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jeudi 11 juin 2015

Comptes 2014: France Télévisions, le naufrage se confirme.

Comptes 2014: France Télévisions, le naufrage se confirme.

Tout d'abord au regard des chiffres hallucinants présentés et dont France Télé change opportunément la présentation ces dernières années, le SNPCA-CGC n'a pas exclu, une nouvelle fois de saisir la Justice, cette fois-ci pour insincérité des comptes!
 
Du reste, pourquoi celle que le CSA sortait de son chapeau le 23 avril dernier, a-t-elle immédiatement indiqué vouloir lancer un audit général...A croire qu'elle aurait bénéficié en amont d'une boule de cristal ou d'un training financier ad hoc!
 
De toute façon, au bout du compte ce sont les salariés qui seront les premières victimes - vous savez, ceux que certains syndicats proches de la direction prétendent  défendre alors qu'ils votent année après années les comptes et tout le toutim -  mais aussi les contribuables français dont les poches alimentent chaque année France Télévisions pour près de 3 milliards d’euros et qui devraient continuer d'assister impuissants depuis presque 5 ans, au lent naufrage de la télévisions publique.

Naufrage économique, naufrage humain et naufrage des audiences….Les trois étant finalement peu ou prou liés.
 
Que se passe-t-il donc en 2014 par rapport à 2013 et même 2012 ?
 
En fait, rien de très neuf ou plus exactement si, la situation se détériore encore.
 
Les pertes cumulées depuis l'arrivée de Remy Pflimlin avec aux finances Martin Ajdari de 2010 à 2014 et depuis son départ Fabrice Lacroix , atteignent à présent 206 M€, soit plus de la moitié du capital social de France Télévisions. 
 
Les recettes publicitaires depuis que Pflimlin a recruté à la régie publicitaire Daniel Saada – le nouvel élan – continuent de dévisser de -18 M€ en 2014, tandis que les charges de personnel augmentent, elles, de +15 M€ quand le coût des programmes et productions achetées explosent avec +147 M€ - oui, vous lisez bien -  dans un contexte de déclin des audiences et de plan de départ volontaire du personnel !!!!!

Car c'est une constante remarquée depuis 2010, plan de départs après plan de départs, les effectifs semblent ne jamais baisser contrairement à ce qu’essaie de faire croire Pflimlin et ses lieutenants depuis leur arrivée. 
2014 ne déroge pas à la règle, puisque malgré le départ de 66 personnes - oui, là aussi vous lisez bien -  l'effectif moyen augmente pour atteindre 10.131 ETP, contre 10.121 l'année précédente!
 
Les annonces de Rémy Pflimlin, Patrice Papet, Murielle Charles et consort, affirmant que les effectifs seraient passés sous le seuil des 10.000 (9.000 et quelques) sont donc totalement erronées. C'est une véritable fumisterie.
 
On se souvient du précédent plan qui avait conduit à une embauche de près de 1.000 personnes supplémentaires entre 2011 et 2012, peu de temps après la nomination de Pflimlin par Nicolas Sarkozy.
 
Ceci prêterait à sourire si des milliers de situations individuelles catastrophiques n'étaient pas en cause….Si des CDD, des pigistes, des intermittents n'étaient pas, du jour au lendemain, remerciés et priés de pointer à Pôle emploi, souvent sans indemnités de départ et malgré des années de fidèles et loyaux services.
 
Ces « travailleurs de l’ombre» que l'on ne nomme jamais mais qui font partie de la casse sociale et dont la direction se lave les mains malgré les interviews sur « l’obligation morale » qu’elle dit avoir vis-à-vis de ces CDD historiques.
 
Ce sont eux encore qui ont fait les premiers, les frais du transfert vers le privé des productions internes d'émissions.
 
Ce sont, en plus des 66 permanents du PDV (Plan de Départs Volontaires), 81 non permanents, qui ont quitté le navire. Seulement pour bon nombre d'entre eux, pour percevoir des indemnités pour la rupture du jour au lendemain de leur collaboration, ce sera la case Prud'hommes et des mois voire des années de galère pour obtenir gain de cause. L'année précédente, c'était plus de 350 non permanents interrompus brutalement…malgré les racontars de cette direction. 
 
Là se cache le vrai plan social. Celui qui ne dit pas son nom et qui envoie vers la sortie des gens qui ont cru dans cette entreprise.
 
Leur nombre devient tellement important que la direction se fend d'une remarque laconique et du plus grand cynisme en reconnaissant que « certaines situations sont légitimes » alors qu’elle laisse quand même pourrir une foule de salariés dans des procédures interminables.
La direction de France Télé écrit par exemple "une provision pour litiges liés à des contrats de travail temporaires à hauteur de 28,8 M€ a été comptabilisée. " 
 
Combien d'employeurs laissent aujourd’hui perdurer des procédures qu'ils savent perdues d’avance mais qu’ils indemniseront le plus tardivement possible ?  France Télé est de ceux-là. 
Comment cela se traduit-il ? Par le fait que la direction ne provisionne en charges (donc en résultat) qu'une infime portion des contentieux qu'elle a aux Prud'hommes ou à la Cours d'Appel. 
 
