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lundi 20 avril 2015

Pingaud, Gallet, Ernotte, Houzelot, Numéro 23, etc…Schrameck risque gros à commencer par la remise en cause du CSA.

Pingaud, Gallet, Ernotte, Houzelot, Numéro 23, etc…Schrameck risque gros à commencer par la remise en cause du CSA.
 
Le 30 mars 2015, « l’Opinion » dans un article intitulé « La course à la présidence de France Télévisions relancée par l'affaire Gallet » écrivait « Didier Quillot et Delphine Ernotte risquent de faire partie des victimes collatérales de la crise à Radio France. Si la seconde refuse toujours de dire si elle est ou pas candidate, l'un et l'autre mettent en avant leur capacité à gérer des plans de départs ou d'importantes restructurations. Quitte à ce que ce «slogan» ne se retourne contre eux, au prix de la paix sociale. Autre grain de sable dans la chaussure de Delphine Ernotte, elle serait actuellement conseillée par Denis Pingaud, le même communicant embauché par Mathieu Gallet et rémunéré quelques 90000 euros…. »….
En cliquant sur l’article, vous y découvrirez une incroyable photo, Schrameck à côté de Mathieu Gallet entourant avec Pflimlin la ministre Fleur Pellerin et derrière elle, celle qui pourrait bien être, Delphine Ernotte.
 
Denis Pingaud, conseiller de Mathieu Gallet qui l’a donc fait élire mais aussi conseiller de Delphine Ernotte celle qui vante « sa capacité à virer les salariés » et que ce premier pensait faire élire par surprise à la tête de France Télévisions, est aujourd’hui dans le collimateur. 
 
Le 16 avril dernier, Vanessa Schneider publie dans « M le magazine du Monde » une interview avec le communicant-conseil intitulé « Denis Pingaud, le conseillercontroversé de Mathieu Gallet…et de Delphine Ernotte » - le titre se suffit à lui-même – qui débute ainsi « A 62 ans, le communicant pensait avoir misé sur le pur-sang qui le rendrait incontournable. C’était compter sans les déboires du patron de Radio France, fragilisé par une grève historique de 27 jours.
Bon, évidemment, le moment n’est pas idéal pour une rencontre. L’homme arrive visage fermé, regard fatigué, un brin tendu dans cette brasserie chic de la place de l’Etoile qu’il a choisie pour le rendez-vous. La matinée a encore apporté son lot de mauvaises nouvelles. Radio France s’enlise dans la grève, un médiateur s’apprête à être nommé, son président, Mathieu Gallet, tente de s’accrocher à son bureau hors de prix dont les boiseries semblent s’effriter sous ses doigts comme un château de sable. [La fin de la grève a depuis été votée, mercredi 15 avril, en assemblée générale.] « J’ai connu des jours meilleurs », soupire Denis Pingaud, qui ne dort plus depuis que son illustre client voit ses dépenses somptuaires épinglées chaque semaine dans les colonnes du Canard enchaîné.
Dans la lumière malgré lui
Le voilà, lui, devenu un personnage secondaire, mais remarqué, du feuilleton de l’hebdomadaire à plumes, en raison d’un contrat de 90 .00 euros par an au service du patron contesté. Une tuile pour celui qui fait d’ordinaire profession d’œuvrer dans l’ombre..."
Gallet, Ernotte...le CSA est-il parti pour couronner les deux poulains de Denis Pingaud  au risque de finir de décrédibiliser l'instance?
 
Hier c’était le quotidien « Libération » qui après la révélation par « Challenges » révélant la lettre commune des PDG de TF1, M6 et Canal+ à Olivier Schrameck en l'appelant à refuser la vente de "Numéro 23" la récente chaîne «de la diversité» au groupe qui possède déjà BFMTV et RMC Découverte, publiait un article au vitriol mettant en avant la responsabilité de l’Instance notamment la modification de l’article 5-2 de la convention signé avec Pascal Houzelot patron de la chaîne qui fait passer le délai de revente à 2 ans et demi :
 
Article 5-2: Modification du contrôle la société titulaire.
 
