Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 29 août 2018

La CGC Audiovisuel porte plainte contre France Télés et la CGT pour avoir signé un accord secret en violation des droits des autres organisations syndicales.


La CGC Audiovisuel porte plainte contre France Télés et la CGT pour avoir signé un accord secret en violation des droits des autres organisations syndicales.
Le 17 juin 2018, les responsables de la CGC pour les média découvraient assez médusés l’article publié sur le blog de l’ADAP (Association de Défense de l’Audiovisuel Public) intitulé « Sosthène : que valent les promesses ... ? » 

Ils pouvaient y lire ces quelques lignes dont nous laissons la responsabilité à leurs auteurs « Les syndicats ne mouftent pas [à France Télés, ndlr] ! A part quelques irréductibles !  Le syndicat crypto-communiste ne dit pas grand-chose …
On comprend tout quand on lit les accords secrets et confidentiels que ce syndicat a signés, il y a quelques temps, avec la direction : je te soutiens à fond et toi tu recrutes mes gars ! Et comme la direction assure la gestion des personnels syndiqués : les permanents sont assurés d’une belle carrière et d’un beau pactole en partant en retraite ! »    
Les responsables de la CGC n’en croyant pas leur yeux et découvrant pour la première fois à cette date l’existence d’un tel accord, ont bien évidemment immédiatement cherché à savoir de quoi il s’agissait.
Ils ont été destinataires quelques jours plus tard de la Convention signée entre la direction de France Télés dument représentée et Marc Chavelot pour le SNRT GGT et le SNJ CGT (* Texte transmis à la Justice, ci-après).
Avec cette convention les responsables de la CGC pour les média, recevaient également une note du DGA de l’époque adressée au « COMEX, au DG, DGA et DRH » ainsi qu’une liste de 28 noms seulement sur des postes divers à France Télés bénéficiaires des mesures de ladite convention. (Annexe et lettre qui sont transmises évidement à la Justice et que le blog CGC Média ne publiera pas ici)
Ainsi donc la CGT France Télés si prompte à constamment aller dans le sens de la direction ces dernières années venait de signer dans le plus grand secret un accord avec la direction caché à l’ensemble des autres organisations syndicales, totalement illégal est-il besoin de la préciser !
« Il ne s’agit que d’un accord confidentiel – une convention de séquestre pour être précis – qui n’était pas destinée  à être divulguée compte tenu de la nature du texte signé avec la direction par Marc Chauvelot qui concerne des transactions pour une trentaine de personnes » avait tenu à préciser maître DUFRESNE-CASTETS l’avocate de la CGT devant la Cour et une quinzaine de personnes dans le cadre d’une audience publique qui s'est tenue le  28 juin dernier.  

Tu parles Charles, il suffit de lire la deuxième page de ladite convention  « Les parties [CGT et Direction à France Télés, ndlr] s’engagent sur l’honneur à ne pas divulguer auprès de qui que ce soit les termes de la présente convention qui devra rester strictement confidentielle»
Strictement confidentielle …. Pour des sommes - il s’agit bien là d’argent public  - estimées à des centaines de milliers d’euros au total (certaines langues se déliant au passage, parlent de plus d’un million d’euros concernant ces 28 bénéficiaires….la Justice tranchera !)
La CGC vient de mandater très officiellement maître Pierre-Olivier LAMBERT l’avocat du syndicat dans l’affaire Caroils/Millot/Bygmalion qui a valu à chacun les condamnations et les peines prisons que tout le monde connait, afin qu’il dépose plainte et saisisse sans délai le TGI de Paris.
Il convient de rappeler à ce sujet et la Jurisprudence en la matière est très claire que la Justice a toujours lourdement condamné ce genre de pratiques anticonstitutionnelles donc illégales.
Il suffit de reprendre les condamnation prononcées par le TGI de Paris contre  Rémy Pflimlin avant qu’il ne soit nommé à France Télévisions lorsqu’il dirigeait encore les NMPP pour « discrimination syndicale » 

L’ordonnance de référé rendue à l’époque par le TGI de Paris pour discrimination syndicale suite à l’assignation délivrée par les organisations syndicales en demande dont d’ailleurs la CGC concernant un accord signé entre le syndicat CGT (SGLCE) et les NMPP dont Rémy Pflimlin était Directeur Général Adjoint, condamnait notamment l’entreprise pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non-respect de ses obligations légales."

