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lundi 18 janvier 2016

Les sages du Conseil d'État pourraient consacrer l’opacité d’une procédure et leur perte de tout contrôle en pleine instruction judiciaire ?...Surprenant !




Les sages du Conseil d'État pourraient consacrer l’opacité d’une procédure et leur perte de tout contrôle en pleine instruction judiciaire ?...Surprenant ! 

Vendredi 15 janvier vers 14h00 avait lieu au Conseil d'État l’audience concernant les recours déposés par le SNPCA-CGC et la CFDT visant le processus de « désignation à la présidence de France Télévisions ».

La séance était à peine terminée que quelques papiers fleurissaient déjà, indiquant « le Conseil d'État devrait rejeter les requêtes des deux syndicats ». Surprenant surtout lorsque la décision de l’instance mise en délibéré l’a été sans date mais encore plus, alors même que la CADA saisie par les deux mêmes demandeurs ayant comme la loi le prévoit pour tout un chacun demandé toute une série de documents doit se prononcer le 4 février prochain et alors même que démarre l’instruction judiciaire visant à caractériser les faits par tout élément et/ou déclaration sous serment dans le cadre du « dossier ».

Histoire de rendre à César ce qui appartient à César, il faut bien avouer que « Le Figaro » avec son article « France Télévisions : le Conseil d'État se penche sur la nomination de Delphine Ernotte » (cliquez sur le lien) a été le plus factuel et le plus prudent en la matière…et pour cause.  

Quelques dates et évènements sont nécessaires en la matière pour comprendre le contexte :

Le 23 avril 2015, dans les conditions qui ont fait réagir la Presse unanime dénonçant l’opacité de la procédure, un CSA coupé en deux propulse sans connaissance du secteur une ex Orange à France Télé.  

Dans les semaines qui vont suivre, ce seront pour ne citer qu’eux "Médiapart" avec son enquête de 12 pages mais aussi "Le M du Monde" et son dossier de sept pages ou encore le feuilleton en cinq épisodes de cet été signé « L’Opinion » qui s’intéresseront aux conditions d’opacité qui ont entouré tout ce processus que beaucoup jugeront alors indigne d’une démocratie !

Dans les deux mois, c’est-à-dire avant le 23 juin 2015, la CFDT-Medias et la CGC-Audiovisuel déposeront chacun une requête au Conseil d’État mettant en cause les conditions ubuesques de toute la procédure voulue par Olivier Schrameck. 

Dans les tous premiers jours de juin 2015, Didier Quillot candidat évincé donc même pas auditionné alors qu’il connait la télévision comme la téléphonie (il a passé plus de dix années à Orange et une demi-douzaine dans l’audiovisuel chez Lagardère en télé) va saisir le Parquet afin que soit ouverte une enquête.  

Dans les jours qui suivront, la CFDT-Medias et la CGC-Audiovisuel saisiront à leur tour le Parquet.  

A l’été 2015, le Parquet classera sans suite les trois plaintes sans diligenter la moindre enquête préliminaire.  

La CFDT-Medias et la CGC-Audiovisuel saisiront comme la loi le leur permet le Doyen des juges d’instruction et porteront donc plainte au Pénal afin qu’une instruction judiciaire voit le jour pour établir les faits.  

Le 15 septembre 2015, la CFDT-Medias et la CGC-Audiovisuel écrivaient par l’intermédiaire de leur Conseil commun, un courrier recommandé AR au CSA visant à obtenir comme la loi le prévoit, tout un tas de documents destinés entre autres, à nourrir leur plainte respective enclenchant la procédure dite CADA.  

Le CSA qui avait un mois pour accéder aux demandes des syndicats, n’enverra rien dans le délai qui lui était imparti mais quelques documents sans grand intérêt, cinq jours plus tard. (le 19/12).  

La CGC-Audiovisuel et la CFDT-Medias saisissent également très officiellement le 18 décembre 2015, la CADA (lettre de près de 20 pages).  

Avant les fêtes de fin d’année, la Justice va fixer pour chacun des syndicats la somme nécessaire pour se constituer partie civile et laisser jusqu’au 15 janvier 2016 pour se faire.