L'éditeur s'engage, pendant deux ans et demi à compter de la signature de la présente convention, à ne procéder à aucune modification de l'organisation juridique ou économique de la société titulaire de l'autorisation qui aurait pour effet de modifier le contrôle direct de ladite société au sens des dispositions du code du commerce.
 
Sous réserve de l'accord du conseil, il peut être dérogé au premier alinéa en cas :
- de circonstances exceptionnelles liées aux évolutions du paysage télévisuel français;
- de modifications substantielles du cadre législatif ou réglementaire ou des circonstances de fait qui prévalaient à la date de l'autorisation;
-de difficultés économiques menaçant la viabilité de la société titulaire de l'autorisation.
 
"Les trois big boss de l'audiovisuel privé s'allient pour demander au CSA de refuser la vente de la jeune chaîne «de la diversité» au groupe qui possède déjà BFMTV et RMC Découverte.
 
Les PDG de TF1, M6 et Canal+ sont en rogne, et pas qu’un peu car ils ont pris la peine d’adresser un courrier commun au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA, qui en a accusé réception) après avoir appris que Pascal Houzelot, le propriétaire de le chaîne Numéro 23, va revendre celle-ci pour 90 millions d’euros à NextRadio TV, la maison mère de BFMTV et RMC Découverte, révèle le site de ChallengesFinancée entre autres par Bernard Arnault, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, Numéro 23 a été lancée sur la TNT en décembre 2012, en même temps que cinq autres chaînes.
 
A lire aussi : TNT, le pack de six
 
Où est le problème ? Le problème, c’est que la fréquence que Pascal Houzelot avait décrochée auprès du CSA est un bien collectif, gratuit, et qu’il va gagner de l’argent sur un échange commercial qui concerne cette fréquence. En outre, sa décision n’aurait rien d’impromptu selon eux.
 
Dans leur courrier, Nonce Paolini (TF1), Nicolas de Tavernost (M6) et Bertrand Méheut (Canal+) évoquent une «fraude» et rappellent qu’avant même d’obtenir sa fréquence, Pascal Houzelot (qu’ils ne nomment pas) avait réussi à obtenir du CSA une interdiction de revendre sa chaîne, limitée à deux ans et demi et non cinq, comme initialement prévu. Ce qui est vrai, comme on peut le lire à l’article 5-2 de la convention de la chaîne signée avec le CSA.
 
Ils affirment également que Pascal Houzelot a «rencontré des groupes audiovisuels en place pour proposer sa chaîne à la revente, alors que rien dans la conjoncture extérieure ni dans son tour de table ne le justifiait». Enfin, ils pointent un fonctionnement de la chaîne a minima, afin de ne pas y engager trop de moyens.
 
Il est vrai qu’en deux ans et demi d’existence, Numéro 23 n’a pas brillé par ses programmes, les soirées de la chaîne étant pour beaucoup constituées de versions américaines de téléréalités déjà adaptées en France, comme American Idol (Nouvelle Star) ou Ink Master. Pour le reste, on a vu quelques bons films (Loin du paradis de Todd Haynes, par exemple) et une émission de débats animée par Christophe Hondelatte avant qu’il rejoigne BFMTV. Le principe moteur de la chaîne est «la diversité» (d’où son slogan : «la télédiversité»), ce qui se résume le plus souvent à veiller à ce que les programmes ou les films diffusés comprennent des gens aux choix de vie originaux, ou handicapés, ou noirs − ce qui est mieux en soi que la plupart des autres chaînes, mais ne suffit peut-être pas à constituer une ligne éditoriale digne de ce nom. Numéro 23 atteint, selon les chiffres Médiamétrie, une audience moyenne de 0,7 %.
 
Bref, aux yeux des patrons de TF1, M6 et Canal+, la revente de Numéro 23 à NextRadio TV constituerait «un dévoiement de la loi» qui «pénaliserait le contribuable, mais aussi [leurs] groupes qui eux respectent les règles de la régulation».
 
