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dimanche 27 octobre 2019

La réforme Riestero-Philippienne pour le secteur audiovisuel sera-t-elle le sparadrap du capitaine Haddock qu’Emmanuel Macron trainera jusqu’en 2022 ?

La réforme Riestero-Philippienne pour le secteur audiovisuel sera-t-elle le sparadrap du capitaine Haddock qu’Emmanuel Macron trainera jusqu’en 2022 ?

C’est ne tout cas ce que se demandent à présent, bon nombre d’observateurs du secteur à commencer par Télérama qui, cette semaine ironise sur le soi-disant projet dont beaucoup disent en coulisses qu’il sert des intérêts de quelques-uns mais absolument pas ceux du Chef de l’État.

« L'exécutif voudrait-il mettre France Médias « en marche » pour la présidentielle de 2022 ? En tout cas, il ne s'y prendrait pas autrement » conclut ainsi le magazine télé dans une enquête sans fioriture « Pour l'audiovisuel public, l'avenir c'est l'ORTF ? »

Si 2022 est bien en filigrane dans certains esprits, il peu probable que ce qu’Emmanuel Macron qualifiait de bigbang, se limite avec la reconstitution de l’ORTF démantelé en 1974 et une 3ème coupure pub dans les films diffusés sur les chaînes du Privé quasiment où bon leur semble, soit très porteur pour un éventuel second mandat…La dispendieuse usine à gaz (le tout pouvant évidemment dépasser les 5 milliards /an) que le binôme Riestero-Philippien veut faire passer à marche forcée, pourrait bien être le sparadrap du capitaine Haddock qu’Emmanuel Macron trainera jusqu’en 2022 !
Certains autres en ont  pleinement conscience et s’en servent à dessin pour leur plan de carrière de dans 2 ans et quelques !

Le blog CGC Média vous propos de découvrir, des extraits de l’excellent dossier de Télérama « Pour l'audiovisuel public, l'avenir c'est l'ORTF ? » :

« Suppression de France Ô et France 4, regroupement de Radio France, France Télévisions et l'Ina par France Medias... La réforme de l'audiovisuel préfigure-t-elle une future “BBC à la française”, comme l'annonce le gouvernement ? Ou un contrôle politique renforcé, assorti de mesures drastiques d'économies ? De toutes parts, les inquiétudes se font jour.

« La télé de la honte », avait lancé Emmanuel Macron en début de mandat au sujet du service public. Avec la nouvelle loi sur l'audiovisuel, qui doit [devait ! ndlr] être présentée fin novembre au conseil des ministres et discutée au Parlement début 2020, ce sera la télé de quoi ? Le gouvernement y va franco. Une « société mère », baptisée France Médias, chapeautera l'ensemble du service public

— France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (France 24, RFI) et l'INA — dès 2022, avec un(e) superpatron(ne) qui décidera de tout, ou presque. Une BBC à la française, pour l'exécutif.

Plutôt « une machine à faire des économies et à supprimer encore des postes », selon les syndicats, qui pourrait se doubler d'une tentative de reprise en main politique : France Médias rappelle beaucoup l'ORTF, qui contrôlait l'information sur les chaînes et radios publiques dans les années 1960. Officiellement, il s'agit pourtant de donner à l'audiovisuel public une taille critique pour mieux affronter la concurrence des plateformes et l'adapter aux nouveaux usages liés au numérique. Le budget de la création sera préservé, promet la rue de Valois, et Netflix et consorts devront même y contribuer. Au passage, le gouvernement n'oublie pas de (bien) servir les chaînes privées, TF1 et M6 en tête. À France Télévisions et à Radio France, où d'importants plans d'économies sont déjà lancés, une nouvelle période de vaches maigres s'annonce. Alors, monsieur Macron, une télé de quoi ?

Les amateurs de pubs vont apprécier : une troisième coupure sera autorisée dans un même film, là où il y en avait déjà deux aujourd'hui. Et la durée d'au moins vingt minutes entre chaque écran disparaît. Les spots pourront faire la promotion d'une nouvelle enseigne près de chez soi ou d'un nouveau resto près du boulot — ça s'appelle la publicité adressée —, et aussi, grande première, des films de cinéma. Pendant les rencontres sportives, il y aura de la pub sur une partie de l'écran.

En libéralisant un peu plus le secteur, le gouvernement fait un beau cadeau aux chaînes privées, qui vivent de la réclame. Certaines dispositions seront prises par décret dès janvier prochain, pour une application en 2021 — une fois les difficultés techniques aplanies. Prière de ne pas faire la fine bouche : les durées autorisées de pub sur les chaînes privées (pas plus de neuf minutes par heure en moyenne sur une journée, et un maximum de douze minutes sur une heure donnée) restent les mêmes, rappelle-t-on au ministère. Sauf que ce sera plus intense aux heures de grande écoute.

