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mardi 24 avril 2018

« Des magistrats de la Cour de cassation juges et parties ? » interpelle Alternatives économiques d'avril !

« Des magistrats de la Cour de cassation juges et parties ? » interpelle Alternatives économiques d'avril ! 

Dans un article paru ce 19 avril sur le site de «Alternatives économiques »  (A lire dans Alternatives Economiques n°378 - 04/2018) s’interrogeant sur le fait que des magistrats de la Cour de cassation puisse être juges et parties!

« Peut-on à la fois dire le droit et intervenir en tant que conférencier pour le compte de l’entreprise qu’on est en train de juger ? »  se demande d’entrée de jeu le site qui à l’évidence y répond en ironisant « cela ne semble pas avoir effleuré des magistrats de la chambre sociale de la Cour de cassation » ! 

L’obligation d'impartialité (que celle-ci soit objective ou subjective) est une règle élémentaire sans ambigüité dispensée notamment par l'École nationale de la magistrature (ENM). En effet, "Interdiction est faite de juger si le juge a un lien personnel ou professionnel avec une partie au litige". 

"Le juge qui suppose en sa personne une cause de récusation ou estime en conscience devoir s'abstenir se fait remplacer par un autre juge que désigne le président de la juridiction à laquelle il appartient" (article 339 cpc)" ajoute l’avocat Philippe Ravisy.

Extrait de l’article précité :

« L’arrêt du 28 février 2018 concernant la filiale française du groupe néerlandais Wolters Kluwer (qui édite entre autres des publications de Liaisons sociales et de Lamy) en est une illustration [de savoir si des magistrats de la Cour de cassation peuvent être juges et parties, ndlr]. Les magistrats ont rendu en l’espèce un arrêt très défavorable aux salariés, confirmant au passage un virage pro-entreprise de la chambre sociale, dont nous faisions mention dans nos colonnes il y a quelques mois. 

Au cœur de l’affaire, un montage financier, répondant au nom de code « Cosmos », réalisé en 2007 lors de la fusion de plusieurs filiales françaises du groupe, réunies au sein de Wolters Kluwer France (WKF). Les intérêts d’emprunt versés à la maison mère à Amsterdam ont siphonné la participation des salariés français. 

La nouvelle entité juridique a alors été contrainte de contracter un emprunt de 445 millions d’euros auprès de sa maison mère, la holding à Amsterdam. Jusque-là, rien d’illégal, si ce n’est que les intérêts d’emprunt, extrêmement élevés (fixés à l’époque à 7,3 %) pour une opération intragroupe, ont eu pour conséquence de littéralement siphonner la participation des salariés français pendant de nombreuses années, ce complément de revenus pouvant selon les exercices se monter jusqu’à trois mois de salaires par salarié.

Longue bataille judiciaire 

Un emprunt dissimulé aux représentants du personnel, car il a été souscrit en juillet 2007, juste après la restructuration, au moment où la nouvelle société WKF n’avait pas de comité d’entreprise (il sera reconstitué deux mois plus tard). L’opération Cosmos a également entraîné un gain fiscal pour la maison mère. La cession des titres Lamy et Groupe Liaisons (bénéficiaires à l’époque) a permis la distribution de dividendes à hauteur de 555 millions d’euros perçus en 2008 par la maison mère WKI NV. Une aubaine. Le taux d’impôt sur les sociétés de 15 % aux Pays-Bas étant plus favorable qu’en France (33 % en 2007).

Les syndicats de WKF (Ugict-CGT, SNJ, CFDT et la CNT), sont montés au créneau. A l’issue d’une longue bataille judiciaire (une enquête pénale ayant même été menée pour entrave au fonctionnement du comité d’entreprise), la cour d’appel de Versailles leur a donné raison le 2 février 2016.

Au vu du contenu du dossier, dans un climat plutôt marqué par la lutte contre l’optimisation fiscale agressive et alors que les questions d’intéressement et de participation reviennent dans le débat à la faveur de la future loi Pacte sur l’entreprise, les salariés et leurs syndicats espéraient une confirmation de la décision par la Cour de cassation.

