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mercredi 23 septembre 2015

La rédaction de France 2 enregistre un trou de 1,5M€...et Ernotte tance l’actionnaire sur Europe 1 “Je ne ferai pas tout avec moins”


La rédaction de France 2 enregistre un trou de 1,5M€...et Ernotte tance l’actionnaire sur Europe 1 “Je ne ferai pas tout avec moins”. 

Elle n’est pas belle la vie ??? 

D’un côté, celle que “Shrameck and co” propulsait le 23 avril dernier en remplacement de Pflimlin indique que “la création d’une chaine tout info n’est pas un problème de financement [tiens donc!]  et de l’autre que la rédaction de France 2 enregistre un trou de 1,5M€. 

Conséquence...plus de pigiste...plus de CDD...plus de mission...Le problème, c’est que les équipes sont à bout de souffle...Il faut pourtant en faire plus!

Celui à qui Olivier Mazerolle confiait le 20h en semaine ne comprendrait d’ailleurs pas qu'on lui dise non...il voudrait tellement être devant TF1!!!! 

Il va donc falloir travailler plus avec moins de moyens...souvent à la limite des dispositions du  Code du travail...mais comme le disait à Jean-Marc Morandini, David  Pujadas invité du "Grand Direct des médias" de surEurope 1 après avoir « réfléchi  et pris la décision de rester après avoir rencontré Delphine Ernotte» : « Une certaine continuité l'a emporté dans la ligne éditoriale de l'information et même une totale continuité puisque c'est le bras droit de Thierry Thuillier qui a été nommé. L'équipe de cadres qui était autour de Thierry est toujours là. Et d'une certaine manière, le travail qui a été fait est conforté, on voit qu'on est en pleine dynamique".


C’est Thuillier qui va être content….un tel soutien dans la continuité, ça fait chaud au cœur. Une question demeure pourtant "si c'est tout dans la continuité, pourquoi est-il parti sur Canal +?"


Quant aux salariés qui ne comprennent plus rien à ce qui se passe – pour cause, il n’y a en réalité rien à comprendre – la rédaction de France 2 enregistre un trou de 1,5M€ laissé par L'équipe de cadres qui était autour de Thierry Thuillier et qui est toujours là comme le dit David: Pascal Golomer, Éric Monier, etc... 

On a eu peur ! Il n’y a finalement que très peu de monde qui part, Papet l’ex dga/drh à l’origine avec quelques uns du système de fichage à France Télé qui est en train de négocier ses indemnités départ comme deux ou trois autres.  

On est loin des ambitions affichées...La politique d’une armée de chefs, souvent trois pour un mec sur le terrain à France 2, a de beau jours devant elle ! Sans parler des femmes et des hommes en “activité plus que réduite” (estimés à plusieurs centaines à France Télé)...a qui la DRH (au sens large) n'a pas rien proposé depuis 6 mois...et qui étaient remplacés jusqu’alors par des précaires.

Comme tout continu et que l’ex Orange conforte tout le monde, souhaitons que Jean-Francois Monier JRI à France 2 obtienne le poste de "chef de service prise de vue” à France 2 qui fait grincer beaucoup de dents et pour lequel se bat son frère Éric Monier !

Nouvelle embardée de Delphine Ernotte sur fond d'indécente politisation et de pathétique fixation

Ce matin, celle que "Schrameck and co" mettaient sur orbite le 23 avril dernier, était au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.
 
Ambiance tendue.
 
L'ex Orange qui n'a qu'un idée en tête, la politisation de France Télévisions en vue de 2017  a perdu plusieurs occasions de se taire....au moins deux.
 
"J’ai annoncé une chaine d’informations qui sera disponible en septembre 2016 [juste avant l'élection présidentielle début 2017, ndlr] pour ceux qui ont aujourd’hui déserté les JT. Une vrai chaine d’information sur smartphone pour aider à comprendre le monde qui a changé. Aujourd’hui, les téléspectateurs ne regardent plus la télévision comme hier. Il y a même des téléspectateurs qui n’utilisent plus du tout le fameux écran de télévision pour regarder des contenus. C’est à eux que je veux aussi m’adresser."
 