La chaîne spécialisée dans l'animation et les programmes jeunesse et celle tournée vers les Outre-mer vont être supprimées. Pour faire des économies [Foutaises !, ndlr]. A priori, oui. Fini les jours interdits ! Partant du principe que les abonnés aux plateformes type Netflix ont accès à des films quels que soient le jour et l'heure, la règle en vigueur depuis 1990, rendue obsolète par les nouveaux usages, disparaît. Alors que les chaînes ne pouvaient diffuser « que » cent quatre-vingt-douze films par an, elles pourront en proposer deux cent quarante-quatre. 

Pas sûr, toute fois, qu'elles le fassent, les soirées cinéma ne sont pas forcément rentables.

Pour faire des économies, bien sûr. Mais à quel prix ? En supprimant France 4, le ministre de la Culture Franck Riester ferme une chaîne qui avait (enfin) trouvé son identité et son public, et assurait en partie la bonne santé d'un secteur, l'animation, dont tout le monde s'accorde à reconnaître le dynamisme et la qualité des productions. Alors que Disney, notamment, s'apprête à lancer sa plateforme en France début 2020, on comprend mal la logique à l'œuvre, qui consiste à éparpiller à nouveau l'offre jeunesse sur France 2, France 3 et France 5, ainsi que sur une nouvelle plateforme, Okoo , qui sera lancée le 9 décembre. Tant pis pour les petits Français qui ne disposent pas encore d'un haut débit satisfaisant... ou même d'un abonnement Internet. [La télé des plus fortunés…pour les moins riches, prière de circuler ! ndlr]

« Il y a un consensus pour dire que c'est une connerie », assure un professionnel.

Franck Riester, pourtant, ne fléchit pas. « S'il reculait sur France 4, seule France Ô serait condamnée, décrypte un observateur. Un trop mauvais signal à envoyer aux ultramarins... »

Les plateformes de streaming devront réserver un pourcentage de leur chiffre d'affaires réalisé dans l'Hexagone au financement de séries et de films français.

La loi vise d'abord à créer, autant que faire se peut, des groupes audiovisuels susceptibles de tenir la dragée haute aux mastodontes du marché. Les nouvelles obligations imposées aux plateformes devraient bénéficier à la création française. Netflix et Amazon, et bientôt Apple+ (le 1er novembre), Disney et Cie seront obligées de proposer aux télé spectateurs français au moins 30 % de fictions européennes — sur ce point, la loi ne fait que transposer une directive européenne.

Mais elles devront aussi consacrer un pourcentage de leur chiffre d'affaires réalisé dans l'Hexagone au financement de séries et de films français.

C'est là que le sujet devient brûlant. En effet, le ministre a fixé un taux plancher de 16 %, ce qui ne convient ni aux chaînes, qui trouvent cette obligation faite à leurs concurrents trop indolore, ni aux producteurs indépendants, à qui la moitié de ces investissements devra pourtant revenir. Les professionnels ont plusieurs mois pour se mettre d'accord (on vous passe les subtilités des négociations relatives aux droits d'exploitation des œuvres), faute de quoi un décret s'imposera à eux. Et si ces nouveaux services sont pris en flagrant délit de non-respect de leurs contraintes respectives, des sanctions pouvant aller — en théorie — jusqu'à l'interruption de service s'appliqueront. Après avoir hurlé à la « berlusconisation » de l'audiovisuel français, Pascal Rogard, le patron de la Société des auteurs (SACD), a arraché des garanties : le droit d'auteur « à la française » sera respecté.

En marge des discussions sur le projet de loi, Gérald Darmanin a annoncé à la dernière minute que la contribution à l'audiovisuel public allait passer de 139 à 138 euros dès 2020. Une bonne nouvelle ? Pas si vite. Car si le ministre de l'Action et des Comptes publics a pu se féliciter de rendre 1 euro de pouvoir d'achat aux Français, c'est parce que le gouvernement a entrepris de raboter le budget de l'audiovisuel public... ce qui a entraîné un trop-perçu de redevance. Résultat, pour le gain négligeable d'une baguette de pain par an et par foyer s'acquittant de la taxe d'habitation, ce sont environ 25 millions d'euros qui feront défaut au service public. À la mise en place de la société mère France Médias, en 2022, on approchera donc les 75 millions d'euros de manque à gagner. On parie que si l'argent vient à manquer, on demandera à l'audiovisuel public de serrer les dents plutôt qu'à l'État de desserrer les cordons de sa bourse.

