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mercredi 16 septembre 2020

Le jeu de massacre continue pour l’établissement de France Télés-Malakoff depuis la suppression de la TNT de France Ô la chaine de l’Outre-mer.

Le jeu de massacre continue pour l’établissement de France Télés-Malakoff depuis la suppression de la TNT de France Ô la chaine de l’Outre-mer.

Chiffres à l’appui, l’établissement ultramarin de France Télés à Malakoff paie le plus lourd tribut depuis la décision de faire disparaitre la chaine des Outre-mer de la TNT.

La direction ernotto/gengoulienne qui supprime des moyens en permanence donc des postes, ose expliquer à qui veut l’entendre que « l’activité étant à présent réduite, les besoins diminuer en conséquence »Le cercle vicieux ou le serpent qui se mord la queue !

C’est cela qu’avaient en tête Roselyne Bachelot, Jean Castex et Emmanuel Macron ? Où va-t-on se demandent les salariés du site qui « morfle le plus » (sic) et pour quel résultat (* voir ci-après  l'article du Canard enchaîné de ce matin)

(*) 

C’est entre autres ce qui explique le liminaire lu ce matin en CSE par l’un des élus de la CGC (ci-après) :

"Où va-t-on ?

C’est la question qui circule dans les couloirs du 35 rue Danton à Malakoff:

Où va-t-on ?

Après l’AITV et France Ô, la prochaine étape au sein de France Télévisions est-elle la fermeture pure et simple de l’établissement de Malakoff ?

Si un frémissement se fait sentir à la radio – le SNPCA-CGC et l’UNSA s’en réjouissent hautement ! -  les salariés de Malakoff s’interrogent : « Et maintenant, on fait quoi ?…»

Ou encore : « On ne sait pas où on va, mais on y va ! »

Et comment ne pas s’interroger sur l’avenir quand on mesure au quotidien les conséquences de la fermeture de la chaîne France Ô : diminution de l’activité (programmes, plateaux, fabrication, rédaction et administration), disparition de certains personnels. Il ne s’agit pas uniquement de départs. Mais des postes promis qui tardent, tardent (!) à être remplacés et qui finissent, le temps aidant, par disparaître vraiment…

Ah les promesses, notamment dans les instances !

«Mais que fout Malakoff ?!? »… entend-on résonner à nouveau ici et là ?

Ben oui, ces cris sont fondés : que font les personnels de Malakoff ?!?…

Réponse :  Ils attendent un projet, un programme, une ambition, une vision, une envie… bref un cap ! Avec un capitaine à la barre !

Or, la seule réponse dans les instances : ça vient….

Mais pour l’heure, on ne voit toujours rien venir !

« Ah si : la seule chose que l’on voit et que l’on veut nous faire avaler : la 10ème station ! Ça en revanche, on a du temps et des moyens à dépenser pour nous la vendre ! »

« Pourquoi pas ? Y voir plus clair ? Très bien ! Le SNPCA-CGC et l’UNSA votent pour ! A condition… à condition UNIQUEMENT que cette énième transformation débouche sur un vrai projet d’entreprise et un vrai plan de charge pour les salariés. Or, au regard de l’histoire récente de l’établissement, les salariés finissent par douter : « Une énième réforme pour quoi ? Et surtout pour qui ? Pour une fois de plus distribuer des postes d’encadrement ? ».

Ou pour enfin nous sortir un véritable plan Marshall pour assurer la visibilité des Outre-mer dans l’hexagone, comme la visibilité des ultramarins d’ici, et enfin de toutes celles et tous ceux qui travaillent, œuvrent, sont connectés, s’intéressent ici en métropole aux différents territoires français présents dans le monde ?

Car une chose est sûre, et bien sûre, c’est que depuis près d’un mois, cette visibilité-là, bien que pacte de visibilité oblige, beaucoup d’ultramarins ne s’y retrouvent pas – malgré le dit-pacte – et réclament à grands cris le retour d’une chaîne de télé qui leur ressemble, qui parle d’eux, qui les montrent et qui s’intéresse à eux, voire surtout qui donne encore… ENCORE plus envie d’eux !

France Ô est morte mais ses missions, elles, restent bien à remplir. Qu’attend-on pour reconstruire, les assumer et surtout les assurer ?

