Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 8 avril 2015

Mathieu Gallet « pris en ciseaux » n’a convaincu, ni les parlementaires, ni les salariés…Mieux que Pflimlin et pourtant l’État ne l’aide guère !!!!!

Mathieu Gallet « pris en ciseaux » n’a convaincu, ni les parlementaires, ni les salariés…"Mieux que Pflimlin et pourtant l’État ne l’aide guère "!!!!!   
Ce matin Mathieu Gallet était devant la commission culture de l'Assemblée Nationale, où il  n’a pas convaincu il faut bien l’avouer.
L’audition ayant duré plus longtemps que prévu, le Comité Central d'Entreprise de Radio France où le vert président devait présenter le « projet stratégique » dont Fleur Pellerin avait eu la « primeur » il y a quelques jours, a finalement été repoussé à 14 heures au lieu de 11 heures.
Après avoir lu une déclaration, les élus ont quitté la salle, les uns derrière les autres, contraignant Mathieu Gallet après quelques dizaines de minutes seulement, à lever la séance faute de quorum.
« La direction déplore cet état de fait, convaincue que la présentation du projet stratégique était de nature à éclairer les élus, et à travers eux, les personnels, sur les choix stratégiques engageant l’avenir de Radio France », a réagi immédiatement la direction de la radio publique.
Seulement voilà, « l’éclairage » ils l’avaient eu dans le Presse, les élus, et en avaient entendu les grandes lignes, le matin même regardant la retransmission des questions au pédégé.
Extrait :
« Radio France est au bout du modèle économique que l'entreprise a toujours connu. C'est-à-dire un modèle économique qui était basé sur une croissance chaque année de la dotation versée par l'État, à travers la redevance audiovisuelle qui s'appelle depuis 2009 la contribution de l'audiovisuel public qui a cru jusqu'en 2012 et qui depuis 2012 a baissé et qui aujourd'hui sera stabilisé comme l'a confirmé la Ministre de la Culture et de la Communication pour les trois prochaines années jusqu'en 2017.
Je rappelle que l'État finance à 90 % Radio France via le compte de la contribution audiovisuelle publique et que 10 % des recettes sont liés à la publicité, aux partenariats et à diverses opérations de diversification donc nous sommes très dépendants de l'État. Aujourd'hui ayant intégré pleinement dans mon projet la contrainte budgétaire de l'État : le nécessaire effort de rétablissement des finances publiques, Radio France est obligé de se développer de se transformer avec des ressources qui sont stagnantes. [ça c’est pour l'État donc, ndlr]
Alors même que par notre modèle de production qui est notre force et notre singularité puisqu'à Radio France contrairement à France Télévisions tout est fait en interne rien n’est acheté à l'extérieur. [ça c’est pour Pflimlin…et toc, ndlr]
Toutes les émissions sont produites par les personnels de Radio France, les techniciens, les chargés de réalisation, les attachés de production, les metteurs en ondes, les producteurs, les journalistes, tout ça fait notre force et évidemment, ça crée un modèle qui est pleinement intégré.
Donc quand vos recettes n’augmentent pas mais que vos charges mécaniquement, notamment la masse salariale qui représente 60 % des charges de Radio France d’exploitation augmente mécaniquement tous les ans, à peu près de 4 millions d'euros, on est aujourd'hui dans une crise et dans « un effet de ciseaux » entre des recettes qui ont baissé -aujourd'hui stagnent - et des dépenses qui, elles, continuent de se développer…. »
Même si le SNJ parle  d’une « occasion manquée » sans pour autant occulter les responsabilités de Mathieu Gallet dans cette crise, l’intersyndicale de Radio France qui avait déjà dénoncé ce plan dit "stratégique" « lourd de périls graves pour l’avenir de Radio France », estime  que « les fils du dialogue et de la confiance sont rompus » et demande une médiation tout comme la demande à présent le CSA.