Une fois de plus, elle parlé pour ne pas dire grand chose "je veux m'adresser à ces téléspectateurs qui ne regardent plus leur écran télé"....Il serait peut-être temps que quelqu'un explique à celle qui voulait, entre autres à l'été, reprendre "Les Guignols de l'info de Canal+" que dans tous les dictionnaires, la définition de téléspectateur est claire: "personne qui regarde et écoute la télévision".
 
Ses interventions sont de plus en plus grotesques et sa fixation sur cette "chaine continue pré présidentielle" alors que l'entreprise est en faillite, pathétique.
 
Comme si cela ne suffisait pas, celle qui le 4 septembre après avoir affirmé au micro de Patrick Cohen « personne n’est fiché à France Télévisions » - crédibilité quand tu nous tient ! - a lancé à Elkabbach "Si l’information est une priorité, j’en ai une deuxième. Est-ce que vous trouvez normal qu’on n’ait pas en France une série comme House of Cards, Homeland, Game of Thrones, qui soit mondialement connue ? Ce n’est pas normal, on a tous les talents. Je suis fière des séries qui vont arriver sur nos antennes. Il y en a une que j'ai regardée en avant-première "10%" [c'est le titre]  Elle est géniale, elle est à l'antenne dans trois semaines, regardez-là".
 
Elle est fière de ce qui a été lancé par l'équipe précédente et présenté en avril dernier  par le Pflimlin/candidat à sa succession. "Une série prometteuse appelée 10 % et réalisée par Cédric Klapisch qui arrivera la saison prochaine" annonçait-il alors.
 
C'est du même tonneau que les propos qu'elle tenait sur Inter et qui lui a valu ce twitt largement retwitté depuis...
Là encore que quelqu'un se dévoue et explique à celle qui dans quelques mois va avoir 50 ans que "Plus belle la vie" est née en août 2004....Elle n'a donc pas pu grandir avec !
 
 

mardi 22 septembre 2015

Ernotte pénalement responsable prête à enfreindre une décision de Justice !?

Le 17 septembre 2015, La Justice saisie par la CGC, la CFDT et le SNJ faisait INTERDICTION à France Télévisions  "de détruire les fiches faites sur les salariés" par voie d'ordonnance (* ordonnance en fin de post)


En Auvergne, là où en quelque sorte l’affaire a été révélée et où les quelques jours après l'arrivée d'Ernotte,  les personnels  ont découvert qu'ils avaient été fichés à leur insu et en toute opacité avec des annotations parfois humiliantes à leur encontre, la direction persiste et signe: ces  évaluations [autrement appelées "revue personnel", drôle de nom pour un enfumage] qui de toute façon auraient dû rester confidentielles, ont été détruites !

Le Rédacteur-en-chef qui vient d’ailleurs d'essuyer une motion de défiance rassemblant plus de la moitié des journalistes de la rédaction qui lui ont retiré leur confiance, comme la direction se contente de répéter "on passe à autre chose".

Et pour ce faire la direction qui prend franchement les salariés pour des billes, diffuse une communication  interne pour mobiliser autour du « mieux vivre au travail » !

Grosso-modo, la direction après avoir fiché le personnel avec des documents secrets totalement étranger à quelque entretien annuel d'évaluation annuel que ce soit, portant de violentes  critiques à l'encontre de certains, voudrait - sans rire -  leur expliquer comment meiux vivre ensemble au travail !!!!

C'est les prendre pour des c....

Quant à la nouvelle venue qui balançait plein de superbe, le plus gros des bobards au micro de Patrick Cohen sur Inter le 4 septembre dernier « personne n’est fiché à France Télévisions », elle est dès lors devenue  pénalement responsable de la destruction de la moindre fiche ou du moindre document de notation...elle en porte à présent la responsabilité et devra en répondre devant les tribunaux.
 
 



(*) 


L'ex Orange subalterne de Stéphane Richard a encore perdu une occasion "historique" de se taire.

"Un événement historique" était descendue dire à Laurent Delahousse, vendredi 18 septembre au soir,  celle que "Schrameck and co" propulsait en replacement de Pflimlin nommé conseiller d’État (extraordinaire) par François Hollande.  