Depuis déjà plusieurs mois, l'audiovisuel public est au régime sec, avec des plans d'économies ultra musclés : France Télévisions doit faire 400 millions d'euros d'économies d'ici à 2022 ; Radio France, 60 millions. Parmi les plus sévères qu'ait jamais connus le service public. La trajectoire budgétaire est assurée jusqu'en 2022, tente de rassurer Bercy. Et après ? C'est l'inconnu. La fin du recouvrement de la redevance via la taxe d'habitation pourrait rebattre les cartes. Gérald Darmanin rêve de la supprimer et d'intégrer le budget de l'audiovisuel public à celui de l'État. Bref, réduire ses ressources à une simple ligne budgétaire, modifiables à tout moment et au bon vouloir du pouvoir en place. Ce qui marquerait un réel recul démocratique. Sur le papier, il s'agit de rassembler les forces pour mieux affronter les géants anglo-saxons du streaming. Mais France Médias devrait aussi (surtout ?) servir à faire des économies. 

« Dès que Franck Riester a été nommé au ministère, on a su que cette affaire de holding était pliée », regrette un haut cadre de l'audiovisuel public. Jusque-là, les patrons de France Télévisions, de Radio France, de France Médias Monde et de l'INA avaient su faire front commun pour convaincre la tutelle de fonctionner en « mode projet », façon France Info la chaîne (dont les audiences, rappelons-le, restent bien en deçà de ses concurrentes), et demeurer maîtres chez eux.

Las, le 1er janvier 2021, France Médias sera créée et regroupera tout le monde, à l'exception notable d'Arte et de TV5 Monde — la chaîne franco-allemande a fait valoir son statut particulier. 

Sur le papier, il s'agit de rassembler les forces pour mieux affronter les géants anglo-saxons du streaming. [Ben voyons ! ndlr] « Il faut bâtir des coopérations éditoriales fortes », claironne Franck Riester. Espérons qu'elles seront plus originales que celle qui consiste à faire de la radio filmée en diffusant les matinales de France Bleu sur les antennes de France 3... Mais France Médias devrait aussi (surtout ?) servir à faire des économies, comme le redoutent les syndicats (lire ci-dessous). Il faut trouver « des leviers d'optimisation des fonctions support », a lancé le ministre. Traduction : réduire les coûts par exemple au sein des services informatique, de régie publicitaire, de formation et au sein du parc immobilier. Avec, à la clé, d'éventuels rapprochements, regroupements, voire fusions... « Alors que l'on prône agilité et souplesse, on crée un machin qui va tout alourdir, commente un haut cadre du service public. Ce raisonnement économique est vraiment daté. »

Ils essaient déjà de digérer les plans de suppression de postes annoncés il y a quelques mois : deux mille à France Télévisions, et entre deux cent soixante-dix et trois cent quatre-vingt-dix à Radio France, d'ici à 2022. Pour l'heure, on recense environ cinq cents candidats au départ [Chiffres France Télés repris par CGT/FO/CFDT, ndlr], dont trois cents pour France 3 — fin 2019, près de soixante personnes auront déjà quitté la chaîne publique, souvent sous forme de retraite anticipée.

La création de France Médias ? « C'est quelque chose de mortifère, estime Raoul Advocat, élu SNJ à France Télévisions. Ça nous rappelle ce qui s'est passé ici au mitan des années 2000. Création d'une holding, ajout d'une strate administrative, regroupement, création de l'entreprise unique en 2009, fusion d'entités... « au bout, une casse sociale, avec un bon millier d'emplois perdus en moins de dix ans !»


Ne dites pas à Franck Riester que la création de France Médias est calquée sur le calendrier de l'élection présidentielle, ça l'agace. [Bien évidemment mais seulement en imaginant qu’Emmanuel Macron ne puisse pas être candidat à sa propre succession !ndlr]  « Le nouveau mode de nomination des dirigeants par leur conseil d'administration, et non plus par le CSA, est une garantie d'indépendance », jure-t-il.

Qu'on en juge : sur les neuf membres qui éliront le (la) président(e) de France Médias en 2022, on trouvera trois représentants de l'État et six personnes qualifiées, dont deux nommées par... l'État, deux autres par le Parlement et les deux dernières par le conseil d'administration. Bref, cinq votants sont déjà acquis au pouvoir, un autre issu de l'Assemblée nationale, donc de la majorité.

