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mercredi 23 mars 2016

A quand des ministres stagiaires? Radio France entreprise d’État ouvre la voie !

A quand des ministres stagiaires? Radio France entreprise d’État ouvre la voie !

"Le canard enchaîné" de ce mercredi 23 mars indique que Radio France entreprise publique d’État va "stagiairiser" l'entreprise cet été.   

"A la recherche de nouvelles économies, alors que ses frais de com' augmentent , Radio France s'attaque encore aux privilégiés de la Maison ronde : la cinquantaine de jeunes journalistes , fraîchement sortis des écoles, qui triment chaque été comme des bêtes pour assurer les remplacements . Cette année, ils ne seront plus recrutés en CDD mais auront droit à un stage rémunéré (*), c'est-à-dire encore moins bien payé. Radio France ne badine pas avec les profiteurs !"

C'est beau lorsque l’État montre l'exemple! 


Du 1er janvier au 31 décembre 2016 le montant de la gratification est au minimum égale à 15% du plafond horaire de la sécurité sociale. A ce jour, la rémunération minimale d'un stagiaire est de 554,40 euros par mois.

Obligations légales de l'entreprise d'accueil
Rappelons que la loi (n°2009-1437) du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie interdit tout stage en entreprise qui ne serait pas réalisé via une convention conclue avec une université, un établissement d'enseignement ou de formation.

En outre, aucune convention de stage ne peut être conclue :
  • pour remplacer un salarié en cas d'absence ;
  • en cas de suspension du contrat de travail ou de licenciement d'un salarié de l'entreprise ;
  • pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent ;
  • pour faire face à un accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise ;
  • pour occuper un emploi saisonnier.
En l'absence de convention ou si le stagiaire est considéré comme une ressource à part entière de l'entreprise, les sommes versées seront assujetties selon les règles de droit commun applicables aux salariés.
Enfin, l'employeur n'a pas à effectuer de DUE pour les stagiaires non titulaires d'un contrat de travail.
L'article 27 de la loi du 28 juillet 2011 pour le développement de l'alternance et la sécurisation des parcours professionnels, dite loi Cherpion, a limité les abus auxquels peuvent donner lieu les stages en entreprise et à consacré les droits des stagiaires.
Un décret d'octobre 2015 relatif à l'encadrement du recours aux stagiaires par les organismes d'accueil, fixe les seuils d'embauche de stagiaire que les employeurs doivent respecter, pour toutes les conventions de stage conclues à compter du 29 octobre 2015. Le nombre de stagiaires dont la convention de stage est en cours pendant une même semaine civile dans l'organisme d'accueil doté de la personnalité morale ne peut excéder :
  • 15% de l'effectif arrondis à l'entier supérieur pour les organismes d'accueil dont l'effectif est supérieur ou égal à 20 ;
  • 3 stagiaires, pour les organismes d'accueil dont l'effectif est inférieur à 20.
Types de stages intégrés à un cursus pédagogique
Les stages effectués en 2016, ne relevant ni des dispositions concernant les jeunes travailleurs, ni de la formation professionnelle continue, doivent faire l'objet d'une convention type entre le stagiaire, l'entreprise d'accueil et l'établissement d'enseignement.
Les stages sont ainsi intégrés à un cursus pédagogique dans les conditions suivantes :
  • leur finalité et leurs modalités sont définies dans l'organisation de la formation ;
  • ils font l'objet d'une restitution de la part de l'étudiant donnant lieu à évaluation de la part de l'établissement.
Sont également intégrés à un cursus, dès lors qu'ils satisfont aux conditions fixées ci-dessus, les stages organisés dans le cadre :
  • des formations permettant une réorientation proposée à l'étudiant, notamment sur les conseils des services d'orientation ou d'un responsable de l'équipe pédagogique de la formation dans laquelle l'étudiant s'est engagé initialement ;
  • de formations complémentaires destinées à favoriser des projets d'insertion professionnelle et validées en tant que telles par le responsable de la formation dans laquelle est inscrit l'étudiant ;
  • des périodes pendant lesquelles l'étudiant suspend temporairement sa présence dans l'établissement dans lequel il est inscrit pour exercer d'autres activités lui permettant exclusivement d'acquérir des compétences en cohérence avec sa formation. Dans ce cas, en complément de la convention de stage, l'établissement d'enseignement et l'entreprise concluent un contrat pédagogique.
Sont concernés par l'obligation de conclure une convention de stage : tout élève ou étudiant préparant un diplôme de l'enseignement supérieur, sous réserve que le stage ne donne pas lieu au versement d'une rémunération - tous les étudiants ou les élèves des établissements d'enseignement technique ; tous les élèves des établissements d'enseignement secondaire ou d'enseignement spécialisé et les étudiants autres que ceux visés ci-dessus ; et toutes les personnes, non mentionnées ci-dessus, qui effectuent, dans un organisme public ou privé, un stage d'initiation, de formation ou de complément de formation professionnelle ne faisant pas l'objet d'un contrat de travail et n'entrant pas dans le cadre de la formation professionnelle continue - tels que :
  • les élèves préparant un diplôme de l'enseignement technologique ;
  • les élèves d'IUT ;
  • les élèves ingénieurs ;
  • les élèves des écoles de commerce et de gestion ;
  • les étudiants préparant un diplôme universitaire (DEUG, licence, master, etc.) ;
  • les élèves des centres médicaux-éducatifs ;
  • les élèves avocats (c'est-à-dire non titulaires du CAPA) ;
  • les élèves architectes (stage dit "ouvrier et/ou de chantier", stage de "première pratique" en France ou à l'étranger, stage de formation pratique) ;
  • les élèves des écoles hôtelières ;
  • les élèves infirmières ;
  • les stages d'initiation aux soins infirmiers pour les étudiants admis en 2ème année de médecine ou odontologie.