Mathieu Gallet au cours de son audition matinale n’y est pas prêt. « Peut-être que nous aurons besoin d’une intervention extérieure pour retisser les liens sociaux », a-t-il déclaré mais pour l’heure, il faut que les partenaires sociaux reviennent autour de la table !
Vaines incantations visiblement. La situation est donc totalement bloquée.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour sa part, après deux semaines de silence, s’est de nouveau exprimé et a appelé à « la mise en œuvre d’une procédure de résolution des conflits de nature à surmonter la situation de blocage qui se manifeste aujourd’hui ». ( * voir le communiqué ci-après)
Autrement dit, il appelle à la mise en place d’une médiation entre les parties sans toutefois préciser s’il maintenait sa confiance à Mathieu Gallet !

* "Communiqué du CSA mercredi 08 avril 2015
Radio France : le CSA appelle à la mise en œuvre d'une procédure de résolution des conflits.
Soucieux de la sauvegarde des missions de service public, dont il est un garant particulièrement attentif aux préoccupations des salariés et des auditeurs, conscient des difficultés structurelles notamment financières de Radio France, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, réuni en collège plénier ce jour, appelle  à la mise en œuvre d’une procédure de résolution des conflits de nature à surmonter la situation de blocage qui se manifeste aujourd’hui."

Côté gouvernement, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a répété devant l’Assemblée nationale qu’elle prendrait « ses responsabilités » - "des décisions rapides seront prises", a-t-elle dit -  sans dire s’il elle aurait recours ou non à cette « médiation ».

La grève qui a été reconduite pour demain jeudi, entre dans sa quatrième semaine.
Lire aussi après la 4 semaines de révélations dans 'Le Canard enchaîné', l'article de '"Capital" intitulé "Les petits secrets de Mathieu Gallet, président de Radio France"

Dotation extraordinaire de 80 millions d'euros accordée par l'État à Radio France...

Le député Michel Françaix, député PS de l'Oise a évoqué lors de l'audition de Mathieu Gallet devant la commission Culture  à l'Assemblée, une dotation extraordinaire de 80 millions d'euros accordée par l'État à Radio France destinée à terminer le chantier de rénovation de la Maison de la radio.
 
La rue de Valois n'a pas encore confirmé.

Pflimlin qui n’a pas apprécié les propos de Scharmeck sort le document de trop « un auto satisfécit de 24 pages » ode à son calamiteux mandat !

Pflimlin qui n’a pas apprécié les propos de Scharmeck sort le document de trop « un auto satisfécit de 24 pages » ode à son calamiteux mandat ! (voir 6 des 24 pages en fin de post...après le lecteur serait malade! )
 
Pflimlin qui n’a semble-t-il pas apprécié les propos d’Olivier Schrameck en séance de question-réponses devant la commission des affaires culturelles, ce 7 avril, à l’Assemblée Nationale. Il a cru devoir adresser aux Rédactions de l’ensemble des médias, un auto satisfécit de 24 pages qui ne trompe personne évidemment, tentant de s’enorgueillir d’un bilan pourtant catastrophique à tous points de vue qui fait s’enfoncer France Télévisons depuis 5 ans dans des abimes  pires que ceux que connait aujourd’hui Radio France.
 
En effet, Olivier Schrameck a devant les parlementaires, considéré « la crise financière à France Télévisions beaucoup plus grave que celle de Radio France ».
 
Rappelons ce qu’écrit inlassablement depuis près de 3 ans, le blog CGC Média sur la situation d'une entreprise que Pflimlin aprécipité vers la failliteen mangeant plus de la moitié du capital avec des pertes cumulées estimées entre 200 et 250 millions d'euros et une trésorerie qu’il a totalement asséchée aujourd’hui négative autour de -150 millions d'euros.
 
Situation que reprenait, le mercredi 4 mars, le site "e-alsace.net" a publié un article au titre plus que parlant "La faillite de Remy Pflimlin éclate".

