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mardi 7 mai 2019

France 2 se paie chèrement un champion pour "Million Dollar Mile" qui fait un flop aux Etats-Unis !

France 2 se paie chèrement  un champion pour "Million Dollar Mile" qui fait un flop aux Etats-Unis !  

Quasiment au même moment, alors que le Numérobis de France Télés annonce que des jeux pourraient disparaitre des antennes de France Télés comme « Des chiffres et de lettres » très regardés par les plus de 50 ans dont Ernotte veut vider le trop plein et que Thierry Beccaro annonce dans une interview au Parisien qu'il abandonne l'animation de Motus à la fin de la saison où il quittera définitivement France 2, « TéléStar » révèle que « Million Dollar Mile » le jeu produit par la Warner Bros qui a couté bonbon à la chaîne sera animé par Teddy Riner.

Il va en falloir à France Télés des ruptures conventionnelles individuelles (après la pseudo RCC avortée) pour payer tout ça...et tout le reste d'ailleurs! 

Téléstar écrit en lien avec Pure Médias « C'est un recrutement étonnant que vient de réaliser France 2. Dans quelques semaines, la première chaîne du service public lancera Million Dollar Mile, son nouveau jeu d'aventure événement produit par Warner Bros, société qui produit déjà Affaire conclue et Les Mamans.

Si cette animation peut paraître surprenante, elle est en réalité en accord avec celle proposée aux États-Unis.

Le recrutement de Teddy Riner est judicieux pour France 2 puisque le judoka, champion du monde à dix reprises dans sa catégorie, est l'une des personnalités sportives préférées des Français depuis plusieurs années déjà… »

Pourtant, le 9 avril dernier dans son article « Ernotte choisit de se payer Emmanuel Macron et la vingtaine de personnalités qui viennent de lui écrire, en achetant des millions un mega bide à la Warner ! », le blog CGC Média révélait le fric fou que France 2 venait de dépenser pour cette émission qui « après seulement deux épisodes diffusions en prime time le mercredi sur CBS, basculait le samedi après des audiences catastrophiques qui, ramenées à l’échelle du Pays, représentent seulement 4,1 millions téléspectateurs la première diffusion chutant à 3,4 millions seulement de téléspectateurs pour la deuxième diffusion ».

Un vrai coup dur pour la Warner qui a fabriqué cinq ou six émissions que déprogrammaient donc  les dirigeants de la pour tenter de sauver les émissions restantes du jeu sportif créé par le légendaire basketteur LeBron James "Million Dollar Mile" !

Si beaucoup saluent « le choix » de Thierry Beccaro de ne pas rempiler pas pour une trentième saison à l'animation du jeu Motus sur France 2 mais également de quitter définitivement le service public, assurant toutefois qu'il ne comptait pas mettre un terme à sa carrière : "Je suis les bras ouverts !", beaucoup d’observateurs s’interrogent évidemment sur la concomitance de l’annonce de la suppression de jeux sur les chaines de l’audiovisuel public et la note qui risque d’être particulièrement salée si le futur jeu animé par Teddy Riner (mais pas que… !) comme aux États-Unis se plantait direct !

C’est vrai qu’en France, il y a « l’exception culturelle » !  Comment une dispendieuse émission de la Warner qui ne marche pas aux States pourrait-elle ne pas intéresser le téléspectateur français ?! Allons donc…

lundi 6 mai 2019

Laetitia Recayte l’éphémère patronne de FTP-FTD-MFP (Le Studio) à France Télés, chargée d’une énième mission autour de la SVOD et de la SMA !

Laetitia Recayte l’éphémère patronne de FTP-FTD-MFP (Le Studio) à France Télés, chargée d’une énième mission autour de la SVOD et de la transposition de la directive SMA (services de médias audiovisuels) !

Au cas où l’annonce serait passée inaperçue, c’est l’intéressée elle-même  Laetitia Recayte l’éphémère patronne de FTP-FTD-MFP (Le Studio) à France Télés qui vient de la propager sur les réseaux sociaux.

Alors que Pascal Lechevallier  pour ZDNet publie un excellent article intitulé « Audiovisuel : comment la France a raté le marché de la SVOD » Laetitia Recayte explique le pourquoi du comment de sa désignation !

