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jeudi 19 juillet 2012

Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions » passerait comme une lettre à la poste ?


Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions »  passerait comme une lettre à la poste ?

De très nombreuses questions - il serait plus juste de dire : de trop nombreuses questions - se posent après la publication, ce mercredi 18 juillet, de l’article du « Canard enchaîné » intitulé : « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » avec un sous titre plus que parlant « La chaine privée TVous va carburer aux programmes publics avec la bénédiction du conseiller audiovisuel de François Hollande, qui avait participé à sa création ». (en fin de post)


  
L’affaire est grave et elle est loin d’être terminée. Elle pourrait d’ailleurs être l’occasion, sous peu, de développements judiciaires induits avec la mise en lumière de certains des noms cités par « Le Canard »!


QUESTIONS :

1°) Qui le conseiller audiovisuel de l’Élysée cherchait-il à impliquer dans ses déclarations au « Canard enchaîné » ?

Lorsque David Kessler précise au « Canard » que Pascal Houzelot, pédégé de la chaîne TVous avec qui il a défendu il y a seulement quelques semaines le dossier devant le CSA et qu’il reçoit au Château : «était venu voir quelqu'un d'autre à l’Élysée, qu’il est passé "amicalement" boire un café.», qui vise-t-il ? 

Quel est donc ce « quelqu'un d'autre à l’Élysée » que Pascal Houzelot, pédégé de la chaîne TVous et ami de 15 ans de David Kessler, allait donc voir au Palais 55, rue du faubourg Saint-Honoré ?

Cela devrait être facile à trouver car tout ceci doit à l’évidence être consigné sur un registre. Non seulement, il y faut montrer patte blanche, décliner son identité mais surtout y être attendu et avoir un rendez-vous en bonne et due forme…on vous demande d’ailleurs, à l’accueil, le nom de la personne qui vous attend…

Puisque ce n’était pas David Kessler (selon ses dires) que le pédégé de TVous allait voir, qui allait-il donc rencontrer à l’Élysée?? 

2°) Lorsque le conseiller audiovisuel de l’Élysée ajoute au « Canard » : «Pascal [Houzelot] je le connais depuis quinze ans, il était passé "amicalement" boire un café » ….qui peut penser une seule seconde que l’Élysée est ouverte à tous les vents et que n’importe qui peut y rentrer prendre un café comme ça !!!! 

Au regard des nombreux dossiers à traiter et des agendas chargés (c’est en général la réponse qui est faite à l’heure actuelle) comment croire qu’un ami de 15 ans se pointe à l’improviste pour prendre un café alors qu’il n’avait pas rendez-vous…en tout cas pas avec vous ? 
En général, vu le contexte et dans ce genre de situation, on s’arrange pour se voir « entre amis » à l’extérieur !

3°) Passons maintenant, au fond de l’affaire…Lorsque le conseiller audiovisuel de l’Élysée affirme au « Canard » : « II n'y a pas de conflit d'intérêts;  je "ne sui[s] pas" l'aventure TVous depuis son bureau de l'Elysée...» comment là aussi ne pas légitimement en douter!?

Il suffit pour cela de revenir quelques semaines en arrière lorsque le CSA auditionnait les candidats à l’attribution des fréquences pour les 6 nouvelles chaînes de la TNT et qu’il auditionnait. Pour être le plus complet possible, il vous faut lire l’article publié dans « Stratégie.fr » par Amaury de Rochegonde, le  9 mars, intitulé « Pascal Houzelot vise 35 millions de recettes publicitaires avec TVous » ou encore celui de Paule Gonzales dans « Lefigaro.fr »  intitulé « TVous : la surprise du PAF » qui écrivait: « La nouvelle venue de la TNT se veut la chaîne de toutes les diversités, du handicap à la famille monoparentale »…

Cela ne s’invente pas. Dans le cadre de  l’auditions de "TVous" (soi-disant chaîne de la diversité) étaient là pour soutenir et défendre le projet devant l’instance :

-     David Kessler, salarié en tant que directeur général de Matthieu Pigasse (de la banque Lazard) propriétaire des "Inrockuptibles"  actuel conseiller audiovisuel de l’Élysée,
-           Valérie Hernis, directrice générale adjointe de GDF-Suez,
-         Damien Cuier, coordinateur du projet et ex directeur général adjoint chargé des finances à France Télévisions et futur dg de TVous, 
-     Pascal Houzelot, président de la société Diversité TV France et patron fondateur de la chaîne gay à péage Pink TV.


