesse un jour) un immense mérite: celui de mettre en évidence l'écheveau des contradictions qui sert de socle à l'irresponsabilité commune de l'État et de son médiocre appendice naturel : le Conseil dit "supérieur" de l'audiovisuel.
L'impuissance publique est depuis quinze jours à son sommet. Des révélations successives du Canard Enchaîné au rapport et préconisations de la Cour des comptes, tout concourt à l'aggravation du conflit. La crise de Radio-France fonctionne et s'exhibe en métaphore du Radeau audiovisuel France.
Les joutes souterraines entre clans ministériels, conseillers élyséens et "sages" fictifs de la Tour Mirabeau (siège du CSA) offrent le spectacle d'une hypocrisie destructrice.
Au-delà du sort de Mathieu Gallet, président qui aura peu brillé par la prudence, et moins encore par sa puissance de calcul stratégique, on ne peut qu'être saisi par la manière et la rapidité avec lesquelles s'envenime la situation. Et ceci dans ces proportions qui expriment un malaise de l'audiovisuel public infiniment plus profond, impossible à circonscrire au seul périmètre de Radio France.
 
Guerre fratricide.
Depuis le début de cette affaire, le "cas Gallet" n'est qu'un prétexte à l'exacerbation d'une lutte de pouvoir au sommet qui ne dit pas son nom. Un règlement de comptes fratricide entre l'Exécutif et le Régulateur.
Le premier ne voulait pas de Mathieu Gallet et souhaite le voir partir sans avoir à se salir les mains. Le second soutient Gallet du bout des lèvres, craint de se déjuger en le révoquant, et vit maintenant dans la terreur qu'il démissionne.
Avec ou sans poursuite de la grève, l'avenir de Mathieu Gallet se résume à deux options : une démission (explosive pour le CSA qui l'a élu à l'unanimité de ses "compétences"), ou le maintien coûte que coûte à son poste en cédant d'ici peu la présidence effective de Radio France à un directeur général que l'actionnaire lui imposera.
L'abandon à leur sort des services publics de la radio et de la télévision n'a jamais été aussi voyant et cynique. Dans le genre "Laissons pourrir et regardons mourir", c'est une sorte de chef-d'œuvre fatal, d'accomplissement funeste comme seules en sont capable une gauche autrefois socialiste en perdition et une instance "de régulation" audiovisuelle qui n'a jamais rien "régulé" d'autre que la comptabilité des temps de paroles et la vaine mondanité de son existence.
Résultat : la plus belle radio plurielle de France peut bien s'effondrer, le monopole de l'indifférence de l'État actionnaire est sauf.
 
Prochaine victime de cette machine infernale: France Télévisions
 
Tous les candidat(e)s à la présidence de France Télévisions peuvent dès maintenant prendre connaissance de leur avenir dans le miroir de Radio-France.

Celui d'une société victime des abdications successives de l'exécutif, et réduite au statut d'otage de ministres qui ne raisonnent plus qu'en termes de variable d'étranglement budgétaire.
La déprime ou la colère des personnels concernés ne pèsent plus pour rien. Tous sont maintenant conscients -- et se sentent humiliés -- de n'être plus considérés pour ce qu'ils font, ce qu'ils créent, ce qu'ils produisent, ce qu'ils offrent à des auditeurs ou à des téléspectateurs, mais seulement pour ce qu'ils "coûtent".
C'est affligeant mais c'est ainsi : l'audiovisuel public français est entièrement livré au hasard budgétaire et à la nécessité astrologique. Selon que vous aurez la lune de Valois alignée sur le soleil de Bercy occultant par bonheur la planète du CSA, le tout inscrit dans la couronne de l'astre élyséen, vous avez des chances de présider quelques instants quelque chose. Sinon, ce n'est même pas la peine d'y songer.
On ne nomme plus que des présidents qui n'en sont pas; ou ne le sont que le temps où ils ont la faveur d'être en phase avec Bercy. Si bien qu'on pourrait presque dire qu'il n'y a pas de bons ou de mauvais présidents : il n'y a que des configurations astrales qui autorisent ou non ces dirigeants à "présider" un peu, beaucoup, ou pas du tout.
Tout dirigeant futur devra s'en remettre à la consultation de son horoscope.
Des ministres fantômes
Nous en sommes là. Si bas. La France n'a aucune politique audiovisuelle digne de ce nom. Aucune ambition un peu élevée, aucune volonté forte pour ce domaine. Elle affiche ne pas se soucier d'en avoir une, même modeste. Elle vivote dans la défense d'une exception culturelle à laquelle elle ne croit plus ; et elle s'endort en rêvant d'une révolution numérique miraculeuse qui lui éviterait d'avoir à gérer ces encombrantes réalités que sont des journalistes de chair et d'os, des programmes "réels" à produire et diffuser, des entreprises audiovisuelles tangibles à soutenir et promouvoir au lieu d'assécher leurs ressources.
On la comprend.
Penser l'audiovisuel public demande des efforts qui sont, de toute évidence, très au-dessus des capacités intellectuelles requises pour le saigner à blanc.
Penser la radio et la télévision publique d'aujourd'hui pour demain, c'est trop de problèmes (syndicaux, sociaux, budgétaires, culturels). Elle n'a plus les moyens ni les ressorts de cette énergie-là, la France.
Elle a baissé les bras. Elle s'en fout, et ça se voit.
C'est si vrai d'ailleurs qu'elle n'a même plus de ministres de la Communication qui pourraient revendiquer quelque chose ressemblant à une "politique".

