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mardi 29 novembre 2016

France Télé : nouveau recours à l’emprunt pour finir 2016 !...et pendant ce temps-là, la boite claque le fric de la redevance : 28M€ en moins de 4 mois.



France Télé : nouveau recours à l’emprunt pour finir 2016 !...et pendant ce temps-là, la boite claque le fric de la redevance : 28M€ en moins de 4 mois. 

Personne ne comprend pourquoi France 2 claque chaque jour 330.000 euros pour des émissions de l’après-midi et pour quelles raisons le numérobis de l’ex Orange, en opposition à Caroline Got laisse filer ?! 

« Tout simplement un non-sens économique » écrit Renaud Revel dans un article intitulé « La belle ardoise des après-midi de France 2 » dans sa rubrique « Immédias 2016 » :

"C’est une note  de 330 000 euros dont doit s’acquitter, chaque jour, le vaisseau amiral de France Télévisions pour l’ensemble de ces programmes. 330 000 euros qui font au total, 1,650 million d’euros par semaine. Soit 28 millions d’euros, sur les 17 semaines inscrites au calendrier de rentrée des chaînes.

[A titre d’exemple] Là encore, l’addition est lourde. L’émission "AcTualiTy"  de Thomas Thouroude et ses 450.000 personnes de moyenne (5 % de parts de marché) c’est  100 000 euros quotidien

Il va  sans dire qu’au vu des résultats de ces différentes émissions et des paramètres budgétaires  de France Télévisions,  ce coût est tout simplement un non-sens économique."


28 millions d’euros, en moins de 4 mois et ce alors que l’entreprise dans l’extrême rouge devrait une fois encore emprunter pour finir l’année et les salariés payer les pots cassés.

Rappelons que Couture n'en est pas à sa première.  

Chacun se souvient encore de sa désastreuse intervention  comme le révélait alors le blog CGC Média mais aussi « Le Canard enchaîné », de l'époque sur « Jusqu'ici tout va bien » le talk show quotidien [déjà estimé à 70.000€/jour] produit par Gérard Pont de Morgane Productions et présenté par Sophia Aram qui avait valu à l’éphémère patron de "La Deux" Vilamaitjana totalement discrédité d’être relégué au Téléthon (pour la même rémunération),  peu de temps après l’arrivée de Xavier Couture en tant que «conseiller» de l’émission sans concept et visiblement sans conducteur.


Que peut bien avoir Couture à l’esprit ?  Pas sûr d'avoir tout saisi !!! Pas de problèmes au moins ?!


dimanche 27 novembre 2016

Les députés des commissions des Affaires culturelles et des Finances pas franchement convaincus par Mathieu Gallet !



Les députés des commissions des Affaires culturelles et des Finances pas franchement convaincus par Mathieu Gallet ! 

Mardi 22 novembre, les députés des commissions des Affaires culturelles et des Finances ont auditionné, en fin d’après-midi, Mathieu Gallet le pédégé de Radio France. Ce dernier était sur l'application du contrat d'objectifs et de moyens (COM) "arrêté par (son) conseil d'administration en décembre 2015" et "signé en avril 2016".

Ce ne seront que 13/13,5 millions d’euros de déficit pour la fin de l'année 2016 contre les 16 millions prévus ! Ouaouh !

Le déficit devra être de 6,5 pour 2017…"Effort très difficile", a indiqué Mathieu Gallet, qui a rappelé que les "coûts fixes" de Radio France étaient importants comme "la masse salariale qui représente 58% du budget du groupe ". 

Malgré une espèce d’auto satisfécit auquel il s’est livré, il est loin d’avoir convaincu particulièrement sur l"usage des CDD assez extensif"…un dossier sur lequel il dit travailler  à en réduire le nombre. 

Le coût global par exemple de « France info : » (sur le canal 27 de la TNT) est resté dans le flou (comme pour France Télé d'ailleurs *).

Le député UDI des Alpes-Maritimes Rudy Salles a notamment critiqué les audiences de la nouvelle chaîne d'information en continu, qui "est à la peine". "Après l'effet de curiosité, elle affichait 0,2% de part d'audiences", a renchéri ce dernier  qui s'est interrogé "sur la frilosité de France Télévisions à communiquer les chiffres" (*). 

"Laissez-nous un peu le temps aussi de progresser (...)" a rétorqué le pédégé piqué au vif qui annonce "une évolution est prévue au début de l'année 2017", ajoutant "L'audience hertzienne est encore relativement faible, je le reconnais mais rappelez-vous, il y a 10 ans ce qu'était BFMTV"..." 

L’interviewé a réclamé patience sur l’air de vous n’avez encore rien vu ! …On croirait entendre l’ex Orange…il faut dire qu’avec Pingaud qui a conseillé l’un et l’autre, « la musique » n’a pas de mal à être la même !

vendredi 25 novembre 2016

France TV/Bygmalion: le méthodique réquisitoire du Procureur de la République Serge Roques.

France TV/Bygmalion: le méthodique réquisitoire du Procureur de la République Serge Roques.

« Il fallait que tout change pour que rien ne change ». Ce pourrait-être dans ce dossier Bygmalion/France TV, la phrase clé de tout son brillant réquisitoire

Le Procureur de la République Serge Roques qui avait qualifié de"hors sol" la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) qu’avait transmise moins d’un quart d’heure avant le début de la première audience, Maitre Florence Rault avocate de Bastien Millot, a donc demandé au Tribunal de prononcer des peines sérieuses et d’entrer en voie de condamnations contre les prévenus.

Des prévenus, il a mis en avant le manque de courage et le fait de se renvoyer la responsabilité « Les prévenus se rejettent la responsabilité et campent sur leurs positions ».

