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lundi 10 juillet 2017

France Télés : 10ème jour de grève de la faim. Le dépôt d’une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui et/ou non-assistance à personne en danger » prend forme.



France Télés : 10ème jour de grève de la faim. Le dépôt d’une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui et/ou non-assistance à personne en danger » prend forme.

Il en est à son dixième jour de grève de la faim et l’entreprise de Service Public pour laquelle travaille, n’en a pas grand-chose à faire attendant peut-être que la situation physiologique de l’intéressé se dégrade jusqu’à atteindre un point de non-retour.

Celui qui comme nombre de ses collègues, a fait l’objet d’un  fichage secret dont l’ex Orange avait d’ailleurs nié l’existence au micro de Patrick Cohen sur France Inter le 4 septembre dernier « personne n’est fiché à France Télévisions » avant de reconnaître finalement avoir été au courant puis d'en annoncer sa destruction dans les colonnes du Monde (14/09/15), s’affaiblit au quotidien.

Sensation de froid, risque de chutes dues à la perte musculaire provoquée par la perte de l’apport en protéines, une énergie calorique qui s’épuise jour après jour  sans parler du cerveau qui s’en trouve affecté…le médecin traitant du salarié espère que l’entreprise va bouger avant que ne surviennent les risques de premières  séquelles.
Après une lettre ouverte au Gouvernement (*ici) manifestant l’inquiétude grandissante sur l’état de santé de ce collaborateur et visant à dénoncer l’hallucinante attitude de l’entreprise d’État, le dépôt d’une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui et/ou non-assistance à personne en danger » prend forme.
Le Gouvernement attendra-t-il le 24 juillet prochain où l’ex Orange devrait aller chanter devant la Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée nationale où elle sera interrogée – la veille de l’audition d’Olivier Schrameck Président du CSA nommé par François Hollande en 2013 et l’avant-veille de celle de Mathieu Gallet renvoyé en Correctionnel en novembre prochain,  pour dire stop ! 

Apparemment pas !...le point de non retour a semble-t-il été atteint. La seule question qui se pose, c'est le moment où....


PS: En tout cas, le DQVT lui n'est plus joignable jusqu'à la fin du mois. Voici, la réponse automatique qui est faite  à celles et ceux qui tentent de lui adresser un mail: "Absent de l’entreprise, je prendrai connaissance de votre mail à mon retour les 31 juillet"
  





dimanche 9 juillet 2017

Carolis (déjà condamné à de la prison), Gallet jugé en novembre pour ne pas avoir respecté les procédures de passation de marchés publics juste après Ernotte qui le sera, elle, à la mi-octobre…ça fait beaucoup!



Carolis (déjà condamné à de la prison), Gallet jugé en novembre pour ne pas avoir respecté les procédures de passation de marchés publics juste après Ernotte qui le sera, elle, à la mi-octobre…ça fait beaucoup!



Alors que les deux textes du gouvernement sur la moralisation de la vie publique - au cœur de la campagne d’Emmanuel Macron - débutent leur parcours parlementaire, ce lundi 10 juillet au Sénat, l’article de Jamal Henni pour BFM TV «Ce que la justice reproche à Mathieu Gallet » arrive à point nommé (*).

Le journaliste y livre les raison du renvoi en Correctionnel de celui Mathieu Gallet que Denis Pingaud a coaché pour l’envoyer à Radio France comme il l’a fait peu de temps après avec l’ex Orange Delphine Ernotte pour France Télés. Rappelons d’ailleurs que les conditions de ce dernier parachutage font actuellement l’objet d’une instruction judiciaire. 
L’ex Orange qui sera également devant la 11ème chambre correctionnelle du TGI de Paris à la mi-octobre quelques semaines avant Mathieu Gallet dans le cadre d’une citation directe qui la vise nommément ainsi que son directeur de cabinet Stéphane Sitbon-Gomez, Anne-Cécile Mailfert, compagne de ce dernier, et Maxime Ruszniewski ex conseiller au cabinet de Nadjat Vallaud-Belkacem et cofondateur Anne-Cécile Mailfert d’une soi-disant Fondation des femmes d’intérêt public !
Les divers chefs d’accusations de cette plainte sont, entre autres : recel de prise illégale d’intérêt, délit de "favoritisme" là–aussi prévu et réprimé par les articles 432-12 et 432-14 du Code pénal… délit de prise illégale d’intérêt, ainsi que du délit de favoritisme, délit de recel de prise illégale d’intérêt sur le territoire national et à une date non couverte par la prescription, ainsi que du délit de recel de favoritisme, etc…
Concernant Mathieu Gallet, le blog CGC Média vous propose de découvrir (ci-après) un extrait de l’enquête de BFM TV.
« Le PDG de Radio France va être jugé en novembre pour ne pas avoir respecté les procédures de passation lorsqu'il dirigeait l'INA.
Le 22 juin, le parquet de Créteil a décidé de renvoyer Mathieu Gallet devant le tribunal correctionnel de Créteil.
Le PDG de Radio France va donc être jugé en novembre [le 16 du mois, ndlr] pour "favoritisme". Il risque jusqu'à deux ans de prison, 30.000 euros d'amende, et de se voir "interdire d'exercer une fonction publique" [c’est d’ailleurs la même mesure d’interdiction qui est également réclamée contre Delphine Ernotte, ndlr]   