Mieux : ils ont aujourd’hui beau jeu de rappeler que c’est «au motif notamment de la protection de Numéro 23 et des chaînes de NextRadio TV que le CSA a refusé le passage en gratuit de LCI, Paris Première et Canal+».
 
 
L’affaire est d’autant plus ironique qu’en décembre 2012, Pascal Houzelot, déjà soupçonné de manigancer une bonne affaire, jurait sur ses grands dieux qu’il n’était «pas là pour revendre», comme le rappelait récemment Télérama.fr dans un article très complet. Aujourd’hui, également à Télérama.fr, il explique «ne pas avoir eu le choix. Pour continuer à développer la chaîne, il fallait que je m’adosse à un groupe».
 
Il revient maintenant au CSA de valider ou non cette vente, en vertu d’un pouvoir qui lui a été conféré par la loi sur l’audiovisuel de novembre 2013 et qui prévoit qu’il donne son agrément «en cas de modification du contrôle direct ou indirect» de la société qui gère une chaîne. Presque un an après le psychodrame LCI, et alors qu’il est atteint par ricochet par la crise à Radio France (c’est lui qui a nommé Mathieu Gallet à l’unanimité en mai 2014), le conseil présidé par Olivier Schrameck va à nouveau devoir gérer un dossier bien tendu."

dimanche 19 avril 2015

Ernotte ou Collin pour France Télé ? Olivier Schrameck prépare un 21 avril 2015 dont François Hollande pourrait bien se souvenir !

Ernotte ou Collin pour France Télé ? OlivierSchrameck prépare un 21 avril 2015 dont François Hollande pourrait bien se souvenir !
 
L’adage populaire affirme que « l’Histoire est un éternel recommencement »…l'année 2015, deux ans avant l'échéance de  2017, va -elle le confirmer?
 
Ce 21 avril 2015, Olivier Schrameck « le directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon entre 1997et 2002; plus qu’un dircab, un quasi vice-Premier ministre qui prenait part à chaque réunion et mijotait chaque décision. » (Article de Libération du 9 janvier 2013 signé Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts «Mon Schrameck à moi») a donc fixé à cette date le début des auditions de la demi-douzaine de candidats pour la présidence de France Télévisions.
 
Cet homme qui a quasiment dirigé la France et que François Hollande nommait le 8 janvier 2013 à 61 ans et pour 6 ans (jusqu’en 2019) à la tête de «l’instance de régulation», a finalement choisi ce 21 avril – tout un symbole – pour lancer l’«oral » !
 
Le 21 avril, Lionel Jospin doit s’en souvenir chaque jour qui passe comme l’ensemble des français....c'était en 2002!
 
C’est justement le jour où, Lionel Jospin alors Premier ministre, concourant à la présidence de la République, après des rendez-vous intermédiaires perdus comme les élections municipales de mars 2001 qui voyait une déferlante  bleue - la gauche perdait alors face à la Droite,toute une série de grandes villes (source l’article, « La Croix » du 6 mars 2014 « Depuis vingt ans, des élections municipales dangereuses pour le gouvernement »), était éliminé dès le 1er tour laissant un Jacques Chirac face à un Le Pen !
 
C’était aussi environ un an après que et Claude Sérillon ait été viré du 20h.  qu'il présentait etPierre-Henri Arstan directeur de la Rédaction de France 2 évincé pour être remplacé par Olivier Mazerolle.
Pierre-Henri Arnstam qui se souvient et raconte dans le livre de Marc Endeweldde « France Télévisions, Off the Record: Histoires secrètes d'une télé publique ». (* les pages en bas de post)


Extrait :
 