Extrait des propos d’Olivier Schrameck :
 
« S'agissant de la situation de Radio France, moi-même et le collège, regrettons profondément que le dialogue social n'ait pas permis de faire apparaitre des solutions au conflit en cause.
À quel point bien entendu, nous sommes très sensibles aux inquiétudes aux préoccupations des collaboratrices et des collaborateurs de Radio France comme aux attentes et aux déceptions des auditrices et des auditeurs du service public face à une crise qui financière sans précédent.
Cette crise financière au début de l'année 2014, au moment où été désigné le président de Radio France, ne faisait l'objet d'aucune information, d'aucun écho, d'aucune mise en garde.
 
Tel n'est pas le cas et je réponds par avance en ce qui concerne la procédure relative à France Télévisions, de la situation présente de France Télévisions.
 
Sur la demande du législateur lui-même, je le rappelle, nous avons élaboré un rapport qui prend en compte les aspects de gestion financière et de ressources humaines de l'entreprise France Télévisions.
 
Le Gouvernement lui-même a rendu public un rapport et des orientations nous. Et nous avons demandé à la chef du contrôle de général économique et financier chargé du secteur média et culture Madame Françoise Miquel et à Monsieur Jean-Charles Aubernon le contrôleur économique et financier chargé plus particulièrement de France Télévisions, de venir devant le conseil super de l'audiovisuel exposer la situation financière de France Télévisions avant que nous n'entamions à proprement parler la procédure de choix des candidatures…. »

Le CSA a donc demandé  « avant que d’entamer à proprement parler la procédure de choix des candidatures pour remplacer Pflimlin, à la chef du contrôle de général économique et financier chargé du secteur média et culture Madame Françoise Miquel et à Monsieur Jean-Charles Aubernon le contrôleur économique et financier chargé plus particulièrement de France Télévisions, de venir devant le conseil super de l'audiovisuel exposer la situation financière de France Télévisions »

Voila qui ne plait pas du tout à Pflimlin qui avait fini par se convaincre qu'il pourrait se succéder à lui-même...Comme dit Michel Blanc dans "Les bronzés" : "On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher!!
Mais là non....Voila que Pflimlin riposte avec ce document propagande de 24 pages…une ode à sa « gestion » et tout ce qu’il est supposé avoir accompli. Ben voyons!
C’est un peu comme « Interstellar »…on rentre peu à peu dans le vide sidéral pour enfin être happé par le trou noir. Si la situation n’était pas si dramatique, cela prêterait à sourire mais voile !!!!!!
C'est assez bizarre, dans cette litanie de vaines  louanges Pflimlin  ne parle pas des accidents industriels qui ont coûté des millions d'euros à France Télé comme la vente de Gulli pour 2,5M€ seulement ou encore le bradage des participations de France Télé dans Euronews.
 
Pas un mot non plus sur ces«échecs répétés et successifs du tandem Pflimlin/Patino…
 
Des émissions quotidiennes qui ont été laissées parfois plusieurs mois à l’antenne  avant de s’arrêter :

-Jusqu'ici toit va bien
-L'Emission pour tous
-Le tourbillon de l'amour
-5 touristes le jeu 1 quotidienne
-Le jeu le 4 ème duel
-Le jeu hebdo un air de famille le samedi soir
- Le jeu quotidien d’été raté avec ou sans joker
-Face à la bande
-La scripted :
-Le jour où tout a basculé,
-Si près de chez vous,
-Par amour.....
- Le programme court avant 20 heures: Roumanoff et les garçons
- Le programme court avant 20heures : Y’a pas d’âge
-Les 2èmes partie de soirées :
-Réunion de famille
-Vous trouvez ça normal !?
-Avant première.....
-Les primes
-Romé et juliette
-Une semaine sans électricité
-Les 8 prime de Sing Off le samedi soir
-La grande Battle
Mais aussi de grands mags société « qui n’ont pas trouvé leur public »…c’est la formule !
Sans parler de films du dimanche soir tristes à mourir ou hyper mal programmés l’année 2011 et 2012 voire  même des unitaires comme le film Adouna un inédit catastrophique.
Et surtout que dire de France 4 avec la catastrophe des "nouvelles écritures" dont l’audience est équivalente à celle de la mire, entre autres 
-Anarchy

- La slow TV

en sont de consternants exemples… et tant d’autres!