Selon les intéressés et en fonction de ce qui ressort maintenant de leur audition, voilà en substance ce qui a été « vendu » aux sages dans le cadre du projet de nouvelle chaîne dont l’un des membres du CSA joint par « Le Canard » n’hésite pas à dire : « Pascal Hou­zelot, cet homme de réseau au carnet d'adresses bien épais, ex-lobbyiste de TF1, qui a déjà lancé, en 2004, la confidentielle Pink TV, "a défendu le projet le moins convaincant".

Voila comment ils ont présenté la chaîne: « TVous, la nouvelle chaîne de la diversité, n’est pas une mini généraliste. Elle sera une chaîne semi-thématique : Diversité, découverte, décryptage, proximité.

Comme le dit notre sage, léger et "peu convaincant" ! Rachid Arhab lors de cette audition a rappellé que le CSA souhaitait que « la diversité soit présente sur toutes les chaines et pas seulement sur une seule qui soit alors un alibi ». Ce que balaie d’un revers de manche l’équipe de Tvous qui répond en prenant Arte comme exemple « Arte est une bonne analogie, elle fait de la culture, mais les autres chaines continuent à faire de la culture. »

Ceci étant rappelé, la suite de l’argumentaire de TVous est conforme à l’analyse faite par notre membre du CSA au « Le Canard »….en voici un extrait : « TVous contribuera a l’apprentissage d’un meilleur vivre ensemble. Elle sera ouverte à tous et luttera contre le repli communautaire. Elle ne sera pas une chaine alibi mais contribuera à la diversité sociale, la diversité des origines comme celle des modèles familiaux, sans oublier la parité, les cultures du monde et les conditions physiques, c'est-à-dire les handicaps…La Diversité, source de richesse, est une chance pour chacun d’entre nous ; elle doit refléter la société telle qu’elle est.

C’est pourquoi TVous mélangera donc les diversités. Elle sera un Incubateur, carrefour pour les nouveaux talents, il pourra y avoir également des collaborations avec les Inrocks. En revanche, il n’ya aura pas de rapport avec Pink TV (pas la même équipe) même si elle a le même président [Pascal Hou­zelot]. Alors qu’un rapprochement avait été annoncé entre TVous et Urb TV, finalement, il n’y aura pas de liens réels avec l’équipe de Urb TV qui a rejoint le projet, mais c’est tout. Pas d’engagement dans le choix éditorial; Urb ne changera pas le projet..(*) »…

Quasiment rien sur le modèle économique, si ce n’est que « TVous va sur-traiter ce qui n’est pas traité par les autres chaines…dans cette optique, elle vise un petit équilibre en 2015 avec un coût de grille à peu près comparable au coût de diffusion pour une audience espérée 1.8% et l’objectif de  collecter 35 millions d'euros de recettes publicitaires. » 

A la lecture du « Canard », on comprend mieux comment, les dirigeants comptaient s’y prendre !!!

Enfin et c’est là l’apothéose de cette pantomime médiatique…les défenseurs du projet déclarent en cœur au CSA « Il n’y aura pas d’information… mais d’ajouter immédiatement derrière : « il y pourra toutefois  y avoir de liens avec France 24. »

HALLUCINANT !

La lecture du paragraphe du dernier paragraphe du « Canard » intitulé « Grille sur un plateau » [ci-après], nous montre effectivement toute la pertinence de cet engagement !!!

« A partir de là, des négociations (toujours en cours) ont été entamées pour que France 24 lui vende, « chaque matin, entre deux et trois heures d'émissions d'info », confirme Damien Cuier, ancien argentier de France Télévisions et futur directeur général de TVous. 

Pour France 24, ce partenariat est le moyen de débarquer en loucedé sur la TNT gratuite. Pour la minuscule « chaîne de la diversité »- c'est l'affaire du siècle : les novices Pigasse et  Houzelot mettent ainsi la main sur des programmes matinaux qui tiennent la route, à même de drainer des millions de recettes publicitaires. Finauds, ils viennent d'ailleurs de proposer à France Télévisions Publicité, qui assure déjà la régie de France 24, d'assurer la leur. Et ils exigent que ladite régie s'engage à leur verser un minimum garanti de 5 à 10 millions d'euros de rentrées annuelles pendant les deux premières années !« Ils font effectivement preuve d'une étonnante assurance », ricane un pubard.