« Pierre-Henri Arnstam directeur de la Rédaction de France 2 en 2001, va expliquer comment il a été poussé par vers la sortie. Dans la semaine qui suit le deuxième tour des élections municipales [mars 2001 qui voir la défaite de la Gauche, ndlr] des entrefilets annoncent dans la Presse son remplacement par Olivier Mazerolle jusqu'alors directeur de l’information de RTL, lui-même en passe d'être viré de la radio.
À la lecture des journaux, les amis de Pierre-Henri Arnstam l'appellent pour savoir ce qui se passe. Il est le premier étonné : personne ne l'a mis au courant…après une réunion à laquelle il se rend comme si de rien n'était - "J'ai joué au con" (dixit) - le téléphone sonne : "Ici Marc Tessier, je peux te parler?". "Je lui demande alors s'il avait lu la presse et l'informe que je comptais le voir". Il s'empresse de me dire: "Ce n'est pas la peine tout ça est faux".
 
De retour à son bureau, Pierre-Henri Arnstam adresse une lettre à sa hiérarchie, assurant noir sur blanc qu’il n'avait jamais eu l'ambition d'avoir le poste qu'il occupe actuellement en soulignant qu'il ne devait pas y avoir de problème à lui signifier qu'il était débarqué: "En fin d'après-midi, Tessier finit par m'appeler et me dit enfin que c'est vrai !". Je lui demande alors pourquoi il ne me l'a pas dit directement. La discussion  s'est envenimée quand je lui ai dit que c'était une attitude lâche. "Tu ne me dis pas ça!" s'est-il exclamé.
France Télévisions lui propose de garder son salaire, sa voiture de fonction et sa secrétaire...
L'intéressé fait savoir à Marc Tessier qu'il lui oppose un refus. Pierre-Henri Arnstam négocie les conditions de son départ avec l'aide de l'avocat Jean-Pierre Mignard. Le journaliste se rappelle une dernière anecdote: "Juste avant de faire mon discours d'adieu à la rédaction, Tessier m'a appelé au téléphone. Il tenait à ce que je fasse attention à ce que j'allais dire en expliquant que cela pourrait avoir des conséquences juridiques". Il me reparle également du mot "lâcheté". Je lui ai répondu que "je n'aimais pas le scandale et que j'allais partir sans faire d'esclandre"...
Selon plusieurs journalistes de la rédaction, le choix d'Olivier Mazerolle aurait été soumis par Michèle Cotta au directeur de cabinet Lionel Jospin, Olivier Schrameck lors d'une rencontre à Matignon... courant juin, Olivier Mazerolle ainsi nommé directeur de l'info de « La Deux », informe Claude Sérillon qui présentait le 20H à l'époque qu'il est débarqué de son poste. Son journal "était trop tourné vers l'international justifie pas pour l'info"!
Michèle Cotta aurait été plus directe: "Nous ne pouvions pas envisager que tu sois là pendant l'année électorale" [l'élection présidentielle de 2002 dont le 1er tour était fixé au 21 avril ]…
"Le choix d'Olivier Mazerolle soumis au directeur de cabinet Lionel Jospin, Olivier Schrameck" tout le monde s’en souvient bien, à commencer par Lionel Jospin redisons-le mais aussi François Hollande à qui il va confier le PS après son départ de la vie politique mais aussi Manuel Valls qui gèrait sa communication après ce 21 avril 2002.
« En voilà une idée qu’elle était bonne » comme dirait Coluche !!!!
Alors lorsqu’Olivier Schrameck est nommé par François Hollande comme patron du CSA, sa nomination fait grincer de nombreuses dents à Droite mais aussi à Gauche.
François Hollande qui avait pourtant eu des mots très durs envers la nomination en janvier 2007 de Michel Boyon, lui-même directeur de cabinet à Matignon de Jean-Pierre Raffarin de 2003 à 2005, qu'il considérait comme politique et jugeait "extrêmement grave".
Voici ce qu’elle en disait "Olivier Schrameck est un déconnecté du pays réel. Il est de ces gens qui sont obsédés par les titres de une du Monde, mais qui ne connaissent rien à la gestion politique locale, qui n'ont jamais dépassé le périph parisien ! "
Marie-Noëlle Lienemann d’accuser également Olivier Schrameck « d'avoir enfermé l'ancien Premier ministre dans le parisiano-centrisme » : " C'est tout bonnement terrifiant la manière dont il a réussi peu à peu à enfermer Jospin dans une politique qui ne pouvait plaire qu'au microcosme parisien. " 
Certes aujourd’hui Olivier Schrameck ne « codirige plus le Pays » mais il s’apprête à choisir pour 5 ans, "celle" ou celui qui dirigera France Télévisions une service public dont chaque français est propriétaire. 
« Celle » serait plus juste…