Ce sont les réponses à ces questions-là, de la part de la direction de l’établissement de Malakoff comme de la Direction du pôle Outre-mer et de la Direction Générale de France Télévisions qui sont attendues avec forte impatience par les salariés !

Malakoff : le 16 septembre 2020"

La place des outre-mer à France Télés: un ramassis numérique !

La place des outre-mer à France Télés: un ramassis numérique truffé de pubs !

L’article du Canard enchainé (*) de ce mercredi 16 septembre montre, si besoin était, la place réservée  aux outre-mer sur la télé publique par l’ex-Orange depuis la suppression de France Ô décidée par le gouvernement Macron avec ce flagrant "pacte d'invisibilité": un ramassis numérique truffé de pubs !

 (*) 




mardi 15 septembre 2020

Caroline Got devrait quitter France Télés !

Caroline Got devrait quitter France Télés !

Laurence Boccolini qui dans une interview au Figaro donnée le 4 septembre dernier sur son retour à France Télévisions aux commandes du célèbre jeu de France 2 lancé en 2009 par Patrick Sabatier, se réjouissait de travailler avec ses deux ex-boss : « J’ai retrouvé Takis Candilis et Caroline Got qui ont été mes patrons à TF1 » devrait faire grise mine.  Elle ne verra plus ni l’une, ni l’autre !

Le 30 juin dernier, le blog CGC Média dans son article « Candilis devrait quitter France Télés le 27 juillet… » écrivait « Selon nos informations, c’est le 27 juillet prochain que Takis Candilis devrait quitter le groupe public après deux ans à peine à plomber l’audience et les programmes à l’instar de ses prédécesseurs nommés par l’ex-Orange depuis l’été 2015 : Xavier Couture et avant lui Caroline Got

Cette dernière ayant dû lui céder sa place, se retrouve aujourd’hui sous les ordres de Diego Buñuel nommé le 22 juin dernier par le tandem candilo-ernottien « Directeur des programmes France Télévisions. 

Certaines mauvaises langues disent que ce serait le cadeau de départ du toujours numérobis de France Télés à celle qui est encore directrice exécutive de France 2 et ce alors que les relations entre les deux sont loin de s’être arrangées… »

La quasi-totalité des départs annoncés par le blog CGC Média ont eu ou devraient avoir lieu dans les semaines à venir…à moins que la solide procédure normalement déposée en fin de semaine (au pire lundi) visant à faire annuler l’illégale mascarade survenue en juillet dernier, aboutisse très rapidement au regard des éléments probants mis en avant.

lundi 14 septembre 2020

Jonathan Rosenblum (LaREM) "RRS à France Télévisions et Chef d’entreprise" (sic) à présent candidat à la législative partielle d'Alfortville!


Jonathan Rosenblum (LaREM) "RRS à France Télévisions et Chef d’entreprise" (sic) à présent candidat à la législative partielle d'Alfortville!  

Rebelote, Jonathan Rosenblum après avoir été lourdement défait lors des dernièremunicipales par Luc Carvounas (PS) élu dès le premier tour à Alfortville (tableau ci-après) est à présent candidat à la législative partielle qui aura lieu les 20 et 27 septembre prochain. 

En effet, Sarah Taillebois, 28 ans, qui un temps a travaillé en mairie d'Alfortville, a eu « le bonheur » d'entrer à l'ENA. Or, la future énarque ne peut siéger comme parlementaire tout en menant ses études dans la haute école. Le cumul des mandats de parlementaire et haut fonctionnaire est interdit...d'où la partielle.

Soutenu il y a quelques semaines par un autre membre de la direction de France Télévisions  Thomas Xantippe « Responsable secteur d'action RH à l’Information Nationale » (depuis octobre 2018) qui n'hésitait pas sur les réseaux sociaux à cartonner le maire sortant en déclarant: « Faute de programme et d’idées neuves, #Carvounas s’enlise dans la hargne et la calomnie. #Naufrage #Alfortvrille (¤) #Place à l'avenir avec @Rosenblum2020 », Rosenblum qui fait les marchés se présente donc à nouveau sous les couleurs de La République en marche.