Toutefois, "pour ce type de délit, une peine de prison ferme est rarissime, voire inexistante, pour une première condamnation. [à l’instar de celles qui ont notamment  été prononcées début 2017 par la 32ème Chambre Correctionnelle du TGI de Paris contre Patrick de Carolis et Bastien Carolis, ndlr].  La peine infligée est en général du sursis", indique l'avocat pénaliste Stéphane Babonneau. 

Non-respect des procédures 

Précisément, Mathieu Gallet est jugé pour ne pas avoir respecté, lorsqu'il était PDG de l'INA (Institut national de l'audiovisuel), les procédures en vigueur pour la passation de marchés publics.
Le parquet estime illégaux les marchés conclus avec deux fournisseurs: la société Balises du communicant Denis Pingaud, et le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger. 

Au total, Balises la boîte de Denis Pingaud [patron de l’une des deux sociétés mise en cause par le Parquet donc qui avec Gaspard Gantzer l’ex conseiller com’ de François Hollande depuis le départ d'Aquilino Morelle, lance une agence de conseil en communication et en stratégie d'entreprise...Il faut quand même oser !! ndlr] a bénéficié de 100.000 euros HT de commandes sur 20 mois. Le parquet reproche à Mathieu Gallet d'avoir "recruté un prestataire extérieur (Balises) par plusieurs contrats successifs sans mise en concurrence préalable, sans appel d'offres à candidatures", indique l'avis d'audience.  

En pratique, ces 100.000 euros de commandes ont fait l'objet de plusieurs contrats successifs. Certains de ces contrats n'ont pu être retrouvés [comme c’est étrange, la même chose que dans le procès de Carolis, Bygmalion et Millot, ndlr]  tandis que, pour d'autres, seuls ont été fournis à la justice des projets de contrats non datés. Pour le parquet, "la scission des achats n'a été qu'un moyen de contourner les obligations [légales]. [Là encore les mêmes saucissonnages   sanctionnées pat la Justice toujours dans le procès de Carolis, Bygmalion/Millot, ndlr]   

Ces contrats récurrents avec la même entreprise, compte tenu de l'homogénéité des prestations, auraient dû relever d'une procédure prévue par l'INA, impliquant la mise en œuvre d'une publicité au BOAMP (Bulletin officiel des annonces de marchés publics), d'une consultation par écrit avec envoi d'un cahier des charges, et l'envoi d'au moins trois devis". À l'époque, une publication au BOAMP était nécessaire pour les marchés publics supérieurs à 90.000 euros. 

2,5 jours pour répondre à un appel d'offres 

Le parquet fait les mêmes reproches à des marchés passés à Roland Berger, pour un total de 289.000 euros. Pour le parquet, "la procédure interne à l'INA n'a pas été respectée, puisque la commission de contrôle des achats a donné un avis favorable après que les actes aient été signés". En outre, "les prestations semblent n'avoir été scindées que pour échapper à l'obligation de recourir, selon la réglementation interne de l'INA, à une procédure formalisée, nécessitant notamment une publicité au JOUE (Journal officiel de l'Union européenne), le marché étant en réalité supérieur au seuil de 200.000 euros". 

Enfin, et non des moindres, le parquet accuse aussi Mathieu Gallet d'avoir favorisé Roland Berger dans cet appel d'offres. D'abord, Mathieu Gallet a informé très en avance un dirigeant de Roland Berger de "l'existence future d'un marché, ce qui avantageait nécessairement Roland Berger, qui pouvait ainsi anticiper et préparer une candidature". Ensuite, le délai fixé pour remettre les offres a été réduit à 5 jours, soit 2,5 jours ouvrés, "ce qui avantageait Roland Berger par rapport à d'éventuels concurrents"… 

Fuite dans le Canard enchaîné 

Établissement public, l'INA devait respecter, pour ses marchés publics, des procédures qui étaient fixées dans sa réglementation interne, dans une ordonnance et dans un décret de 2005.
La note du CGEFI avait fuité dans le Canard enchaîné du 6 mai 2015. Mathieu Gallet avait alors annoncé le dépôt d'une plainte contre des "propos diffamatoires" et des "informations mensongères". Mais il n'a finalement jamais porté plainte, indique son avocat, Me Christophe Ingrain.