 « L'audiovisuel et le cinéma sont visiblement des sujets qui inspirent. Pas un jour sans une tribune, un colloque, un débat… Des constats, encore des constats, mais où sont les propositions concrètes pour qu'audiovisuel et cinéma français se développent à l'ère numérique ? » écrit-elle dans une 1ère publication à laquelle elle répond immédiatement « Sans doute la raison pour laquelle les ministres de la culture et de l'économie ont confié une mission sur le sujet à Dominique Boutonnat et à moi. Notre enjeu n'est pas de constater mais d'aller au-delà et d'être concret. »  



C’est ce que disait, lors de son allocution du 27 mars 2019, dans le cadre de Séries Mania, Franck Riester, le ministre de la Culture et de la communication qui déclarait : « Il s’agit d’évoluer avec un environnement concurrentiel entièrement nouveau mais surtout de préserver notre modèle dans ce qu’il a de protecteur de notre ambition culturelle. Plus largement, les débats sont nombreux sur les relations entre les diffuseurs et les producteurs. Certains proposent une libéralisation très poussée, comme l’Autorité de la concurrence dans son rapport rendu public il y a quelques semaines. Beaucoup pointent la grande complexité de notre réglementation (…) C’est à la fois un enjeu culturel et économique – je le rappelle, l’audiovisuel et le cinéma représentent 0,8% de notre PIB. C’est pourquoi, avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, nous avons décidé d’engager une mission pour explorer les pistes d’évolution possibles du cadre législatif et réglementaire, et préparer au mieux la transposition de la directive SMA. Elle sera confiée à Laetitia Recayte et Dominique Boutonnat. »

Du concret à venir doncc’est le but de la mission ! Bon, Netflix et les autres n’oint qu’à bien se tenir …  C’est pourquoi, avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, nous avons décidé d’engager une mission pour explorer les pistes d’évolution possibles du cadre législatif et réglementaire, et préparer au mieux la transposition de la directive SMA. Elle sera confiée à Laetitia Recayte et Dominique Boutonnat. »

« Un rapport de plus qui viendra compléter la collection de rapports déjà rédigés sur le sujet depuis 10 ans » écrit ZDNet qui ajoute « A trop vouloir protéger un modèle qui a fait ses preuves dans un univers 100% analogique, l’audiovisuel français est en train de passer à côté de son avenir numérique, en particulier avec la SVOD. Reste le Replay qui fait le boulot mais qui offre bien peu de perspectives de recettes directes à date pour les auteurs et les producteurs. Netflix, Apple, Amazon, Disney, Warner et les autres ont la voie libre pour se déployer et poursuivre leur conquête du public. »

Quant à Salto (Sal quoi ??) plus personne n’en parle…sauf pour en rire !

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article  très complet de ZDNet précité ainsi que les tableaux l’illustrant. (cliquez ici)

Extrait :

"Business : Alors que Netflix caracole en tête du marché SVOD français, pas un jour ne se passe sans qu’un professionnel ne se penche sur les raisons de cette situation. La faute à qui ? Que faire ?  Quel rapport rédiger ?