C'était le premier journal d'Anne-Claire Coudray qui remplace définitivement Claire Chazal, les weekends à 20h mais écourté - une dizaine de minutes seulement, débutant à 19h55 pour intégrer la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de rugby - et l'ex Orange en a profité pour présenter l'affaire comme si France 2 avait écrasé à plate couture sa concurrente avec un différentiel d'un peu plus de 80.000 spectateurs (5,028 contre 4,940)!!!!

Seulement, le samedi 19septembre lorsqu'Anne-Claire Coudray a totalisé  largement plus de 500.000 téléspectateurs...elle n'a plus pipé mot, celle qui voulait racheter " Les Guignols de l'info de Canal +".

Et le dimanche soir 21 septembre avec plus d'un million de d'écart entre TF1 et France 2, elle était "historiquement" aux abonnés absents. Elle a pourtant bien dû les voir les audiences où, force est de constater que sur le papier, que la nouvelle patronne des 20H du weekend a fait un croissance de 2 millions de téléspectateurs en un seul avec 27,4% de part de marché le dimanche 20 septembre 2015 (presque 7 points de plus qu'habituellement).


 

Ernotte et la CGT.....une histoire qui roule.

La direction de France Télévisions prend part au scrutin dans le  cadre de l'élection des membres du CHSCT et fait élire le représentant de la CGT au poste de Secrétaire de l'instance.

Rien d'étonnant depuis les révélations de "Médiapart" et d'"Atlantico" sur la rencontre secrète de Marc Chauvelot pour la cgt avec Delphine Ernotte qu'avait dû avouer l'intéressé dans un communiqué des plus ridicules: « La cgt FTV a rencontré Delphine Ernotte comme tous les candidats qui, à leur demande, le souhaitaient en respectant la plus stricte neutralité et la confidentialité des lors qu’elle était demandée. » !!!!!!




Il reste moins de trois semaines au CSA pour répondre à la sommation de la CGC et de la CFDT.

Le lundi 14 septembre, le SNPCA-CGC et la CFDT adressaient une lettre commune au CSA en recommandé AR doublée d'un envoi mail,  demandant en application de l’article 2 de la loi du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public, la communication d'un bon nombre de pièces et documents concernant le déroulé du processus de désignation à la présidence de France Télévisions en remplacement de Pflimlin.

Il reste moins de trois semaines au CSA pour répondre à la sommation de la CGC et de la CFDT avant que ne s'enclenche une procédure dite CADA....et avant que le Conseil d’État ne soit, toujours sans réponse du CSAà son tour saisi.

Il semblerait que certains des membres du CSA n'aient pas encore eu vent de ce courrier! 

Si tel est encore le cas, le blog CGC Média pour permettre à tout un chacun de découvrir les termes mêmes dudit courrier, a décidé de le publier ce jour.




Auditions publiques au CSA pour les candidats à la TNT HD, les des 21, 22 et 23 septembre 2015…contrairement à la procédure secrète pour France Télé !



Auditions publiques au CSA pour les candidats à la TNT HD, les des 21, 22 et 23 septembre 2015…contrairement à la procédure secrète pour France Télé !

Le constat est sans appel: il y a bien deux poids, deux mesures au CSA et c’est Schrameck qui décide ! 

Sur le site du CSA (date de publication : vendredi 18 septembre 2015), chacun peut assister en  direct à l’audition publique des 26 candidats déclarés recevables par l’instance qui sont invités à présenter  dans le cadre de l'appel à candidatures du 29 juillet 2015, leur projet pour l’édition de chaînes de la TNT HD.

Les membres du CSA interrogeront les candidats filmés pour l’occasion sur leurs « orientations stratégique », « leur cahier des charges », «le plan d’affaire », «le financement», « les emplois taux pleins, autrement dit les effectifs », « les taux d’audience espérées », « la pertinence de leur choix éditorial », « leur ligne rédactionnelle », « leur éventuelle montée en puissance », etc
autant de questions que les contribuables français se posent concernant les presque 3 milliards d’euros qu’ils dépensent pour France Télévisons mais qui sont restées sans réponse, Schrameck ayant décidé de changer les règles en modifiant les procédures…Ce que montrera, évidemment, l’instruction judiciaire qui va démarrer dans le cadre des plaintes déposées par le SNPCA-CGC et la CFDT. 
 
Cela dit en passant, la commission d’enquête parlementaire qui a normalement repris ses travaux très récemment, devrait mettre à jour différentes contradictions et manquements qui nourriront indubitablement les procédures en cours.