Le cumulard candidat LaREM (*) qui se présente EN MÊME TEMPS comme (*) « chef d’entreprise et responsable des relations sociales dans l’audiovisuel public » (se gardant bien d’ajouter que c'est à France Télévisions qu'il travaille donc payé par la redevance, c’est-à-dire les contribuables) revendique même la présence d'un membre du gouvernement Adrien Taqué pour le soutenir devant une salle archicomble comme le montre son tweet ! (ci-après)



(¤)

 (*)

dimanche 13 septembre 2020

Europe 1 nomme finalement Louis de Raguenel adjoint du service politique.

Europe 1 nomme finalement Louis de Raguenel adjoint du service politique.

C’est une dépêche AFP ce 10 septembre qui confirme l’information « La direction d'Europe 1 a renoncé à nommer Louis de Raguenel, transfuge de Valeurs Actuelles, chef de son service politique » comme cela était prévue !

C’est Michaël Darmon qui a été nommé chef du service politique après la crise interne qui a secoué la radio. Louis de Raguenel est quand même nommé son adjoint.

Extrait : 

« L'annonce en fin de semaine dernière de l'arrivée de Louis de Raguenel, un ancien rédacteur en chef de Valeurs Actuelles, à la tête du service politique de la radio, avait provoqué une fronde au sein de la rédaction d'Europe 1, propriété du groupe Lagardère.

Réunie en assemblée générale lundi, la rédaction avait massivement voté contre cette nomination.

Depuis, les réunions se sont enchaînées entre les syndicats, la SDR et la direction, une situation tendue au point qu'Europe 1 renonce à sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, jeudi matin.

La direction a finalement choisi de nommer Michaël Darmon, 58 ans, ancien d'iTélé (CNews) devenu éditorialiste politique chez Europe 1 et présentateur du "Grand Rendez-Vous", au poste stratégique de chef du service politique.

Louis de Raguenel sera son adjoint, aux côtés de la journaliste Aurélie Herbemont, qui assurait l'intérim depuis le départ fin 2019 de David Doukhan, le précédent chef du service politique.

"Louis de Raguenel va rejoindre la rédaction d'Europe 1 pour une première prise de contact dans les tout prochains jours", a annoncé dans un message interne le directeur de l'information Donat Vidal Revel, en réaffirmant "que la ligne éditoriale d'Europe 1 ne varie pas d'un iota". "Louis de Raguenel ne quitte pas Valeurs Actuelles pour faire du Valeurs Actuelles, ce qui n'aurait aucun sens, mais pour faire du Europe 1", a-t-il assuré.

Pour la Société des rédacteurs (SDR) d'Europe 1, le fait que Louis de Raguenel ne soit pas nommé chef est "la revendication claire portée par (le) vote" de l'assemblée générale, selon un communiqué envoyé en interne.

"La direction souligne l'expérience de Michaël Darmon, y compris en tant que chef d'un service politique dans une autre rédaction par le passé. Surtout, elle affirme très clairement sa vigilance à venir sur la ligne éditoriale d'Europe 1, qui ne saurait souffrir du moindre écart", poursuit la SDR, qui prévient qu'elle "reste, aujourd'hui comme demain, extrêmement vigilante".

La SDR et les syndicats reprochaient notamment à Louis de Raguenel d'avoir été chargé, comme ancien militant UMP, de la communication de l'ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant et aussi d'avoir dévoilé les sources de deux journalistes du Monde en 2014.

sr/may/bma

AFP le 10 sept. 20 à 15 04.

samedi 12 septembre 2020

Encore une plateforme pour tenter de concurrencer Netflix !

Encore une plateforme pour tenter de concurrencer Netflix !

L’initiative est cette fois-ci signée TV5 Monde (*) qui a décidé de lancer sa plateforme pour tenter de concurrencer Netflix !

La dépêche AFP du 9 septembre (ac/sr/may/or) relayée entre autres par le magazine Notre temps, en révélait les contours « Séries suisses ou africaines, films canadiens ou français, mais aussi documentaires, concerts, podcasts... La chaîne internationale francophone TV5 Monde lance mercredi sa plateforme mondiale - et gratuite - de vidéos à la demande, sa réponse "en français" aux géants américains comme Netflix.

Fruit de deux ans de travail, TV5MondePlus entend proposer d'ici à un an 5.000 heures de programmes francophones sous-titrés en cinq langues : en anglais, espagnol, arabe, allemand... et en français, pour ceux qui souhaiteraient parfaire leur pratique de la langue de Molière.