A combien se montent les risques réels ? Personne ne peut le dire mais cela laisse présager d'une petite bombe à retardement pour la suite.
 
Quoiqu'il en soit, si les petits trinquent, il est choquant de remarquer que les effectifs à forte rémunération eux, n'ont cessé de croître. En 2014, ce sont 300 postes supplémentaires très souvent des directeurs de ceci, de cela…par rapport à 2013 et 436 par rapport à 2012. 
 
Les techniciens eux, disparaissent silencieusement de l'entreprise, ils étaient 1.625 en 2012, et ne sont plus que 1.266 en 2014, soit 359 ETP en moins. Pourquoi ?  Parce que la politique d’externalisation à outrance ne cesse de progresser.

Ces chiffres reflètent donc une autre réalité évoquée précédemment: France Télévisions voit sa production propre réduire d'années en années au bénéfice de quelques boîtes de productions privées qui enregistrent toujours plus de chiffre d'affaires. 
 
Cette baisse de l'emploi technique est donc à rapprocher de la formidable hausse du coût des programmes et productions achetées : +147 M€ en un an seulement, et qui atteint maintenant 1,1 milliards d'euros pour la seule année 2014.
 
On comprendra mieux que si l'activité est transférée à l'extérieur de façon si massive (avec l'accord de certains syndicats que se disent « tournés vers l'avenir »), certains parlementaires puissent tousser devant les chiffres de la masse salariale « qui augmente en produisant moins ».
 
Nous sommes face à une équation mortelle pour France Télévisions. Une extériorisation à grande échelle de sa production, doublée d'une désindustrialisation massive de son outil de fabrication. 
 
En d'autres termes, c'est la mort annoncée de cet outil. A ce rythme, il faudrait licencier entre 6.000 et 8.000 personnes d'ici 10 ans pour soutenir le rythme de transfert de production vers le privé. 
 
Ce qui est encore plus navrant, voire pathétique, c'est que ce sont les dirigeants du groupe public qui ont en prime, ces dernières années, fait exploser l'enveloppe de recours aux cabinets, consultants et autres sociétés de conseil  - le volet France Télé Bygmalion qui fait l'objet d'une plainte du SNPCA-CGC et d'une instruction judiciaire menée par le juge Van Ruymbeke en est l'illustration  -  qui ont insinué cette logique mortifère jusque dans l'esprit des Tutelles.
 
Tutelles qui ne comprennent pas pourquoi une entreprise de cette taille emploie tant de monde en recourant autant au privé.
 
C'est avec cette logique que l'on finit par capituler et accepter l'inévitable: faire plan social après plan social. Nulle surprise là encore de voir des notes de Bercy préconiser des suppressions d'emplois…celle de François Miquel révélée par « Le Canard enchaîné » qui prévoyait 1.222 suppressions de postes avec la nouvelle présidence.
 
Un travail de fossoyeur lancinant s'est donc mis en place depuis une décennie avec des présidents nommés à la tête de l'entreprise (issus parfois eux-mêmes de boîtes de productions privées) qui ont préféré favoriser les producteurs privés au détriment de l'outil publicCertains imaginent bien continuer voire accélérer le mouvement.
 
Et tout ça, c’est le contribuable qui paie car c'est avec de l'argent public que se transfère la production vers l’extérieur pendant que l’entreprise vire les techniciens et autres collaborateurs qui produisaient pourtant en interne. 
 
Pendant ce temps, les audiences continuent plonger et de refléter la désaffection du public. Conséquence directe, la publicité ainsi que  l'absence totale de vision stratégique sur le numérique, font basculer les chaînes dans une spirale baissière de recettes depuis 2011. Les recettes pub chutent de 18 M€ en 2014 et de 84 M€ depuis 2012.
 
Sur le plan du patrimoine  de l'entreprise (son actif), là encore comme les années précédentes, celui-ci diminue lourdement reflétant le désinvestissement massif opéré par la direction depuis 5 ans. 
 
L'actif immobilisé chute de 54 M€, tandis que les disponibilités fondent de 48 M€. Il ne reste plus que 35 M€ dans les caisses de France Télévisions fin décembre 2014…ce qui veut dire qu'avec une perte opérationnelle de 81 M€ l'entreprise sera à sec au mieux fin juin 2015.
 
Sauf nouvel emprunt bancaire.
 
Et c'est là que le bât blesse à en rendre prseque « pâlotte » la situation de Radio France en comparaison. Avec 120 Millions de dettes à la fin décembre 2014 et une trésorerie qui devrait être à sec au début de l'été 2015, comment France Télévision va-t-elle emprunter auprès d'une banque 100 à 150 Millions supplémentaires ?
 