Il reste moins de trois semaines CSA pour répondre à la sommation de la CGC et de la CFDT.

Le lundi 14 septembre, le SNPCA-CGC et la CFDT adressaient une lettre commune au CSA en recommandé AR doublée d'un envoi mail,  demandant en application de l’article 2 de la loi du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public, la communication d'un bon nombre de pièces et documents concernant le déroulé du processus de désignation à la présidence de France Télévisions en remplacement de Pflimlin.

Il reste moins de trois semaines CSA pour répondre à la sommation de la CGC et de la CFDT avant que ne s'enclenche une procédure dite CADA....et avant que le Conseil d’État ne soit, toujours sans réponse du CSAà son tour saisi.

Il semblerait que certains des membres du CSA n'aient pas encore eu vent de ce courrier! 

Si tel est encore le cas, le blog CGC Média pour permettre à tout un chacun de découvrir les termes mêmes dudit courrier, a décidé de le publier ce jour.





Les incessantes sorties de route de Delphine Ernotte n'en finissent pas d'agacer au plus haut point.


Jeudi 17 septembre « Mariane » publiait un article intitulé « Quand Hollande débarque à France Télé et s'entretient avec Ernotte... ».
 
Il y est question de la visite surprise et discrète de François Hollande à France Télé à la sortie d’une projection à laquelle il a assisté, puis de son « entretien d’une bonne vingtaine de minutes, au 8e étage de France Télévisions »  avec l’ex Orange qui écrivait, il y peu,  aux administrateurs de France Télé dont ceux de l’État actionnaire pour se plaindre d’un déficit prévisionnel de 50 millions d'euros pour 2016 – en réalité plus proche des -130M€ – mais surtout d’une situation financière catastrophique [ça s’appelle une faillite] dans laquelle le conseiller d’État fraichement nommé par le président de la République a laissé l’entreprise.
 
Situation de faillite que n’a cessé de mettre à jour le blog CGC Média (* extrait de l’article du 5 juin dernier en fin  de post) depuis environ trois ans et de détailler (entre autres, article fin 2013 « Comment Pflimlin espère embobiner les administrateurs du Conseil d’administration le 20 décembre prochain et ainsi impliquer l’État ? ») – encore dernièrement dans un article intitulé « France Télévisions : vers un scénario à la grecque avec Martin Ajdari, l’ex financier du groupe aux manettes » mais que l’ex Orange qui a publiquement remercié Pflimlin pour le travail accompli, tente de masquer avec en ne faisant surtout pas d’audit contrairement à ce qui avait été annoncé.
 
Marc Endeweld écrit « Comme le rapportait ce jeudi matin « Le Parisien », François Hollande s'est rendu mercredi soir au siège de France Télévisions, dans le XVe arrondissement de Paris, pour assister en avant-première au dernier documentaire du directeur de Libération, Laurent Joffrin, « Le jour où Roosevelt a déclaré la guerre » — un thème qui a dû laisser songeur François Hollande... —, diffusé prochainement sur France 5.
 
Selon nos informations, le président de la République était alors accompagné de sa conseillère culture et médias, Audrey Azoulay, et de son conseiller en charge de la presse et de la communication, Gaspard Gantzer, mais pas de la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin. « Les gens ont été surpris ! », s'exclame une personne présente lors de la projection. D'autant plus « surpris » que François Hollande a pris ses aises, prenant le temps d'assister à la présentation du documentaire (une bonne vingtaine des minutes), puis à la projection (52 minutes)...
 
Chose encore plus notable, à la sortie de la projection, le président est monté au 8e étage de France Télévisions, pour rencontrer discrètement Delphine Ernotte. Ont-ils évoqué l'évolution du groupe public à moins de deux ans de la présidentielle de 2017 ? Un tête-à-tête en tout cas rendu urgent compte tenu de la situation budgétaire des chaînes publiques…Car il y a urgence : les caisses sont vides... »
 
(*) Extraits du blog CGC Média :
 
Le blog CGC Média n'a cessé d'alerter depuis près de 3 ans sur la situation financière de France Télé, celle aujourd'hui d'une entreprise précipitée vers la faillite avec: une perte cumulée de FTV SA est de 205M€ soit 59% du capital social (plus de la moitié). 
 