Le Tribunal de Grande Instance de Paris relevait notamment que le document signé entre la Direction Générale et la CGT avait été été conclu en violation des droits des autres organisations syndicales.

L'ordonnance enjoignait de surcroit l’entreprise de mener toutes les négociations collectives simultanément avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives et pas avec une seule la CGT !
 
Le jugement rendu par Tribunal de Grande Instance de Paris alors exécutoire condamnait l’entreprise  à verser aux syndicats demandeurs un article 700 dans le cadre du nouveau code de procédure civile et fixait  une astreinte de 100.000 euros que l’entreprise serait, dès lors, tenue de verser à chacun des syndicats demandeurs  (entre autres la CGC) par infraction constatée et à défaut de respecter les négociations collectivement.

La Cour d’Appel de Paris saisie juste après par l’entreprise, allait intégralement confirmer  dans son arrêt, le jugement rendu en première instance par le TGI et la condamner aux dépens d’appel, ainsi qu'au versement à nouveau de "dommages" aux syndicats demandeurs au titre de l’article 700.

Il semble selon nos informations que d’autres organisations syndicales de France Télés agissent de concert contre ceux qui prétendent donner des leçons mais signent avec la direction un accord financier concernant une trentaine de bénéficiaires seulement (adhérents supposés ?!) au détriment de tous les autres adhérents de l'organisation signataire mais aussi et surtout, de tous les adhérents des autres syndicats et de ceux qui ne sont pas syndiqués donc du plus grand nombre!

(* Texte transmis à la Justice dans le cadre de la plainte).



mardi 28 août 2018

Le départ de Nicolas Hulot ouvre la porte au remaniement !

Le départ de Nicolas Hulot ouvre la porte au remaniement !

Pas un média qui ne commente ce matin la démission de Nicolas Hulot du gouvernement, annoncée en direct sur France Inter.

"Une crise gouvernementale", analyse dans les minutes qui suivent Elizabeth sur RTL.

Extraits :

« C'est une crise gouvernementale. Il y a d'autres bombes à retardement comme Madame Nyssen, ça va obliger Emmanuel Macron à un remaniement alors qu'il voulait absolument tenir jusqu’aux européennes pour ne pas avoir à désavouer cette équipe qu'il avait constituée en espérant que c'était le nouveau monde politique. 

 « Une surprise ? Oui et non, analyse Elizabeth Martichoux. Oui parce qu'il avait dit il y a quelques mois qu'il prendrait sa décision pendant l'été ou en tout cas avant les grands départs en vacances sur un certain nombre de sujets et notamment le plan énergie et à ce moment-là et jusqu'au mois d'août il était très offensif sur les projets du gouvernement.

La réponse est non, ça n'est pas une surprise puisque ça fait des mois que l'on sent que pour Nicolas Hulot trop c'est trop. Il fait une sortie assez théâtrale avec des mots qui sont sévères"Je ne veux plus me mentir", dit-il, ça veut dire qu'il est allé au bout de ses illusions, au bout peut-être des illusions qu'Emmanuel Macron [au Danemark aujourd’hui pour une visite officielle de trois jours] lui avait présentées lorsqu'il l'avait convaincu… »

lundi 27 août 2018

Un si grand montant pour « Un si grand soleil » pris sur le budget général de France Télés !