Avant cette date butoir, la CGC-Audiovisuel et la CFDT-Medias consignent la somme requise afin que démarre sans délai l’instruction judiciaire.  

Le vendredi 15 janvier donc, le Conseil d'État se réunissait en audience et ce alors que démarre l’instruction judiciaire et que la CADA doit se prononcer la 4 février prochain… 

A tous ceux qui ont déjà écrit que «le Conseil d'État devrait suivre l’avis de la rapporteure et rejeter les recours» il convient de souligner trois points fondamentaux : 

1°) Si le seul avis du rapporteur suffisait, il n’y aurait pas besoin de réunir les magistrats de l’instance qui, faut-il le rappeler, sont décisionnaires.

2°) L’avis rendu est du reste pour le moins curieux : 

Dans ses conclusions, le rapporteur souligne que l’inexpérience dans le secteur de l’audiovisuel ne peut être déterminent «L'expérience du pilotage stratégique, la conduite du changement et la pratique du dialogue social, nous paraissent au moins aussi précieux à la tête d'un groupe comme France Télévisions que la connaissance pointue du secteur de l'audiovisuel» « La pratique du dialogue social » depuis quelques semaines à France Télé et ces derniers jours avec  le limogeage manu militari de Julien Lepers mais aussi probablement d’une dizaine de ses collaborateurs, chacun peut en apprécier toute l’ampleur qui ne semble bien qu’en être à un début ! 

Le rapporteur a dû oublier, ce faisant, les termes de la loi qui précisent clairement que le CSA doit choisir un professionnel du secteur…mais bon !!!!  

3°) Que l’intitulé même de la loi « indépendance et transparence dans l'audiovisuel public » suffirait à ce que les sages du Palais Royal s’interrogent sur son sens, à savoir justement la transparence et non l’opacité. 

Face à de tels vocables, les arguments de l’avocat de l’ex Orange devant le Conseil que souligne « Le Figaro », sont bien peu pertinents :

Indiquer au juges « Vous vous retrouvez donc dans la situation inconfortable où vous devez faire prévaloir la parole d'une des parties sur l'autre», c’est plutôt croquignolet…

Expliquer que  ce serait la parole des syndicats qui ont engagé leur recours (et de toute la Presse derrière) contre celle de l’ex Orange faute d’éléments « probants » alors qu’ils les demandent par le biais de la CADA et de l’instruction judiciaire alors que ce alors que le CSA se réfugie derrière le secret de la procédure et des candidatures, c’est assez surprenant.

Indiquer au surplus pour défendre sa cliente que «Si des candidats de très grande qualité avaient été écartés au profit de Mme Ernotte, avec une erreur manifeste d'appréciation, ils auraient été les premiers à se manifester» afin de justifier la « transparence » du processus, il faut quand même oser. 

Imaginez Lance Armstrong nous dire, vous voyez bien que les autres coureurs du Tour ne se sont pas manifestés, ce qui prouve que je suis clean !!!!!!!  

L’ensemble de ces arguments a d’ailleurs été contesté par Maître Yves Richard, avocat des syndicats, pour qui «Le climat de suspicion demeure et l'objectif de transparence et d'indépendance de la loi relative à l'indépendance de l'audiovisuel public n'est pas assuré…Comment le CSA peut-il garantir un processus transparent en taisant, entre autres, le nom des candidats ?» mais pour qui, plus largement, ceux qui ont sciemment opacifié une procédure qui ne devait plus jamais l’être, la décrédibilise totalement ! 

Les magistrats du Conseil d'État avant de se prononcer auront forcement à l’esprit le fait que consacrer de la sorte l’opacité d’un processus sur lequel ils n’auront de facto plus aucune possibilité de contrôle, n’est certainement pas de nature, ni à grandir, ni à garantir la Démocratie.  

dimanche 17 janvier 2016

Le péremptoire tandem Hastier/Ernotte ou le mépris incarné des téléspectateurs…La violente éviction de Julien Lepers n’est qu’un début.