A la différence d'une plateforme SVOD, TV5MondePlus sera gratuite et pourra diffuser de la publicité. Il suffira de s'inscrire pour accéder aux contenus.

"On ne se positionne pas comme un concurrent aux plateformes américaines, on n'en a pas la prétention, ni les moyens, mais comme une alternative en français", a précisé à l'AFP le directeur général de TV5 Monde, Yves Bigot.

"C'est la souveraineté francophone planétaire qui est en jeu, c'est le français dans l'univers numérique comme dans l'univers de la télévision", a insisté M. Bigot, également président de la fondation des Alliances françaises.

Parmi les 3.000 heures de contenus déjà disponibles - et traduites dans "80% des cas", la crise sanitaire ayant entraîné des retards - figurent moult programmes ou émissions déjà diffusés par les chaînes "partenaires" de TV5 Monde (France Télévisions, Radio-Canada, Télé-Québec, TV5 Québec Canada, RTS, RTBF) ou son réseau.

Ainsi, les usagers pourront (re)découvrir l'intégralité de la série québécoise "Unité 9" qui, comme la création de Netflix "Orange is the New Black", se déroule dans l'univers carcéral féminin, ou de la série suisse et belge "Quartier des Banques", saga familiale sur fond de thriller financier.

- "Poussé" par le Canada –

Mais la plateforme a aussi vocation à accueillir des exclusivités, à l'instar de la série politique africaine "Wara", coproduite à Saint-Louis du Sénégal et qui sera diffusée "beaucoup plus tard sur nos chaînes traditionnelles", selon M. Bigot.

Outre les séries et le cinéma, TV5MondePlus, "généraliste", proposera "des magazines, des talk shows, du reportage" et des programmes de partenaires tels le Musée de l'Homme, le Collège de France ou le Centre culturel canadien à Paris.

Elle sera accessible à l'adresse tv5mondeplus.com partout dans le monde sauf, pour l'heure, en Chine où des négociations sont en cours, et pas avant le second semestre 2021 aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, en raison de questions contractuelles.

Par son ambition mondiale et sa gratuité, TV5 Monde Plus entend se distinguer du service de vidéos par abonnement (payant) Salto que s’apprête(raie)nt à lancer France Télé, TF1 et M6 cet automne…

[Ce serait pour l’automne à présent !....Chacun se souvient de la dernière et énième déclaration pour l’entité - en l’occurrence celle de Thomas Follin son directeur général - qui précisait que la future plateforme de vidéo en ligne Salto (M6, TF1 et France Télés) serait lancée  le 3 juin ! ndlr]

Le projet d'une plateforme francophone numérique mondiale, évoqué par Emmanuel Macron lors du sommet de la francophonie à Erevan (Arménie) en octobre 2018, a été "poussé" par le Canada qui a expérimenté "la force et la puissance de Netflix sur son territoire avant l'Europe", a souligné M. Bigot. "Chez eux, Netflix fait 60% de parts de marché en prime time et consomme 40% de la bande passante. Evidemment ils ont été les premiers à nous solliciter et nous soutenir", a-t-il relaté.

Le gouvernement canadien a ainsi investi "14 millions de dollars canadiens sur 5 ans", selon M. Bigot qui ne peut chiffrer le coût global de la plateforme, en partie financée par les "108 millions" d'euros de budget annuel de TV5 Monde.

(*) Créée en 1984, la chaîne est détenue à 49% par France Télévisions. France Médias Monde en possède 12,64%, RTBF et SSR en détiennent chacun 11,11%, Radio-Canada 6,67%, Télé Québec 4,44%, Arte France 3,29% et l'INA 1,74%.

vendredi 11 septembre 2020

L’ex-dirlo de franceinfo devenu le nouveau Letranchant de l’Info veut « fabriquer de la démocratie ».

L’ex-dirlo de franceinfo devenu le nouveau Letranchant de l’Info veut « fabriquer de la démocratie ».