Et hop ! Et ce(tte) superpatron(ne) aura le lourd pouvoir de répartir les 3,7 milliards d'euros de la redevance entre France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l'INA. Leurs pdg actuels deviendront de simples directeurs exécutifs, avec une marge de manœuvre réduite. 
D'autant qu'ils seront eux-mêmes nommés par... le (la) président(e) de France Médias (qui les proposera ensuite pour validation à leurs conseils d'administration respectifs) le 1er janvier 2023. 
Et re-hop ! « Le pdg de France Médias n'aura aucune responsabilité éditoriale sur les antennes », tente de rassurer Franck Riester. « Sauf qu'il aura l'argent et le pouvoir de nomination, donc il aura tout ! » rétorque un observateur. Une structure totalement pyramidale qui rappelle la funeste ORTF, symbole de la mainmise de l'État sur les télés et radios publiques des années 1960-1970.

L'exécutif voudrait-il mettre France Médias "en marche" pour la présidentielle de 2022 ? En tout cas, il ne s'y prendrait pas autrement. »







samedi 26 octobre 2019

Philippe Bailly conseilleur autoproclamé dont la boite NPA connait de grosses difficultés va-t-il aider le trio Riestero-Philippo-Errnottien ?

Philippe Bailly conseilleur autoproclamé dont la boite NPA connait de grosses difficultés va-t-il aider le trio Riestero-Philippo-Errnottien ?  


Le 24 octobre dernier, « La Lettre A » révélait les gros problèmes que connait actuellement « NPA Conseil, le cabinet spécialisé dans les média dirigé par Philippe Bailly » 


« Le commissaire aux comptes de NPA Conseil, cabinet spécialisé dans les médias, a refusé de certifier les comptes. Il estime qu'il y a un risque sur la continuité d'exploitation. La société dirigée par Philippe Bailly a aussi fait l'objet d'un redressement fiscal… ».
Philippe Bailly pas plus qu’NPA, ça ne dit sûrement pas grand-chose à beaucoup de monde mais il convient, ici, de rappeler comme le faisait le blog CGC Média le 17 octobre 2018 dans son article « Philippe Bailly de NPA au service d’Ernotte comme de Franck Riester ! » qu’à peine Franck Riester avait-il été nommé par Édouard Philippe il offrait ses services au nouveau ministre de la Culture, et ce au moment-même où sortait une enquête signée Jamal Henni qui pour BFM TV publiait une décision de Justice de 39 pages faisant référence à l’intéressé.

Il y était question « du compte twitter au nom de Didier Lombard et à l'adresse DidierLombard1, des  twittos qui s’étaient mais à gazouiller dès septembre 2014 sur les médias et surtout les télécoms, disant beaucoup de bien d'Orange et tapaient  régulièrement sur SFR (propriétaire de ce site web), mais surtout sur Free et son fondateur Xavier Niel….et surtout de "plusieurs adresses IP aboutissent à la société NPA Conseil", cabinet de conseil créé en 2003 avec à  sa tête, Philippe Bailly, également le principal actionnaire avec 95% du capital qui revendiquait 2,4 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017…. » 

Celui qui conseillait Pflimlin comme l’ex-Orange et qui poussait également sans retenue Aurore Bergé mais aussi dressait quasiment la feuille de route de Franck Riester via LinkedIn dans une publication au titre sans ambiguïté « Pourquoi Franck Riester précisera bientôt les contours de la réforme audiovisuelle », (*) va-t-il reprendre du service et signer quelques nouveaux contrats de Conseil afin de pousser – vainement, soit dit en passant – l’ex-Orange pour qu’elle s’inscrive dans l’abracadabrante réforme Riestero-Philippienne qui veut recréer l’ORTF ?  

Cela parait aujourd’hui, tout de même peu probable !

Extrait :
(*) Pourquoi Franck Riester précisera bientôt les contours de la réforme audiovisuelle
( Voir l'intégralité du texte ici) 
Philippe Bailly Follow


Ce mardi 16 octobre, les communiqués « se réjouissant de », « se félicitant de » ou « saluant » la nomination de Franck Riester se sont multipliés de la part des organisations professionnelles de l’univers culture et médias [Lesquels et où l’intéressé les a –t-il vu ? ndlr] dans des termes assez proches de ceux qui avaient accueilli Françoise Nyssen il y a moins de 18 mois. 
Mais au-delà d’une forme de rite républicain que ces messages semblent reproduire, son arrivée rue de Valois contribue à préciser les orientations de la prochaine réforme de l’audiovisuel: comparer les sujets et projets qu’il a défendus en tant que parlementaire, les publications récentes (rapport Bergé (*), propositions du CSA), et les expressions publiques tenues lors du 28e Colloque NPA / Le Figaro par la députée Aurore Bergé (*), le sénateur Jean-Pierre Leleux, le Président de l’Hadopi Denis Rapone, ou encore celui du CSA Olivier Schrameck (pour accéder au replay vidéo de la journée c’est ici) fait bien ressortir les lignes de force qui devraient figurer dans le projet de loi...