« Pourtant, dès la première audience nous avons pris connaissance du parcours des trois prévenus, amplement qualifiés en principe et pour ce faire particulièrement loquaces » ajoutait le Procureur.

« Ils se sont livrés à un plaidoyer pro domo, à un exercice d'autosatisfaction mais ce n'est pas notre sujet » a-t-il enchéri.

Patrick de Carolis nous a raconté sa brillante carrière de journaliste et d’écrivain mais pas d’administrateur… puis sa nomination par le CSA comme pédégé de France Télé qui l’a conduit à recruter des collaborateurs qu’il a choisis avec discernement (dixit).

Camille Pascal agrégé d'histoire directeur de cabinet de Dominique Baudis président du CSA et actuel conseiller d'État.

Bastien Millot a participé à des multiples cabinets ministériels avec Damien Cuier et Guy Alvès aux côtés de Jean-François Copé avant de créer Bygmalion.

Ils connaissaient donc parfaitement tous trois l'Audiovisuel public. Carolis a même  confirmé - ce  sont ses mots - que France Télévisions revêtait une importance particulière pour le Politique.

« C'est donc évidemment un poste politique ».

Carolis a même parlé de Clash vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Il a utilisé des métaphores maritimes mais aussi des métaphores guerrières « Il a parlé de champ de bataille ».

En revanche, il a fait preuve de beaucoup moins de courage sur les faits qui constituent votre saisine. Après le bouleversement qu'a constitué la suppression de la pub en 2008, il a dit avoir donné des consignes visant à faire des économies : ne pas remplacer les partants par exemple !

C’est probablement pour cela qu’au moment de départ de Bastien Millot membre de la direction et très proche de Carolis, il a décidé d’externaliser ce que son « dir com de la stratégie et du développement » et de confier à Bastien Millot (Bygmalion) ce que Bastien Millot faisait en interne.

Les faits sont clairement établis de la part des prévenus. La question porte sur l'impartialité. Les prestations litigieuses on les connaît, elles existent.

La chronologie.
Il y a des factures puis après des bons de commande – c’est assez curieux, généralement c’est l’inverse –  et dans un temps assez proche du départ de Bastien Millot (moins de trois jours), un premier contrat en date du 31 octobre 2008 (*) le contrat fantôme que personne a donné lieu à des paiements réguliers.

(*) Ce jour-là Bastien était toujours membre du comité directeur.

Au 1er novembre tout se met en place sans mise en concurrence. Ceci est absolument incontestable.

La « régularisation » a posteriori qui ne peut être considérée comme une réelle mise en concurrence. Pourtant l'ordonnance du 6 juin 2005 était bien applicable ; tout le monde en était conscient (pièces  D13 et D23). « Ses principes doivent être respectés dès le premier euro » réaffirme
le Procureur de la République Serge Roques.

Peu important dès lors qu’il ait été procédé à un fractionnement artificiel des marchés appelé aussi « saucissonnage » alors qu'il y avait unicité d'objets.

Cela n'a pas grand-chose à voir car de toute façon, il n'y a pas aucune mise en concurrence.

Les marchés conclus consistent, en réalité, à une même prestation avec un interlocuteur unique. Factures concomitantes.

La règle était connue, elle était actée. Une pièce le montre clairement la lettre des deux ministres de Tutelle.

La sanction au délit de favoritisme est claire (arrêt du 17/06/2006). L'interprétation retenue par la Cour de cassation s'applique immédiatement. Les règles européennes et constitutionnelles sont également extrêmement claires et applicables dès le premier euro

La jurisprudence coulait de source.

Le procureur va évoquer ensuite le cas individuel de chacun des prévenus.

La clé réside dans les relations professionnelles de Bastien Millot avec Carolis qui s’est manifestée au moins cinq occasion dès 2005.

« Il fallait que tout change pour que rien ne change » lance-t-il

« Personne n'est irremplaçable disait Carolis et pourtant Carolis va continuer avec Millot. Son « départ »/ « une catastrophe, un coup de tonnerre, le début de la fin » avait-il dit  Il fallait donc le garder « autrement ».


Millot disait craindre que le mandat (de Carolis) ne puisse se dérouler voir même aller jusqu'à son terme (Cf l'entretien du « Point » extrêmement clair).


Les relations entre Patrick de Carolis et Bastien Millot vont donc continuer comme si de rien n'était. Impossible de penser qu'il en soit autrement.

Le décideur est bel et bien Patrick de Carolis. Il n'y a dans le dossier aucune délégation de pouvoir et quand bien même, elle ne serait pas exclusive d'une  responsabilité pénale du pédégé ( arrêt chambre criminelle 19 juillet 2007)

Le favoritisme est donc imputable au président Patrick de Carolis.

Camille Pascal hautement qualifié et expérimenté, n’a cessé de le monter tout au long des débats. Sa position est différente de celle des deux autres prévenus; il est le seul à assumer les conséquences. Camille Pascal en partie subie.

Il a signé les deux contrats suivants qui représentaient entre 15 et 20 % de l'activité et du chiffre d’affaires de Bygmalion sans avoir en main « le contrat fantôme » du 31/10/2008 et de toute façon sans qu’il y ait mise en concurrence.

La thématique du conflit d'intérêt est bel et bien là.

Bastien Millot, lui, a entretenu un flou artistique et s'est employé à banaliser les conditions de son départ. Il a agi envers Carolis comme une sorte de « pousse au crime ».

En conséquence, le procureur a donc demandé au Tribunal d’entrer en voie  de condamnation pour favoritisme - un délit qui ne doit et ne peut être banalisé peine -  et de prononcer des peines sérieuses.