Le péremptoire tandem Hastier/Ernotte ou le mépris incarné des téléspectateurs…La violente éviction de Julien Lepers n’est qu’un début. 


Ce devrait être une dizaine de collaborateurs illégalement virés de l’émission « trop étiquetés Julien Lepers »…à commencer par la voix de « Question pour un champion » William devenu presque aussi célèbre que le « Tintin » de Pascal Sevran. Chacun le voit ici - quelques mois seulement après que « Schrameck and co » ait propulsé l’ex Orange à France Télé – le véritable visage du Social dans l’entreprise. 

Comme Julien Lepers, quel « crime » ont-ils commis ? A l’évidence aucun, sauf celui d’avoir travaillé avec l’animateur toutes ces années. 

Cette semaine, Julien Lepers était l’invité en direct de l’émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1. Il n’a pas mâché ses mots et il a évidemment 100% raison. Il ne comprend pas comme de millions de téléspectateurs/contribuables comment une entreprise publique qui leur coûte près de 3 milliards chaque année, peut à ce point ne pas respecter les lois ?! 

Virer Julien Lepers comme un malpropre puis s’en prendre à son équipe en se réfugiant derrière la société qui produit le jeu et signe les contrats pour « les basses besognes », c’est abject  mais surtout juridiquement tranché.

L’arrêt COTTÉ de la chambre sociale de la Cour de Cassation (* fin de post) jurisprudentiel depuis bien longtemps a clairement établi que l’employeur est bien le donneur d’ordres, en l’occurrence France Télévisions. 

Après les déclarations d’Ernotte le 23 septembre dernier au micro de Jean-Pierre Elkabbach « Il y a trop d’hommes blancs de plus de 50 ans à la télé et il va falloir que ça change », la CGC Média a déjà fait savoir qu’elle avait mandaté son Conseil pour engager une procédure pénale pour propos racistes, sexistes et discriminatoirespropos réitérés et pleinement assumés devant les salariés de France Télévisons lors de la « cérémonie » des vœux. 

Ce nouveau et énième dérapage prémédité pour le bancal duo Hastier/Ernotte dont l'un des derniers épisodes avait été le retrait  en urgence du clip sexiste [Où sont les femmes] véritable retour au Moyen–âge pour les femmes pourtant commandé et validé par le tandem visant soi-disant à « promouvoir » l'image des femmes de « La Trois », est en quelque sorte la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ça suffit.   

La CGC Média a immédiatement annoncé qu’elle sera aux côtés de celles et ceux qui veulent faire respecter leurs droits et plus généralement les lois devant toute les juridictions où cela sera nécessaire.

Julien Lepers n’a finalement fait que rappeler les règles avec force et  détermination au micro de Morandin « Enfin, il y a des lois dans ce Pays…tout ça n'est pas normal. également, on vit dans un pays de droit; c'est un État de droit avec des lois à respecter. Le préavis (4 mois contractuellement) je l'ai fait ou je ne l'ai pas fait?! Je suis dehors en 24 heures …C'est normal ou ça ne l’est pas ? Pas de préavis, rien du tout ! Ce n'est pas bien. De A à Z tout est nul ». 

L’animateur au top de sa forme a du reste ajouté « Je n'ai jamais vu un tel mépris…je ne suis pas content. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Personne ne comprend. Je n’en peux plus. Quel crime ai-je commis pour mériter ça ? Je n’ai pas eu le temps de dire au revoir au public et à mon équipe… » 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir un extrait de l’émission retranscrit in extenso :
« J'ai passé 28 ans au service de cette chaîne, ça fait 28 ans que je travaille sur ce jeu tous les jours, je me suis donné 28 ans de ma vie et être traité de la sorte c'est inadmissible tant sur le fond que sur la forme.
Le fond, je n'y crois pas une seule seconde; c'est une très grosse audience à cette heure-là. [Cette semaine, entre 1,6 et 1,8 millions de téléspectateurs à cette heure-là]
Et en plus, la forme est terrifiante. L’autre jour, j'étais avec Réha Hutin de "30 millions d'amis". Je vous ai écouté au sujet de l’arrêt de l’émission
[Europe 1- JMM] j'ai entendu  cette dame...[JMM: "Dana Hastier, celle que vous appelez cette dame"]oui, cette dame qui a dit « 40 ans de "30 millions d'amis", vous ne croyez pas que ça va non »?!