Comment emprunter avec un capital social grevé de 206 millions de pertes ?? 
 
Il faudra beaucoup de « persuasion » (et de garanties de l'État) pour obtenir des financements supplémentaires sans de surcroît que Bruxelles n’y mette son nez !
 
A moins que l'on ne demande (encore) à Bercy de financer le trou et de mettre la main à la poche (du contribuable, toujours lui) en augmentant la redevance ? Ou en augmentant sa subvention (mais sera-ce compatible, de nouveau, avec Bruxelles?).  
 
Avec une variation de trésorerie de - 85 millions cette année, comment faire avaler la couleuvre à Bercy ?
 
Le résultat ne se fera pas attendre, on demandera encore du sang et des larmes, et ceux-ci viendront, encore une fois des salariés, sacrifiés sur l'autel du capitalisme de connivence qui sert beaucoup de monde dans l'audiovisuel français.
 
Et les contribuables français assisteraient à cette "privatisation et ce transfert de l'outil public" sans pouvoir faire quoi que ce soit…sans que personne ne s'en émeuve ?! 

Non. Le SNPCA-CGC qui a dénoncé cette faillite a déjà indiqué vouloir combattre ceux qui l'ont entraîné.
 
De la même façon, le SNPCA-CGC  a ajouté vouloir contrer ceux qui rêvent que France Télé ne soit plus qu'un diffuseur. 

 

 

"Ajdari l'ex financier de France Télé au coeur d'un possible conflit d'intérêts ?" s'interroge l'OJIM...ça continue !!!!

Le 21 mai dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Les recasés de la République...ceux qui sont aux manœuvres devraient avoir honte."

« Après avoir le 7 mai 2015, rappelé que  Martin Ajdari l'ex financier dePflimlin placé sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalionpressenti alors pour prendre la place de Laurence Franceschini directrice de la DGMIC au ministère de la Culture – venait  d'être préalablement promu inspecteur général des finances auprès de l'IGF dans une partie de billard à trois bandes :
 
1°) il quitte le ministère de la Culture où il n'avait occupé que quelques semaines le poste de dircab nommé par Filippetti ;
2°) il se fait nommer et promouvoir inspecteur général des finances à l'IGF ;
3°) il se fait détacher à la DGMIC immédiatement derrière » ..... 

Voici que l’OJIM – Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique -  soulève un autre lièvre « Martin Ajdari au cœur d’un conflit d’intérêt à la DGMIC? »
 
 
Extrait:
« L’ancien directeur de cabinet d’Aurélie Filippetti (de mai à novembre 2014) a intégré par la grâce du gouvernement le corps prestigieux de l’inspection des Finances et a été nommé directeur de la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), rattachée au ministère de la Culture.
Un poste qui risque de le placer dans une situation de conflit d’intérêt.
 
En effet, il sera notamment amené, affirme Le Canard Enchaîné (27/05) à apprécier le bilan budgétaire des cinq dernières années de Rémy Pflimlin à France Télévisions.
Petit problème : de 2010 à 2014, Ajdari était secrétaire général du groupe [mais surtout le financier du groupe, ndlr] c’est à dire en charge des finances.  Dans ces conditions, il lui sera difficile de juger… sans se déjuger.
 
Martin Ajdari a déjà été l’objet d’une polémique lorsqu’il a été nommé directeur de cabinet d’Aurélie Filippetti. Il était alors “témoin assisté” dans la branche du scandale Bygmalion liée à France Télévisions.
 
Statut plus incommode que celui de simple témoin, puisqu’il vise, selon l’article 105 du code de procédure pénale, les personnes à l’encontre desquelles il existe des indices graves et concordants d’avoir participé aux faits dont le juge d’instruction est saisi”. Ce statut à mi-chemin entre témoin et mis en examen permet d’être assisté par un avocat qui aura accès au dossier. De source syndicale, Martin Ajdari est toujours “témoin assisté” dans cet épineux dossier Bygmalion qui fleure bon le scandale d’État.

mercredi 10 juin 2015

Panique au CSA sur fond de plaintes judiciaires et de probable enquête parlementaire au Sénat.

Le blog CGC Média  vous propose de découvrir deux articles du "Canard enchaîné" publiés ce 10 juin s'agissant des suites judiciaires et administratives à venir concernant la procédure débouchant le 23 avril dernier sur ce que la Presse qualifie unanimement depuis de "mascarade, pantalonnade, scandale d'État, etc..."
 
Alors que le Sénat pourrait mettre en place rapidement une commission d'enquête où les auditionnés le seraient sous serment, le palmipède relate le climat de panique qui règne au CSA:
"Panique au CSA, jeudi dernier à la demande de l'Élysée, le président Schrameck a été prié de trouver rapido une réplique aux procédures engagées contre la nomination de Delphine Ernotte à France télé. La CGC et la CFDT ont lancé deux requêtes  en annulation devant le Conseil d'État et annoncent une plainte pénale.
 