Un si grand montant pour « Un si grand soleil » pris sur le budget général de France Télés !
« Selon des sources industrielles, le budget du nouveau feuilleton de France 2 Un si grand soleil,  s'élève à environ 35 millions d'euros par an, financés à hauteur de 26 millions par la chaîne, environ 5 millions par France.tv.studio, et le solde par le CNC. Soit un budget comparable à celui de Plus belle la vie, qui coûte pourtant moins cher à produire, car il comporte moins de scènes en extérieur.

Quoiqu'il en soit, avec un épisode de 22 minutes qui coûte 130 à 140.000 euros, Un si grand soleil a un coût horaire cinq fois moins élevé que les fictions de la Deux (1,2 million d'euros par heure en 2017, selon le CNC) » écrivait Jamal Henni pour BFM le 24 août dernier.
Ce sont les chiffres détaillés que donnait également le blog CGC Média au travers de plusieurs articles - l’un des derniers en date du 3 juin : « Demain nous appartient » une maxime que l’ex Orange n’a plus aucune chance de faire sienne mais un titre pour le feuilleton de TF1 qui débute cet été » - que venait en écho à un post de deux mos plus ancien (13 mars 2018) sur « Combien la commission « Avance sur recettes » du CNC a-t-elle attribué à France Télés pour sa série  montpelliéraine ? » 

Le blog CGC Média y précisait dans quelles conditions et écrivait « Le CNC Centre National du Cinéma et de l'image animée (CNC) via la commission d'Avance sur recettes où Frédérique Bredin sa présidente a choisi de reconduire pour 2018 Teresa Cremisi, éditrice, à la présidence, choisit d’attribuer des fonds. L’institution retient 2 types d’avance sur recettes : avant et après réalisation. 

En ce qui concerne France Télévisions et sa Fiction montpelliéraine, c’est donc le premier cas qui nous intéresse puisqu’il s'agit d'une aide à la production avant réalisation. 

Des fonds sont donc alloués à certains projets dans les conditions décrites ci-dessous et soumis en deux temps :
- à l’examen par un comité de lecture ;

- puis après avoir été sélectionnés, soumis à l'examen de l'ensemble des membres du collège réunis en plénière, cet examen étant précédé des auditions des candidats (réalisateur et producteur) par les membres de la commission.

Il est donc assez clair que pour que le comité de lecture se prononce préalablement comme l’indique clairement l’appellation dudit comité, après avoir lu le projet… 

En ce qui concerne cette série-fiction sans cesse repoussée par France Télés, cela ne semble pas selon nos informations avoir été le cas ! Le bruit courre même que  le montant moyen de l'avance qui était par exemple en 2011 de 460.000 € pour une fiction, serait explosé !



Le montant de l’enveloppe allouée - un moyen de récupérer des fonds alors que les tournages n’ont évidemment pas commencé et histoire de réduire un peu les centaines de milliers d’euros déjà engloutis dans cette lubieernotienne - serait dit-on hallucinant !»
Le chiffre qui avait fuité de l’avance alors consentie était alors de 7 millions d’euros…du jamais vu en matière de programme et/ou de création !
Nous maintenons ce chiffre de 7 millions qui lorsqu’on le rapproche de celui donné par BFM qui l’estime à 2 ou 3 millions de moins…. en faisant le calcul « 35 millions d'euros de budget par an, financés à hauteur de 26 millions par la chaîne (France 2), environ 5 millions par France.tv.studio (toujours le contribuable et le solde par le CNC. »
35 millions – 26 millions, reste 9 moins environ 5 millions, ça donne 4 millions…ce qui est considérable et faramineux.
Imaginez donc la tête des joyeux contributeurs du CNC en apprenant à la conférence de rentrée de France ce qu’avait déclaré d’Ernotte à une journaliste lui posant la question « Le financement du feuilleton Un si grand soleil est pris sur le budget général ». (Satellifax du 24/08/18)


Ça quand même dû les faire flipper vu les conditions normalement très cadrées de l’attribution  de ces fonds qui peuvent, ce faisant, être considérés comme une subvention déguisée !