« Dans un article paru le 3 mai dans les Échos, Julien Jourdan, professeur de stratégie au sein du groupe Management Organisation de l’université Paris-Dauphine (PSL Research University), publie un article intitulé « Cinéma français : comment survivre à l’ère Netflix » dans lequel il conclut « il faut enfin inciter massivement encourager la création de nouveaux services de diffusion. »
Après avoir dénoncé tous les maux dont souffre le secteur de l’audiovisuel (soutien, régulation, embouteillage en salle…) il oublie néanmoins d’évoquer l’attitude des grands groupes médias français qui, à l’unisson, ont refusé de se lancer dans l’aventure de la SVOD dès 2007, alors que Netflix balbutiait ses gammes SVOD sur le marché américain.
Dans une autre tribune parue le 3 mai, cette fois dans le Figaro, Christophe Tardieu, ancien Directeur Général du CNC, écrit : « Et comme rien ne peut s’imposer de façon verticale et technocratique, il est temps de mettre tous les acteurs concernés autour d’une table, des financeurs aux exploitants de salle, en passant par les producteurs, les diffuseurs et les distributeurs, pour inventer les mesures à prendre par les professionnels comme par les pouvoirs publics pour que puissent vivre encore le cinéma français et le modèle de l’exception culturelle. » Mais le sujet de fond est-il bien celui de la survie du cinéma français et de la préservation du modèle de l’exception culturelle ? 
En faisant la promotion de l’entre soi, cette tribune ne fait que conforter le fait de poursuivre dans la voie qui a mené tout l’audiovisuel dans le mur en matière de SVOD.
En effet, la profession donne le sentiment de vouloir maintenir à tout prix les conditions réglementaires, financières et d’organisation du marché comme si la SVOD n’existait pas. Or, cela fait 10 ans que la SVOD tisse sa toile sans qu’aucun grand groupe n’ait réellement eu le courage de s’y investir. Impossible de ne pas re-partager ici l’expérience des années 2005 à 2008. 
La préhistoire de la SVOD
Alors que plusieurs sites de VOD indépendants démarraient leur activité en France (DorcelVision, Vodéo, Iminéo, Glowria), les chaînes de télévision avaient d’autres préoccupations stratégiques que de se lancer dans le marché à la demande transactionnel ou par abonnement. De plus, en 2005, les studios américains n’étaient pas vraiment organisés pour gérer les droits dématérialisés : en effet, les droits transactionnels étaient logés dans les entités vidéo (DVD) alors que les droits par abonnement étaient logés dans les entités TV. Si bien que les chaînes voyaient d’un mauvais œil le fait qu’une exploitation additionnelle vienne se greffer sur des droits qu’elles considéraient comme ultra stratégiques. Autre difficulté, et non des moindres, la possibilité de mutualiser les droits à l’acte et par abonnement. Bref, du côté des ayants droit, l’arrivée des offres dématérialisées à la demande n’étaient pas dans le top des priorités. Et dans les chaînes, l’idée de voir se développer une offre à la demande par abonnement s’appuyant plus sue le broadband que sur le broadcast, ne recueillait que très peu de suffrages.
Les séries, la locomotive
Le lancement en 2007 des premières séries américaines simultanément à leur diffusion locale, ce qu’on appelle aujourd’hui US+24 ouvrit les yeux de tout le marché qui, à l’époque, n’avait d’attention que pour le cinéma.  
D’un coup d’un seul, un gisement de fans était prêt à payer pour voir des séries, diffusées épisode par épisode, par pack de 2 ou 3 épisodes, et parfois même par saison. En une année, ce sont plus d’un million d’épisodes qui se vendront sur le seul site VOD de TF1.
Dès mai 2007, conscient que les séries et que le modèle par abonnement avaient un réel potentiel, car moins contraints que le cinéma par la chronologie des médias, je déclarais dans les colonnes du journal les Échos : « Nous sommes toujours à la recherche d'un modèle économique. Nous testons toutes les possibilités. Celui d'ABC peut en être un (AVOD). Nous regardons également des offres d'abonnements de vidéo à la demande ».
Hélas, l’idée de lancer une offre de vidéo à la demande par abonnement ne trouva aucun soutien de la part de la chaîne. C’est même Free qui, profitant des tergiversations de TF1, capta les droits des principales séries de l’époque diffusées par TF1 (Universal, Disney et Warner) pour les intégrer dans une offre à la demande par abonnement, Free Home Vidéo (FHV). Lancé en juin 2007 avec assez peu de programmes, FHV trouva une seconde jeunesse début 2008 en ajoutant la plupart des séries qui cartonnaient sur TF1. Puis ce fut le lancement de CanalPlay Infinity qui remplaça FHV le 1er juillet 2012. On connait la suite de l’histoire de CanalPlay, la volonté de Canal de ne pas concurrencer son offre linéaire à 40 euros.