Le candidat évincé Didier Quillot qui donnait "Dans le Figaro du 5 juin une interview outre son communiqué, un entretien qui à l'origine, devait atterrir dans "Le Monde" qui n'en avait pas voulu  prétextant que l'ex-Lagardère boy n'avait pas encore déposé ça plainte alors qu'elle l'était pourtant devant le Parquet de Paris depuis le 1er juin. ..."  lui, a déjà déposé la sienne.
 
Du coup, Schrameck  a réuni ses sept sages sage pour leur soumettre un texte déjà écrit qu'il voulait envoyer sous forme de tribune au "Figaro".
Certains conseillers ont refusé, l'affaire s'est soldée par un communiqué de presse de façade expliquant que les membres du CSA n'avaient subi aucune pression lors du vote chaotique d'avril.
 
C'était ça ou prendre la porte, laissent entendre certains conseillers, qui jurent de dire la vérité vraie si l'affaire se termine devant un juge.
 
Ça promet !"
 
Leur vœu va finalement être exaucé car l'affaire qui a pris des proportions incroyables après toutes les révélations intervenues dans la presse mais aussi celles à venir, risque fort à présent en raison des trois plaintes déposées de se retrouver effectivement devant un juge.
 
 

 

Le soi-disant "journaliste" de la section fo, fidèle alliée de la direction france télé, se fait ramasser dans les grandes largeurs et à juste titre par Médiapart.

Le soi-disant "journaliste" de la section fo, fidèle alliée de la direction de France Télé, se fait ramasser dans les grandes largeurs par Médiapart. 
 
Il faut quand même oser et ce matin, une nouvelle fois pour prendre la défense de la direction de France Télé - attention plus l'ancienne celle de Pflimlin qu'il a défendu pendant près de 5 ans et qu'il accusait, ce matin, de "complicité avec certains fauteurs de troubles" (*) - celui qui, éliminé dès le premier tour des dernières municipales s'était présenté dans son village de Brumath en "qualité de journaliste qu'il n'est pas" s'est fait ramasser dans les grandes largeurs par Médiapart. 

Un dénommé Eric Vial" écrit Laurent Mauduit dans l'article de Médiapart publié ce 10 juin et intitulé " France Télévisions : Force ouvrière éructe contre le journalisme indépendant" lance devant une trentaine de personnes "Les syndicats ne sont pas des usurpateurs"....
 
Comment "le dénommé Eric Vial" qualifie-t-il le fait de se présenter sur une liste électorale (¤) en usurpant une qualité professionnelle qu'il n'a pas?????
 
(¤) Preuves à l'appui
 
Voici le début de son texte de présentation :
« Vial Eric
43 ans
Marié
3 enfants
Journaliste
Membre d’une association de parents d’élèves et ancien président de cette même association entre 2005 et 2006.
Ancien entraineur de football des poussins à l’ASS de Strasbourg, puis arbitre de football.
Membre de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Brumath et des environs
Catéchèse pour les enfants de Brumath.
Membre des Amis de la Grotte St-Vit de Saverne qui vise à rénover le lieu de pèlerinage».


Sur l’organigramme France 3 régional, point de positionnement de Vial comme journaliste !!!!
 

Sur l’organigramme France 3 régional, point de positionnement en tant que journaliste !
 
Vial n’apparaît pas non plus dans la liste des salariés journalistes transposés dans le cadre du nouvel accord en vigueur à FTV mais dans la liste des autres personnels non-journalistes (ci-après). Surprenant, non !?
 
 
Laurent Mauduit a toute les raison de réagir contre les mensonges de ce personnage qui non seulement dans sa déclaration fustige la Presse, allumant nommément au passage l'incontestable et incontesté « Mediapart » mais également l’Express "ces journalistes peu scrupuleux qui se font manipuler en ne vérifiant pas les informations et qui ne visent qu'un but la déstabilisation de l'entreprise.. qui attisent les braises en donnant la parole à des personnes aux opinions politiques douteuses.... "

"Le dénommé Eric Vial"   second de la fédération fo qui accuse de "complicité de conspiration les dirigeants actuels" [Pflimlin est présent et ne bronche pas!] pour défendre comme à son habitude la direction [pas la sortante, la nouvelle] mais également venir en aide à la cgt dont l'autoproclamé "journaliste"  ne trouve rien à redire sur le fait que son responsable ait  rencontré secrètement celle que le CSA sortait du chapeau le 23 avril dernier.
 
Inutile de préciser que la lamentable intervention de ce personnage a déjà fait l'objet de centaines de tweets et retweets.
 