Sylvie Pierre-Brossolette, présidente au CSA du groupe de travail "Droits des femmes" - quasi vice-Présidente de l’instance (comme dirait " Libération"  ou " Challenges") est dans cette optique.
Le Figaro croit le savoir…découvrez  ce qu’il en disait dans son papier « Les candidats en lice pour France Télévisions »:  « Le candidat doit remplir de multiples compétences, allant de la gestion d'un groupe de 10.000 personnes et de 2,8 milliards de budget annuel jusqu'aux choix des programmes télé des cinq chaînes, en passant par les négociations avec l'Etat. Le CSA pourrait aussi souhaiter nommer une femme, en réponse aux critiques sur le manque de femmes dans la direction des groupes audiovisuels français ». Tiens donc !!!!!
Delphine Ernotte serait donc celle-là !
Qu’elle n’ait aucune expérience en matière de télé et qu’elle ne corresponde donc pas au profil qu’en faisait le Figaro « Le candidat doit remplir de multiples compétences » [parfaite connaissance de la télévision comme gestion d’entreprise, ndlr] ne serait donc pas un problème…Alors là !!!!!!
Le blog CGC Média vous propose de lire également ce que disait "Le Figaro" au sujet de la désignation de cette femme : "La rumeur a même couru que Sylvie-Pierre Brossolette, l'une des sages du CSA, conseillait en sous-main la candidate. L’intéressée de s’indigner «Je démens formellement préparer l'équipe de qui que ce soit et, si l'on me prête des intentions, c'est à tort".
Après l’invraisemblable éviction de Marie-Christine Saragosse éliminée malgré «27 ans passés dans l’audiovisuel et les médias en général jusqu’à la présidence de FMM», que personne en comprend vraiment, Delphine Ernotte (Orange) et Nathalie  Collin (La Poste) sont effectivement les deux seules femmes.
Elles ont un point en commun qui les distingue de Marie-Christine Saragosse, Nathalie Collin « arrivée il y a un an pour prendre la direction de la communication de La Poste, désignée de surcroît pour piloter la direction du numérique de l'établissement… » (dixit « La Lettre A ») et Delphine Ernotte, « ne connaissent rien à la télé ».
Voici - cerise sur le gâteau - ce qu’en disait le site « bellacio.org » le jeudi 19 mars dans son article « Delphine Ernotte a-t-elle pour mission de couler France Télévisions ? » les propos suivant : « Le tout Paris des médias, stupéfait, de s’interroger dans les dîners en ville : mais qui est cette inconnue ? Pourquoi elle ? Pourquoi choisir à un poste si important et si complexe, dans un moment de crise aussi grave, quelqu’un qui ne connait RIEN à l’audiovisuel et aux médias en général ?»
Qu’importe donc !!!!!   
Dire que le Chef de l’État avait souhaité pour la télé publique quelqu’un qui ait de l’expérience, une connaissance parfaite de l’audiovisuel et de la télévision avec une carrière incontesté et incontestable de  capitaine d’industrie !!!!!!
On en est loin !
Quel écœurement pour les 10.000 femmes et hommes qui travaillent à France Télé de voir que leur entreprise en situation de faillite risquer de s’enfoncer dans la crise comme celle que vient de connaître Radio France pour des considérations qui n’ont rien à voir avec l’indispensable sauvetage de l’entreprise mais scénarii qui les dépassent.
François Hollande à qui il reste 2 ans de mandat avant la prochaine élection présidentielle d’avril 2017, va-t-il rester les bras croisés et se souvenir de ce 21 avril 2015 et des jours qui suivent comme de « la faute à pas de chance » à l’instar de 2002 ?!
A en croire le papier de Fabienne Schmitt « Comment Olivier Schrameck tisse sa toile au CSA »....
 