Voilà ce qu'écrivait encore très récemment, le blog CGC Média, le 7 mai dernier alors même que le gouvernement promouvait Ajdari l'ex financier de France Télé à l'IGF pour le nommer quelques jours plus tard responsable de la DGMIC au ministère de la Culture:
 
- des pertes cumulées dépassant la moitié du capital, estimées entre 200 et 250 millions d'euros.
Par exemple "En 4 ans, sous la présidence de Rémy Pflimlin, les dépenses de personnels de France Télévisions ont augmenté de 12 %. Le coût de grille a lui grimpé de 16 % en dix ans.
Sur le plan de la trésorerie, la situation s'est dégradée de 48M€ qui s’additionnent aux  -150M€ de trésorerie négative  (près de 200M€ de trésorerie négative  donc alors que lorsque Pflimlin est arrivé, elle était de presque 300M€)...
 
Un besoin immédiat d'argent (les banques seraient à nouveau sollicitée pour passer 2015)....Le blog CGC Média concluait  d'ailleurs ainsi « A ce rythme, l'entreprise aura consommé le reste de trésorerie disponible dans moins de  six mois...et vive la télé grecque Rémy ! »

lundi 21 septembre 2015

Il ne manquerait plus que Pascal Houzelot ait vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et pré-dépensé l’argent de la vente ?!

Ce lundi 21 septembre, Renaud Revel publie dans son blog « Immédias » du site de de l’Express, un article concernant la vente de Numéro 23 qu’avait imaginé réalisé sans encombre Pascal Houzelot alors même qu’il n’a, à l’évidence, pas respecté la convention passée avec le CSA.
 
Il y est question d’un des deux amendements adoptés en commission mixte paritaire, mardi dernier « TNT: députés et sénateurs se tricotent un « amendement Houzelot ».
 
Le papier se termine ainsi « C’est un quitte ou double qui attend ainsi Pascal Houzelot, lequel dirigeant saura dans les jours qui viennent s’il peut réaliser une opération de quelques 90 millions d’euros »….
 
Il ne manquerait plus que Pascal Houzelot ait vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et pré-dépensé l’argent de la vente...en investissant à l’étranger par exemple ?!
 
Ce serait le pompon concernant un scandale d'État qui a déjà fait couler beaucoup d'encre.
 
Voici l’article de Renaud Revel:
 
"Réunis en commission mixte paritaire le mardi 15 septembre 2015, sénateurs et députés se sont mis d’accord sur un texte commun sur la proposition de loi relative à la poursuite de la modernisation de la télévision numérique terrestre. C’est ainsi que les parlementaires des deux chambres ont voté un amendement sur mesure  indiquant que le conseil supérieur de l’audiovisuel pourra refuser son agrément au rachat d’une chaîne de la télévision numérique terrestre (TNT) qui n’aura pas respecté ses obligations conventionnelles. Cet articulet que certains au Sénat comme à l’Assemblée ont baptisé « l’amendement Houzelot» est une bombe à retardement pour le fondateur et dirigeant de Numéro 23 dont la vente au groupe NextRadio d’Alain Weill est toujours bloquée.
 
Au début de l’été le CSA a demandé plus de précisions avant de délivrer son agrément à cette vente à l’origine d’une énorme polémique. C’est dans les prochains jours que le Conseil supérieur de l’audiovisuel doit donner son feu vert à ce rachat. Mais il pourrait bloquer la transaction s’il considère n’avoir pas obtenu de précisions suffisantes sur le pacte d’actionnaires. 
 
Le 22 juillet dernier, un supplément d’instruction avait été demandé. Dans un compte rendu présenté au CSA, le rapporteur public indépendant chargé d’examiner le dossier avait pourtant estimé que l’actionnariat de la chaîne était conforme à la loi. Mais le rachat de la chaîne TNT de Pascal Houzelot par le patron du groupe NextRadioTV, Alain Weill, déchaîne tant les passions que le CSA se veut très prudent. Avant de rendre leur verdict, les sages entendent donc éplucher la moindre clause, et notamment celle dite « de liquidité » du pacte d’actionnaires. Celle-ci définit les conditions auxquelles l’actionnaire minoritaire de Numéro 23, UTH Russia, peut revendre ses parts.
Or si cet élément du dossier semble à ce jour un peu éclairci, il n’en va pas tout à fait de même sur les obligations de Numéro 23 qui n’aurait pas respecté en tous points son cahier des charges selon certains membres du CSA, où l’on examine ce dossier avec des pincettes d’artificier
 
C’est ainsi que l’amendement voté par la commission mixte paritaire des deux assemblées tombe à point nommé pour les quelques sages de la Tour Mirabeau qui voudraient bloquer la vente d’une chaine sous les projecteurs. 
 