C’est tout le contraire qui s’est produit. Les juges ont estimé que les salariés auraient dû contester le calcul de la réserve de la participation alors certifié par un commissaire aux comptes. Faute de l’avoir fait, les syndicats ont subi un sérieux revers – « quand bien même l’action des syndicats était fondée sur la fraude et l’abus de droit invoqués à l’encontre des actes de la gestion de la société », justifient les juges. 

Une motivation qui a heurté les salariés de WKF et leurs conseils et surpris également nombre de juristes spécialisés dans le droit du travail. Car jusqu’à présent, la fraude était systématiquement condamnée. 

« En d’autres termes, cet arrêt laisse entendre que même si un montage financier est frauduleux, en l’occurrence pour priver des salariés de leur participation, il peut quand même prospérer. De mémoire de juriste, je n’ai jamais vu ça », souligne un professeur de droit. 

La fraude corrompt tout ! 

« Cela peut vouloir dire que la fraude ne fait plus exception à toutes les règles » explique de son côté le professeur de droit Gilles Auzero, qui a commenté l’arrêt dans les Cahiers Sociaux. Dans la jurisprudence prévaut l’adage « fraus omnia corrompit » c’est-à-dire la fraude corrompt tout. 

Alors bien sûr, on pourrait dire que ce n’est qu’un adage et que les juges ont le droit de s’en affranchir, mais, juridiquement, les motivations de l’arrêt demeurent discutables.

« Les salariés ne pourraient donc plus contester parce qu’il y a une attestation du commissaire aux comptes ? Mais ce n’est pas l’attestation elle-même qui est en cause. Un commissaire peut légitimement dire que le bénéfice net est égal à zéro et qu’il n’y aura donc pas de participation. Ce qui compte, c’est ce qui s’est passé en amont et par quel montage cette participation est devenue nulle. » 

Cette « cassation sans renvoi », qui dans le langage des juristes signifie que les syndicats n’ont aucune possibilité de recours (*), pourrait n’être qu’un coup dur porté aux salariés de WKF et plus largement aux opposants des pratiques d’optimisation fiscale agressive. Mais beaucoup de salariés n’acceptent pas que les magistrats qui ont rendu l’arrêt aient une connaissance approfondie de leur entreprise. 

Des magistrats dans les colloques de WKF

Les juges, à commencer par le président de la chambre sociale, Jean-Yves Frouin (qui termine son mandat dans les prochains mois), le doyen Jean-Guy Huglo et la conseillère Laurence Pécaut-Rivolier, qui ont statué sur cette affaire au sein d’une formation composée de dix magistrats, connaissent bien Wolters Kluwer France. Ils y interviennent régulièrement dans le cadre de conférences et de colloques payants organisés par le groupe pour un public essentiellement composé de juristes et de DRH. 

Cette activité formation est au cœur des métiers de WKF. Conseillère à la chambre sociale, Laurence Pécaut-Rivolier s’exprime dans les colloques sur le nouveau comité social et économique (CSE) issu des ordonnances Macron et qui a remplacé le comité d’entreprise. Le 7 mars 2018, elle participait ainsi à une journée de conférences, « Tout ce qu’il faut savoir sur le CSE » organisée par Wolters Kluwer.
Et c’est encore Laurence Pécaut-Rivolier qui sera amenée à juger les affaires qui remonteront à la Cour de cassation dans une formation spécialisée au sein de la chambre sociale sur le CSE. 

(*) Les salariés de WKF pourraient certes envisager « la  saisine de la Cour de justice de l'Union Européenne qui peut certes émaner d'un État membre mais aussi d'une institution européenne comme dans certaines hypothèses, d'une personne privée comme d’une entreprise, d’une organisation (d’un  ou plusieurs syndicats donc) ou d’un citoyen de l'Union européenne »… 

La procédure qui pourrait s’avérer longue pourrait ainsi rappeler plusieurs règles à tous comme "Le juge qui suppose en sa personne une cause de récusation ou estime en conscience devoir s'abstenir se fait remplacer par un autre juge que désigne le président de la juridiction à laquelle il appartient"  ou encore  "Que la fraude ne peut en aucun cas prospérer faisant dès lors exception à toutes les règles – et priver ainsi les plaignants de toute action en Justice que ce soit" !

lundi 23 avril 2018

Le tandem CGT/FO soutien sans faille de la direction signe seul le document relatif aux élections qui auront lieu à France Télés.