De Frédéric Mitterrand à Fleur Pellerin en passant par Aurélie Filipetti (pour ne prendre que les trois derniers en date ; il faudrait en citer tant...) notre pays n'a plus, rue de Valois, qu'une succession de présences spectrales et apparemment satisfaites de l'être.
Des ministres fantômes, sans idée, sans conviction, sans projet autre que de perdurer jusqu'au prochain portefeuille, la prochaine élection, le prochain livre à écrire ; avec l'espoir ébouriffant de connaître ce glorieux moment d'extase par le vide : être invité chez Laurent Ruquier, au Grand ou au Petit Journal, faire de la figuration matinale chez Jean-Pierre Elkabbach ou Jean-Jacques Bourdin.
La routine du Barnum électoral ou promotionnel, quoi.
Encore quelques années et des robots ou algorithmes feront parfaitement l'affaire... si la "Rue de Valois" existe encore.
Un ministère. Un CSA. Deux antiquités
On pourra gloser, commenter, twitter ou dévider des kilomètres de tribunes des années encore sur le sujet, une chose est certaine : tant que ce partage de l'irresponsabilité persistera il n'y aura aucune perspective crédible de renaissance d'un service audiovisuel public fort et créatif.
Tant qu'on maintiendra la coexistence faussement pacifique d'un ministère de la Communication et d'un Conseil supérieur de l'Audiovisuel, il n'y aura pas de sérénité sociale et budgétaire possible pour les entreprises audiovisuelles concernées.
La survivance d'un ministère de la Communication (au XXIe siècle !) est par son existence même l'étatique négation de la nécessité d'un CSA.
Dans un état qui se revendique moderne, il n'y a pas place pour ces deux antiquités. Ce ministère est un anachronisme fatal. Quant au CSA, qui ne voit, depuis presque trente ans qu'il existe, que s'il avait rempli son rôle, s'il avait servi à équilibrer ou harmoniser quoi que ce soit dans l'audiovisuel français, il est bien évident que nous n'en serions pas là. Au bord d'une explosion des radios et télévisions publiques.
Boire le calice des erreurs du CSA, ou conduire une véritable politique audiovisuelle : il faut choisir. C'est l'un, ou l'autre.
Il n'est que de voir l'obscure procédure dans laquelle est en train de s'empêtrer la joyeuse équipe d'Olivier Schrameck (président du CSA) à la recherche d'un successeur à Rémy Pflimlin pour comprendre qu'il est plus que temps d'agir.
Temps de dire que l'absurdité de cette loterie a assez duré. D'en finir avec ce système de double commande, sans âme ni projet, exclusivement conçu pour que, précisément, personne ne commande.
Au point de délabrement où en est ce système, oui, clairement : ce devrait être à l'actionnaire (et donc au Chef de l'État) d'exercer la responsabilité du choix d'un président de groupe audiovisuel public.
C'est à lui de faire en sorte que cesse la schizophrénie institutionnelle qu'il a favorisée.