C’est un quitte ou double qui attend ainsi Pascal Houzelot, lequel dirigeant saura dans les jours qui viennent s’il peut réaliser une opération de quelques 90 millions d’euros"

 

Comment l’ex Orange Delphine Ernotte peut-elle encore faire illusion?

Certes, le CSA a publié le 24 avril, sur son site, les 28 pages d’un document très aéré – il faut bien le constater – intitulé « projet stratégique de Delphine Ernotte Cunci pour France Télévisions » que l’ex Orange a soutenu dans des conditions éprouvantes (« au bord des larmes » à l’oral, selon elle) devant un jury « impitoyable » mais personne ne peut croire que « L'alliance des quatre, Nathalie Sonnac,  Nicolas Curien, Sylvie Pierre-Brossolette et Olivier Schrameck » [dixit « l’Opinion » avec son feuilleton de l’été en 5 actes signé Cyril Lacarrière : "Qui veut gagner France Télévisions (4/5)."] », ait pu craquer pour ça !  

Alors même que Marc Schwartz rendait son volumineux rapport de 148 pages et qu’elle y a effectivement eu accès et s’en serait inspiré pour élaborer ses « 3 chapitres et sa conclusion », ses déclarations intempestives prouvent évidemment le contraire.

Certains osent même prétendre, hier soir encore dans une rubrique média sur « France info », qu’ « elle n’aurait pas été au courant de la situation financière de France Télévisions avant de s’y installer » !? FAUX, ARCHI FAUX, bien entendu.

Ce que montre, en réalité, les propos et autres annonces faites depuis près de trois semaines par  celle que "Schrameck an co" propulsait le 23 avril dernier pour remplacer Pflimlin, c’est qu’elle ne connaissait absolument rien au dossier. 

En fait, si elle avait pris le temps de lire le rapport Schwartz sur l'avenir de France Télévisions publié bien avant son audition que le CSA a dû prendre le temps de décortiquer, elle aurait pu éviter de se fourvoyer aussi lourdement et l’instance de se ridiculiser de la sorte.

A ce niveau de responsabilité – pour un groupe de plus de 10.000 personnes - cela n'est tolérable pour personne : ni pour l'État actionnaire, ni les salariés, ni les acteurs privés qui dépendent du groupe.

Est-ce pour convenir « d’éléments de langage » communs qu’Olivier Schrameck l’actuel président du CSA a été reçu en catimini, mercredi dernier, par l’ex conseiller de Cécile Dufflot Stéphane Sitbon-Gomez parachuté dircab [un poste qui n’existait pas dans l’organigramme et qui dans la situation de faillite que connaît France Télé, est estimé à environ 200.000€ par an] et raccompagné par l’ex dga/drh du groupe Patrice Papet sur le départ mais toujours « conseiller spécial » pour quelques semaines une fois ses indemnités négociées [on parle de la somme exorbitante de 900.000€…alors que, né en janvier 1951, il y a belle lurette qu’il aurait pu faire valoir ses droits à retraite !] 

Ou pour inviter, celle qui ne l’a pas reçu, à plus de prudence concernant la situation de France Télé ou bien pour aborder les discussions qui vont intervenir autour du COM que Delphine Ernotte n’évoque qu’en 2 maigres lignes (page 11)  « la feuille de route sera déterminée par les enjeux quantitatifs et qualitatifs issus du contrat d’objectifs et de moyens avec l’État qui constitueront des intangibles » ?

En tout cas, tout ça n’est pas très courant et « peu protocolaire » à moins de compléter la chanson « Quand un vicomte…. » avec un nouveau couplet « Quand un dircab rencontre un autre dircab, qu’est-ce qu’ils se racontent ?... »

Chacun aurait pu imaginer que celui qui a un peu « géré la France » comme directeur de cabinet de Lionel Jospin aurait plus de considération de la part de l’ex Orange qu’il poussé jusqu’au 23 avril avec trois autres de ses collègues…Bien non.