Combien de millions de l'argent des contribuables parti en fumée ????
Le suivant qui va remplacer Pflimlin, va avoir bien du pain sur la planche et, en premier lieu, celui de réaliser un sérieux audit pour voir l'incommensurable étendue des dégâts.
 
 
 
 
 

 

mardi 7 avril 2015

Martine Martinel interpelle Olivier Schrameck sur la vente de « Numéro 23 » pour près de 90M€ qui indique vouloir « engager une procédure » sans vraiment dire laquelle !

Martine Martinelinterpelle Olivier Schrameck sur la vente de « Numéro 23 » pour près de 90M€ qui indique vouloir « engager une procédure » sans vraiment dire laquelle !

Martine Martinel députée PS, a ce mardi 7 avril 2015 en réunion de la commission culture de l’Assemblée Nationale a, entre autres, interpellé le président du CSA sur la vente de « la chaîne 23 » qui paraît assez scandaleuse.  
M.M : « Monsieur le Président Schrameck, je voudrais reprendre les propos de mon collègue Christian Kert qui a dit que vous étiez serein. Alors, sans parodier un titre d'émission qu’il y avait sur France Inter qui était la traduction approximative d'un vers célèbre qui disait « qu'il est doux de ne rien faire, quand tout s'agite autour de vous ».
 
À lire votre rapport, on se rend compte que tout s'agite autour de vous mais surtout que vous travaillez beaucoup. Que le CSA beaucoup travaillé et nous a apporté des informations très précises, des études d'impact très précises et si vous êtes serein, je pense que c'est que ce travail est un travail  riche et fructueux.
Il semble aussi que tout à l'heure, il a été dit que la Tutelle se soustrayait à ses obligations ; je crois que dans les crises actuelles la Tutelle montre qu’elle est bien présente.
 
D’autre part vous avez manifesté dans votre exposé, votre sens de l'indépendance, en parlant de vos choix et en parlant de vos avertissements que vous avez donné à propos de la bande 700 par exemple….
 
Je voudrais revenir sur quelques questions et qui ont déjà été posées.
D’une part  sur la vente de « la chaîne 23 » qui paraît assez scandaleuse. Comment à partir d'une chaîne gratuite, peut-on faire des bénéfices [près de 90 millions d’euros, ndlr] finalement en spoliant l'argent public ? »

Olivier Schrameck dans une réponse renvoyant le législateur dans ses pénates, répondra très techniquement, en indiquant toutefois vouloir « engager une procédure » sans vraiment dire laquelle !
 
Réponse d’Olivier Schrameck : « Je voudrais répondre à la question de Martine Martinel qui a été reprise par d'autres députés.
 
