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mardi 18 février 2020

« La TNT très tendance chez les millennials américains », à l’inverse des prédictions d’Ernotte sur sa soi-disant télé de demain !

« La TNT très tendance chez les millennials américains », à l’inverse des pseudo prédictions d’Ernotte sur sa soi-disant télé de demain !

Dans une remarquable enquête signée Nicolas Madeleine et Nicolas Richaud pour Les Échos intitulée « La TNT très tendance chez les millennials américains », les deux journalistes soulignent qu’aux Etats-Unis¸ le désabonnement aux bouquets de télévisions («cord-cutting») a bondi de 48% pour profiter à la traditionnelle télévision numérique terrestre (TNT) dont la réception se fait par le biais d'une antenne.

A l’encontre des pseudo prédictions de l’ex-Orange et quelques suiveurs de circonstance, sur ce que serait selon elle la tété de demain, le titre de Presse n’y va pas par quatre chemins : les américains (que beaucoup de commentateurs estiment dans leur tendances une dizaine d’années devant les européens) se désabonnent massivement des bouquets souvent trop chers pour revenir à la diffusion hertzienne.

Édouard Philippe, ses conseillers et son toujours ministre de la Culture Franck Riester qui soutiennent Ernotte bec et ongles, devraient s’en inspirer avant de promouvoir le tout numérique au sein d’une ORTF qualifiée probablement pour faire plus « in » de « BBC à la française » (BBC que Boris Johnson a décidé de privatiser en partie) avant d’entrainer Emmanuel Macron dans une vision erronée et sans contenu qui lui éclatera au nez à quelques mois de la Présidentielle de 2022 ! 



Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’enquête :

« La TNT très tendance chez les millennials américains »


Le phénomène de désabonnement aux bouquets de télévisions - « cord-cutting » - profite à la télévision traditionnelle qu'on reçoit par le biais d'une antenne. Notamment quand les bouquets sont chers, comme c'est le cas aux Etats-Unis.


Par Nicolas Madeleine et Nicolas Richaud publié le 10 février 2020.

Entre 2011 et aujourd'hui, le pourcentage de gens qui regardent la télévision entièrement ou en partie par le biais d'une antenne a bondi de 48 %, à 13 % du total des ménages (16 millions de foyers, selon Nielsen), signale le consultant Deloitte. 


Plus contre-intuitif encore, « le regain de faveur de l'antenne pour recevoir la télévision est particulièrement marqué chez les jeunes », note Duncan Stewart, directeur du centre de recherches TMT (technologies, médias et télécommunications) de Deloitte Canada.

Ce n'est pas parce que la technologie de la TNT est plus sophistiquée outre-Atlantique. Les Etats-Unis ont - progressivement à partir de 2009 - éteint le signal analogique et sont passés au numérique, mais c'est le cas dans la plupart des autres pays occidentaux. La raison du réveil de l'antenne est que les téléspectateurs se désabonnent des bouquets de télévision payante proposés par les opérateurs de câble ou de télécoms (ce qu'on appelle le « cord-cutting »), en ne souscrivant qu'au haut débit auprès de ces derniers. Ils reconstituent ensuite leur offre de télévision en s'abonnant directement sur Internet à des services de vidéo par abonnement (SVoD) comme Netflix, à  des services de vidéo financés par la publicité (AVoD) comme Pluto TV … et donc en installant une antenne pour les chaînes gratuites, notamment la télévision locale.

Modèle « à bout de souffle » ?

Dans une interview aux « Echos » en juin 2018 , Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, l'autorité de régulation des télécoms française, avait affirmé que « le modèle de la TNT est à bout de souffle » en raison de la concurrence de la télévision par câble, satellite ou ADSL. Il estimait « inéluctable » que ses fréquences soient réattribuées aux opérateurs télécoms.