Quant à ce document publié par l’instance, s’il ne nous renseigne guère sur le COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens) – ossature pourtant fondamentale qui fixe  les relations France Télé/Actionnaire –  que l’ex Orange aura peut-être le temps de signer avec l'État, il semble que cela s’annonce mal.

Il semblerait, en effet que Delphine Ernotte ait cru que l'État avait les poches profondes et qu'elle allait avoir "fromage et dessert" (élargissement de la redevance et retour de la pub) au menu. Seulement voilà, elle a depuis compris que ce n’était pas le cas.

Manque d'analyse ou défaut de connaissance du secteur…ou les deux ? 

Qu’elle soit passée totalement à côté est une chose mais que le quatre membres du CSA ne l’ai pas relevé, cela confine au tragi-comique. 

- Comment a-t-elle pu (et quatre membres du CSA avec elle) ignorer que le lancement d'une nouvelle chaîne d'info en continu nécessiterait un budget supplémentaire conséquent ? 

- Comment pouvait-elle ignorer le rapport Schwartz dans lequel il est explicitement indiqué "qu'une stabilisation en valeur des moyens affectés à l'ensemble de l'audiovisuel public sur la période 2015-2017 a été décidée". Ce rapport qui indique pourtant clairement que la loi de programmation des finances publiques prévoit la poursuite de l'ajustement structurel devant permettre à la France de respecter ses engagements en matière de déficits publics. 

- Comment pouvait-elle penser sérieusement (et quatre membres du CSA avec elle) que la fête allait continuer et que l'État n'était plus à un déficit près ? 

Amateurisme, incompétence ou ignorance ? Cela pose quand même de sérieuses questions sur les critères d'appréciation du projet qui a été porté le CSA !?

Mais ce n'est pas fini, le même rapport Schwartz indique dans plusieurs graphiques (*), que non seulement les recettes publiques de France Télévisions ont augmenté substantiellement sur la décennie écoulée (+23%), fermant donc la porte à de nouvelles augmentations de redevances, ou pire d'élargissement d'assiette jugé injuste pour les plus jeunes) mais qu'en outre les charges décaissables ont fortement augmentées sur la même période. 

Au rang de ces charges, l'incroyable augmentation des programmes achetés (que le blog CGC avait déjà dénoncé dans l'analyse des comptes 2014) : Une augmentation de près de 210 M€ !!

Cette augmentation qui traduit la politique entamée par de Carolis en 2005 et poursuivie à outrance par Pflimlin à grands coups  (et/ou coûts) de  transfert d'activité interne vers les sociétés de production privée. Un véritable appauvrissement du groupe dont l’ex Orange a fait fi en remerciant notamment Pflimlin pour le travail accompli !

Alors que le rapport de M. Scwhartz pointe avec pertinence les responsabilités de la faillite du système actuel sur la mauvaise gestion du budget de France Télévisions (et non de ses recettes), indiquant au passage que la BBC encaisse 1,5 Milliards d'euros du produit de la vente de ses droits, alors que France Télévisions, du fait des décrets Tasca, en fait cadeau aux producteurs (alors qu'elle finance plus de 70 % des œuvres produites), la Pingaud’s girl s'acharne à vouloir trouver des solutions de "régime" qui pointe clairement du doigt les salariés et qui dessine un avenir rempli de charrettes.

Ce serait donc sur l’ignorance totale des enjeux et des opportunités que qu’elle aurait  été choisie par un CSA coupé en deux; placée à la tête d'une entreprise pour jouer un jeu de poker menteur avec l'État perdu d'avance et pour expliquer aux salariés ensuite, qu'ils devront se serrer la ceinture et passer à la trappe, pour que se poursuive le petit jeu de tiroir-caisse et de transfert de droits vers le privé ?!

Comment certains ont-ils même pu imaginer que cela continue sans opposition ?

Pauvre télévisions publique qui se retrouve placée ici sur un programme insensé et indigent, en total décalage avec les presque 150 pages du rapport d'une commission interministérielle pourtant très clair qui n'a visiblement pas été lu ou alors pas compris...ce qui est encore plus grave!