Je voudrais sur ce point à répondre très précisément en mesure des éléments qui sont à disposition. Alors d'abord. Il y a une question qui appelle une analyse juridique dans le cadre fourni par le législateur c'est-à-dire vous-même 42-3 de la loi. Il faut distinguer deux hypothèses: la première c'est le cas où il y aurait uniquement un changement de contrôle et le cas où il y aurait un changement de dénomination et/ou de programmation.
Là-dessus, nous avons à la fois les indications de la loi et les indications de la jurisprudence conseil d'État. Lorsqu'il s'agit uniquement d'un changement de contrôle, ce qui est assuré mais pas encore circonscrit, le changement de contrôle est considéré comme une modification substantielle mais est d'abord en vertu de l'alinéa premier et la jurisprudence du conseil d'État, elle n'est susceptible d'être autorisée que si elle ne compromet pas l'impératif fondamental du pluralisme et l'intérêt du public, et en ce qui concerne l'application des alinéas 5 et 6 du même article qui mentionnent qu'il s'applique sans préjudice de l'alinéa premier...pardonnez-moi pour ce qui peut paraître un peu trop précis mais c'est important.
Si le changement de contrôle est susceptible de modifier de façon importante le marché en cause, le CSA doit procéder à une étude d'impact notamment économique rendu public dans le secret des affaires...et ce changement de contrôle, soumis à un agrément du conseil qui fait l'objet d'une décision motivée.
Ni la loi, ni les travaux parlementaires ne précisent les conditions de ce que le CSA est susceptible de faire valoir mais il nous semble que ce sont les critères généraux des articles 29 et 30–1 de la loi qui trouvent à s'appliquer.
Voici pour la réponse juridique donc la procédure dans laquelle nous aurons, le cas échéant, à nous engager.
Alors, je n'ignore pas que derrière ces questions juridiques, vous m'avez posé des questions de fond. J'entends bien les termes du débat public qui commence à se développer.  J'entends des critiques qui estiment anormal que l'on puisse revendre un actif assis en grande partie sur l'utilisation gratuite du domaine public hertzien. C'est une question qui se trouve posée mais pardonnez-moi, elle se trouve posée au législateur!
Lorsque dans la loi du 15 novembre 2013, il était prévu ce pouvoir d'agrément qui sert d'assiettes à une taxation de 5 %, je pense qu'il en résulte que le législateur a envisagé ce type d'opération et a entendu limiter la taxation à 5 %. Pour ma part, je pense que l'attribution gratuite du domaine public hertzien est une question substantielle.
Parce que je ne peux pas en dire plus parce que vous me reprocheriez à juste titre pour le coup de me substituer par mes appréciations au législateur lui-même…. »
Olivier Schrameck n’a pas l’air de s’émouvoir outre mesure de la revente d’un actif assis en grande partie sur l'utilisation gratuite du domaine public hertzien !!!!

Le blog CGC Média lui propose la lecture de « l’Immédias » de Renaud Revel intitulé: "L'Etat aux petits soins pour les nouveaux nababs de la TNT "  
"La vente par le producteur Pascal Houzelot, pour 88 millions d’euros de La chaine Numéro 23 au groupe Next Radio d’Alain Weil, a déclenché de nombreuses réactions dans la presse. Nombre de commentateurs n’admettent pas en effet qu’une fréquence de télévision attribuée gratuitement par le CSA à un opérateur fasse pour ainsi dire la fortune de l’intéressé.
Heureux qui comme Houzelot…Producteur à l’entregent solide cet ancien lobbyiste de TF1, longtemps compagnon de route d’Etienne Mougeotte au sein de cette chaine, s’est constitué au fil du temps des réseaux aux ramifications nombreuses et à rallonge. Si bien que ce garçon au culot sans limite, qui évoque volontiers « Stéphane », « Patrick », « Mathieu » ou « Xavier » en parlant de personnalités comme Stéphane Richard, (Orange), Mathieu Pigasse, ( Lazard), Patrick Drahi, (Altice), ou encore Xavier Niel, ( Free), dispose de son rond de serviette à la table d’un establishment médiatico-financier qui l’observe avec un mélange de fascination et d’amusement.

Ce funambule des affaires était pourtant parti pour une carrière de comète avec ces parties de bonneteau aux quatre coins d’un paysage télé où il est connu comme le loup blanc. Un lent processus de maturation, conjugué à un sens inné de l’opportunisme et des affaires, lui ont permis de grandir. Et de s’installer là où on ne l’attendait pas. Ainsi siège-t-il au sein du Conseil de surveillance du Monde où Pierre Bergé, autre éminence de ses amis, l’a intronisé. Ainsi encore a-t-il convaincu
une brochette de barons du Paf et du CAC 40, et pas des moindres, de mettre une pièce successivement au tour de table de ses deux bébés cathodiques que sont Pink TV et Numéro 23.

C’est avec un formidable sens de l’à-propos qu’il dépose il y a 2 ans au CSA un dossier de candidature pour l’obtention gratuite d’une fréquence télé en vue de la création d’une chaine de la diversité sur la TNT : cette N23 valorisée à quelques 88 millions d’euros et dont il détient 70% du capital.
Autant dire un ticket gagnant à l’Euromillion.
Ce canal à l’audience microbienne, ( 0,7%), il l’apporte donc aujourd’hui à Next Radio, cette société ombrelle de BFM TV et de RMC qui ne fait pourtant pas dans l’œcuménisme ou la bondieuserie, et chez qui les questions de « diversité » s’entendent plus en terme de développements et de cash-flow que de problématiques sociétales, convenons-en.