L’avenir de la TV ne passe pas par la SVOD
Si Netflix a pu se développer sans réelle opposition de la part des grands groupes médias, c’est tout simplement que ces groupes n’ont pas cru à la SVOD et n’ont pas voulu y investir le moindre euro.
Du côté de TF1, après le refus de se lancer dans l’aventure de la SVOD en 2008, puis en 2009 et enfin en 20190, on apprenait via BFMBusiness en 2013 que l’éventualité d’un projet de SVOD était abandonnée.  La presse mentionnait les propos du PDG de la Une de l’époque : « Je ne peux pas lancer une activité qui va être percluse d'obligations par rapport à des compétiteurs qui eux vont caracoler à la fois avec des modèles économiques très supérieurs aux nôtres et sans aucune des obligations que la régulation impose aux acteurs français. A un moment donné, il faut se dire que la mondialisation existe. »
La même année, l’Express rapportait les propos de Nicolas de Tavernost, PDG de M6, dans un article intitulé : « M6 laisse tomber ses projets dans la VOD sur abonnement » et écrivait :  « La SVOD est un marché qui me paraît extrêmement difficile", a relevé Nicolas de Tavernost , laissant le soin aux "grands acteurs plus forts" que M6 de se développer sur ce marché. » Il précisait même à cette époque que « les discussions avec TF1 n'ont finalement jamais eu lieu. »

Netflix seul maître à bord
Le baromètre de la VOD/SVOD publié par le CNC met en évidence la domination absolue de Netflix : en janvier 2019, 18,0 % des internautes déclaraient avoir visionné un programme en SVOD (+2,5 points par rapport à janvier 2018) et 52,6 % des consommateurs de SVOD déclaraient avoir visionné un programme sur Netflix (+8,1 points par rapport à janvier 2018) ; 9 séries américaines figuraient parmi les 10 programmes les plus visionnés. En février 2019, 17,0 % des internautes déclarent avoir visionné un programme en SVOD (+3,0 points par rapport à février 2018) et 54,8 % des consommateurs de SVOD déclarent avoir visionné un programme sur Netflix (+10,3 points par rapport à février 2018), neuf séries américaines figurent parmi les 10 programmes les plus visionnés avec, en première position, The Umbrella Academy puis Riverdale et Sex Education. Le simple fait de mélanger TVOD, SVOD, EST, avec la présence de sites qui n’existent plus est une preuve de plus que le marché de la SVOD n’a pas été appréhendé à sa juste valeur. 

En attendant le prochain rapport 

Dans son allocution du 27 mars 2019, dans le cadre de Séries Mania, Franck Riester, le ministre de la culture et de la communication déclarait : « Il s’agit d’évoluer avec un environnement concurrentiel entièrement nouveau ; mais surtout de préserver notre modèle dans ce qu’il a de protecteur de notre ambition culturelle. Plus largement, les débats sont nombreux sur les relations entre les diffuseurs et les producteurs. Certains proposent une libéralisation très poussée, comme l’Autorité de la concurrence dans son rapport rendu public il y a quelques semaines. Beaucoup pointent la grande complexité de notre réglementation (…) C’est à la fois un enjeu culturel et économique – je le rappelle, l’audiovisuel et le cinéma représentent 0,8% de notre PIB. C’est pourquoi, avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, nous avons décidé d’engager une mission pour explorer les pistes d’évolution possibles du cadre législatif et réglementaire, et préparer au mieux la transposition de la directive SMA. Elle sera confiée à Laetitia Recayte et Dominique Boutonnat. »


Un rapport de plus qui viendra compléter la collection de rapports déjà rédigés sur le sujet depuis 10 ans. A trop vouloir protéger un modèle qui a fait ses preuves dans un univers 100% analogique, l’audiovisuel français est en train de passer à côté de son avenir numérique, en particulier avec la SVOD. Reste le Replay qui fait le boulot mais qui offre bien peu de perspectives de recettes directes à date pour les auteurs et les producteurs. Netflix, Apple, Amazon, Disney, Warner et les autres ont la voie libre pour se déployer et poursuivre leur conquête du public."

dimanche 5 mai 2019

L’ex Orange continue la casse de France Télévisions en envoyant une partie des équipes à Bois d’Arcy !


L’ex Orange continue la casse de France Télévisions en envoyant une partie des équipes à Bois d’Arcy !


« Fier que France Télévisions ait choisi Bois d’Arcy pour implanter son service « La Fabrique ». Cette nouvelle implantation, au sein du Spirit Business Cluster, sur des terrains appartenant à Grand Paris Aménagement, comprendra une partie stockage et une partie bureau sur 4 100 m².