Le blog CGC Média après avoir publié les adieux de Letranchant qui se déclare « fier de son bilan et des nombreux succès obtenus », n’avait pas trouvé nécessaire de publier la lettre de son remplaçant qui prenait les rênes de franceinfo (félicité sur les réseaux sociaux par une palanquée de ravis 😉) quelques semaines avant cette récente et pitoyable mascarade de juillet très très prochainement juridiquement contestée.

Toutefois à la lecture du Canard enchaîné de ce mercredi, nous avons décidé de publier  le jubilatoire article avec le mail de Guimier à l’ensemble des journalistes (* fin de post) qui prône « Une guerre totale contre la désinformation, avec participation concrète du public et développement du journalisme de construction pour faire face au terrible dérèglement médiatique s’abat sur la planète et  construire un avenir qui ne sera pas "un après" mais "un autrement" pour toutes celles et tous ceux qui contribuent à la production de l'information et se mobilisent pour fabriquer de la démocratie ».(sic)


Du méga lourd !!!!
« 
Ça démarre fort » ironise à juste titre le palmipède.

😉

Il n’est guère nécessaire de commenter plus avant ces incantations cosmiques d’une autre galaxie…c’est pourquoi nous vous proposons de découvrir les deux textes en question.

Le Canard

Le CSA commence à percevoir les premiers effets de la réélection de Delphine Ernotte à France Télés : son juvénile dircab, Stéphane Sitbon-Gomez, 33 piges, prend la tête des programmes du groupe public.

À l'info, le promu et le grand voyageur Laurent Guinier (ex-Europe 1, ex-Radio France…). Dans le premier mail à ses troupes (7/09), ce dernier explique qu'« un terrible dérèglement médiatique s’abat sur la planète » et qu'il faut donc « construire un avenir qui ne sera pas "un après" mais "un autrement" pour toutes celles et tous ceux qui contribuent à la production de l'information ».

Guimier expose ensuite son plan d'attaque : « Une guerre totale contre la désinformation, participation concrète du public et développement du journalisme de construction ». Puis le général Guimier conclut : « A l'heure où nombreux sont ceux qui contribuent à la fragmentation de la nation, nous nous serons plus que jamais mobilisés pour fabriquer de la démocratie. »

Ça démarre fort

(*) La lettre de Guimier

Chers toutes et tous,

C'est avec un grand honneur que je m'adresse à vous au moment où notre Présidente me confie la passionnante mission de diriger l'information de France Télévisions.

Je veux tout d'abord saluer l'action de Yannick Letranchant. Pendant trois ans, avec la talentueuse équipe de direction qui l'entoure, il a mené à bien les réformes essentielles à nos rédactions dans le dialogue et avec l’esprit constructif qui seul forge les succès. Je prends mes fonctions sur des bases solides et je souhaite à Yannick une pleine réussite dans sa nouvelle mission au sein de l’entreprise.

Comme l'a décrit Delphine Ernotte Cunci à l'orée de son deuxième mandat, un terrible dérèglement médiatique s'abat sur la planète. Il n’y a jamais eu autant de réseaux et de tuyaux pour partager l’information, profusion qui génère chaos et souvent défiance des opinions à l’égard des journalistes. A cela s'est ajoutée la crise sanitaire qui a bouleversé notre quotidien et tant de nos certitudes. Il nous revient d'en tirer rapidement les conséquences et de construire un avenir, qui ne sera pas un après mais un autrement pour toutes celles et ceux qui contribuent à la production de l’information.

A ce titre, nous mettrons en œuvre la vision portée par la Présidente dans nos éditions, nos magazines et nos contenus. Guerre totale contre la désinformation, participation concrète du public et développement du journalisme de construction seront les premières briques de ce projet. A l'heure où nombreux sont ceux qui contribuent à la fragmentation de la Nation, nous serons plus que jamais mobilisés pour fabriquer de la démocratie.

Comme je l’ai fait à franceinfo depuis la mi-juin, je vais consacrer les prochaines semaines à échanger avec vous, pour comprendre vos tâches quotidiennes, analyser vos attentes et partager le sens de notre mission commune.

Tous ensemble, nous allons bâtir cette nouvelle étape, avec l'indépendance, la rigueur et l'humilité qui caractérisent l'information du service public.

Très bonne journée,

Laurent Guimier

jeudi 10 septembre 2020

L’ex-rapporteure de l’ex-loi audiovisuelle ramassée par l’ex-ministre de l’Intérieur pour présider le groupe LaREM.