Celle que donne la certitude d'avoir les meilleurs témoins pour célébrer le beau mariage entre TVous et France 24? »

4°) Depuis quand le CSA est-il devenu compétent pour entamer une négociation visant à accorder à une chaîne totalement privée, le droit de se fournir et de commercialiser des émissions de l’audiovisuel public !?

« Le 5 juin, lors de la signature de sa convention [avec France 24…soi-disant « toujours en négociations, selon les propos de Damien Cuier au « Canard »], TVous a d'abord obtenu l'accord inédit du CSA pour se fournir en émissions dans l'audiovisuel public. »

D’autant que la chaîne d’information internationale française qui diffuse dans une centaine de   pays à travers le monde, en versions française, anglaise et arabe,  et dont la diffusion estprévue sur le câble et le satellite, ne peut pas diffuser en hertzien sur le territoire national.

Il serait donc étonnant que le CSA contourne ces dispositions de notoriété publique et accorde comme l’écrit « Le Canard », son feu vert au « partenariat entre Tvous et   France 24, véritable moyen de débarquer en loucedé sur la TNT gratuite. » !!!

Qui au CSA a bien pu donner un tel accord ? Prendre de tels engagements ? Bafouer ainsi les règles et décisions prise par l’État actionnaire ?

Particulièrement, lorsqu’on apprend toujours en lisant « Le Canard » que : « Quelques minutes après sa conversation avec David Kessler [qui dit ne pas s’occuper du dossier et déclare "l’avoir dit à Remy Pflimlin, le pédégé de France Télévisions et ses collègues de Matignon et de la Rue de Valois" ] la réponse qu’il a  aussi obtenue du cabinet d'Aurélie Filippetti avec un étonnant rebondissement a la clé, a été "chez la ministre, on indique que la DGMIC Direction générale des médias et des industries culturelles s'est opposée, « il y a déjà un mois », au rapprochement entre TVous et France 24. "

Tout ceci est extrêmement étrange lorsqu’on apprend qu’à peine nommé suite à la démission d’Alain de Pouzilhac de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), Pierre Hanotaux, l'ex directeur de cabinet de Frédéric Mitterrand (prédécesseur d'Aurélie Filippetti) qui avait succédé à Christine Ockrent comme numéro deux le holding publique qui regroupe France 24, RFI et TV5 et assure finalement l'intérim en attendant que la Présidence laissée vacante pour l’heure, a annoncé publiquement  en conférence de rédaction, vendredi 13 juillet dernier, comme l’une de ses premières décisions que : « TVous en partenariat avec   France 24, allait reprendre le signal du matin avec ses 2 ou 3 heures d’antenne pour permettre d’être ainsi présente sur la TNT gratuite….et si ça pouvait rapporter un peu de sous, tant mieux » 

Pierre Hanotaux, n’imaginait tout de même pas à peine nommé Président de l’AEF par intérim, contrecarrer la volonté de la Ministre et de la DGMIC qui " s'étaient  opposées, il y a déjà un mois, à ce rapprochement entre TVous et France 24. "

5°) Cerise sur le gâteau, Pourquoi Diable, David Kessler conseiller audiovisuel de l’Élysée qui ne suit pas l’aventure TVous comme il le dit au  « Canard enchaîné », a-t-il dit à Pflimlin qu’il ne s’occupait pas du dossier ? Pourquoi Pflimlin ? 

A quel titre David Kessler a-t-il éprouvé le besoin de parler à Pflimlin nommé par Nicolas Sarkozy il y a deux ans,  pour lui dire qu’il ne s’occupait pas d’un dossier qui ne le concernant en rien ? 

A moins qu’il n’y ait trois mois de cela, Pflimlin ait donné son feu vert pour que la régie de France Télévisions, s’occupe des recettes publicitaires de TVous reprenant les images de France 24 payées par le contribuable ?!