L'inaptitude, la maladresse, pour ne pas dire l'incompétence chronique du CSA en cette matière n'est rien d'autre qu'une extension naturelle, symétrique et désastreuse, de l'incapacité du pouvoir à exercer les siens sans ambiguïté ou à savoir les déléguer pleinement.
Ce que démontre, jour après jour, l'interminable crise de Radio France."

samedi 4 avril 2015

Les membres du CSA devraient se réunir ce weekend de Pâques....début des auditions pour France Télé, probablement à partir de mercredi ou jeudi prochain.

Selon nos informations, les membres du CSA devraient se réunir ce weekend de Pâques dans la tour Beaugrenelle....les sujets ne manqueront pas (la crise Gallet/Radio France, la vente de "Numéro 23" à qui l'instance avait accordé d'une fréquence du domaine publique dans le cadre de la TNT gratuite, les pressions de toutes sortes....).
 
Pourtant ce devrait être pour déterminer le nombres de candidats retenus dans la "short-liste" (plus ou moins de 6?! ) pour la présidence de France télévisions afin de commencer à organiser les auditions à partir de mercredi ou jeudi prochain.

Mathieu Gallet: fourchette haute pour le plan de licenciements collectif comme l'avait annoncé le blog CGC Média.

Le 2 avril dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Mathieu Gallet devant Fleur Pellerin pour présenter sa "stratégie"à Radio France....300 à 400 suppressions de postes !?"  ainsi rédigé:
 
"Mathieu Gallet, a été convoqué ce  jeudi par la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, pour préciser le projet stratégique qu'il a déposé hier matin.
 
Pour les économies, il pourrait proposer 300 à 400 suppressions de postes au sein du  groupe Radio France qui emploie aujourd'hui 4.600 ETP (équivalents temps plein)."

Ce 4 avril 2015, plusieurs média montrent que les informations du blog CGC Média, une fois encore était bonne.
 
Dans une lettre adressée au "vert président" qui circule aujourd'hui, Fleur Pellerin si elle se garde bien de se prononcer sur la nature de efforts à réaliser pour "sortir de la crise sociale, rétablir l’équilibre des comptes (déficit prévu – 21 millions d’euros en 2015)  et formuler une ambition renouvelée pour Radio France, "se contente de pointer que Mathieu Gallet a proposé "un plan de départs volontaires qui concernerait 300 à 380 personnes, soit l’option la plus élevée."

Tout devra aller très vite...Le gouvernement veut maintenant le  retour à l’équilibre d’exploitation dès 2017 alors qu’il avait été question dans une premier temps de 2019 !

C'est marrant 2017, ça dit quelque chose, non?!
 
C'est  quasiment comme si Mathieu Gallet avait rayé d'un trait de plume, l'équivalent des  400 grévistes et quelques qui ont voté vendredi 3 avril, lors d’une assemblée générale , en plus de la reconduction de la grève jusqu'à mardi, une motion de défiance envers le pédégé qu’ils jugent « discrédité ».
 
Pour éviter de faire passer l'actionnaire pour le fossoyeur de service, la ministre indique en langage de circonstance "Le niveau d’emploi ne peut constituer la seule variable d’ajustement"... il doit s'assortir d' "un travail de modernisation sociale".
 
Certes, pour faire face  à une trésorerie exsangue, la ministre annonce « une dotation en capital liée aux surcoûts du chantier » sans parler ni de son montant, ni d'un éventuel accord de Bruxelles. Autrement dit, l’État devrait  apporter une subvention exceptionnelle qui aidera l’entreprise à faire face à ses dépenses les plus urgentes....mais pas sans contreparties.

Première visée par ces propos Catherine Sueur la dégé, entre autres, de tout ce qui était finances que Mathieu Gallet avait chargée, par voie de Presse le 24 mars dernier « Je suis arrivé le 12 mai 2014. Les premiers échanges avec l'État sur le budget 2015 ont eu lieu fin juillet. 
Nous avons commencé à construire le budget en septembre. J'ai alors commencé à mettre en garde notamment sur l'importance des décaissements à réaliser pour le chantier. 
Cette alerte sur la trésorerie aurait dû être faite beaucoup plus tôt. Le coût final estimé du chantier a été revu à la hausse au Conseil d'Administration d'avril 2014 mais sans en mesurer l'impact sur l'entreprise....»
 
 
Pas sûr que de telles pistes soient de nature à calmer le personnel de Radio France qui s’apprête à vivre un troisième week-end consécutif de grève !
 
 

 

Mathieu Gallet de plus en plus contesté....les salariés de Radio France votent la défiance et la dégé est malade!