Le tandem CGT/FO soutien sans faille de la direction signe seul le document relatif aux élections qui auront lieu à France Télés. 

Dans un très récent article « Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ? », le blog CGC Média dénonçait la connivence existant entre certains donneurs de leçons et la direction de France Télés.

Le blog CGC Média prenait comme exemple, l’établissement  de Malakoff  - un 10ème CSE ultramarin crée de toute pièce et artificiellement par la direction bien que dépendant géographiquement comme logiquement du Siège en le scindant de surcroit, comble du ridicule, en deux au niveau des effectifs -  où la CGT avait indiqué qu’elle signerait le texte ! FO plongeant chacun dans un insoutenable suspense avait pour sa part réservé sa réponse.

Comme d’habitude, le tandem CGT/FO soutien sans faille de la direction aura signé seul, le document relatif aux élections  qui auront lieu à France Télés. 

Qu’est-ce qui pousse la CGT mais aussi ses alliés de FO à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ? 

Ce mano a mano entre la direction et le duo CGT-FO que les salariés de France Télés ne cessent de constater jour après jour, est totalement indécent. 
Pour autant, il ne suffit pas à l’emporter car pour que les protocoles préélectoraux conclus entre l’employeur et les organisations syndicales intéressées, soient validés,  ils sont subordonnés à une double condition de majorité : 

ils doivent être signés par la majorité des organisations syndicales ayant participé à leur négociation et  
- parmi ces organisations signataires, doivent figurer les organisations syndicales représentatives ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles ou, lorsque ces résultats ne sont pas disponibles, la majorité des organisations représentatives dans l’entreprise. 

Ce qui, ici, n’est pas le cas. 

La direction des Ressources Humaines du Pôle Outre-mer au sein de France Télévisions a donc été dans l’obligation d’adresser un courrier adressé à la DIRECCTE, ce lundi, accompagné du projet d’accord préélectoral relatif à l’élection du CSE de Malakoff signé seulement par deux organisations syndicales (CGT et FO) afin qu’elle tranche. 

Ces négos que l’ex Orange mène au pas de course histoire de plaire au fidèle duo de signataires devraient réserver quelques surprises à celle et ceux qui pensent que leur chanson habituelle  « on sait ce qu’on a …on aurait pu avoir beaucoup moins en ne signant  pas ! » doublé d’une récurrente mais vaine propagande, marcheront !

dimanche 22 avril 2018

Rat la casquette…pour les salariés du siège de France Télés concourant à la fabrication et à la diffusion des JT.


Rat la casquette…pour les salariés du siège de France Télés concourant à la fabrication et à la diffusion des JT.

Pendant que Romuald Rat le directeurdes Reportages et des Moyens de l'Information Nationale chez France Télévisions était au NAB à Las Vegas (*) les salariés  concourant à la fabrication et à la diffusion des JT se mettaient en grève au siège de France Télés à cause des dernières trouvailles de l’intéressé que beaucoup donnent dans le collimateur.  




(*)  Le NAB Show (communément appelé NAB) tire son nom de la « National Association of Broadcasters » (Association américaine des diffuseurs). C'est un salon professionnel dédié à la vidéo, aux moyens de tournage, de production et de diffusion, surtout destinés à la télévision mais aussi au cinéma et à la radio. Le NAB se tient, chaque année, au mois d'avril, à Las Vegas (Nevada, États-Unis).

Le 11 avril dernier les personnels du PC info avaient donc appelé à cesser le travail pour demander, entre autres le retour de la « boite à boutons» dispositif qu’il était avant février 2018 et que Romuald Rat avait arrêté avant son départ pour les States.

Le préavis de grève portait également sur le retour immédiat à la normale de la diffusion (via la télécommande de la régie 2 actionnée par les scriptes), la mise en place d’une réunion commune à l’ensemble des parties concernées afin de mettre en place un vrai projet d’harmonisation des diffusions, la participation systématique des salariés à tous les projets en cours ou à venir en adéquation avec l’accord QVT la direction devant reconnaitre  officiellement une communication catastrophique autour de ce projet !

Suite à la réunion de négociation qui s’est tenue le lundi 9 avril 2018, les salariés du PCinfo ont obtenu gain de cause sur de nombreux points à commencer par le retour de « la boite à boutons » supprimée par Rat dont les initiatives tant intempestives que malheureuses agacent au plus haut point !