L’ex-rapporteure de l’ex-loi audiovisuelle ramassée par l’ex-ministre de l’Intérieur pour présider le groupe LaREM.

Christophe Castaner l'ancien ministre de l'Intérieur est donc élu avec 55% des voix face à Aurore Bergé (45%) qui relègue l’omnisciente députée à son porte-parolat du groupe parlementaire qui ne compte plus aujourd’hui que quelque 275 députés.

Chiffre qui devrait encore baisser au train où vont les choses après la défection lundi dernier de trois députés LREM - Christophe Blanchet (Calvados), Perrine Goulet (Nièvre) et Blandine Brocard (Rhône) juste après le député LaREM Christophe Jerretie qui lui avait franchi le pas début août.

Pas forcément bonne perdante, Aurore Bergé a déclaré certainement à l’adresse de celui qui venait de remporter le scrutin : “Le rassemblement ne se décrète pas, il se construit. Il n’est pas une option, mais une nécessité”.

Celle qui espérait bien devenir ministre ou secrétaire d’État du gouvernement de Jean Castex mais promettaient pourtant monts et merveilles aux députés qui voteraient pour elle, à commencer par sa position de fermeté envers le gouvernement, va pouvoir continuer à donner son avis sur tout particulièrement sur la télé publique.

La candidate malheureuse ira-t-elle grossir les rangs du Modem le parti de François Bayrou – chacun se demande du reste à quoi joue le commissaire au plan ! – rejoint cette semaine par Sabine Thillaye députée du groupe Ecologie Démocratie Solidarité, mais aussi incroyable que cela puisse paraitre par un président de groupe à l’Assemblée Philippe Vigier (ex-président aujourd’hui) qui a emmené dans ses bagages deux autres députés Yannick Favennec et Sandrine Josso. 

Philippe Vigier (alors UDI) qui en mars 2017 rejoignait l’équipe de campagne de François Fillon (LR) pour figurer au sein de l’équipe de l’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy candidat à la présidence de la République et porter sa parole.

Il avait eu du nez…c’est le moins qu’on puisse dire !






La transposition des directives européennes SMA (*) seul volet du big bang audiovisuel annoncé par Emmanuel Macron à passer devant le Parlement !

La transposition des directives européennes SMA (*) seul volet du big bang audiovisuel annoncé par Emmanuel Macron à passer devant le Parlement !

Il n’y aura donc pas d’ordonnances contrairement à ce qui avait été avancé lorsque l’ex-projet de loi audiovisuelle proposé par l’ex-ministre de la Culture Franck Riester avait été envoyé aux oubliettes.

(*) « La transposition des directives européennes SMA, CabSat et droits d’auteur passerons » sera seulement le seul volet rescapé d’une loi audiovisuelle à passer cet automne devant l’Assemblée nationale et le Sénat...loi qui avait été annoncée comme un big bang par Emmanuel Macron après s’être plaint de la gouvernance de France Télévisions qualifiée alors par le président de « Honte de la République » - propos confirmés le lendemain par Gabriel Attal (¤) - mais qui n'est à présent qu'une coquille quasi vide! 

Fini également, avant même que Riester ne change de poste au gouvernement, la création de France Média, la nomination de son dirigeant par le conseil d’Administration…ou encore l’avènement de l’ARCOM qui devait fusionner l'Hadopi et le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel reporté sine die pour ne pas dire enterré.

Dire qu’on allait voir ce qu’on allait voir ! 

Le big bang présenté comme une véritable révolution dans l’Audiovisuel ne sera en réalité qu’un simple pétard mouillé qui devrait finir par exploser très vite au nez de ses promoteurs…à commencer par plusieurs actions dont le dépôt dans les jours qui viennent d’une première procédure devant le juridiction compétente visant à faire annuler la pitoyable mascarade intervenue en juillet dernier consacrant justement à la tête de la télé publique, cette fameuse « Honte de la République »

(¤)

Au micro de RTL, le chef de file de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale et actuel porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal qui était présent explique "Le président de la République a eu un constat sévère sur l'audiovisuel public…C'était un constat sévère sur la gouvernance de l'audiovisuel public et pas sur la rédaction comme je peux le lire sur les réseaux sociaux". (* sonore à l’appui, en fin de post)


 

mercredi 9 septembre 2020

Le royaume de l’entre-soi à son comble avec les tweets de Nathalie Sonnac qui se vante de cumuler deux fonctions.