Extraits :
« Olivier Schrameck ancré à gauche - il est l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, même s'il assure n'être inféodé à aucun pouvoir -, il a aujourd'hui une ligne directe avec l'Elysée. Ex-conseiller d'État, il connaît à la perfection tous les rouages de la prise de décision étatique…Pourtant, vu de l'extérieur, il donne l'impression de vouloir se mêler de tout. Et, surtout, de s'aventurer sur des chemins où, jusqu'alors, le CSA ne s'était jamais risqué… ».
 
...c’est peu probable !

(*) les pages de l'extrait



 

samedi 18 avril 2015

France Télévisions en situation de faillite agonise et les manœuvres en coulisses continuent... objectif 2017! ...Nathalie Collin pour remplacer Pflimlin!

France Télévisions en situation de faillite agonise et les manœuvres en coulisses continuent... objectif 2017! ...Nathalie Collin pour remplacer Pflimlin!

Les mardi 21 et mercredi 22 avril prochains, ont lieu à huis-clos les auditions des quelques noms retenus par le CSA pour prendre la tête d’une télé publique que cinq ans de mandature Pflimlin laisse en miette et tout comme Presstalis qu’il avait quitté à l’été 2010 nommé par Sarkozy, en situation de faillite.
Le jeudi 23 avril, l’instance devrait se réunir en plénière pour se prononcer.
Le vendredi 24 avril, le CSA devrait rendre public le nom du remplaçant de Pflimlin...

Nathalie Collin !...

La ficelle n'est-elle tout de même pas un peu grosse?

Nathalie Collin qui « arrivée il y a un an pour prendre la direction de la communication de La Poste, désignée de surcroît pour piloter la direction du numérique de l'établissement… » (dixit « La Lettre A ») tout comme Delphine Ernotte « ne connait rien à la télé » mais qu’importe !!!!!  

Qu’importe également le gouffre financier de près de 10 millions d’euros qu’elle laissait au Nouvel Obs, le premier news magazine français avec près de 500.000 exemplaires par semaine que son fondateur Claude Perdriel avait dû brader pour éviter sa disparition,  annonçant au passage le départ du tandem. Lire à ce sujet   «Le Nouvel Observateur» avec ses filiales dont le site « Rue 89 » devenu un véritable gouffre financier - il avait perdu 9,8 millions d'euros en 2013 »

Laurent Joffrin actuellement directeur de la rédaction du quotidien Libération, réputé proche de François Hollande, qui certes démentirait un ticket avec Nathalie Collin pour remplacer Pflimlin à la tête de France Télévisions mais pas un poste au Conseil d’Administration…sait-on jamais !!!!!

 
Et puis elle est soutenue… à gauche, à gauche et encore à gauche….Fillippetti l’ex ministre de la Culture, Laurence Engel  son ex directrice de cabinet, Aquilino Morelle son époux et ex conseiller présidentiel de François Hollande…et Jean-Louis Missika actuel conseiller de Paris
 






et même à droite !

Certains l’ont même vue à l’Opéra, il y a quelques jours, en compagnie de Raymond Soubie ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy mais aussi ex pédégé d’Altédia qui rachetait en 2001 la société JLM Conseil, dirigée par Jean-Louis Missika  (*), ancien Chef du Service d'Information et de Diffusion du Premier Ministre, et ancien Directeur Général de BVA et actuel conseiller socialiste de Paris qui – le hasard fait bien les choses – conseille justement Nathalie Collin ! (voir l’article de « La lettre de l’Expansioné du 30/04/15 « NATHALIE COLLIN, directrice de la communication de La Poste, a constitué une équipe pour sa candidature… » )
 
Le blog CGC Média dans son article du 2 avril dernier « Vincent Meslet sur le départ d'Arte, mise sur l'élection de Nathalie Collin à France Télé, la candidate de "La Poste" mais pas que...! » reprenait à  ce sujet les quelques lignes de Jamal Henni dans BFM Businness sur deux des  soutiens de Nathalie Collin de "La Poste" candidate pour remplacer Pflimlin à France Télé. 
 