Le cap qu’il suivra sur le sujet constitue donc l’une des incertitudes majeures de la prochaine réforme.
Le calendrier dans lequel celle-ci sera conduite représente l’autre question clé. Intervenant lors de la présentation du rapport Bergé, sa prédécesseure Françoise Nyssen avait évoqué un dépôt du projet de loi en conseil des Ministres en mars 2019, imposant que le texte en soit bouclé fin 2018. 

Il reviendra à Franck Riester de dire s’il endosse cet agenda. »

Est-ce bien cela à quoi pensait Emmanuel Macron lorsqu’il parlait de big bang ?

Sera-t-il prêt ; le Chef de l’État, à garder comme le capitaine Haddock ce sparadrap de la 3ème coupure pub et du retour de l’ORTF flanqué de la couteuse et phraonique usine à gaz qui s’y rattache mais surtout de la question qui le poursuivra constamment, celle que pose entre autres cette semaine Télérama dans un article plutôt musclé: « L'exécutif voudrait-il mettre France Médias "en marche" pour la présidentielle de 2022 ? En tout cas, il ne s'y prendrait pas autrement » ?



vendredi 25 octobre 2019

L’ex-Orange cherche des boucs-émissaires aux changements de structure du bâtiment qu’elle a décidés.

L’ex-Orange cherche des boucs-émissaires aux changements de structure du bâtiment qu’elle a décidés.


Après le récent passage de la commission de sécurité qui s’est pointée à France Télévisions et y a découvert l’ampleur des travaux décidés un peu partout à France Télés par l’ex-Orange, particulièrement ceux qui touchent à la structure, cette dernière était invitée à répondre aux nombreuses questions restées sans réponse.

Le 4 octobre dernier, le blog CGC Média dans son article intitulé « La commission de Sécurité constate la non-conformité de travaux engagés à France Télés » indiquait d’ailleurs que la commission avait suspendu la poursuite des travaux et visiblement interdit le public sur les plateaux

A force de planter des open-spaces partout (en dehors de l’aspect anxiogène que cela provoque) donc d’élargir les espaces qui à l’origine n’ont jamais été conçus pour ça, l’ex-Orange qui en prend la responsabilité, fait peser de graves dangers sur les personnels avec de tels choix modifiant grandement la structure.

Il faut par exemple changer l’ensemble des moteurs d’extraction qui ne sont évidemment plus adaptés dans de telles conditions…entre autres problèmes.


Les dispositions légales en la matière sont pourtant claires «Dans le cas où les travaux envisagés ne nécessitent pas de permis de construire, l'exploitant (ou le maître d'ouvrage) de l'ERP (Établissent Recevant du Public) doit obtenir une autorisation de travaux auprès du maire, notamment si les travaux sont soumis à déclaration préalable. Dans ce cas, la déclaration préalable est demandée en parallèle à l'autorisation de travaux».

Seulement voilà, à France Télés les règles, on s’en bat l’œil…pas uniquement les dispositions sécuritaires, non, c’est plus largement l’ensemble des textes qui tout au long de l’année est galvaudé.  

Dire qu’Édouard Philippe, l’un des derniers à encore soutenir Ernotte – on se demande pourquoi ! –  rappelait ce matin en visite à Rouen sur le site de Lubrizol, l’impérieuse nécessité de respecter les règles pour éviter les risques mais aussi le devoir de sanctionner celles et ceux qui se rendent coupables d'infractions mettant en danger les personnes !


jeudi 24 octobre 2019

Le tandem candilo-ernottien fossoyeur de la télé publique, en route pour une procédure judiciaire signée Hondelatte !

Le tandem candilo-ernottien fossoyeur de la télé publique, en route pour une procédure judiciaire signée Hondelatte !  

C’est en tout cas, ce que Christophe Hondelatte qui coprésente «Faites entrer l’accusé»  avec  Frédérique Lantieri, annonce face à la décision du tandem candilo-ernottien qui depuis des mois déleste le ballon gonflable France Télés imaginant peut-être éviter l’inéluctable crash programmée prochainement.

Chacun se souvient encore des bobards de Caroline Got, la responsable exécutive de France 2 qui, lors de la conférence de rentrée de France Télévisions en aout 2018, avait annoncé la fin de «Faites entrer l’accusé», avant de se rétracter quelques heures plus tard par tweet interposé «Nous rassurons nos téléspectateurs: aucune suppression de “Faites entrer l’accusé” sur notre antenne».