Finalement, le danger le plus important qui guette la TNT vient peut-être des autres industries qui lorgnent ses fréquences. Ainsi, aux Etats-Unis, dans les prochains mois, l'antenne traditionnelle pourrait souffrir. D'ici au mois de juillet, certaines fréquences utilisées doivent migrer pour laisser la place à la 5G, ce qui pourrait affecter le service. Les foyers qui utilisent une antenne seront toujours capables d'accéder à la télévision gratuite, mais ils devront réinitialiser leur téléviseur. Une manœuvre qui ne dure pas plus de 5 minutes en théorie, mais qui pourrait décourager certains…

En tout cas, pour Duncan Stewart, la TNT, par ailleurs anonyme et plus fiable que l'Internet, sera encore là « pendant des décennies ». La Suisse l'a éteinte parce qu'elle n'avait que 3 % des foyers qui la recevaient par ce biais. Mais les Etats-Unis ne sont pas le seul pays où son utilisation grimpe :

- Au Canada, l'usage a bondi de 87,5 % en six ans, à 15 % des foyers en 2020.
- Au Royaume-Uni, l'usage a grimpé de 2,3 % depuis 2012, à 44 % des ménages. 
- En Italie et en Espagne, cela reste très élevé, à respectivement 72 % et 63 %, selon Deloitte même si en France, l'utilisation de l'antenne concerne 22 % des ménages.

La réception de la télévision par antenne continuera de prospérer en 2020 au niveau mondial : 450 millions de foyers continueront de regarder la télévision grâce à une antenne, estime le bureau de conseil.

Fiable et anonyme

Outre-Manche, « on observe le même phénomène de progression de la TNT en raison du 'cord-cutting', moins marqué parce que les bouquets de télévision payante sont moins chers qu'aux Etats-Unis », explique Julian Aquilina, du cabinet Enders Analysis. Bien que les gens se désabonnent, le prix du bouquet américain moyen est resté en effet à 108 dollars, selon Deloitte.







lundi 17 février 2020

« Ernotte chassée de la télé publique » !


« Ernotte chassée de la télé publique » !

Dans un tweet hallucinant que vient de poster Muriel Attal la préposée à la com’ de l’ex-Orange qui retweete Sitbon-Gomez le dircab et monsieur transformation d’Ernotte, cette dernière s’extasie sur un papier intitulé « CAC 40 : les dix femmes les plus citées par les chasseurs de têtes » où figure avec Isabelle Kocher (récemment dégagée d’Engie), Marguerite Bérard (la major de la BNP) ou encore Sophie Boissard (Korian), le nom de celle dont les conditions de son parachutage en 2015 font toujours l’objet d’une instruction judiciaire (*)

« A top » s’esbaudit la tweeteuse-retweeteuse porte-voix de l’ex-Orange !    

Petit problème tout de même et pas des moindres…qu’Ernotte soit chassée dans quelques semaines ne fait plus guère de doutes mais que France Télévisions fasse partie du CAC 40, là, il ne faudrait tout de même pas exagérer et prendre les contribuables français pour des bourrins !

(*)


« Salto un fiasco annoncé » explique Francis Guthleben auteur de Sauvons France Télévisions.


« Salto un fiasco annoncé » explique Francis Guthleben auteur de Sauvons France Télévisions.

Centre Presse relate sous la plume de Christophe Colinet l’interview de Francis Guthleben interrogé sur Salto que l’ex-Orange avait dans un premier temps présenté comme un Netflix à la française avant de reconnaitre qu’au mieux ce ne serait qu’une plateforme payante de télé de rattrapage. 

Extraits



« Molotov a atteint les dix millions d'utilisateurs et Netflix les six millions d'abonnés en France, Disney+ arrive en mars... Mais Salto se fait attendre. »

Netflix, Amazon prime vidéo, Disney+, Apple TV+, ou encoreHBO Max... Les services de vidéo à la demande (SVOD) croissent inexorablement, détrônant chaque jour un peu plus les chaînes historiques.

Retard. La France ne voulait pas être en retard. D'où la création de Salto, une plateforme rassemblant TF1, M6 et France Télévisions pour défendre les couleurs de l'audiovisuel français dans le streaming. Le projet se peaufine mais son lancement, initialement prévu au premier trimestre 2020, a été repoussé au 3 juin. Et encore, en juin, c'est la phase de test qui commencera, le véritable lancement est prévu en septembre.

Genèse… En 2017, la plateforme de télévision de rattrapage et de vidéo à la demande de France Télévisions devient france.tv, qui permet aussi de regarder l'ensemble des chaînes du groupe France Télévisions en direct. L'aventure de la télévision de rattrapage avait commencé en 2012 avec Pluzz puis Francetv pluzz et Francetv pluzzVAD. C'est en 2017 aussi que Molotov, service français de distribution de chaînes de télévision par Internet créé un an plus tôt, commence à faire parler de lui. TF1 et M6 se rendent compte qu'ils ont loupé le train.