Il serait malvenu de stigmatiser pour autant notre jeune entrepreneur dans cette opération. Car Houzelot n’a fait que jouer avec habilité avec une réglementation gravée dans le marbre du législateur, lequel a eu la riche idée de mettre sur le marché des fréquences de télévision distribuées à l’encan. Non seulement les règles édictées ont été respectées lors de l’attribution de cette fréquence par le CSA, mais elles l’ont été tout autant lors de sa cession. Houzelot a donc joué et il a gagné.


Il n’y aurait donc là pas matière à stigmatiser la démarche d’un homme dont il convient de saluer ici le sens de l’initiative et de la manœuvre. Si l’Etat a été assez léger, – disons-le assez aveugle-, pour permettre l’attribution gratuite d’un bien patrimonial sans contrepartie aucune, si ce n’est des cahiers des charges le plus souvent très largement réinterprétés par leurs garants, tant pis. Et si la loi a autorisé ces mêmes opérateurs à faire fructifier ce bien à des niveaux insolents, sans que personne ne s’en offusque, tant pis également.

Il y a bien évidemment quelque chose d’indécent dans cette opération qui voit la dilapidation d’un bien publique à des fins particulières. Allez donc faire entendre aux millions de français qui vivent en marge d’une société médiatico-financière, règne de l’entre soi et de l’entregent, que tout cela est absolument normal !

Historiquement, la TNT devait permettre à la télévision de se démocratiser en favorisant l’accès à ce que l’on a baptisé les « nouveaux entrants». Le monde associatif y a cru, qui s’est précipité avant d’assister à la victoire du « système », avec ses liens de consanguinité à la française : le petit monde parisien, ses chapelles, ses nababs, ses réseaux et ses diners en ville….Vincent Bolloré a touché le Loto avec la revente au groupe Canal+ de D8 et D17, deux canaux TNT obtenus sur les tapis vert du CSA et valorisés à quelques 180 millions d’euros, deux ans plus tard : un pactole, bien plus que les 30 ou 40 millions consentis par son propriétaire pour y installer des grilles de programmes aux audiences à l’époque lilliputiennes.

Il y a quelque chose de « bananier» dans ce paysage télé qui nage sur la tête, qui voit des pans entiers de notre parc de fréquences hertziennes tomber dans l’escarcelle d’opérateurs qui sitôt propriétaires des dites fréquences s’empressent d’en détourner le cahier des charges pour y faire ce que bon leur semble, sans que le CSA, bonne fille, n’y trouve à redire. Avant de les revendre au prix fort.

Jolie culbute. Tout cela nous renvoie à l’époque des « Radios libres » de 1982, quand des petits malins se précipitèrent au guichet de la Haute Autorité où l’on y distribuait alors avec générosité des centaines de fréquences FM qui firent pour certaines d’entre elles la fortune de leurs heureux bénéficiaires.

On attend maintenant avec gourmandise la version « Bfmisée» de ce canal dédié à la diversité, dont il avait déjà pourtant que le nom. Une chaine qui risque de nous surprendre dans sa version « remasterisée», une fois passé à la moulinette et aux normes d’un groupe audiovisuel qui n’a pas pour vocation de faire dans la philanthropie."
 

 




Le règne des cabinets extérieurs à France Ô.



Le règne des cabinets extérieurs à France Ô.

Le blog CGC Média vient de comptabiliser pas moins de 3 cabinets extérieurs pour le compte de la Rédaction Outremer de Malakoff....

Depuis trois mois, la direction de l'Info les fait intervenir à tout bout de champ :

1....Sur les audiences
2....Sur l'organisation d'ateliers" participatifs"
3....Pour arbitrer un conflit entre les JRIs et un rédacteur reporter  (cabinet « Empreinte Humaine »)

Combien coûte tout ça ??? L’opacité en matière d’addition semble être la règle…..