Le royaume de l’entre-soi à son comble avec les tweets de Nathalie Sonnac qui se vante de cumuler deux fonctions.

« Pour rassurer ceux qui m’ont posé la question, je suis évidemment toujours membre du CSA, en charge des télévisions et heureuse de l’être jusqu’en 2021 » déclare Nathalie Sonnac sur Twitter au moment même où Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports la nomme « présidente du comité d’éthique pour les données d’éducation en remplacement de Claudie Haigneré qui avait démissionné au printemps dernier pour des raisons personnelles ».


C’est super woman cette femme-là ! 

Soit son boulot au CSA ne la mobilise guère – au prix où elle est payée, sa déclaration est ahurissante (¤) – soit son poste de « présidente du comité d’éthique pour les données d’éducation » dépendant du ministère de l'Éducation ne l’occupe pas vraiment mais lui rapporte beaucoup !?

Ce ne serait pas ça aussi La Honte de la République qu’évoquait Emmanuel Macron  en plus de la gouvernance de France Télés version Ernotte qu’il visait ?

Si Roch-Olivier Maistre en tant que président du CSA bénéficie d'un salaire mensuel brut de 15 414 euros, Nathalie Sonnac elle comme les autres conseillers ne perçoit que 11 105 euros/mois (¤).

Le salaire de Claudie Haigneré révélé à l’origine par Le Canard enchainé avait fait pour sa part énormément jaser sur la toile comme dans les médias, notamment avec l’article de Politique.net  : « Le jackpot de l'ex-spationaute Claudie Haigneré : le ministère du Budget lui verse un salaire supérieur à celui du président de la République. » que le blog CGC Média vous propos de découvrir. (*)

Claudie Haigneré

Extrait

(*) « 21 000 euros brut par mois. C'est le coût "stratosphérique" de Claudie Haigneré, l'ex-spationaute, à la tête depuis 2009 d'un établissement public regroupant la Cité des Sciences de la Villette et le palais de la Découverte. Certes, cet organisme public emploie 1 280 salariés. Mais comment justifier que l'ancienne ministre de Jacques Chirac soit payée plus que le président de la République ? C'est Le Canard enchaîné qui a révélé le montant de son salaire.

Actuellement, Claudie Haigneré est "mise à disposition" de l'Agence spatiale européenne (ESA). Son salaire est versé directement par le ministère du Budget, lequel s'est montré bien généreux : en cinq ans, le revenu de l'ex-spationaute a augmenté de 16%... alors même que les autres directeurs d'établissement public n'ont pas eu cette chance, en raison du blocage du point d'indice de la fonction publique.

Au-delà de ce salaire exorbitant, Haigneré bénéficie d'un statut à part : avec le soutien de ses trois ministres de tutelle successifs (Valérie Pécresse, Frédéric Mitterrand et François Baroin), "elle a pu conserver son statut international dérogatoire, et donc échapper au régime fiscal français. Selon les calculs de Bercy, le manque à gagner pour le fisc s'élèverait à près de 50 000 euros annuels"….

Sonnac a donc décidé, de cumuler …Elle devrait selon toute logique cumuler les deux salaires pour deux boulots : 11 105 euros/mois au titre du CSA et une rémunération peu éloignée de celle que touchait sa prédécesseure en tant que « présidente du comité d’éthique pour les données d’éducation » soit quelque chose qui tourne autour de 21.000 euros/mois que lui versera le ministère !

Ce sont donc plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois que celle qui se voyait déjà ministre de la Culture et de la Communication sous Édouard Philippe, indique gagner sur Twitter…

« Je resterai en charge des télévisions et heureuse de l’être jusqu’en 2021 malgré ma nomination par Jean-Michel Blanquer comme présidente du comité d’éthique pour les données d’éducation en remplacement de Claudie Haigneré » n’a donc pas honte de déclarer Nathalie Sonnac qui se félicite soit dit en passant de la nomination du dircab d’Ernotte dont elle a voté le maintien comme directeur des programmes de France Télés !


Vive la République et vive la France....