Ce site permettra notamment de regrouper la flotte Vidéo-mobile de France Télévisions en région parisienne. Bois d’Arcy attire de plus en plus d’entreprises et de fleurons de l’industrie française comme récemment Carmat, le spécialiste du cœur artificiel ou Saint-Gobain, preuve du dynamisme de notre territoire couplé à une défense de notre cadre de vie. »   indique sur Facebook Philippe Benassaya le maire de Bois d’Arcy qui a vendu la mèche.



Évidemment, ni les salariés concernés, ni les instances représentatives du personnel n’ont été informés de cette nouvelle délocalisation que l’ex Orange n’hésitera pas à mettre sur le dos de l’actionnaire donc d’Emmanuel Macron chef de l’État !  

Jusqu'à quand va-t-il supporter d'être au final considéré comme le responsable de la mort de la télé publique ? 


« Les responsables de France Télécom savaient que ce plan pouvait tuer » confie Yves au Parisien à la veille du procès qui s’ouvre ce lundi.

« Les responsables de France Télécom savaient que ce plan pouvait tuer » confie Yves au Parisien à la veille du procès qui s’ouvre ce lundi.

Le Parisien de ce jour (5/05/19) n’y va pas par quatre chemins…Alors que le procès du harcèlement moral au travail chez France Télécom s’ouvre ce lundi 6 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, le titre de Presse dans un article signé Pascale Égré et intitulé « Nicolas, Yves, Rémy : ces vies brisées de salariés de France Télécom » raconte la souffrance de salariés de l’entreprise certains allant jusqu’à se suicider.

« Extrait » :

« Nicolas et Rémy se sont suicidés après des mois de maltraitance professionnelle. Yves a sombré dans une longue dépression. Récit de ces plongées dans l’enfer.

Sur les 85 situations individuelles explorées durant l’enquête sur France Télécom, les juges ont retenu celles de 39 personnes comme ayant été victimes du harcèlement moral reproché aux ex-dirigeants de la société. Chacune est longuement détaillée dans l’ordonnance de renvoi.

Huit dépressions, douze tentatives de suicide et dix-neuf suicides : autant de manifestations d’un « défaut de prise en compte des effets anxiogènes » de la politique de l’entreprise, estiment les magistrats pour qui « la déstabilisation des agents » a constitué « un levier » pour « parvenir (aux) transformations » voulues… »

Le Parisien avec ces trois récits qui font froid dans le dos, nous montre comment certains dirigeants considèrent ces femmes et ces hommes qu’ils emploient…

- Nicolas Grenoville avait 28 ans. Le 10 août 2009, à Besançon (Doubs), ce salarié rattaché à la direction territoriale Est se suicide par pendaison à son domicile. « Avec un câble France Télécom et en tenue de travail », précise l’avocat de son frère maître Michel Doucet.

- Le 26 avril 2011, dans la banlieue de Bordeaux (Gironde), Rémy Louvradoux s’immole par le feu devant un site de l’entreprise. « Le long d’une avenue qui ne ressemble pas à grand-chose, un homme a laissé cette dernière trace de lui-même sur un mur », écrit un collègue dans un hommage publié dans La Vie...
« Il s’est suicidé pour mettre fin à ce cercle infernal dans lequel il était pris et dont il ne voyait pas l’issue mais aussi pour dénoncer toutes ces pratiques au sein de son entreprise […] Il a donné sa vie pour ça. »

- Entré dans l’entreprise en 1973, au temps des Postes et télécommunications, Yves Minguy, 67 ans, ex-fonctionnaire, a dû batailler durant des années pour faire reconnaître son « accident de service ». Soit une grave dépression surgie en 2009, après trois ans durant lesquels ce cadre rattaché à la direction territoriale nord de France Télécom a été complètement ballotté.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce que les proches de Nicolas et Rémy mais également de Yves qui, lui, est toujours ont vécu au quotidien. 
« Les responsables de France Télécom savaient que ce plan pouvait tuer » (cliquer sur le lien)  lance ce survivant !...

vendredi 3 mai 2019

Le minable communiqué de France Télés annonçant la disparition de Geneviève Yver.

