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jeudi 20 décembre 2018

Certains de ceux qui soutiennent Ernotte, valident et signent tout, bientôt sous les projecteurs judiciaires …Un début.


Certains de ceux qui soutiennent Ernotte, valident et signent tout, bientôt sous les projecteurs judiciaires …Un début.
Dans son édition du 19 décembre 2018, « La Lettre A » révèle les suites judiciaires qui vont être données au rapport de la Cour des comptes qui s’est penché sur la gestion des œuvres sociales du Comité interentreprises de l'audiovisuel public (CIORTF).

Le blog CGC Media vous propose de découvrir un extrait de l’article intitulé « Audiovisuel public : la justice bientôt saisie sur la gestion du comité interentreprises »

"La Cour des comptes entend saisir le parquet de Paris d'ici fin décembre sur la gestion du Comité interentreprises de l'audiovisuel public (CIORTF). Le pré-rapport des sages de la rue Cambon, dont des éléments ont fuité en septembre, avait pointé de nombreux dysfonctionnements de cette instance.


Selon nos informations, la gestion des œuvres sociales du Comité inter-entreprise de l'audiovisuel public (CIORTF), qui regroupe France télévisions, Radio France, l'Institut national de l'audiovisuel (INA), etc., va faire l'objet d'un signalement de la Cour des comptes au parquet de Paris, en vertu de l'article 40 du code pénal. Cet article impose à tout fonctionnaire qui a la connaissance d'un délit ou d'un crime d'alerter sans délai le procureur de la République. (*)



Ce dossier tombe au plus mal pour Delphine Ernotte à la recherche d'une majorité syndicale pour négocier début 2019 un accord d'entreprise instaurant une rupture conventionnelle collective (LLA du 04/12/18). Certains élus appelés à négocier en ce sens font aussi partie de l'assemblée plénière du CIORTF, qui compte 33 membres issus des syndicats siégeant dans les différents comités des entreprises de l'audiovisuel public. Longtemps dirigé par la CGT - allié à FO de 2012 à 2014 -, le CIORTF fonctionne depuis quatre ans avec des élus des syndicats CFDT, UNSA, CFE-CGC et SUD. 

Une gouvernance complexe avec quatre organes élus 


La divulgation dans la presse, mi-septembre, d'éléments issus du pré-rapport de la Cour des comptes a montré que la gouvernance de cette instance a souffert de lacunes importantes. De forts soupçons de mauvaise gestion planent sur ce comité interentreprises assurant l'intendance des activités sociales et culturelles pour 14 000 salariés. Déclenché en décembre 2016 sous l'impulsion de Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, le contrôle de la période 2012-2016 a été diligenté par le conseiller maître Pascal Samaran. Son pré-rapport a notamment souligné une gouvernance trop complexe, partagée entre une assemblée générale (réunie tous les quatre ans seulement), une assemblée plénière, un comité directeur et... un bureau. Plusieurs préconisations ont été faites, comme la nomination d'un directeur général.


Avec quarante-deux bougies soufflées en juin et cinquante permanents, le CIORTF a été créé après l'éclatement en 1976 de l'ex-ORTF en différentes sociétés. Son financement provient - encore aujourd'hui - de contributions obligatoires des différents comités. Ses ressources annuelles atteignent 12,7 millions € (2016) : le CE de France télévisions - plus gros contributeur - verse par exemple une subvention annuelle de 7,4 millions €, celui de Radio France 3,7 millions €, le solde étant apporté par les CE de l'INA, de TDF et de Radio France internationale (RFI)."

(*)

mardi 18 décembre 2018

Les arguments bidon d’Ernotte et Letranchant tentant vainement d’expliquer les images truquées dans les JT.


Les arguments bidon d’Ernotte et Letranchant tentant vainement d’expliquer les images truquées dans les JT.

Il n’y aurait eu que l’affaire de la pancarte arborée place de l’Opéra par les gilets jaunes et diffusée tronquée ce samedi dans le JT national de France 3, la direction aurait pu penser que ses pseudos explications en endormirait plus d’uns….seulement voilà, depuis une autre photo trafiquée a été découverte. Cette fois ci, c’est la photo d’un gilet jaune qui été à la photo originale sur laquelle on peut lire clairement « Macron Dégage. Forces de l’ordre avec nous ».
 