Il semble bien que les salariés de Radio France n'aient pas trop apprécié le numéro qu'est allé faire Mathieu Gallet sur le plateau d'iTELE, invité de Laurence Ferrari.

Le personnels ont voté à la majorité une motion de défiance à l'encontre de celui que le CSA nommait il y a un an à peine et reconduit la grève jusqu'à mardi.

De toute manière, beaucoup considèrent à présent Mathieu Gallet "Complètement discréditée...il n'y a plus aucune négociation depuis trois jours et de toute façon, il n'est plus possible de discuter avec l'équipe actuelle..."

Il faut dire que pour "discuter", Mathieu Gallet n'avait rien trouver de mieux que de laisser celui qui remplaçait Papet appelé par Pflimlin à FTV,  Christian Mettot alors nommé par  Jean-Luc Hees, aux  ressources humaines et au dialogue social....dont les salariés de Radio France n'attendait à l'époque sue le départ.

Pendant ce temps-là, il semble que la dégé Catherine Sueur, elle aussi nommée par  Jean-Luc Hees, soit malade....

Aurait-elle entendu parler de la nomination d'un nouveau dégé plus "Tutello-compatible" qui pourrait, en quelque sorte, chapeauter le "vert" président en grande difficulté !

 

Découvrez, entre autres, la dépêche AFP à ce sujet  publiée le  

Paris - La tension est montée d'un cran vendredi dans le conflit à Radio France, avec le vote d'une motion de défiance contre son PDG, Mathieu Gallet, plus que jamais sous pression, et la poursuite de la grève jusqu'à mardi, après deux semaines de conflit.

Le conflit, que les journalistes ont rejoint vendredi, a été reconduit massivement lors d'une assemblée générale du personnel à laquelle assistaient entre 300 et 400 salariés, a constaté un photographe de l'AFP sur place. Il s'agit de la grève la plus longue depuis dix ans à Radio France. Elle coûte un million d'euros par semaine au groupe public. 

Le mouvement a été inégalement suivi selon les rédactions: un tiers des journalistes étaient en grève à France Inter et France Info, alors qu'ils étaient 75% à France Culture et dans les antennes locales de France Bleu, selon le Syndicat national des journalistes (SNJ).

"Mathieu Gallet a dit que Radio France risquait de ne pas passer l'été, lui doit partir sans délai", dit le texte de la motion, soutenue par les syndicats. Mais le PDG a pour sa part exclu de démissionner.

"Au-delà de sa défense pathétique et de sa stratégie de communication, Mathieu Gallet persiste dans son mépris du dialogue social", souligne le texte de la motion.

L'intersyndicale, vent debout contre le patron du groupe public, a réclamé "un véritable projet d'avenir, et non le démantèlement de la radio de service public". 

"On ne peut plus discuter avec l'équipe actuelle qui est complètement discréditée, il n'y a plus aucune négociation depuis trois jours", a déclaré à l'AFP un élu CFDT. 

Fragilisé par les révélations à répétition du Canard Enchaîné mettant en cause ses dépenses, Mathieu Gallet, a dit jeudi qu'il irait "jusqu'au bout", rappelant qu'il ne peut être démis que par le CSA qui l'a nommé il y a un peu plus d'un an. 

Le jeune dirigeant de 38 ans doit présenter mercredi, lors d'un CCE extraordinaire, son plan stratégique destiné à redresser les comptes de la Maison ronde, lourdement déficitaire. 

A la recherche d'économies, le gouvernement lui demande de réformer Radio France sans dépenser plus, comme il l'a fait pour d'autres acteurs du secteur public. 

Mathieu Gallet devrait proposer de réduire la masse salariale, via 200 à 300 départs volontaires chez les seniors, de ne conserver qu'un seul orchestre au lieu de deux, de supprimer les ondes courtes et moyennes, de pouvoir ouvrir les antennes à de nouveaux annonceurs. Des pistes qui devraient permettre de trouver 50 millions d'euros d'économies d'ici à 2019. 

- 'Trésorerie à sec' - 

Il demande aussi à l'Etat une rallonge d'urgence pour payer la fin du chantier de la Maison de la radio, qui plombe les finances de l'entreprise. "La trésorerie est à sec, si rien n'est fait on ne passera pas l'été", a-t-il affirmé jeudi sur iTELE. 

Face au personnel de l'entreprise il a, en revanche, écarté l'hypothèse d'une fusion des rédactions de France Inter, France Info et France Culture, proposée cette semaine par la Cour des comptes. 