Baratin évidemment qui fait réagir aujourd’hui Christophe Hondelatte et Frédérique Lantieri, au passage de «Faites entrer l’accusé» sur RMC Story.

Les deux présentateurs sont bien légitimement vent debout contre une telle décision dans la lignée de toutes les précédentes ineptes choix qui, depuis l’été 2015 avec le parachutage de l’ex-Orange, n’ont fait que tirer la télé publique vers le bas mais également casser l’outil de travail. 

« Elle fait le job » indiquent d’ailleurs quelques-uns qui, sous les ors de Matignon, essaient vainement de faire passer le message de son impossible maintien ! 

Les réactions de deux présentateurs du magazine de faits divers diffusé sur France 2 entre 2000 et 2019 (*), qui  déplorent que le groupe France Télévisions laisse filer leur émission, est un élément supplémentaire – si tant est que la barque ne soit pas déjà assez pleine ! – prouvant la casse globale engagée au quotidien avant la fin du compte-à-rebours qui déclenchera l’explosion. 

(*) Extraits du Figaro.fr qui relaie notamment les propos tenus auprès de Télé-Loisirs et du Parisien/Aujourd’hui en France

«Je trouve que cela serait dommage qu’une telle marque, qui possède une telle notoriété, disparaisse», avait réagi Frédérique Lantieri auprès de Télé-Loisirs. Le sursis du magazine de faits divers lancé en 2000 avec Christophe Hondelatte à la présentation sera en réalité de courte durée. Après deux numéros diffusés deux mercredis de suite en deuxième partie de soirée en janvier dernier, «Faites entrer l’accusé» a disparu des grilles de France 2 alors que plusieurs inédits étaient encore disponibles…


«Je ne comprends pas pourquoi France Télévisions laisse filer une marque aussi emblématique du service public, qui a été financée pendant vingt ans par de l’argent public, donc par les impôts des Français», a déploré [très justement, ndlr] Frédérique Lantieri auprès du Parisien / Aujourd’hui en France. La journaliste trouve «désolant» que France Télévisions «brade» les droits de près de 250 numéros de «Faites entrer l’accusé».

Même agacement du côté de Christophe Hondelatte qui s’est dit «furieux» de cette cession à RMC Story. «Je m’y opposerai par voie de droit», a-t-il assuré à nos confrères. Celle qui lui a succédé à la présentation du magazine de faits divers a également annoncé vouloir faire intervenir ses avocats. »


France Ô : « Non au précipice numérique, à l’uberisation des métiers et à stop à la casse programmée de la chaîne » lancent les élus SNPCA-CGC/UNSA.

France Ô : « Non au précipice numérique, à l’uberisation des métiers et à stop à la casse programmée de la chaîne » lancent les élus SNPCA-CGC/UNSA.

En liminaire du CSE de l’établissement France Ô-Malakoff, les élus SNPCA-CGC/UNSA lisent en séance, une fois encore, un texte soulignant entre autres l’écœurement des personnels face à l’invraisemblable fermeture de la chaîne ultramarine et plus largement au mépris de l’équipe encore en place pour l’instant qui continue de casser l’entreprise en dépit de pseudo discours prétendant fallacieusement le contraire !

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce texte.

« Ô, la fin d’une histoire !

A quelques mois de la fermeture annoncée définitive de France Ô, beaucoup de salariés de Malakoff continuent de s’inquiéter quant à leur avenir au sein de France Télévisions malgré les discours se voulant rassurant de la direction. 

Pour le SNPCA-CGC et l’UNSA, nous continuons de réaffirmer que la soi-disant « révolution numérique » ne doit pas conduire à l’uberisation de nos métiers et de notre travail. Il y a urgence à ralentir notre précipitation vers le tout numérique en maintenant et en continuant de travailler nos savoirs faire et nos processus actuels...au cas où !!! Le numérique n’est pas une fin en soi. Il est un moyen de poursuivre [au sens de relayer, ndlr] au sein de France Télévisions nos missions d’information, d’éducation et de divertissement de service public ! A partir du moment où le numérique n’offre pas POUR L’INSTANT les garanties nécessaires au retour sur investissement, il convient plus que jamais de ne SURTOUT PAS METTRE TOUS SES ŒUFS DANS UN MÊME PANIER! 

Autre point…Certains salariés vont quitter la société dans le cadre de la RCC. Combien d’entre eux vont être remplacés ? C’est l’incertitude totale !
Concernant tous ces départs, qu’est-ce qui est prévu pour les remercier de ces 10, 15, 20 voire 30 ans ou plus, de collaboration et de don de soi passées dans cette grande famille qu’est France Télévisions ?

Va-t-on simplement les accompagner vers la sortie avec un chèque et une simple poignée de main ?