(*)
 
 
 
 

vendredi 18 septembre 2015

France Télévisions: une entreprise au bord de l'explosion et de la faillite qui, depuis fin août, part en quenouille.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l'article d'"e-alsace" publié, hier jeudi 17 septembre, intitulé "Pauvre télévision publique"  qui détaille assez bien ce qui se passe depuis fin août à France Télévisions.
 
Carolis, le mis en examen, l'avait déjà bien esquintée...Pflimlin le témoin assisté nommé récemment conseiller d'État "en service extraordinaire" par François Hollande sur proposition de Christiane Taubira, la plaçait dans une situation de la faillite....depuis la fin août, c'est chienlit à tous les étages.
 
"L'ambiance est de plus en plus malsaine au sein de France Télévisions" écrit  Francis Guthleben qui détaille "Voici ce qui s'est passé ces derniers jours "
 
On se souvient que 60% des 10.000 salariés de France Télévisions ont fait l'objet de fiches d'évaluations secrètes.
 
Après avoir nié les faits, la direction du groupe public a fini par les reconnaître.
 
Hier, 16 septembre, la direction a envoyé un message aux managers avec la mention suivante : "Afin que chaque collaborateur puisse avoir légitimement accès à son éventuelle évaluation, la direction va définir, en concertation avec les organisations syndicales, les modalités pratiques d'une restitution formalisée".
 
On vous laisse imaginer le climat détestable qui va s'installer à France Télévisions lorsque les salariés demanderont des comptes à leurs supérieurs qui ont pu rédiger des observations pas forcément flatteuses à leur égard. Au-delà des remarques, les fiches comportent aussi un classement : I pour "insuffisant", C pour "conforme aux attentes", B pour "va au-delà des attentes".
 
Parallèlement, ce jeudi 17 septembre, après avoir été saisie par les syndicats CGC, CFDT et SNJ de France Télévisions, la chambre des requêtes du tribunal de grande instance de Paris a rendu une ordonnance pour "faire défense à la société France Télévisions de détruire les documents d'évaluations individuelles".
Jamais un président de la télévision publique ne s'était trouvé face à une procédure judiciaire le concernant, moins d'un mois après son arrivée.

Visite discrète

Par ailleurs, la procédure engagée il y a quelques jours par les syndicats CFDT et CGC de France Télévisions pour obtenir du Conseil supérieur de l'audiovisuel l'ensemble des documents qui ont conduit à la désignation de Delphine Ernotte semble agiter également le milieu audiovisuel parisien.
 
Le Blog CGC des Médias révèle qu'Olivier Schrameck a été de passage au siège de France Télévisions ce 16 septembre pour un rendez-vous avec le directeur de cabinet de Delphine Ernotte.

L'histoire ne dit pas quel était leur sujet de conversation.

Et quel avenir...

Les salariés de France Télévisions sont sonnés par ces différentes affaires. Ils sont aussi profondément inquiets pour leur avenir après l'annonce par la présidente de la mise en oeuvre d'un nouveau plan d'économie. Elle a justifié ce plan par les arbitrages de l'Etat qui l'empêchent de disposer de nouvelles recettes conséquentes en provenance de la redevance et de la publicité.
 
Delphine Ernotte s'est bien gardée de faire un lien avec l'état des comptes laissé par son prédécesseur Rémy Pflimlin. Rappelons que l'ancien président, nommé au Conseil d'Etat par le chef de l'Etat et la ministre de la Justice, est à l'abri de toutes les rumeurs et de tous les scandales derrière les épais murs du Palais Royal.

Il y a fort à parier que les prochaines semaines seront tendues à France Télévisions avec un climat social explosif. Tout le monde a en tête les 24 jours de grève qu'a connu Radio France ce printemps."

jeudi 17 septembre 2015

Vu à la télé...Olivier Schrameck reçu discrètement par Stéphane Sitbon-Gomez.

C'est le conseiller d'Ernotte Patrice Papet (sur le départ) qui a été vu dans le hall de France Télé raccompagnant le président du CSA Olivier Schrameck de son rendrez-vous avec le dircab de l'ex Orange Stéphane Sitbon-Gomez.
Sur ce que se sont dit les deux hommes, Papet n'a pas pipé mot.