Extrait: 
 
« Selon une source industrielle, l'équipe figurant dans le dossier de candidature de Nathalie Collin (de la poste) est composée de:

Vincent Meslet (directeur éditorial d'Arte, ex-directeur des programmes de France 3) et d'une responsable de la BBC. [Si son nom n'est donné, Catherine Smadja qui a travaillé dans les cabinets des ministres socialistes de la Culture et de la Communication, mesdames  Catherine Tasca et Catherine Trautmann, correspond bien...ndlr]

Au fait le chèque qu’a touché Vincent Meslet, , en 2011,  il y 4 ans – on parle de plusieurs centaines de milliers d’euros - à son départ de France Télévisions, après avoir occupé de 2000 à 2005 le poste de directeur adjoint des programmes de France  3 puis jusqu’à fin 2010 celui de directeur de l’unité fiction de France Télé, ne va-t-il pas lui poser un problème ?

(*) extrait du site boursier « edubourse.com » du 10 mai 2001

« Par ailleurs, Altedia vient d'acquérir 100% de la société JLM Conseil, dirigée par Jean-Louis Missika, ancien Chef du Service d'Information et de Diffusion du Premier Ministre, et ancien Directeur Général de BVA. Jean-Louis Missika et son équipe viennent renforcer les savoir-faire d'Altedia dans le domaine de la communication et d'internet. JLM Conseil a réalisé en 2000 un chiffre d'affaires de 1,1 million d'euros....
Fondée et dirigée par Raymond Soubie, Altedia regroupe 470 personnes dont 320 consultants. Cotée au Second Marché de la Bourse de Paris depuis juin 2000, Altedia a eu l'une des meilleures performances parmi les introductions de l'année 2000, et a reçu dans sa catégorie le « Prix de la meilleure introduction en Bourse 2000 » décerné par le Journal des Finances et Euronext.
Jean-Louis Missika et son équipe viennent renforcer les savoir-faire d'Altedia dans le domaine de la communication et d'internet. JLM Conseil a réalisé en 2000 un chiffre d'affaires de 1,1 million d'euros. »
Par ailleurs, le blog CGC Média a relu avec sidération le papier que Renaud Revel signait le 19 février 2014 : « Manœuvres et tripatouillages autour de la présidence de Radio France »

L’article débutait ainsi "C’est une élection à la française. Comme on les connait. Avec ses « combinazione », ses liens de consanguinité insupportables, entre politiques aux abois et responsables de médias sur le qui-vive. Avec ses manœuvres aussi. Et ses  jeux de couloirs ; ses chausse-trappes et interventions en tous genres, enfin; et ses coups bas et pressions politiques."

Et d’ajouter "L’élection du prochain président de Radio France donne ainsi lieu à une bataille feutrée des plus détestables. Car l’enjeu du moment n’est pas simplement la désignation d’un nouveau patron pour la Maison ronde, mais c’est  aussi, dans son prolongement, (à l’hiver 2015), la nomination du successeur de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions: deux scrutins étroitement liés, totalement imbriquées, presque indissociables dans l’esprit de ceux qui tentent d’en être aujourd’hui les artificiers et chefs d’orchestre: c’est-à-dire au premier chef, Aurélie Filippetti et l’Élysée….Tous les coups semblent bons dans ce climat d’opacité absolu, l’objectif  étant de flinguer tel ou tel candidat potentiellement dangereux…."