La direction a par ailleurs reconnu une communication insatisfaisante avec les équipes des services concernés suite à de nombreuses pannes du système susnommé assurant la diffusion des sujets du Journal.

Ce n’est pas la première que Rat mine à gros bis (repetita) le moral des salariés et n'écoute personne. Il se retrouve ici désavoué par sa hiérarchie et ce pendant son escapade américaine !  Il est depuis son retour plus que jamais sur la sellette, se dit-il en interne.

vendredi 20 avril 2018

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ?

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ?

C’est au pas de course que la direction de France Télés a engagé partout des réunions visant à faire signer des protocoles préélectoraux au rabais que le tandem CGT/FO qui valide paraphe quasiment tout de que l’ex Orange propose, ose présenter comme une avancée !

Sur l’habituelle rengaine « on sait ce qu’on a …on aurait pu avoir beaucoup moins en ne signant  pas ! » doublé d’une récurrente propagande qui travestit les choses à sa sauce, la CGT veut aller vite…très vite !   

Hier jeudi 19 avril, par exemple, avait lieu la dernière des 3 réunions dite de négociations sur le site de Malakoff. Alors que l’ensemble des organisations syndicales ont fait savoir en séance qu’elles en signeraient pas le texte proposé à la signature jusqu’à ce vendredi soir (24h seulement) – FO annonçant réserver sa réponse…ben voyons ! – la CGT a indiqué, elle, qu’elle signerait. 

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ? 

Les dispositions dans ce cadre comme l’a fait remarquer très justement un des négociateurs, sont de 90 jours pour  organiser des élections or la direction a donné  30 jours aux OS pour se prononcer et s’est réservé 60 jours pour elle au cas où la DIRECCTE devrait être saisie…ce qui devait être le cas un peu partout !

Preuve si besoin était que la direction et l’ex Orange se dépêchent d'organiser ces élections avec l’aval de la CGT pour lâcher – contrairement à ce que racontent de concert ces deux-là – afin de lâcher le moins possible de droits aux salariés ! 

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ?  

Autre problème et de taille : la direction s’est contentée de prendre juste le nombre minimum de sièges minimum consacré par les ordonnances Macron alors qu'elle avait la possibilité d'en donner plus. « C’est sensas, c'est bien ! c'est le droit du travail … Dingue ! » s’est emporté hier un participant à la réunion ! Preuve en est là-aussi du peu de cas qu’elle fait des représentants des salariés et de la place qu’elle entend laisser au dialogue social déjà aux abonnés absent ! Le « plus » dont parle la CGT ! 

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ? 

Autre pavé dans la marre jeté à nouveau par toujours le même négociateur, hier, côté salariés : quid des anciens accords qui légalement devraient tomber ? La direction avant d’organiser des élections aurait semble-t-il dû préalablement signer un accord sur la protection des anciens accords - d'où semble-t-il le délai de 90 jours précité ! - mais ne l’a pas fait ! 
"Il y a des renégociations de ces accords…des Balayages avec les OS pour revoir tous les accords afin de prendre en compte tous les nouveaux périmètres! " bredouille la direction. Autrement dit, ce serait juste un toilettage !!!! FAUX !!!! 

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ? 

Enfin la limitation de 3 mandats consécutifs sur 12 ans  maximum – 3 x 3 ans en réalité pour FTV sans que les suppléants aient le droit de siéger dans les nouvelles instances – si aucun syndicat ne peut y déroger – Personne n’a beaucoup entendu la CGT sur le sujet ! cette disposition que la jurisprudence devra faire évoluer, laisse quand même très perplexe. En effet, comment faire monter des nouveaux responsables syndicaux dans le vivier des suppléants s'ils ne siègent pas dans les instances et s'ils ne peuvent pas appréhender les dossiers au fur et à mesure?!?... 

Cerise sur le gâteau, le prestataire pour le vote électronique n’est pas connu ! 

Qu’est-ce qui pousse la CGT à précipiter les élections à France Télés et à ratifier tous azimuts les textes de la direction ? 

Au final donc à Malakoff – il faut le redire –  seule la CGT a annoncée publiquement qu'elle voterait ce PPE au rabais !