Le dirigeant a aussi contre-attaqué, jeudi, sur la question de ses dépenses, à la fois à la tête de Radio France mais aussi lorsqu'il présidait l'Institut national de l'audiovisuel (INA), son précédent poste. 

Il estime être victime d'une "cabale organisée" et "faire les frais d'une sorte de réseau de l'ombre administratif, politique". 

Après sa rencontre jeudi avec sa ministre de tutelle, Fleur Pellerin, et la visite d'une délégation de l'intersyndicale à Matignon, la balle semble désormais dans le camp du gouvernement.

"L'État devrait rapidement arbitrer sur le projet que j'ai présenté et témoigner son soutien à Radio France et à la transformation que nous allons porter ensemble", a affirmé Mathieu Gallet dans un courrier aux salariés. 

"C'est une base de travail, enfin stabilisée, avec pour la première fois l'expression des préférences de la direction sur les pistes envisagées pour revenir à l'équilibre, sur laquelle la ministre se prononcera sur les prochains jours", indique-t-on dans l'entourage de la ministre. 

L'ancien ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a apporté vendredi son soutien à Mathieu Gallet, qui a été membre de son cabinet. 

L'issue du conflit "se joue dans le bureau de Fleur Pellerin et au CSA. L'État est le principal actionnaire mais les nominations c'est le CSA", a dit l'ancien ministre sur iTELE.

"Le CSA qui l'a nommé à l'unanimité, lui a fait confiance et ne l'a pas lâché. C'est eux qui suivent ce dossier", a-t-il ajouté. 


 
 

vendredi 3 avril 2015

90 M€ offerts par le contribuable pour la vente "Numéro 23" la chaîne de Pascal Houzelot qui a menti...Peut-être l'un des plus gros scandales depuis l'arbitrage Tapie.

90 M€ offerts par le contribuable pour la vente "Numéro 23" la chaîne de Pascal Houzelot qui a menti (*)...Probablement l'un des plus gros scandales d'État depuis l'arbitrage Tapie.
 
 
 
(*) Le 19 avril 2013, il y a donc moins de deux ans, Pascal Houzelot, fondateur de la chaîne de la TNT gratuite "Numéro 23" (ex "TVous") est, quatre mois après son lancement , l'invité du BuzzMédia Orange Le Figaro.
 
Aux question du présentateur, Houzelot indiquera sans sourciller que "Numéro 23"  présenté comme la chaîne de la diversité - qui est à la diversité ce que la clé de 12 est à la mayonnaise -  "viendrait de passer une nouvelle étape pour devenir clairement une chaîne mini généraliste."
 
Et de donner alors moult "détails" sur la santé de la chaîne "Numéro 23, la seule chaîne indépendante des grands groupes média, était considérée comme le Petit Poucet qui allait être forcément à la traîne. Et bien pas du tout! Numéro 23 se comporte très bien avec une audience de 0,2 % en février, ce qui la situe au milieu des six nouvelles chaînes de la TNT. D'ici à la fin de l'année, je sais que nous aurons doublé notre audience."
 
Ben voyons !!!!
 
Et d'ajouter  - sans rire -  "Satisfaits de nos premiers résultats - l'ensemble de la grille marche sur les "femmes décideuse d'achats" (on ne dit plus ménagère de plus de cinquante ans)- nous avons décidé de passer à une étape supérieure....Nous n'avons jamais caché que nous voulions être une chaîne comme les autres, une chaîne généraliste avec toute sorte de programmes....nous voulons mettre en avant l'ensemble des diversités! "
 
Tu parles!
 
Deux ans après donc après cette interview pipeau, Houzelot vend sa chaîne pour 90M€.
Dès le 2 avril dans un article intitulé "Nouveau scandale : après la crise à Radio France, un nouveau front s’ouvre contre le CSA avec la vente invraisemblable de « Numéro 23 » par Pascal Houzelot pour environ 90M€", le blog CGC Média avait annoncé la vente de la chaîne de celui qui déclarait avait quatre ans au mois devant lui, pour la somme de 90M€.
 
Ils ont été nombreux les articles aujourd'hui qui s'indignent de cette situation totalement anormale....En effet, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur les vraies intentions du cédant à qui il n’aura pas fallu plus de 2 ans et demi pour se faire 90M€ alors même  qu’il obtenait gratuitement l’exploitation du domaine public (contrairement par exemple aux licences de téléphonie). 