Cette arrogance, ce cynisme...pourquoi est-ce qu'elle réagit ainsi ? Elle ne peut pas avoir un peu d'empathie vis-à-vis des équipes avec lesquelles elle travaille? C'est la moindre des choses...le minimum du minimum.

Cette dame, je l'ai vue deux fois dans ma vie - madame Hastier- en février dernier pour m'enlever les dimanches (elle nous a rajouté une demi-heure le samedi) et puis la deuxième fois, un dialogue de sourd total. Je ne suis pas du tout D'ACCORD avec elle donc je ne peux pas être content de ce qui m'arrive, c'est sûr. L'avenir sur le service public, il n'est pas sur "La Trois". Tout ça c'est dans les mains des avocats au regard de cette madame Hastier qui ne m'aime pas du tout...je sais pas trop pourquoi mais c'est la vie.

Je suis très meurtri... Enfin il y a des lois dans ce Pays je crois, tout ça n'est pas normal. Légalement, on vit dans un pays de droit; c'est un état de droit avec des lois à respecter. Le préavis (4 mois contractuellement) je l'ai fait ou je ne l'ai pas fait?! Je suis dehors en 24 heures …c'est normal ou ce n'est pas de préavis, rien du tout! Ce n'est pas bien. De A à Z tout est nul. »


Alors que démarre cette semaine l'instruction judiciaire dans la cadre des deux plainets déposées par le SNPCA-CGC et la CFDT concernant l'opaque procédure de désignation à la présidence de France Télé voulue par Olivier Schrammeck, il faut bien dire que les nuages noirs s’amoncèlent. 

(*) Arrêt Cotté 





 

vendredi 15 janvier 2016

La CGC Média étudie la possibilité d’une plainte pénale pour propos discriminatoires tenus par Delphine Ernotte.

La CGC Média étudie la possibilité d’une plainte pénale pour propos discriminatoires tenus par Delphine Ernotte. 

Celle que "Schrameck and co" propulsait à France Télé sans aucune connaissance du secteur après avoir privé d’audition les candidats qui, eux, le connaissaient parfaitement, a récidivé et déclarer « assumer les propos » tenus au micro de Jean-Pierre Elkabbach « On a une télé d’hommes blancs de plus de 50 ans à la télé, et ça il va falloir que ça change ».

Ces propos à connotation raciale, sexiste et discriminatoire (*) tenus par Delphine Ernotte sur Europe 1 et réitérés devant les salariés de France Télévisions qui commencent à en avoir plus qu’assez d’être associés aux dérapages permanents de l’ex Orange, sont pénalement condamnables comme vient de le rappeler à juste titre Julien Lepers, ce jeudi 14/01/16, chez les Grandes Gueules sur  RMC et doivent être pénalement sanctionnés. 

La loi n°2014-173 du 21 février 2014 - art. 15 est claire : « Constitue une discrimination directe la situation dans laquelle, sur le fondement de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, sa religion, ses convictions, son âge, son handicap, son orientation ou identité sexuelle, son sexe ou son lieu de résidence, une personne est traitée de manière moins favorable qu'une autre ne l'est, ne l'a été ou ne l'aura été dans une situation comparable. »  

La CGC Média a donc chargé ses avocats de déterminer les conditions de dépôt d’une plainte qui devrait donc intervenir parallèlement à  instruction judiciaire qui démarre donc visant les conditions du process de désignation à la présidence de France Télé en avril dernier mais aussi après la saisine CADA.

La CGC Média rejoint totalement l'analyse de Julien Lepers que le blog CGC Média vous propose de découvrir ci-après:




Julien Lepers, ce jeudi, chez les Grandes Gueules. - RMC 

Quelques jours après l'officialisation de son éviction de Questions pour un champion, qu'il présentait depuis 27 ans sur France 3, Julien Lepers a réglé ses comptes, ce jeudi, sur RMC. Et il a raconté, en détail, les coulisses de son licenciement de France Télévisions.