Selon nos informations, une réunion a eu lieu à la régie avec une dizaines de participants,  autour du concept d'un "PACK"  Tvous/FranceÔ...à en croire les défenseurs de ce concept "commun": "la régie ayant du mal à commercialiser FranceÔ, la cible de clientèle étant quasiment la même pour France Ô à savoir la Diversité et TVous (la cible homos en plus), l'idée de ce pack semble être la bonne... "


Lorsque « Le Canard enchaîné » écrit en citant un spécialiste pub: « Les novices Pigasse et  Houzelot mettent ainsi la main sur des programmes matinaux qui tiennent la route, à même de drainer des millions de recettes publicitaires. Finauds, ils viennent d'ailleurs de proposer à France Télévisions Publicité, qui assure déjà la régie de France 24, d'assurer la leur en exigeant que ladite régie s'engage à leur verser un minimum garanti de 5 à 10 millions d'euros de rentrées annuelles pendant les deux premières années !...», on ne peut que se demander  pourquoi le conseiller audiovisuel du Président de la République à l’Élysée a échangé avec Pflimlin sur un dossier dont il ne s’occupait pas !!!!!

A toutes ces questions et à beaucoup d’autres qui se posent et vont se poser, il va falloir répondre.

Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions »  passerait comme une lettre à la poste…et surtout quels étaient les buts poursuivis dans un telle affaire qui tourne autour de l’un des conseillers fraichement nommé à l'Élysée ?




(*) Selon toute probabilité, TVous aurait prévu de s'installer dans la future Cité du cinéma de Luc Besson à Saint Denis. Un accord prévoirait, notamment, que que Yassine Belattar vieille connaissance de animer une émission sur TVous.
(page 43/56 du lien)

Le réalisateur a produit un documentaire de Yacine Belattar sur les émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel. Il a ensuite produit l'émission « On achève bien l'info » présentée par l'animateur sur France 4 en 2009-2010. 

Interrogé, Pascal Houzelot s'est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de Urb TV indique "des discussions avancées sont en cours pour nous rallier à TVous et former un partenariat éditorial, mais ces discussions n'ont pas encore aboutit à 'heure qu'il est". Enfin, la porte-parole de Luc Besson, contactée, n'a pas répondu. 





mercredi 18 juillet 2012

De Benamou à Kessler : Cinq ans d’écart et toujours rien de bien normal !


De Benamou à Kessler : Cinq ans d’écart et toujours rien de bien normal ! 

L’audiovisuel extérieur de la France porterait-il malheur à l'Élysée 

L’article du « Canard » intitulé « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » qui révèle en sous titre « qu’une chaine privée TVous [dont l’un des principaux sponsors est Matthieu Pigasse de la banque Lazard, également coactionnaire du Monde] va carburer aux programmes publics [payés donc avec l’argent des contribuables] avec la bénédiction du conseiller audiovisuel de François Hollande, qui avait participé à sa création », jette un énorme pavé dans la marre. (voir la demi-page en fin de blog)


L’histoire hoquète… Benamou versus Kessler: les Présidents changent mais il semble visiblement que certains imaginent pouvoir continuer à reproduire « certaines mœurs » à l’identique !!

Georges Marc Benamou est nommé le 18 mai 2007 conseiller pour la Culture et l’Audiovisuel auprès du Président de la République Nicolas Sarkozy. Il s’empresse de marcher sur la tête de Christine Albanel alors Ministre de la Culture et de la Communication. A sa décharge, Sarkozy  donne le ton en reléguant son Premier Ministre au rang de « collaborateur ».

Il  semble alors normal que les conseillers se sentent pousser des ailes et se prennent pour des ministres. Or donc, notre bon Georges Marc Benamou lance, à partir de l'Élysée, une réforme de l’Audiovisuel extérieur de la France qui ne tient, notamment, pas compte de la spécificité de TV5 et provoque une guerre diplomatique avec les partenaires francophones de la chaîne

Premier faux pas dramatique qui va conduire à une escalade d’affrontements entre le conseiller de l'Élysée et la Ministre. Les deux en sortent affaiblis. Benamou doit quitter ses fonctions peu de temps après. Quant à la Ministre elle tiendra deux ans avant d’être remplacée par Frédéric Mitterrand. L’image de Sarkozy est, une fois de plus, écornée. Le ridicule en politique blesse mais ne tue pas.

Le 16 mai 2012, David Kessler est nommé conseiller pour la Culture et l’Audiovisuel auprès du Président de la République François Hollande. Un Président normal dont on attend que les conseillers se comportent normalement. 

Que nenni, le nouveau conseiller comme son prédécesseur Benamou se serait-il pris pour la Ministre ?! Mission est confiée sur l’Audiovisuel Extérieur de la France à Jean Paul Cluzel qui l’a jadis nommé, lui-même, à France Culture. Embrassons-nous, Folleville, l’amitié est un lien sacré ! Puis, avec un autre ami, Pascal Houzelot Président de Pink TV « Un ami de quinze ans de David Kessler,  passé boire un café alors qu’Il était en visite à l’Élysée»… un curieux plan germe qui consiste à diffuser des programmes de France 24 (chaîne Publique payée donc par le contribuable) sur TVous (Chaîne privée) dont l’ami Houzelot est aussi le Président.