Et le CSA qui joue gros, n'aurait rien su de tout cela ?????
Beaucoup s'apprêtent du reste à lui demander des comptes et commencent à évoquer un des plus scandales d'État  depuis  l'arbitrage qui avait  accordé à l'homme d'affaires Tapie 403 millions d'euros de dommages et intérêts qu'a annulé la Justice avec la mise en examen pour escroquerie en bande organisée d'une demi-douzaine de protagonistes dans ce dossier. 
Houzelot, joint ce 3 avril au téléphone par "Challenges" va même avec un cynisme sans borne et une invraisemblable suffisance, déclarer "J'aurais pu vendre et aller au soleil ...J'ai eu des propositions. Au lieu de faire une opération financière, j'ai fait une opération entrepreneuriale. En lançant cette chaîne, j'ai pris des risques, trouvé de l'argent, je me suis endetté : j'ai agi en entrepreneur". 
 
«Oui, c'est ça, prends-nous pour des jambons» ....comme l'avait dit Audrey Pulvar en parlant de Pflimlin.
 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir, entre autres, l'article de Challenges "Le problème avec la vente de la chaîne Numéro 23 : des Français très, très généreux"
 
La conclusion est plus qu'édifiante " Les Français sont décidément très généreux actuellement : ils offrent à Pascal Houzelot, propriétaire de 70% du capital de Numéro 23, et à ses actionnaires, la somme coquette de 90 millions d’euros. Et ils financent Radio France qui entame ce matin vendredi 3 avril un seizième jour de grève."
 
Ci-après, l'intégralité du texte:
 
90 millions d’euros : c’est la somme rondelette que vont encaisser Pascal Houzelot et les actionnaires de sa chaîne Numéro 23. Numéro 23 est née en décembre 2012, voilà deux ans, avec les chaines de la TNT HD comme RMC Découverte, par exemple. Pascal Houzelot est par ailleurs le créateur et le patron d’une chaîne pornographique gay, Pink TV, il a été producteur de films (Le Libertin en 1999, Nouvelle chance en 2005). Pour obtenir un canal, cet homme d'affaires et d'influence avait proposé au CSA de mettre en avant la diversité sous toutes ses formes, des origines ou des modes de vie. Houzelot l’a emporté parmi de très nombreux concurrents, malgré un projet jugé faiblard par de nombreux observateurs et plusieurs membres du CSA. Numéro 23 va passer dans le giron du groupe NextradioTV d’Alain Weill, le groupe qui édite BFM TV ou la radio RMC. Les deux parties sont en négociations exclusives.
 
Avec cette vente, Pascal Houzelot fait une excellente opération financière….
 
La chaîne affiche un petit 0,7% d’audience. Elle reste très déficitaire – elle perd 10 millions d’euros sur 15 millions de chiffre d’affaires -, mais peu importe, ce qui fait sa valeur, c'est son statut de mini-généraliste, très précieux et rare et surtout la fréquence et l’autorisation d’émettre partout en France. 
 
Et c'est précisément ce qui pose problème. Car cette fréquence et cette autorisation ne sont pas vendues mais données par le CSA. Cette fréquence est en réalité un bien public qui appartient aux Français, exactement comme les fréquences télécom qui sont, elles, vendues très cher aux opérateurs : la fréquence de Numéro 23 et l’autorisation d’émettre ont été concédées gratuitement à Pascal Houzelot qui, en la revendant, fait fortune en... deux ans.
 
"J'aurais pu vendre et aller au soleil, se défend Pascal Houzelot, joint ce 3 avril au téléphone. J'ai eu des propositions. Au lieu de faire une opération financière, j'ai fait une opération entrepreneuriale. En lançant cette chaîne, j'ai pris des risques, trouvé de l'argent, je me suis endetté : j'ai agi en entrepreneur". 
 
Le sujet se répète : Vincent Bolloré avec la vente de Direct 8 et de Virgin 17 ou Claude Berda avec celle de TMC, entre autres, ont profité de la même mécanique très contestable. Les Français sont décidément très généreux actuellement : ils offrent à Pascal Houzelot, propriétaire de 70% du capital de Numéro 23, et à ses actionnaires, la somme coquette de 90 millions d’euros. Et ils financent Radio France qui entame ce matin vendredi 3 avril un seizième jour de grève."