L'affaire avait démarré le 10 avril 2015 lorsqu'un service de Bercy, le Contrôle général économique et financier (CGEFI), avait pointé des "dysfonctionnements et irrégularités" dans les marchés publics de l'INA. En mai 2015, l'association Anticor avait porté plainte contre X pour "favoritisme". Puis en juin 2015, le ministère de la Culture avait effectué un signalement au parquet. 

Le CGEFI épinglait d'autres contrats, notamment des contrats de 50.000 euros passés en 2010 et 2011 avec l'institut de sondages OpinionWay, dont le vice-président était alors Denis Pingaud. Pourtant ces contrats ne seront finalement pas examinés par le tribunal, le délai de prescription étant dépassé. Selon le CGEFI, deux autres contrats "ne paraissent pas avoir respecté la procédure", notamment la mise en concurrence: ceux avec la société de coaching Chrysalis (55.000 euros) et avec le cabinet de Bernard Spitz (119.000 euros). 

Enfin, en mai 2016, la Cour des comptes a aussi critiqué plusieurs contrats, dans un pré-rapport révélé par Mediapart et dont les conclusions définitives sont toujours attendues. Selon ce pré-rapport, les contrats passés sans mise en concurrence avec OpinionWay (chiffrés à 116.000 euros) et Chrysalis (144.170 euros) "auraient dû conduire à une publicité sur le site ina.fr, une consultation par écrit, et au moins trois devis".

Encore une nomination à France Télés: Frédéric Prallet -Dujols second du Numérobis Xavier Couture

Encore une nomination à France Télés:  Frédéric Prallet -Dujols second du Numérobis Xavier Couture. 

Couture vient de faire nommer par l'ex Orange, au 1er juillet, Frédéric Prallet -Dujols "directeur de l'harmonisation des programmes et de la programmation transverse" pour le seconder.
Il sera entre autres chargé de la "circulation des programmes ainsi que la programmation transverse des antennes" ...Non, non vous ne rêvez pas. C'est bien sa fonction: il va faire la circulation et la jouer transversale!
Alors que ceux dans le secteur de l’audiovisuel qui se sont déclarés "disponibles" pour prendre la présidence de France Télés sont déjà nombreux (même après une courte période d'intérim), les retours de vacances vont être particulièrement embouteillés avec des risques d'accident majeurs. Bison futé devrait voir rouge!

Les choses ne sont probablement pas ce qu'elles paraissent...mais


Qui pourrait croire que l'ex Orange et son numéro deux, imagineraient faire obstacle à la l'éventuelle mise sous surveillance  de France Télés avec la nomination d'un dégé "central" qu'évoquait Renaud revel dans son article du 5 juillet dernier "France Télévisions: Matignon et Edouard Philippe pour une mise sous surveillance (ou tutelle) de Delphine Ernotte" ?



Qui pourrait croire qu'avec cette apparente reprise en main des antennes donc des chaines,  les deux responsables de  France 2 et France 3 soient ainsi contraintes au départ et gentiment poussées vers la sortie ?

Cela ne fera qu'alourdir un peu plus la facture en indemnités de licenciements du nombre de  le nombre de  virés sans raison qu'au bout du compte le contribuable paiera.

Il semble bien n'y avoir plus à présent France Télé qu'un seul crédo: consacrer son temps et l'argent public à détruire et à prendre des pouvoirs pour n'en faire que des échecs ! 

AU SECOURS....


vendredi 7 juillet 2017

Lettre ouverte à Monsieur Edouard Philippe le Premier Ministre, à Madame Françoise Nyssen la Ministre de la Culture et Monsieur Bruno Le Maire le Ministre des Finances.



Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre, à Madame la Ministre de la Culture 
et à Monsieur le Ministre des Finances.

Faudra-t-il un mort par grève de la faim à France Télévisions ?

Demain samedi 8 juillet, cela fera huit jour qu’un salarié de France Télévisions a commencé un grève de la faim dans semble-t-il l’indifférence générale….voire du cynisme et de la provocation.