"Le dénommé Eric Vial" va donc lire la déclaration qu'il a probablement lui-même écrit "Hier, il y a  quelques jours c'était Renaud Revel qui dénonçait les tractations, les conflits d'intérêts, les saccages dans la nomination de Delphine Ertnotte-Cunci et aujourd'hui ou demain ce sera le site « Mediapart » ou un autre qui révélera in extenso des entretiens de l'audition de « la nouvelle présidente du CSA » mettant directement en cause parfois des camarades d’autres syndicats comme ceux de la cgt alors qu’au fond qui y a-t-il de choquant à ce que des syndicats  rencontrent des candidats au poste de PDG de France Télévisions....."
 
avant d'ajouter "D'ailleurs nous espérons ne pas révéler un scoop en disant que nous à fo France Télévisions,
nous avons également rencontré certains autres candidats à leur demande,
rencontré certains hauts-fonctionnaires du CSA à leur demande
et qu'il arrive heureusement régulièrement que les Tutelles nous consultent."

Avant que Vial n'indique quels sont les soi-disant "hauts-fonctionnaires du CSA rencontrés à leur demande"  et les soi-disant "candidats à la présidence de FTV rencontrés toujours à leur demande", qu'il prenne connaissance au lieu de donner des leçons aux autres, de la courte mais vive réaction de cette Presse à laquelle il prétend appartenir mais contre laquelle il éructe bien pitoyablement. 

 
 
|  Par Laurent Mauduit
 
"Lors du comité central d'entreprise de France Télévisions, le responsable FO a vitupéré contre « ces révélations (qui) sont alimentées par des journalistes peu scrupuleux qui se font manipuler, en ne vérifiant pas les informations »
 
Moment un peu surréaliste, ce mercredi 10 juin, à l’occasion d’un comité central d’entreprise de France Télévisions : le responsable Force ouvrière du groupe public, un dénommé Eric Vial, a fait une longue déclaration pour dire sa détestation… du journalisme d’enquête ! Vitupérant contre la presse, il s’en est pris nommément à Mediapart.
 
Evoquant longuement les enquêtes levant le voile sur les conditions de désignation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la nouvelle PDG, Delphine Ernotte, il s’est inquiété non pas des irrégularités qui ont été révélées mais de la mauvaise image qu’elles donnaient de la nouvelle présidente...."
 
 
 
 

 
 




 
 





























 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 

 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 



"Nous aussi, nous avons également rencontré certains autres candidats à leur demande, certains hauts-fonctionnaires du CSA à leur demande..." déclare fo qui vole au secours de la cgt.

Fo vole au secours de ses camarades de la cgt mais aussi de Delphine Ernotte en déclarant avoir rencontré des candidats à la présidence de France Télévisions et certains hauts-fonctionnaires du CSA !
En tapant entre autres sur l’Express et Médiapart et tous "ces journalistes peu scrupuleux qui se font manipuler en ne vérifiant pas les informations et qui ne visent qu'un but la déstabilisation de l'entreprise.. qui attisent les braises en donnant la parole à des personnes aux opinions politiques douteuses.... ",le second de la fédération fo qui accuse de "complicité de conspiration les dirigeants actuels" dit être dégoûté parce flot de révélations sur la gestion et la nomination des patrons de l’Audiovisuel public.
Il y a  quelques jours, Renaud Revel qui dénonçait les tractations, les conflits d'intérêts, les saccages dans la nomination de Delphine Ertnotte-Cunci et aujourd'hui ou demain,  le site « Mediapart » ou un autre qui révélera in extenso des entretiens de l'audition de « la nouvelle présidente du CSA » mettant directement en cause parfois des camarades d’autres syndicats comme ceux de la cgt alors qu’au fond qu'y a-t-il de choquant à ce que des syndicats  rencontrent des candidats au poste de PDG de France Télévisions? ...
D'ailleurs, selon le second de fo - il ne s'agirait pas d'un scoop - "Nous à fo France Télévisions, nous avons également rencontré certains autres candidats à leur demande, certains hauts-fonctionnaires du CSA à leur demande et il arrive heureusement régulièrement que les Tutelles nous consultent."
 
Voila qui va intéresser la Justice saisie dans le cadre de 3 plaintes déposées par 2 syndicats, le SNPCA-CGC, la CFDT et Didier Quillot.

Combien de membres du CSA ont joué un rôle dans "la mascarade" d'élection dont la Justice est à présent saisie?

Après une première plainte déposée par Didier Quillot qui avait dévoilé sur la toile son projet à la présidence de France télévisions  le 23 avril dernier le  jour même de l'élection aujourd'hui contestée, le SNPCA-CGC qui a déposé  une requête en "annulation" au Conseil d'Etat s'appuyant notamment, sur le manque d'impartialité du CSA et l'opacité de la procédure de nomination".
 
Le SNPCA-CGC qui porte également plainte au pénal qui se fonde elle sur "des soupçons d'abus d'autorité et de manquements à l'obligation de probité du CSA dans la procédure de nomination" et "vise, en particulier, le délit de trafic d'influence", va donc être rejoint par la CFDT qui va donc faire de même.
 
Selon nos informations, les deux plaignants assortissent leur plainte de demandes conservatoires.
 