mardi 22 mars 2016

207 salariés devant les Prud'hommes de Paris sur le système de fichage individuel....nouvelle zone de dépression pour France Télévisions.

207 salariés devant les Prud'hommes de Paris sur le système de fichage individuel....nouvelle zone de dépression pour France Télévisions. 

Chacun se souvient encore des révélations du "Canard enchaîné" juste après les congés d'été de l'année dernière concernant le fichage à grande échelle des salariés mis en place par la direction de France Télé tous azimuts.
Ne revenons pas sur l'énorme bobard d'Ernotte balancé au micro de Patrick Cohen sur Inter le 4 septembre 2015 « personne n’est fiché à France Télévisions » !!!!

Un peu comme tous les autres: Julien Lepers sera toujours en 2016 sur "Questions pour un Champion" ou encore, plus récemment, David Pujadas continuera de présenter "Des paroles et des actes"...etc
Eh bien hier lundi 21 mars, France Télévisions représentée par Arnaud Lesaunier dégé délégué aux ressources humaines et à l'organisation, comparaissait pour une deuxième étape (*) devant le conseil des prud'hommes de Paris à la suite de la saisine de cette instance par 207 salariés voulant avoir accès à leurs « fiches » secrètes d'évaluation.
(*) La première étape avait été remportée le 17 septembre 2015 par trois organisations syndicales la CGC, la CFDT et le SNJ. La Justice saisie alors par voie de référé venait de faire INTERDICTION à France Télévisions  "de détruire les fiches faites sur les salariés" par voie d'ordonnance.


Beaucoup se souviennent également des vaines gesticulations du tandem allié de la direction FO/CGT pour la soutenir qui seul avait signé le soi-disant relevé de conclusions sur la restitution des fiches de salariés, suite à une réunion attrape-nigaud qui n'avait trompé personne d'autre.




Il semble d'ores et déjà que la direction sur ses explications concernant les " fiches, dites formulaires de « revue de personnel – Évaluation de performance et de potentiel »" et le fait que les salariés qui les ont demandé une restitution individuelle n'ont pas réussi à les obtenir, n'aient pas franchement convaincu !

La décision du Conseil qui statuera en référé sur les demandes des salariés qui voulaient, primo que leur fiche personnelle leur soit remise et secundo que soit constaté que le refus de France Télévisions de leur restituer leurs fiches constituait bien un « trouble manifestement illicite » - démarche commune soutenue par les syndicats SNJ, CFDT, CGC et Sudest donc attendue pour le mercredi 11 mai.


Nouveau rendez-vous judiciaire à cette date mais gageons d'ores et déjà qu'il y en aura d'autres d'ici là!

lundi 21 mars 2016

Encore deux émissions à la trappe sur France Télé !...avant l'été ce sera waterloo-télé morne plaine

Ce lundi 21 mars 2016, Renaud Revel à17H56 dans sa rubrique "Immédias" pour l'Express, indique qu'après l’arrêt du rendez-vous politique présenté par David Pujadas, "Des paroles et des actes", le tandem Field/Ernotte a pris la décision de supprimer "Envoyé spécial" le magazine créé le 18 janvier 1990 et animé depuis janvier 2001 par Guilaine Chenu et Françoise Joly va passer à la trappe, sans que l’on en connaisse vraiment la raison.
Au moment où nous écrivons, se tient une réunion de crise à France 2 concernant l'info que donne Renaud Revel. "Un tsunami qui balaye l’information de France 2" écrit le journaliste qui s'interroge sur un autre magazine de seconde partie de soirée "Complément d’Enquête"...

La direction de France 2 dément et dit qu'elle réfléchit à dynamiser l'émission pas à la dynamiter...cette même direction qui indiquait chercher "la taupe" (*). Nous verrons!

(*) Redonnons la définition figuré de  taupe", ça peut toujours servir "Agent double dissimulé à l'intérieur d'un organisme, d'une institution. ex Le service avait une taupe en son sein."

Selon ses informations, même "si aucune décision ne semble prise à l’heure d’aujourd’hui concernant ce rendez-vous" (comme l'écrit Renaud Revel) le blog CGC Média croit savoir qu'il ne s'agirait plus d'une hypothèse mais bel et bien d'un chantier quasiment bouclé. Là aussi reste à voir!