Le minable communiqué de France Télés annonçant la disparition de Geneviève Yver.


Pour France Télés, voilà à quoi se résume sa  carrière “elle avait débuté à France Télévisions comme journaliste en 2008 et avait quitté l'entreprise en février 2018. (ce qui en plus est inexact )”…Lamentable.

Dix ans de collaboration comme journaliste (2008 à 2018) pour lesquels France Télés écrit s’associer à la peine de sa famille et ses proches ! Un service minimum en quelque sorte !

L’entreprise aurait pu dire par exemple “Geneviève Yver ex Déléguée Amérique latine pour France Télévisions, rédactrice en chef adjointe depuis 1998 (*) mais également déléguée syndicale pour la CGC à la holding dès 2002, nous a quitté en cette fin avril 2019. 

France Télévisions voulait lui rendre hommage et dire à son fils, sa famille et ses proches de quel professionnalisme elle a fait preuve toutes ces années et du courage qui a été le sien pour lutter contre  la maladie qui l’a malheureusement emportée.

Mais non…évidemment non, rien de tout cela !

(*)



 

La CGC Média, qui n’oubliera jamais Geneviève, tient à publier la plus belle déclaration à lui faire après qu’elle soit partie vers d’autres cieux…celle de son fils Waël Mechri-Yver  qui lui écrit ceci:

« Samedi 27 avril 2019, Mon plus grand Prof est décédé. 

A l’âge de 68 ans, ma mère nous a quittés hier après une longue et épuisante lutte contre des tumeurs cérébrales, la paralysie faciale... Elle a fait face à sept chirurgies cérébrales au cours de ces vingt ans et a montré un courage, une volonté de vivre contre la douleur et les maladies que je n’ai jamais vu auparavant…

Ma mère, Geneviève Yver, a été pour moi un symbole de force, de détermination, d’indépendance et de bravoure qui a façonné ma conscience pour toujours. 

Une journaliste française, féministe dans l’âme qui était un vrai poumon au sein d’un foyer et n’a jamais pris NON pour une réponse. Elle a parcouru la planète plusieurs fois à ses propres risques, sur son propre temps... Nous avons vécu ensemble en France, au Brésil, dans l’océan Indien (Ile de la réunion) et nous avons voyagé dans de nombreux pays tous les deux… 

Je lui dois ma vie, la découverte de la beauté, l’attrait et l’amour de la diversité des cultures du monde et je peux dire sincèrement qu’elle m’a donné ma première vraie éducation musicale mondiale et mon goût pour la  Bossa Nova, la Samba et les plus beaux opéras…

En la suivant à travers le monde, je suis venu à comprendre que le monde est plus complexe, plus vaste et beaucoup plus riche en cultures que nous le pensons.

Elle a ouvert mon esprit à la magnificence de la planète et mon cœur à la beauté de nos réalisations ici-bas.

Notre relation a été difficile, mais à travers les épreuves, comme son seul enfant, je crois que je suis parvenu à une compréhension plus profonde de moi-même, une profonde curiosité du sens de la vie et de la mort, je me suis rapproché du Spirituel et ait ouvert mes yeux et mon âme dans cet objectif.

Même si le moment est difficile, je sais qu’elle est maintenant libérée de ses douleurs, de ses peurs et je ne peux attendre de célébrer son ascension et sa libération…

J’ai hâte de la voir se joindre à la lumière et chanter avec les anges qu’elle aimait tant.

Puissions-nous toujours célébrer la vie, je crois que c’est à cela que la mort nous conduit et nous renvoie l’image de  notre propre mortalité.

Repose en paix et dans l’amour ; merci pour tout maman et avec ma sincère gratitude, je te le redis : Je t’aime…"

La CGC de Canal + signe l’accord de mise en place de la nouvelle organisation des Instances Représentatives du Personnel.


La CGC de Canal + signe l’accord de mise en place de la nouvelle organisation des Instances Représentatives du Personnel. 

Comme deux autres organisations syndicales, la CGC Canal + a signé l’accord de mise en place de la nouvelle organisation des Instances Représentatives du Personnel. 