S'agissant de l'enquête judiciaire dont la Justice ne peut à présent pas s'exonérer, le blog CGC Média qui le mardi 5 mai dans son article " Nouvelles révélations sur les coulisses - à l'évidence peu reluisantes - d'un CSA sous influence double ! " dévoilait l'article de Satmag (lire ci-après), se pose la question "Combien de membres du CSA ont joué un rôle dans "la mascarade" (dixit la presse unanime) d'élection dont la Justice est à présent saisie?"
 
Toujours selon les informations qu'a pu recouper le blog CGC Média, ils seraient plusieurs à personnellement "avoir mouillé la chemise" et ce sans parler des pressions sur les "réfractaires".
 
Une phrase au sein de l'article, probablement passée inaperçue à l'époque, a particulièrement attiré notre attention:
"On sait aussi que ces conseillers ont subit des pressions dont certaines venant de leur corps d’origine, corps qu’ils réintégreront après leur départ du CSA. 
 
Pour que Pascal Josèphe ne puisse pas être désigné, un de ces patrons appelé un(e) conseiller(e) pour lui demander (fermement) de céder et de voter Delphine Ernotte."

Nul doute que la Justice enquête également sur "ces pressions" dont parle Satmag.
 

"La désignation de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions par le CSA va laisser des traces, toutes aussi indélébiles que la nomination des PDG de France Télévisions et Radio France par Nicolas Sarkozy il y a cinq ans.

Ce que l’on sait de la nomination de Delphine Ernotte :

D’abord que Olivier Schrameck, le président du CSA avait décidé depuis longtemps que Remy Pflimlin, l’actuel patron de France Télévisions, ne serait pas reconduit dans ses fonctions. Olivier Schrameck ne le voulait pas et le gouvernement non plus.
 
La désignation de Delphine Ernotte a été décidée depuis plusieurs mois, choisie par la ministre de la communication et ses conseillers.
 
La Conseillère Sylvie Pierre-Brossolette avait elle aussi voulu le départ de Remy Pflimlin.
 
Son rapport sur France Télévisions publié en fin 2014 était à charge, peu objectif en ne tenant pas compte de l’état réel de la société, pas en si mauvaise position vis à vis du privé. France Télévisions est toujours le groupe de télévisions qui domine le marché, devant Groupe TF1. S’il est vrai que l’audience moyenne est assez âgée, c’est le cas de toutes les chaines importantes. France 4 a été transformée pour attirer les jeunes mais on ne lui en donne pas les moyens et, en plus, Delphine Ernotte a décidé qu’elle ne viserait désormais que les enfants et plus les jeunes adultes en soirée.
 
La loi prévoit que le CSA doit organiser la nomination du nouveau président de France Télévisions mais c’est Olivier Schrameck qui en a décidé des modalités. Tout a été fait pour que sa candidate préférée soit désignée et tout a été fait pour que les prétendants sérieux au poste soient écartés. Prétendants qui connaissent les médias (ce qui n’est pas le cas de Delphine Ernotte) et qui ont réellement travaillé sur leur dossier. Ils n’ont même pas été écoutés. 
 
Seule consolation, Remy Plimlin est arrivé en troisième position des votes des conseillers.
 
Les deux nouveaux conseillés du CSA nommés en début d’année, sans expérience des médias, ont suivi l’avis de leur président. 
 
Quant à Sylvie Pierre-Brossolette, elle voulait faire le point et, pour différentes raisons, elle souhaitait le départ de Rémy Pflimlin. Seuls, les quatre anciens du CSA qui connaissent bien leurs dossiers, voulaient un vrai professionnel des médias à la tête de France Télévisions, pour éviter de faire la même "erreur" que pour la nomination du patron de Radio France.
 
On sait aussi que ces conseillers ont subit des pressions dont certaines venant de leur corps d’origine, corps qu’ils réintégreront après leur départ du CSA. 
 
Pour que Pascal Josèphe ne puisse pas être désigné, un de ces patrons appelé un(e) conseiller(e) pour lui demander (fermement) de céder et de voter Delphine Ernotte.
 
On le voit, cette nomination n’a pas été exempte de défauts et les influences politiques n’ont jamais été si fortes. Il est probable qu’une commission d’enquête soit nommée par l’Assemblée cette semaine pour essayer de comprendre ce qui c’est passé.

Rédacteur : Serge Surpin"

L’étau se resserre sur Olivier Schrameck : la revente de « Numéro 23 » pourrait tout simplement être juridiquement illégale.

L’étau se resserre sur Olivier Schrameck : la revente de « Numéro 23 » pourrait tout simplement être juridiquement illégale.

Qu’est-ce qu’il déclarait dans « Le Buzz Media TDF/ Le Figaro », Olivier Schrameck après les scandales à répétition qui touchent l’instance ?