Deux ex Fleur de retour à Radio France…c’est le Printemps. !


Deux ex Fleur de retour à Radio France…c’est le Printemps. !

Michel Orier ancien directeur général de la création artistique au ministère de la Culture et de la Communication comme Gaël Hamayon qui avait quitté Radio France fin janvier pour rejoindre le cabinet de l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin comme conseiller pour la communication et les relations avec la presse, quittent tous deux la rue de Valois pour retrouver les murs de la radio publique.

 « Je crois la retrouver [La Maison ronde] dès que le printemps revient » comme dirait Hugues Aufray !

Que le CSA ait rendu un avis ou pas, le gouvernement Hollande avait déjà décidé concernant l’arrivée de la pub à Radio France.

Que le CSA ait rendu un avis ou pas, le gouvernement Hollande avait déjà décidé concernant l’arrivée de la pub à Radio France.

Dans un entretien qu’elle a donné au « Parisien » le 12 février dernier, Audrey Azoulay la ministre de la culture remplaçante de Fleur Pellerin a réussi à confirmer l’arrivée des publicités commerciales sur Radio France tout en limitant ses effets: « Il n’y aura pas plus de publicité sur Radio France. C’est très important pour le confort des auditeurs et c’est la spécificité de la radio publique de ne pas avoir de tunnels de publicités. Mais le groupe ne sera plus limité aux publicités institutionnelles ».

Le 16 mars le CSA qui s'était penché le 9 sur le  projet de décret ouvrant les antennes de Radio France à toutes les publicités commerciales interdites depuis 1987 sur les radios publiques qui ne pouvait diffuser que des "messages de publicité collective ou d'intérêt général" a donc rendu un avis favorable…avis n°2016-05 relatif au projet modifiant le cahier des charges de Radio France que l’instance publiait le même jour. 

Comme c’est étonnant !

Le CSA fait tout de même valoir préambule son « souci » que les évolutions introduites par le projet de décret « n’altèrent pas l’image de la radio publique auprès des auditeurs » et ne les « déconcertent ». 

Le texte qui modifie le cahier des charges de Radio France pour l'autoriser à accueillir tous les annonceurs, sauf les promotions de la grande distribution (qui peuvent représenter plus de 85% des spots sur les radios commerciales), les boissons alcoolisées de plus de 1,2 degré et les secteurs interdits de publicité, est « éclairé » d’une dizaine de préconisations de l’autorité de régulation :

- Définir les catégories juridiques de référence
- Prévoir une limitation du volume des messages relevant des échanges de services à caractère publicitaire.
- Indiquer la nature nationale et locale des programmes concernés par le temps maximal de publicité.
- Clarifier la rédaction de l’alinéa relatif à l’exclusion du secteur de la distribution pour les opérations commerciales de promotion.
- Inscrire dans la réglementation l’exclusion de la diffusion de messages publicitaires sur France Culture, France Musique et FIP.
- Assurer une claire identification des contenus à teneur publicitaire.
- Introduire dans le cahier des charges la limitation du temps des séquences de messages publicitaires.
- Imposer à Radio France une certification de ses procédures internes de contrôle des limitations publicitaires et la transmission régulière des données de son activités publicitaire afin d’assurer le contrôle des dispositions quantitatives.
- Limiter la dépendance économique vis-à-vis d’un même annonceur.
- Prévoir une clause de rendez-vous dans les deux ans, pour évaluer l’impact sur l’économie du secteur.

Lien pour télécharger l'avis du CSA:

http://www.csa.fr/content/download/215542/578767/file/avis%20pub%20radio%20france%20sign%C3%A9e.pdf

Rappelant que le respect du Cahier des charges s’impose et  comme il est courant de le dire, a force de loi.

Pas de bol avant même d'avoir été promulgué, l’article du "Canard enchaîné" du même jour venu gâcher la fête, révèle que le précédent Cahier des charges avait été lourdement violé.

Le palmipède y révèle la récente condamnation de Radio France dans un article au titre édifiant « Radio France, le glouton publivore » (en fin de post)

Extrait: "«Le Canard» s'est procuré des documents établissant clairement la propension de l'entreprise publique a violer ses obligations en matière publicitaire. 

Saisi par le syndicat interprofessionnel des radios et des télévisions indépendantes (Sirti) le tribunal de commerce de Paris a condamné Radio France pour concurrence déloyale (« Le Canard» 2/03)  

Dans ses attendus, le jugement du 6 octobre 2015 pointe des spots publicitaires faisant la promotion de vol pour la compagnie Luxair, de produits de la marque SEB, de forfaits mobile de La Poste. Mais aussi des publicités pour l’opticien Krys, pour les services du TGV, d'EDF et d'Engie (ex-GDF-Suez) ou encore les éditeurs de disques. Sans compter la cohorte d'établissements financiers et d'assureurs.

Le 15 janvier, le tribunal de commerce a condamné une seconde fois Radio France pour avoir diffusé une campagne de l'opticien Atol"