Public-privé. Pour Francis Guthleben, ancien cadre de France Télévisions, consultant médias et auteur, notamment, de Sauvons France Télévisions, « c'est pour contrer Molotov que TF1 et M6 arrivent à convaincre Delphine Ernotte de se lancer dans ce projet Salto. Il se pose déjà à cette époque un vrai problème déontologique puisqu'un groupe vivant de l'argent public entre dans une société pour rejoindre deux partenaires privés. Cela ne dérange alors personne, ni le ministère des Finances, ni celui de la Culture, ni même l'Élysée. »



Une petite poignée de sachants comme Emmanuel Torregano rédacteur en chef du site Electron Libre, pensent que « Le streaming (la diffusion via Internet) remplacera à terme (d'ici dix ou quinze ans) la diffusion hertzienne ». Pourtant aux États-Unis dont il est decoutume de dire qu’ils ont dix ans d’avance sur l’Europe, c’est bien la tendance inverse qui prend le pas comme le précisait le 11 février dernier Les Échos  dans son enquête « La TNT très tendance chez les millennials américains » qui débute ainsi « Le phénomène de désabonnement aux bouquets de télévisions - « cord-cutting » - profite à la télévision traditionnelle qu'on reçoit par le biais d'une antenne. Notamment quand les bouquets sont chers, comme c'est le cas aux Etats-Unis. »



Emmanuel Torregano y met pourtant un bémol « Cela posera des problèmes: la diffusion du service public passera par des opérateurs privés qui font payer l'accès, les opérateurs de télécommunication étant les seuls à offrir un accès massif à la télévision. Dans tous les cas, Salto devra alors conclure un accord avec ces opérateurs (Orange, SFR, Bouygues telecom, Free). On verrait bien Orange ouvrir généreusement la porte à France Télévisions, ce qui peut aussi expliquer l'intérêt que TF1 et M6 portent à Salto qui n'est qu’un catalogue de séries plus quelques exclusivités temporaires. Il n'a pas non plus été annoncé que Salto produirait des séries spécifiques »

D'où la question sensible du prix. En 2018, on parlait de 2 à 8€. Aujourd'hui, ça serait plutôt entre 7 et 10€. »…


Redevance. Francis Guthleben est plus sévère: « Salto est un fiasco annoncé. Le budget est ridicule. C'est trop tard: le nombre de plateformes dans le paysage audiovisuel est suffisant. Netflix, c'est six millions d'abonnés en France. Molotov, c'est dix millions d'utilisateurs réguliers. Disney arrive le 24 mars. L'audiovisuel public risque de se diluer dans un groupe privé. Payer un abonnement pour accéder au replay de contenus audiovisuels publics qu'on a déjà financés une première fois avec sa redevance, ça ne tiendra pas! »


Enquête. Salto a d'ailleurs fait l'objet d'une enquête auprès des consommateurs menée par France Télévisions fin 2017. Où l'on apprenait que Salto donnait aux personnes interrogées « le sentiment de payer pour une double redevance », et qu'elles se retrouvaient confrontées à « un problème éthique, celui d'une offre TV à deux vitesses, incompatible avec les valeurs du service public ».



repères> Salto aura pour activité la distribution de services de télévision, incluant notamment les chaînes de la TNT des sociétés mères et leurs services associés (par exemple, télévision de rattrapage), et l'édition d'une offre de vidéo à la demande par abonnement (« VàDA »). Les offres de Salto seront diffusées sur l'Internet ouvert (« over-the-top ») et seront donc accessibles aux consommateurs directement sur Internet sans l'intermédiaire d'un distributeur.
> Le budget de Salto sur les trois années de lancement devrait bien atteindre 135 millions d'euros, recettes comprises. L'investissement à l'euro près de chaque actionnaire reste à déterminer dans cette enveloppe, cela dépendra évidemment des formules proposées au public. Idem pour la valorisation des investissements dans les catalogues. La somme de 250 millions d'euros a été évoquée.
> Salto, c'est un partenariat compliqué, autant que l'était celui de TPS (Télévision par satellite), l'ancien bouquet numérique de télévision par satellite, diffusé en France de 1996 à 2008 pour concurrencer Canal+.
Les actionnaires de TPS étaient Groupe TF1, Groupe M6, Orange, France Télévisions, RTL Group et Suez Environnement.
TF1, FTV et M6 étaient d'accord sur une stratégie low cost de diffusion par satellite juste pour mettre des bâtons dans les roues de Canalsat. La fin de l'histoire: c'est le concurrent, Canal+, qui a fini par avaler TPS.
> Le contexte économique audiovisuel est difficile: aux États-Unis, les streamers représentent 19% de l'audience totale. En France, les chaînes se demandent où elles doivent investir: quels genres de programmes, arrêter le direct ou pas, se concentrer sur quelques événements... Les chaînes traditionnelles sont tiraillées entre deux modèles: servir beaucoup de réchauffé qui ne coûte pas cher - ce que les téléspectateurs peuvent faire eux-mêmes en streaming! - ou miser sur des événements à très forte audience consensuelle (The Voice, le sport, Miss France...) qui permettent de faire, de façon saisonnières de l'audience publicitaire beaucoup plus importante.