« Une signature responsable, pour garantir les représentants de proximité au sein de l’UES CANAL+ » écrit la CGC qui indique que ce seront 

« 25 membres titulaires et 25 membres suppléants qui seront élus et auront la triple mission de :
- Gérer le Comité d’Entreprise
- Représenter les salariés face à la Direction
- Intervenir sur la Santé, la sécurité et les conditions de travail

au Comité Social et Economique (CSE) remplacera à l’issue des prochaines élections professionnelles prévues en juin 2019 les instances des Délégués du Personnel, du Comité d’entreprise et du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). »

Les élus du CSE devront également désigner 19 représentants de proximité qui seront répartis sur les 6 sites géographiques composant l’UES CANAL+ : EIFFEL, LUMIERE, FARMAN, CANAL FACTORY, ARCS DE SEINE, RENNES. » 

La CGC Canal + ajoute « Même si l’accord pouvait encore être largement amélioré, la CFE-CGC CANAL+ a pris la décision d’avoir un engagement RESPONSABLE vis-à-vis des salariés qu’elle défend, et de garantir grâce à sa signature les 19 représentants de proximité que nous n’aurions pas eus du tout sinon (l’accord CSE exigeant une majorité double pour être valide). 

La CGC CANAL+ a également obtenu par cet accord, qu’en cas de mutation ou de départ d’un représentant de proximité, celui-ci puisse être notamment remplacé, garantissant ainsi pour 4 ans le nombre de 19 représentants. Nous avons également obtenu de pouvoir revoir cette nouvelle organisation CSE à tout moment si les conditions de mise en œuvre ne sont pas convenables. »

jeudi 2 mai 2019

Après la grosse claque qu’elle vient de se prendre, l’ex Orange hésiterait à passer par un référendum pour son plan bidon « de recomposition des effectifs »!

Après la grosse claque qu’elle vient de se prendre, l’ex Orange hésiterait à passer par un référendum pour son plan bidon « de recomposition des effectifs »!

Dans un communiqué de quatre lignes qui transpire le dédain comme la rage de celle qui se disait qu’avec son tandem fétiche FO/CGT qui signe tout depuis son parachutage, cet accord largement piloté par un cabinet extérieur d’avocats qui est à la Rupture Conventionnelle Collective ce que le cambouis est à la machine à laver, serait inévitablement signé comme tous les autres ! Ben non.
Pourtant en marge de cette pseudo RCC, les RCI (Ruptures Conventionnelle Individuelles) se multipliaient…"il faut faire vite car une fois le texte passé, il n'y aura plus de négos au cas par cas" racontaient inlassablement au quotidien les bons petit soldats de la boite, à celles et ceux qui s'interrogeaient, histoire de les décider ! 
En plus de l’énorme baffe qu’elle se prend en pleine figure notamment avec le refus du SNJ qui suffisait à faire tomber le texte toxique dessous des 50% requis pour sa mise en œuvre, la direction a cru devoir adresser aux personnels un communiqué hautain de quatre lignes (*) qui a fini de la décrédibiliser totalement.
(*)



 « La direction de FTV prend acte du refus des organisations syndicales de signer le plan de recomposition des effectifs tel que soumis à leur signature »ce qui montre le mépris envers ceux qui ont compris la toxicité d’un tel mécanisme en dépit la distribution massive de tracts-mode d’emploi organisée par Fo qui expliquait la formidable opportunité d’un telle initiative !



La direction n’hésite d’ailleurs pas à ajouter « Elle entend la volonté affichée de certaines organisations syndicales de poursuivre le dialogue [ses indéfectibles soutiens, ndlr] et reste favorable à une poursuite des échanges ».



N’entend-t-elle pas l’exaspération qui monte, le ras-le-bol général qui se manifeste jour après jour et la formidable colère des personnels qui n’attendent qu’un référendum pour dire NON et en finir avec celle qui n’aura fait que flinguer la télé publique !



A l’Élysée qui n’a jamais imaginé la laisser en place - contrairement aux faux bruits que certain(e)s font courir - on s’apprête même à arrêter le massacre…après les européennes dit-on !

lundi 29 avril 2019

Le « Pôle numérique des outremers » de France Télés réduit à la portion congrue, sans budget et sans personnel sur fond d’opération immobilière !


Le « Pôle numérique des outremers » de France Télés réduit à la portion congrue, sans budget et sans personnel sur fond d’opération immobilière !