Pas un coup de fil de qui que ce soit au salarié qui met ainsi sa vie en danger pour être entendu,  jusqu’à risquer un accident. 

Oui, « les conséquences de l’action de grève de la faim peuvent être graves » comme l’écrit ce jour « le directeur de la santé et de la qualité de vie au travail à France Télévisions » à un représentant de la CGC particulièrement inquiet de la situation qui l’a saisi comme la direction du reste.  

Par exemple comme l'explique, dix ans après sa grève de la faim (2006), Jean Lassalle député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques récemment réélu, qui révèle subir chaque jour les conséquences pour sa santé avec « une petite sacoche à fermeture éclair, remplie de médicaments dont il ne se sépare jamais… ». 

Le DSQVT se contente d'écrire, ce vendredi 7 juillet 2017 « J’ai pris connaissance de votre mail d’alerte de ce jour concernant la situation.


Comme vous le mentionnez, les conséquences de l’action de grève de la faim peuvent être graves. C’est la raison pour laquelle ses responsables hiérarchiques ont agi, dès qu’ils en ont eu connaissance, pour alerter les autorités locales sur sa situation… Les services de secours du SAMU ont été prévenus. »

Voilà qui consacre effectivement le fait que l’entreprise de télévision publique dont l’État que vous représentez Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Culture, Monsieur le Ministre l'Économie et des Finances, est propriétaire à 100%, a parfaitement connaissance de cette grève de la faim. 

Quant à l’annonce des soi-disant mesures prises (par l’entreprise), à savoir que « Les services de secours du SAMU ont été prévenus » elle est tout simplement hallucinante.   
Il suffirait donc d’avertir localement le SAMU et de prévenir l’inspection du travail pour se décharger de ses obligations légales sécuritaires vis-à-vis de tout salarié ?   

Comment ceux qui représentent une entreprise de Service Public donc l’État, peuvent-ils l’impliquer de telle façon ? 

Comme si cela ne suffisait pas, voici les trois lignes qui suivent qui si la situation n’était pas dramatique prêteraient à ironiser mais tel n’est pas le cas.  

1°) « Nous souhaitons qu’il prenne conscience des risques auxquels il s’expose et qu’il suspende son action. »….ça  c’est pour la provocation.

Le gréviste de la faim n’avait probablement pas pris conscience de son geste !

2°) « Bien entendu, les éléments relatifs à sa situation professionnelle et à sa santé au travail seront analysés avec les acteurs de l’entreprise, dont le médecin du travail fait partie, lors de sa reprise d’activité professionnelle. (il est actuellement toujours en arrêt maladie)».

Surréaliste. Son cas sera analysé – pas traité, non, juste analysé ! - lors de sa reprise d’activité professionnelle, c’est-à-dire à la fin de son arrêt-maladie lorsqu’il aura repris le travailça  c’est pour le cynisme. 

Voilà ce que lui avait répondu par les Services DRH du siège de France Télévisions, le 24 octobre 2016 après qu’il ait découvert comme tant d’autres salariés qu’il était secrètement et illégalement fiché : "Je suis au courant des problématiques de l'antenne locale. Je m’engage à régler votre situation professionnelle".

Il semble assez aisé à imaginer Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Culture, Monsieur le Ministre l'Économie et des Finances, que rien n’ayant été fait pendant tout ce temps, le salarié fragilisé en soit rendu à une telle extrémité.

Comment est-il possible de prendre à ce point à la légère et avec avec aussi peu de considération une situation comme celle d’une grève de la faim qui met en danger la vie d’un être humain et comment imaginer également traiter un collaborateur de l'entreprise de la sorte ?

Étant convaincus Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Culture, Monsieur le Ministre l'Économie et des Finances que vous ne détournerez pas le regard et interviendrez sans délai, nous vous adressons cette lettre ouverte comme une bouteille à la mer uniquement destinée à secourir ce naufragé et permettre à cet homme de reprendre goût à la vie. 

Avec nos sentiments les plus respectueux et notre profonde considération.

Ce sont les autres qui déménagent, pas Ernotte !

Ce sont les autres qui déménagent, pas Ernotte !

Il devait y avoir des mouvements partout et des déménagements au Siège de France Télévisions tous azimuts à commencer par l'ex Orange qui devait se retrouver au 3ème étage histoire d'être plus visible.

Ça coûterait trop cher semble-t-il !!!! Pourtant tout un tas de déménagements sans la moindre la  justification, devraient se poursuivre. 

Le foutoir avant la proche explosion programmée pourrait donc continuer de produire ses effets et désorganiser un peu plus l'entreprise...si tant est que cela soit encore possible!