"Il faut de toute façon être exemplaire, et dans le service public encore plus qu'ailleurs. Il s'agit de l'argent du contribuable. La loi souligne le caractère de référence du service public de l'audiovisuel et son rôle d'illustration des grandes valeurs de la République. Il doit être fédérateur et dynamique à la fois. Quant à nous, en tant que régulateur de l'audiovisuel, nous devons aussi, bien entendu, être exemplaires".

La suite va démontrer qu’il faut ne pas avoir peur du ridicule pour aller chanter un tel couplet sur "l’exemplarité" lorsqu’on ne l’est pas soi-même !

Alors que le 6 mai dernier, auditionné au Sénat par la commission des affaires culturelles, Olivier Schrameck mis à mal par les questions de certains parlementaires, notamment celle de la députée PS Martine Martinel qui, en son temps, s’était opposée entre autres à l’attribution d’une fréquence publique à « TVous » (rebaptisée « Numéro 23 »), promettait de prendre le temps de faire « une étude d’impact économique » sur la cession de cette chaîne de la TNT et de tenir compte du « contexte », l’étau semble se resserrer aujourd'hui à la vitesse grand V sur le toujours président du CSA.

Alors que Pascal Houzelot très proche d’Olivier Schrameck (*) compte réaliser une juteuse opération financière en vendant cette fréquence publique pourtant attribuée gratuitement « Numéro 23 » pour près de 90M€ après 2 ans et demi d’existence, les révélations se multiplient et fragilisent chaque jour un peu plus les deux hommes.

Selon nos informations, du reste, la sortie d’un livre sur le sujet est à présent imminente.
 
Ce mardi 9 juin, c’est Renaud Revel qui signait dans son « Immédias » un papier au titre parlant de lui-même « Hollande et l’explosif dossier de la chaine Numéro 23 ».
 
Extrait :
 
« Négligence coupable ou très insolite geste de mansuétude? L’existence d’un pacte d’actionnaire datant de janvier 2014, et non validé à ce jour par le CSA, entre le groupe russe de télévision UTH, contrôlé par Alicher Ousmanov et Pascal Houzelot, le fondateur et dirigeant de la chaine de la TNT Numéro 23, est en passe de devenir un sujet explosif pour Olivier Schrameck.

Malgré plusieurs notes de ses services, explicites sur le sujet, ainsi que deux courriers, restés lettres mortes, adressés à Houzelot, rien n’a été fait pour régulariser, en 17 mois, l’entrée en force de cet oligarque, (dont une partie des avoirs est à Chypre), qui a acquis 15% du capital et investit au bas mot une dizaine de millions d’euros dans cette chaine.
Promise à Alain Weill, pour 88,5 millions d’euros, Numéro 23 est devenu un sujet suivi à la loupe jusqu’à l’Elysée où François Hollande l’évoque en fronçant les sourcils : implacable à l’égard président du CSA, le chef de l’Etat n’entend pas être éclaboussé par cette affaire dans laquelle s’est personnellement impliqué l’un de ses anciens conseillers, David Kessler : cet intime d’Olivier Schrameck, au cœur d’un autre pataquès, – la nomination rocambolesque de Delphine Ernotte à France Télévisions –, était allé défendre en mars 2012, aux côtés de Pascal Houzelot, devant le CSA réuni au grand complet, Numéro 23 à qui ce collège avait attribué une licence aujourd’hui pointée du doigt. »

Voilà donc sans attendre quelque agrément que ce soit par le CSA qui pourrait rendre tout simplement la vente juridiquement impossible.

Pour sa part, « Lyon Capitale » qui a commencé, il y a quelques jours, un incroyable feuilleton sur cette « vente » intitulé « CSA :Copinage, Sexe et Argent -Numéro 23, un scandale d'État » a très récemment posé 12 questions que le « possible » acquéreur devrait se poser….mais que chaque contribuable français est en droit de se poser également.

Extrait :

« Alain Weill, patron du groupe Next Radio TV (BFM, RMC) espère un feu vert du CSA sur son projet de rachat de la chaîne Numéro 23 (officiellement contrôlée à 70 % par Pascal Houzelot) “avant l’été”, a-t-il indiqué à l’AFP. La méthode Coué, pourquoi pas ? Enfin un peu de gratuité dans un monde de brutes.

Le CSA a précisé le 3 juin que pour mener l'étude d'impact préalable à sa décision, il auditionnerait d'autres chaînes, des organisations professionnelles, des auteurs et des producteurs, ainsi que des associations œuvrant pour la diversité dans les médias audiovisuels. Il examinera aussi l'actionnariat actuel de Numéro 23 : on lui souhaite bon courage, ça risque d’être compliqué, experts-comptables fortement recommandés !

"Je ne vois pas de raison juridique qui devrait créer des difficultés importantes, au regard des précédents", a souligné Alain Weill. Cette affirmation volontariste est assez étrange, et même le juriste moyennement compétent ne peut qu’être interloqué.