Comme si cela ne suffisait pas - la suite prend ici une saveur toute particulière -  on apprend que l’actionnaire de TVous est le banquier strausskhanien Mathieu Pigasse…cet heureux homme d’affaires est aussi le propriétaire des "Inrockuptibles" dont David Kessler était le directeur avant de rejoindre l’Elysée,  il y a 2 mois à peine.

Des sommets  sont atteints dans la confusion des rôles et des intérêts, si on sait que c’est ce même David Kessler qui est allé convaincre le CSA aux côté de son meilleur ami Houzelot, de confier cette fréquence au sémillant Matthieu Pigasse. 

La Morale faute d’autorité plus tangible ne peut que s’en indigner surtout après l’interview télévisée de François Hollande, samedi 14 juillet, qui annonçait la « la création d’une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique », destinée à se pencher sur « le cumul des mandats, les modes de scrutin, le financement des campagnes électorales et surtout les conflits d’intérêts »!

L’aventure picaresque pourrait porter à rire s’il n’y avait derrière ces agissements des milliers de salariés en attente de réponses sérieuses mais également des français contribuables qui ont clairement exprimé le 6 mai dernier leur volonté de changement.

On peut comprendre que « l’ambiguïté du système tutélaire qui écartèle l’AEF entre le MAE et le Ministère de la Culture , qui l’arrime à l’un ou à l’autre ministère au gré d’intérêts divers et variés » laisse une faille dans laquelle ce genre de mauvais scénario de série B peut prendre racine mais la crainte de voir, à présent, se propager ce genre de "tripatouillage" à France Télévisions est désormais largement justifiée.

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, INTERVENEZ. 



samedi 14 juillet 2012

Pflimlin imagine enfumer le gouvernement avec son soi-disant projet France 3 ressorti des cartons de Nicolas…

Pflimlin imagine enfumer le gouvernement avec son soi-disant projet France 3 ressorti des cartons de Nicolas…

C’est vraisemblablement le plus gros bluff de l’année que Pflimlin espérait bien servir à la rentrée au Gouvernement, pour ne pas partir comme Alain de Pouzilhac.

Dans une demi-page dans « Les Échos » du 10 juillet dernier, avec deux articles à la suite intitulés : « La réforme de France 3 à la rentrée s'annonce déjà sous haute tension » et « ViaStella, le laboratoire de France Télévisions en Corse », Pflimlin expliquait au journaliste les grandes lignes (déjà connues, ajoutait-il) de son soi-disant "nouveau" projet, à savoir : « accentuer la régionalisation de France 3 quitte à associer les collectivités régionales à son financement, en se servant du modèle ViaStella, véritable laboratoire de France 3 en matière de développement local » (dixit Pflimlilin)
Et Pflimlin d'expliquer en chef de laboratoire « France 3 pourrait devenir une fédération de chaînes régionales avec des décrochages régionaux et locaux mais surtout une identité forte, au sein de laquelle les programmes pourraient s'échange».

Le pompon, c’est lorsque Pflimlin affirme alors qu’il ne s’agit que d’un soi-disant projet mais qu''il ajoute « Des contacts ont été noués avec l'Association des régions de France et avec les élus d'Ile-de-France, les discussions sont bien avancées. ».

Peut-être les mêmes contacts que Papet DGA/DRH de FTV évoquait devant des dizaines de salariés convoqués avec cette révélation post élection présidentielle le 16 mai 2012: « Nous n’avons rien à craindre, nous avons pris suffisamment de contacts politiques en amont » !!!


Tout cela c'est de la foutaise...Déjà qu’en signant le COM avec  l’État, il a sciemment surestimé les recettes publicitaires (voir le rapport de Martine Martinel) faisant prendre à l’État, non seulement des vessies pour des lanternes mais surtout un risque financier énorme, le voila qui prétend à présent que « certaines régions sont très demandeuses d'un partenariat avec France Télévisions pour structurer une filière audiovisuelle régionale après l'échec des télévisions locales [qui apprécieront]» !!!! 