Voici les explications qualifiées de factuel que distille ici et le monsieur info de l’ex Orange « Les éléments purement factuels [dont disposerait la direction de France Télés, ndlr] qui expliquent cette erreur que nous pouvons tous juger plus que regrettable et préjudiciable à l’image du travail exigent des rédactions du groupe FTV, sont les suivants.

Samedi dernier, une personne opérationnelle au sein de l’Edition concernée a commis une erreur qu’elle a d’ailleurs reconnue. De son propre chef, elle a décidé de gommer le « dégage » inscrit sur une pancarte (« Macron dégage ») brandie par un manifestant.

Elle n’en a référé à personne, auparavant la rédaction en chef avait validé le cliché « originel » tel qu’il avait été pris par le photographe pour être utilisé pendant l’édition. La photo concernée est un cliché de l’ AFP à insérer en plasma, en illustration derrière la présentatrice. 

Cette personne qui est très sérieuse dans son travail, a commis ce samedi, une faute professionnelle. Jamais il n’a été demandé, ni même admis qu’une image de manifestation soit retouchée avant son passage à l’antenne. La personne a été convoquée par la directrice adjointe de permanence en même temps que la rédactrice en chef de l’Édition. Elle ne s’explique pas pourquoi elle a réagi comme cela et reconnaît que ce n’était pas une demande et qu’elle n’en a parlé à personne alors même que la personne de l’infographie lui a fait une remarque. 

La direction de l’Info se réserve évidemment la faculté de donner une suite disciplinaire à cette affaire. Depuis le début de la crise, la direction agissant toujours en responsabilité, a donné pour seule consigne de prêter attention aux propos qui pourraient être diffamatoires ou orduriers. Ce qui n’était pas le cas en l’espèce…Il ne s’agit pas d’une affaire de censure (accusation grave et inacceptable); d’ailleurs dans le sujet en réponse de la direction de l'information d’ouverture du journal et qui avait trait à la manifestation des gilets jaunes à Paris, un manifestant s’exprime avec ses mots « Macron dégage » et c’est évidemment passé à l’antenne tel quel. Comment oser penser que la Direction de l’info pourrait censurer quoi que ce soit... 

Par ailleurs, la directrice adjointe de permanence ce WE a fait une mise au point en début de conférence, rappelant qu’on ne retouchait pas une image, une règle de base de notre métier et que personne n’était habilité à prendre des initiatives personnelles de ce genre sans en référer à la rédaction en chef.  

Elle a rappelé la nécessaire rigueur qui doit être la nôtre, que notre responsabilité était d’être à la hauteur de la confiance que les téléspectateurs nous accordent. Et qu’en cas de doute ou de conflit, il y avait toujours un membre de la direction présent avec qui échanger »

Ça c’est pour l’image de la pancarte retouchée mais pour celle du gilet jaune qui été ajouté à la photo originale sur laquelle on peut lire clairement « Macron Dégage. Forces de l’ordre avec nous » que va nous chanter à présent le le duo Ernotte/Letranchant ?!

La nouvelle photo truquée qui condamne Ernotte et Letranchant…


La nouvelle photo truquée qui condamne Ernotte et Letranchant…

A l’Élysée la colère ne retombe pas. Après l’affaire de la pancarte arborée place de l’Opéra par les gilets jaunes et diffusée tronquée ce samedi dans le JT national de France 3, voici la nouvelle truquée qui fiche par terre la soi-disant version de « l’erreur humaine » avancée par Ernotte et Letranchant. 

Cette fois ci, c’est la photo d’un gilet jaune qui été ajoutée (voir photo originale en fin de post) à la photo originale sur laquelle on peut lire clairement « Macron Dégage. Forces de l’ordre avec nous »

La note de rappel de Yannick Letranchant le monsieur info de l’ex Orange qui « rappelle que toute modification d’un document (image, son, photo…) provenant a fortiori de l’extérieur est à proscrire ou à tout le moins doit nécessiter une validation éditoriale a priori et a posteriori » n’est en réalité qu’une énième gesticulation qui – on le voit bien – supposée soutenir l’insoutenable.

Le fait d’avoir ajouté ce message à l’écran « Macron Dégage. Forces de l’ordre avec nous » est une faute inadmissible.




Ni Alexis Kohler, ni Édouard Philippe, ni Gilles Boyer à Matignon, ni Olivier Courson, ne sauveront Delphine Ernotte, Yannick Letranchant et quelques autres !


19 novembre 2018


Manifestation de gilets jaunes à Frontignan
Copyright Pascal Guyot