Comment voulez-vous que parmi ceux qui restent beaucoup ne soient pas agacés, écœurés, démotivés par ce « simple » manque de reconnaissance ? Comment la direction souhaite-t-elle maintenir la motivation de ceux qui restent quand ces derniers découvrent cette forme de mépris ? 

C’est rompre d’une manière bien blessante le lien qui a uni celles et ceux qui se sont investis dans l’entreprise pour assurer les missions qui leur étaient confiées. C’est surtout, ici à Malakoff, rompre avec cette tradition ô combien essentielle et ô combien ultramarine d’honorer celles et ceux qui ont fait France Ô, Outre-mer la 1ere, AITV et RFO... 

mardi 22 octobre 2019

Chaises musicales à France 3 AURA…Faucon souffle le chaud et le froid avant la très prochaine explosion au siège de France Télévisions.

Chaises musicales à France 3 AURA…Faucon souffle le chaud et le froid avant la très prochaine explosion au siège de France Télévisions.

Tout commence par une information officieuse circulant dès hier jeudi 17 octobre : le rédacteur en chef Jean Forneris de France 3 Auvergne, en poste depuis sept ans, le premier à s’être activement illustré dans l'affaire du fichage occulte des salariés, va donc (enfin) quitter son poste. Pas de cause à conséquences cela va sans dire !! 

André Faucon le lieutenant régional de l’ex-Orange en AURA (Auvergne-Rhône-Alpes) lui a choisi un nouveau point de chute: Orléans...les journalistes sur place en font déjà des bonds de quinze mètres !
L’annonce de sa mutation fut officiellement faite à l'ensemble de la Rédaction clermontoise ce 18 octobre avec en prime, la confirmation simultanée du nom qui circulait depuis la veille du remplaçant de 'l'infortuné" Forneris (qui se serait bien vu terminer sa carrière à Chamalières) Stéphane Moccozet.

Délégué au numérique pour AURA, quadra aux dents acérées, arrivé sur place comme simple pigiste vingt auparavant et propulsé rédacteur en chef d'une antenne qui l'a vu grandir, allait donc enfin connaître l’air des sommets !

Seulement voilà, la Rédaction n'est pas d'accord mais alors là...pas du tout d’accord ! Les journalistes, pourtant peu habitués à se mobiliser contre les excès de leur direction préviennent : Si Moccozet est nommé : "ce sera le feu à la Rédaction". 

Quelques heures plus tard, Faucon, déjà empêtré dans l'affaire de la tentative de suicide à Grenoble, recule et fait marche arrière : non, finalement il ne nommera Moccozet à la place de Forneris devant une telle levée de boucliers... arvernes ! 

Alors ? Quid de Forneris ? Restera-t-il finalement à Chamalières? Que nenni ! ll laissera sa vie clermontoise à deux heures quarante de route. Sur place, chacun s'est déjà renseigné sur le zélé des ficheurs où l'attend de pied ferme Valérie Giacomello. Il se murmure que flirtant avec la soixantaine, l’intéressé n’a guère eu le choix "c'était Orléans ou la sortie" !

Et Moccozet dans tout ça ? Pas de chance pour le favori de Faucon qui avait selon nos informations déjà acheté un appartement à Clermont-Ferrand, prêt à s'y fixer pour un moment..il n’ira pas. Son mentor le lâche pour ne pas dire le sacrifie !

Conclusion : 

Voilà notre Faucon des Alpes, d'Auvergne et des Monts du Lyonnais - il a sévi sur les trois antennes - contraint de nommer...à titre provisoire un adjoint sur place: Sébastien Naissant. 
De leur côté, deux de ses concurrents doivent patienter, peut-être piaffer voire intriguer au cas où: Pierre-Olivier Belle et le très zélé également Kamel Tir délégué syndical CGT juste avant d’être promu « cadre de l’Encadrement local »…Espérons qu’il se remettra vite – il est en arrêt maladie depuis quelques jours – et que le fait ne pas avoir été désigné immédiatement comme successeur de son ami de toujours Jean Forneris n'interfèrera aucunement avec son rétablissement !

Décidément, les guerres de succession n'ont pas lieu si souvent dans la région et plus précisément à Chamalières mais lorsqu’elles arrivent, comme l’aurait dit Audiard, la meilleure des tactiques c’est bien de "défourailler le premier" !


lundi 21 octobre 2019

Nouvelle méga claque pour Ernotte et son numérobis Takis qui avec la diffusion La course des champions n'attire que 6,5% du public, un samedi soir !


Nouvelle méga claque pour Ernotte et son numérobis Takis qui avec la diffusion La course des champions n'attire que 6,5% du public, un samedi soir !