dimanche 16 février 2020

Alexandra Redde-Amiel la préposée aux divertissements à France Télés "veut faire s'approcher [la France, ndlr] du podium"


Alexandra Redde-Amiel la préposée aux divertissements à France Télés "veut faire s'approcher  [la France, ndlr] du podium" 

A écouter l’interview que donne Alexandra Redde-Amiel à Pure Charts concernant soir la chanson qui représentera la France à l'Eurovision en mai 2020, on croirait presque que c’est elle qui va concourir !

« Le choix du titre, du chanteur Tom Leeb, ses ambitions et nos chances de victoire. Elle dit tout! » écrit Pure charts.

L’ex-collègue de Candilis chez Lagardère qui enchaine flop sur flop en prime time depuis qu’il l’a fait nommer à France Télés, a des ambitions ! Elle déclare à Pure Charts "On veut s'approcher du podium"Cela devrait plaire à Tom Leeb qui interprète “The Best in Me” et a adapté les paroles du trio de Suédois (Thomas G: Son, Peter Boström et John Lundvik) puis réécrit les couplets en français avec l’aide d’Amir (6ème à l’Eurovision en 2016).

« Ce rôle de cheffe de délégation, c'est la continuité de mon travail aux divertissements, et c'est vrai que pendant un certain moment j'y mets encore plus d'énergie. C'est un poste que je prends à cœur et j'ai envie d'amener (avec Ernotte et Candilis, ndlr) la France le plus loin possible à l'Eurovision » déclare encore la « team leader » ! 

Le blog CGC Média qui pensait que lorsqu’on y allait c’était pour gagner…

Visiblement ce n’est pas ce que pense Alexandra Redde…c’est un peu effectivement la même chose que pour ses primes à France Télés.

Le reste de l’hallucinante interview n’est que blablabla et enchainement de pathétiques lapalissades du style : 
« On a eu envie d'un retour aux fondamentaux. Se dire : "C'est un concours de la chanson" » (Parler pour ne rien dire !) 
« L'Eurovision, c'est un concours de chansons avant tout » (Ah bon ?!)
« Ce sera ouvert à l'étranger… » (Ce n'est pas juste la France? ...donc une nouveauté depuis 1956 en somme ?!) 
« Le choix de la chanson, de l'artiste, de la mise en scène... Quand les notes tombent, on ne peut pas avoir été mauvais sur l'un de ces points-là. » (Le principe d’un concours quoi !!!!) 
« Une chanson, c'est une émotion. Je voulais quelque chose d'universel…On a demandé à des auteurs-compositeurs français mais aussi, et pour la première fois, on a ouvert à l'international » (Pour un peu, on pourrait presque penser qu’elle a tout fait ?!) 
« C'est dans cette dynamique-là qu'on a réfléchi. Tout ce qu'on le fait, c'est pour nos téléspectateurs. » (Une première ?!)

Etc…

La conclusion de la cheffe de délégation est du même tonneau et aussi creuse que ce qui précède: « Ce reveal sera retransmis sur TV5 Monde, sur le site de France Télé et Slash, mais aussi sur Facebook live, Instagram... Ce sera ouvert à l'étranger. Ce sera la première image de Tom, c'est un moment qui va être unique. Et d'autant plus pour Tom qui va faire une première performance sur un monument qui n'est pas n'importe lequel ! Après ça, il y aura un after show avec les médias pour expliquer tout ça. »

Ces salades n’ont bien entendu rien à voir avec la qualité de la chaude et formidable chanson de Tom Leeb à qui le blog CGC Média souhaite de remporter évidemment la 1ère place du concours de l’Eurovisions 2020.