Le journaliste d’enfoncer alors le clou "C’est dans ce contexte, contrasté et affriolant, que le CSA rendra sa décision : entre le 5 et le 7 mars prochain. Et ce après avoir auditionné, à huis-clos, les six candidats en lice : Une confidentialité des auditions éminemment contestable, compte tenu de ce que je viens d’écrire plus haut. Comment en effet ne pas s’interroger, demain, sur les conditions de la nomination de telle ou tel, sachant que personne n’aura pu juger sur pièces des qualités de la personnalité désignée? Le CSA, qui a beaucoup à perdre dans cette élection, aura sans doute à cœur de marquer à la fois son territoire et son indépendance. Car une chose est certaine : Quelle que soit sa décision, celle-ci sera examinée et décryptée à la loupe. Et à l’aune des pressions amicales et autres interventions, dont chacun de ses membres aura fait forcément l’objet....
Un CSA sous surveillance : car tout soupçon de  faiblesse de sa part l’entachera durablement. Tout soupçon de connivence, supposée, avec  tel ou tel, au plus haut niveau de l’Etat, serait désastreux pour ce Conseil que préside aujourd’hui Olivier Schrameck… "

Chacun connait la suite…Peu de temps après l’article, Mathieu Gallet a été désigné par le CSA à la tête de Radio France : le vert pédégé essuie une des grèves les plus longues de Radio France sinon la plus longue (un mois au total), les révélations du « Canard enchaîné » se succèdent, la confiance est définitivement rompue entre le personnel et le président,  quant au CSA qui l’a nommé quelques mois auparavant, il demande un médiateur !

Un an plus tard, les contribuables français à qui France Télévisions coûte pas loin de 3 milliards d’euros par an, vont-ils connaître un scénario à la Radio France ?

Une question se pose….la seule du reste! Celle que la CFDT Média avec l’envoi de sa lettre ouverte au CSA en date du 20 mars 2015 a clairement énoncée : Ca va durer encore longtemps et France Télé dans tout ça ????

Les jeux politiques, les « manœuvres et tripatouillages », les non-dits avec 2017 en ligne de mire, les 10.000 et quelques salariés de France Télé, ils en ont la nausée.

Ils veulent pour tenter de sauver ce qui reste de l’entreprise, quelqu’un qui a "De l’expérience, des références dans le métier, le sens de l’intérêt général, la volonté de réformer dans un souci d’honnêteté et d’équité pour la société et ses salariés, l’enthousiasme pour la création, la loyauté et la bienveillance humaniste et par-dessus tout l’indépendance. »....

Où Pflimlin a-t-il bien pu envoyer Éric Monnier directeur de la rédaction de France 2 et David Pujadas, ce 17 avril 2015 ?

Où Pflimlin a-t-il bien pu envoyer Éric Monnier directeur de la rédaction de France 2 et David Pujadas, ce 17 avril 2015 ?

Ne nous dites pas….non !?

Il semble qu’un ordre de mission un peu particulier ait, hier, fait le tour des rédactions de France Télévisions. Il s’agissait d’un départ pour Beyrouth concernant Éric Monnier directeur de la rédaction de France 2 et David Pujadas présentateur du 20h. 

Si ce document est bien réel, les Pflimlin, Thuillier et autres décideurs vont devoir s’expliquer ! 

Rappel : 

Le 26 février dernier, le Chef de l’État tout comme le Premier ministre condamnait l'initiative de trois parlementaires français de droite et du centre, en "mission personnelle" en Syrie qui, en dépit de la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Damas, avaient rencontré le président syrien Bachar al-Assad. 

Manuel Valls avait immédiatement sur BFMTV-RMC, condamné "avec la plus grande vigueur" l'initiative de ces parlementaires : "Ils ont sans doute prévenu le président de l'Assemblée, les autorités françaises, mais ce n'est pas le sujet". "Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui. Ils sont allés rencontrer Bachar el-Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts….Il s'agit là d'un geste qui ne les honore pas….les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu'est ce pays. Que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un "boucher", "je crois que c'est une faute moraleC'est une faute, à eux d'en tirer les conséquences".

Imaginez les conséquences que vont devoir tirer Pflimlin, Thuillier et consort, si jamais un tel cas arrivait à France Télé ?!