Passons sur le fait que la légalité, comme la probité, ne saurait être mesurée à l’aune du "pas vu pas pris", ou du "puisque les autres ont fauté dans le passé, c’est à mon tour et on ne me dira rien" et prenons Alain Weill au mot en nous intéressant seulement aux "difficultés importantes" qu’il déclare ne pas voir.

Le bon patriote Ousmanov, fan de tatouage ethnique

Outre les nombreuses questions soulevées par Lyon Capitale dès l’attribution douteuse de ce canal à Pascal Houzelot, personne physique désargentée incapable de développer avec succès le moindre projet, outre la révolte des acteurs de la diversité, qui expliquent aujourd’hui avoir seulement servi d’alibi pour enrichir ce dernier et ses proches, outre, enfin, les protestations des patrons de TF1, M6 et Canal+, qui estiment que la revente d'une fréquence obtenue gratuitement relève de la "fraude caractérisée" il serait intéressant de consulter le pacte d’actionnaires signé par Pascal Houzelot, ses quelques amis milliardaires du CAC 40 et le Russe Alicher Ousmanov, lesquels avaient évidemment ressenti le besoin irrépressible d’investir dans une chaîne française sans téléspectateurs, dont le programme phare est une émission de téléréalité américaine où il s’agit de tatouer des personnes handicapées sans trembler de l’aiguille.

1ère question : Pourquoi ce fameux pacte d’actionnaires, signé dix mois après le lancement de Numéro 23 (soit en octobre 2013) n’a-t-il été envoyé au CSA que le 26 mai 2015, en dépit des demandes insistantes du régulateur ? Le facteur s’est-il égaré ? A-t-il fait un détour par Moscou ? Ou par une autre capitale ?
2ème question : Ce pacte laissait-il par hasard apparaître que la chaîne était cogérée de fait par un oligarque russe au parcours pour le moins opaque, alors que la loi française interdit à tout opérateur extra-européen de détenir plus de 20 % du capital d’une chaîne de la TNT ?
3ème question : Ce pacte d’actionnaires ne prévoyait-il pas explicitement la revente de la chaîne avec une date limite, par exemple en 2015 ?...
Le fait que Pascal Houzelot se soit démené comme un beau diable auprès du CSA (et au final ait obtenu, grâce sans doute à son légendaire entregent) que le délai de revente d’une chaîne de la TNT n’excède pas deux ans et demi expliquerait bien des choses. Cela constituerait une...
4ème question tout à fait passionnante, que l’on pourrait par exemple formuler ainsi : La rapidité de la revente n’était-elle pas la condition sine qua non de l’obtention de l’autorisation d’émettre ? Ce doute, deux conseillers du CSA (sur neuf), l’ont eu et Rachid Arhab a même demandé que son pressentiment d’une juteuse (et fulgurante) opération financière soit dûment consigné au procès-verbal des délibérations du CSA. M. Boyon avait-il exaucé son vœu ?
5ème question : Pourquoi un membre du CSA, deux jours avant l’audition du projet Urb TV, lui aussi axé sur la diversité, est-il allé trouver l’un de ses soutiens (en l’occurrence Yassine Belattar) pour l’inciter fortement à fusionner avec Numéro 23 ?
6ème question : Des rétrocommissions étaient-elles prévues pour les personnes ayant favorisé l’obtention de la chaîne et…
7ème question, une partie de la plus-value gigantesque prévue lors de la revente (90 millions d’euros !) financera-t-elle un jour une campagne politique, eu égard aux intérêts – sinon qualités – des divers acteurs du dossier ?
"Les critiques les plus violentes viennent de groupes historiques qui ont eux-mêmes racheté des chaînes. Ils ne veulent pas que de nouveaux acteurs fassent comme eux, et c'est la première fois qu'un nouvel entrant rachète un nouvel entrant", a aussi déclaré Alain Weill à l’AFP. Ce qui nous amène à la…
8ème question : Quand un groupe possède déjà deux réseaux radiophoniques nationaux et trois chaînes de télévision (dont BFM depuis… dix ans) est-il encore un nouvel entrant ? Ou est-il déjà un groupe bien installé qui compte bien s’offrir une quatrième chaîne par un tour de passe-passe ?

Gardons les meilleures questions pour la fin :
Pourquoi l’auteur de ces lignes s’est-il vu expliquer par Camille Pascal, Patrick Buisson et plus largement l’entourage proche de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, que Pascal Houzelot était assuré d’obtenir son canal… trois mois avant l’audition officielle au CSA le 8 mars 2012 ? Pourquoi l’omniprésident a-t-il déclaré au même moment à Alain Weill, devant témoins et en pleine campagne présidentielle, lors d’une séance de maquillage à BFM TV : "C’est bon, Alain, arrête de pleurnicher, tu l’as, ta chaîne" ?

Allez… une 12e petite question pour la route (ou le chemin de Damas, l’avenir proche le dira) et parce que dans l’audiovisuel on aime bien les paraboles : Qui, d’Alain Weill ou de Pascal Houzelot, donnera à l’autre le baiser de Judas ?"