"C'est un licenciement violent, sévère, agressif, injuste". Quelques jours après l'annonce de son éviction de Questions pour un champion, qu'il présentait depuis 27 ans sur France 3, Julien Lepers règle ses comptes.

"Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions aujourd'hui, arrive en déclarant: 'je veux moderniser, rajeunir, féminiser, et je ne veux plus de visage pâle de plus de 50 ans'", s'étrangle-t-il, ce jeudi sur RMC. "Vous vous rendez compte de la puissance de cette phrase? Ça s'appelle une discrimination, qui est punie par la loi!" 

"On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change", avait prévenu Delphine Ernotte à son arrivée aux commandes de France Télévisions, en septembre dernier.

"Un scénario bien pervers"

Invité du Grand Oral des Grandes Gueules, Julien Lepers se remémore ce jour de décembre où il est convoqué par la direction de la boîte de production FreemantleMedia, après avoir enregistré "38 émissions de suite". "Je me suis retrouvé dehors du jour au lendemain, sans pouvoir dire au revoir à mes équipes, aux téléspectateurs, au public, que j'adore", s'indigne-t-il. "C'est un scénario bien pervers, pour que je ne puisse pas dire quoi que ce soit".  

"J'ai passé trente ans de ma vie dans cette maison et je n'accepte pas d'être remercié du jour au lendemain, sans un rire, sans un merci, sans un geste, sans un pot, sans un cadeau, sans rien! Comme un chien!", enrage-t-il. 

Pour lui, ce sont les téléspectateurs qui ont été visés."Je pense aux deux millions de gens que je quitte sans aucune explication. Ce n'est pas comme cela que l'on respecte les téléspectateurs, sur une chaîne de télévision de service public, qui doit montrer l'exemple", déplore-t-il. 

"On touche à l'ADN des chaînes"

Sur la forme de son licenciement, Julien Lepers s'est senti "humilié"'. "Rien ne justifie que l'on me traite comme cela: en un jour, vous vous retrouvez dehors", dénonce-t-il. "Bien sûr que ce n'est jamais agréable, un licenciement. Est-ce que l'on ne peut pas le faire avec un peu d'empathie?"

L'animateur n'a pas caché son amertume de découvrir qu'un casting avait été organisé en vue de son remplacement, sans qu'il n'en soit informé. Son successeur, Samuel Etienne "m'a appelé et m'a laissé un message", raconte Julien Lepers. "Il m'a dit 'je suis désolé, je ne suis pas du tout dans le coup, j'ai passé un casting".
"Il y a des personnes qui sont dans mon équipe de production qui m'ont bien planté le couteau dans le dos puisqu'elles étaient au courant deux/trois mois avant que j'allais être jeté", s'émeut-il encore.
Et pour Julien Lepers, son éviction n'est qu'un début.
"Je connais le nom du prochain de la liste", prévient-il, en se gardant toutefois de le donner à l'antenne. "Ce qu'il se passe, en ce moment, à France Télévisions, est redoutable. Moi je le dis à tous les personnels de France Télévisions. Et que font les syndicats?", s'interroge-t-il. "On touche à l'ADN des chaînes".


jeudi 14 janvier 2016

Le "basculage" de Delphine Ernotte...

Lors des vœux aux salariés de France Télévisions l'ex Orange a rendu un vibrant hommage à Gutenberg en se félicitant du "basculage dès avril prochain de la diffusion en mpeg4". 

Imaginez l'effet produit...tout le monde s'est regardé un peu interloqué avant d'aller déjeuner sur l'emploi de ce terme "basculage". 

Si le terme existe il fait référence à l'impression et à rien d'autre: il consiste comme pourrait le confirmer  Gutenberg au "fait de retourner le papier pour imprimer simultanément le recto et le verso avec la même forme (Impression)." 

Un mot pour un autre qui n'a rien à voir....serait-ce là le signe d'une vraie bravitude pour la télé publique de demain ?