Ils se sont crus plus malins que tout le monde, celle qui avec l’aide de l’abracadabrante réforme Riestero-Philippienne et 2022 en ligne de mire veut continuer de casser la télé publique mais aussi celui qui sillonne tout Paris pour la faire prolonger dans cette entreprise, en achetant un prix d’or avant même sa diffusion aux États-Unis un programme que CBS déprogrammait dès sa première diffusion.

Pas besoin pourtant d'être grand clerc pour imaginer la gamelle qu’allait se ramasser le tandem d’anti visionnaires donné sur le départ !

Le blog CGC Média avait dès mai dernier, relayé les gros soucis de la Warner qui changeait de créneau, d’horaire et de jour la demi-douzaine d’émissions en boîte pour tenter de sauver les émissions restantes !


Samedi 19 octobre, La course des champions n’a pas remonté la pente avec un deuxième rendez-vous particulièrement boudé par les Français qui n’ont été cette fois-ci que 6.5% à suivre l’émission, en chute libre avec 2,2 points de moins d’une semaine sur l’autre.
France 2 dégringole en passant à la 5ème position derrière France 5.

L'émission pourrait encore descendre en audience...jusqu'où ? La question c'est France 2 qui se la pose avec le slogan du programme: Jusqu'où irez vous? 



samedi 19 octobre 2019

Flop sur flop pour France 2 avec le deuxième numéro de Vous avez la parole l’émission politique de la chaîne.

Flop sur flop pour France 2 avec le deuxième numéro de Vous avez la parole l’émission politique de la chaîne.

Candilis/Letranchant/Ernotte ont eu beau raconter qu’il revisitaient la formule de l’émission politique de la chaîne qui voulait soi-disant en faire un emblème, le flop est encore plus cinglant que la semaine dernière.

Le numéro 2 de Vous avez la parole avec Christophe Castaner comme invité diffusé jeudi soir (17/10), a fait encore moins bien que le précédent en n’attirant qu’ 1,2 million de téléspectateurs,  loin, bien loin des 4,1 millions de personnes qui ont regardé "Olivia" sur TF1.

Le premier et précédent numéro du magazine politique animé par Léa Salamé et Thomas Sotto, avait quasiment fait jeu égal avec 1,27 million de téléspectateurs, soit 7,2% du public pour suivre Xavier Bertrand.

La troisième édition pourrait à l’évidence faire encore moins bien !


vendredi 18 octobre 2019

Schrameck ex-Président du CSA qui avait parachuté Ernotte à France Télés recadré par la HATVP.

Schrameck ex-Président du CSA qui avait parachuté Ernotte à France Télés recadré par la HATVP.

La Lettre A donnait la semaine dernière l’information: Schrameck l’ex-Président du CSA qui avait parachuté Ernotte à France Télés dans les conditions que chacun connait à présent, se voyait recadré par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) depuis sa nomination au Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et son embauche connexe, en juillet dernier, comme conseiller au cabinet d’avocats Fidal révélée par Le Canard enchainé (*).

« La HATVP encadre la nouvelle activité d’Olivier Schrameck – L’autorité s’était autosaisie pour examiner la compatibilité de sa nouvelle fonction avec son ancien poste de président du CSA.

Il est en effet devenu, en juillet dernier, conseiller au cabinet d’avocats Fidal, présent notamment dans le numérique. Dans sa délibération, la HATVP l’autorise à exercer son nouveau métier, mais y pose des limites, valables jusqu’au 24 janvier 2022, soit trois ans après la fin de son mandat. Il devra ainsi « s’abstenir de délivrer des prestations à des entreprises avec lesquelles il a entretenu des relations dans le cadre de son mandat de président du CSA » ou de travailler pour les services du CSA, par exemple. »


(*) « Et un de plus ! Olivier Schrameck, ancien président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et membre du Conseil d’Etat, rejoint le cabinet d’avocats Fidal. Lequel ne cache pas l’intérêt de recruter une telle personnalité : Schrameck partagera « sa con­naissance approfondie des enjeux publics et sociétaux du droit ». Comme c’est bien dit.

L’augmentation des transferts de magistrats administratifs vers les cabinets d’avocats fait tousser. L’actuel vice-président de l’institution, Bruno Lasserre (¤), s’est donc senti obligé de repréciser les règles : « Les intéressés ne doivent pas présenter des requêtes en mémoire devant le Conseil d’Etat pendant trois ans. » Mais comment vérifier que ces éminences ne dispensent pas leurs précieux conseils derrière les portes closes de leur cabinet sans ­jamais descendre dans le ­prétoire ?

Il faut bien justifier leur ­salaire. »