La direction écrit « Pour faire suite à une première communication en conférence de rédaction ce matin, je vous confirme que nous avons souhaité mettre en place une intervention avec le cabinet Empreinte Humaine.



Les objectifs de cette interventions consistent à :



-parvenir à des fonctionnements collectifs performants et à un climat de travail serein

- identifier des pistes de progrès et les bonnes pratiques

- mieux travailler ensemble

Dans ce cadre, l’ensemble des JRIs concernés, l’un d’entre eux plus spécifiquement, seront invités à se rencontrer.



Le management et quelques rédacteurs seront vus en entretiens individuels par Emmanuel PATY ou Stanislas WRONA (consultants pour Empreinte Humaine).



Une présentation détaillée de l’intervention sera réalisée…par les 2 intervenants en salle de réunion.       

                                                                                                                                                         

Nous insistons sur l’importance de votre participation, elle est nécessaire pour nous aider à comprendre la situation afin de mieux travailler ensemble.



Les échanges qui auront lieu lors de ces entretiens respecteront bien sur les principes de l’anonymat et de la confidentialité. »

Surréaliste ! La direction Malakoff va-t-elle continuer longtemps à gaspiller l’argent public pour tenter de régler des problèmes de DRH et de management !!!

La DRH voudrait s’en laver les mains en ayant recours à ce type de cabinet extérieur qu’elle ne s’y prendrait pas autrement ! Que fait la pléthore « d'encadrants » dévolus au secteur ? C'est assez incroyable » !

Et pourquoi pas un cabinet pour savoir ce qu’il il faut mettre à l'antenne !?!

Oh zut…il semble que ce soit déjà le cas!!!!

Et après cela : 

il n'y a plus d'argent pour les reportages !
Il n'y a plus d'argent pour produire des émissions en interne ...
Il n'y a plus d'argent pour payer les « forçats» de l'info !
Il n'y a plus d'argent pour un preneur de son dans l’équipe de reportage ...
Il n'y a plus d'argent, non plus, pour emmener des monteurs...
etc….


Comment Pflimlin, Thuillier et tout ce petit monde imaginent que les salariés vont prendre cela  !!??

Fleur Pellerin: Nous n’avons pas les mêmes valeurs ! «Quand on écoute la ministre de la Culture, on n’entend pas le Premier ministre !»

Fleur Pellerin: Nous n’avons pas les mêmes valeurs ! «Quand on écoute la ministre de la Culture, on n’entend pas le Premier ministre !». 

Il faut dire que les propos de Fleur Pellerin lâchés publiquement pour essayer de soutenir Mathieu Gallet sans vraiment le soutenir, ont mis le feu aux poudres:  «Quand on écoute France Inter, on n’écoute pas RTL !». 

Imaginez la tête des patrons de radio périphériques et des journalistes de ces mêmes radios, que Jean-Michel Aphatie (RTL, la susvisée) ou Thomas Sotto (Europe 1) ou encore Yves Calvi, Nicolas Barré,  etc… !!!!   

Pour Fleur Pellerin qui doit normalement faire ses courses comme tout français lambda, le blog CCG Média propose une nouvelle vérité « Monoprix gourmet ce n’est pas Carrefour Market et pa snon plus Lidl » [il n’y a là aucune notion de classement entre les uns et les autres !]

Ça c’est dit….  

« ll est vrai que les propos de la ministre de la Culture et de la Communication peuvent surprendre » écrit l’Express. « Si l’auditrice Fleur a le droit de préférer Inter à Europe 1 ou RTL, la ministre Pellerin ne peut se prêter à des propos discriminants mettant en cause le sérieux, l’éthique ou la déontologie de ces deux dernières stations, s’insurgent les uns et les autres. En quoi Thomas Sotto et Yves Calvi, le matin, sont-ils en effet moins rigoureux ou pertinents que Patrick Cohen à la même heure ? Profitant de la polémique, ce dernier s’est engouffré ce matin dans la brèche non sans  jubilation…. », poursuit le magasine. 

Au moment où les salariés réunis en assemblée générale, ont voté, ce matin, un 21e jour de grève....ça fait désordre.