Le blog de l’ADAP  dans un récent post où l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public « production, immobilier...sources de conflits ou d'intérêts à FTV? » s’interroge sur l’opération immobilière qui consiste à vendre bâtiment de Malakoff siège de France Ô et ce alors même que l’ex Orange prévoit de fondre les personnels au sein du Siège en perpétuels travaux qui comme l’écrit le site devrait « d’ailleurs s’agrandir de quelques têtes : les journalistes de la rédaction des outremers de Malakoff vont être dispersés dans France Télévisions… Un peu dans les régions de France 3, aucun dans les outremers puisque cela coûte trop cher, et la majeure partie dans le Grand Troupeau des bords de Seine ».

L’ADAP qui qualifie « France Télévisions de grand corps malade où la chasse à l’ETP (Emploi Temps Plein) est ouverte par des « managers » aussi minables les uns que les autres » n’y va pas par quatre chemins et écrit :
"Le fameux « Pôle numérique des outremers » sera réduit à la portion congrue, sans budgets et sans personnels. 

Ceux qui savent et qui dirigent veulent effacer les traces de leur méfait : la suppression de France Ô et la fuite du directeur des rédactions (toujours grassement salarié) comme candidat aux européennes sur la liste LREM.

Même le bâtiment de la rue Danton, ex-RFO, serait vendu à une société immobilière proche de la Direction. 

Les tractations seraient en cours. 

Le bâtiment serait déjà loué par son futur propriétaire à…France Télévisions pour y loger France 5 qui y trouvera bureaux et studios... 

On abonde le budget malade de France Télévisions du produit de la vente. On pille le budget « location immobilière » du groupe public.

Il ne manquerait plus qu’un cadre supérieur de France télévisions soit nommé directeur ou PDG dans cette société immobilière… !!!! "

L’État ne peut plus continuer de tourner la tête et se dire que l’audiovisuel public ça ne sert à rien et que la TNT n’a pas besoin de France Ô en laissant la casse de l’entreprise prendre une ampleur sans précédent !

Les ultramarins au premier chef qu’ils soient en Métropole ou dans les territoires mais plus largement l’ensemble des Français, ne l’oublieront pas et vous en tiendront pour responsable.

Non, Laurence Haïm ex-porte-parole d’Emmanuel Macron, n’arrive pas sur France Télés.


Non, Laurence Haïm ex-porte-parole d’Emmanuel Macron, n’arrive pas sur France Télés.

Celle que l’ex Orange avait déclaré vouloir «recruter pour son groupe» sans y parvenir «Nous avons déjà de grands talents mais si j’avais une baguette magique: Laurence Haïm, mais elle est déjà prise. » [cela faisait référence au porte-parolat d'Emmanuel Macron alors en campagne pour la présidentielle,   dont elle avait la charge]  est devenu journaliste freelance.
 
 

C’est à ce titre qu’elle réalise un reportage sur la fondation Obama dont la diffusion est normalement prévue en mai prochain dans le magazine Complément d'enquête, présenté par Jacques Cardoze sur France 2. Rappelons comme le fait Télé Loisirs de cette semaine, qu’en tant que correspondante de Canal+ à Washington pendant plus de 25 ans, « elle avait été une des rares journalistes françaises à avoir été accréditée à la Maison blanche » 

Laurence Haïm  qui avait juré en janvier 2017 qu'elle "tournait la page du journalisme" pour se consacrer à la politique, a donc décidé de faire un virage à 180° pour y revenir…et sur France Télés avec Ernotte qui voulait l’embaucher !

"Elle est journaliste freelance. On lui achète un sujet, comme à d'autres, c'est tout" indique France Télévisions à Puremédias précisant que « la collaboration avec la journaliste était ponctuelle »

Que cela soit ponctuelle ou récurrent, il n’y a aucun risque qu’Emmanuel Macron change sa vision de la télé publique et revoie sa copie sur l’ex Orange en très grande difficulté en dépit des bruits ridicules qui courent sur un imaginaire délai supplémentaire en attendant la future loi audiovisuelle…délai qui devrait se traduire rapidement maintenant  par un raccourcissement  et non un allongement.