Selon quelques indiscrétions sur le sujet, ni l'Élysée, ni le Gouvernement, les Tutelles, n’ont l’intention de se laisser balader avec le pseudo projet Pflimlin en s’appuyant sur le "modèle" Viastella dont il ne voulait pas à l’origine mais qu’il essaie de s’approprier vainement aujourd’hui en le ressortant des cartons de Nicolas.
   

Pour une parfaite compréhension de la supercherie, il convient de rafraichir la mémoire à Pflimlin qui semble avoir du mal à la retrouver, ces derniers temps.

Rappel :

- Le projet a été officiellement lancé par Nicolas Sarkozy en janvier 2004 sur une idée de Cécilia son épouse d’alors qui avait conservé des liens avec le milieu audiovisuel grâce à son ex-mari Jacques Martin.

- Chacun se souvient encore de l'échec du referendum en Corse qu'il avait voulu  quelques mois plus tôt…c’est donc le 31 janvier 2004 précisément, que Nicolas Sarkozy y voyant peut-être une opportunité politique et au cours d'un déplacement à Ajaccio, a lui-même annoncé le lancement d'une chaîne corse diffusée sur satellite et par France 3 avec un plan de financement "bouclé" (*)
(*) Voici la dépêche de l’époque :

Samedi 31 janvier 2004

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé à Ajaccio le lancement en Corse par France 3 d'une chaîne de télévision numérique, financée par l'Etat et diffusée par satellite. Le ministre, qui a rencontré en fin de matinée les acteurs de la production et de la diffusion audiovisuelles de l'île, a annoncé qu'à l'issue d'un "arbitrage du Premier ministre" jeudi soir, le financement de cette nouvelle chaîne était "complètement bouclé". L'Etat versera 900.000 euros pour ce projet, a-t-on appris dans l'entourage du ministre. "Le projet de télévision numérique de France 3 est lancé. Le financement est bouclé. Le ministre de la Culture a donné son accord. France 3 numérique, c'est une réalité", a déclaré M. Sarkozy à la presse à l'issue de la réunion. "J'ai souhaité que la Corse puisse se doter d'un projet technologique d'avenir qui va permettre de développer l'industrie de la production, et à la production corse, à la culture et à l'identité corse de rayonner sur un espace immense puisque le satellite Bird rayonne de l'Europe du Nord jusqu'à l'Afrique", a ajouté M. Sarkozy.

Dans un communiqué, le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, s'est félicité du projet dont "France 3 sera l'élément moteur" et "qui fait l'objet d'un partenariat avec la Collectivité territoriale de Corse". Baptisée Corse Méditerranée, cette nouvelle chaîne numérique par satellite sera "accessible à des millions de foyers sur le continent européen" et offrira "17 heures de programmes par jour", a précisé M. Aillagon. Ces programmes comprendront "3 heures d'émissions nouvelles, consacrées à la Corse", mais ils seront "également ouverts sur la Méditerranée", a-t-il ajouté. Le projet de chaîne Corse Méditerranée "illustre la nouvelle priorité assignée à France Télévisions", c'est-à-dire le développement de l'offre régionale de France 3, a rappelé M. Aillagon. 

- Dans un premier temps, côté région, la Collectivité Territoriale Corse n'était pas contre le projet (il faut préciser qu’elle était à majorité UMP) mais elle ne pouvait que constater que son budget ne lui permettait pas de tels financement.

- Nicolas Sarkozy prenant la tête de l'UMP, une rallonge sur le PEI (Plan Exceptionnel d'Investissement en Corse) est miraculeusement débloquée…la région, dans la foulée, accepte finalement de subventionner le projet.

- A France Télévisions, c'est la stupeur ! Personne n'est au courant du projet. Rémy Pflimlin directeur général de France 3 comme Marc Tessier qui l’a nommé à ce poste, apprennent même le "lancement" de la chaine par la Presse.

- C'est la fureur au sein du holding France télévisions. Face à une telle situation, le mot d'ordre officieux concernant le projet, c’est un "NIET" catégorique.

- Ainsi de 2004 à 2005, personne ne voudra entendre parler du projet en interne (ni Roger Gicquel alors DGA de France 3, ni Yves Garnier Directeur Financier de France 3). Pflimlin est quasiment seul à soutenir le projet de Sarkozy aux cotés de René Siacci et Sampiero Sanguinetti.

- Le véto de Marc Tessier et de Marc Schwartz (directeur général en charge des finances de la holding France télévisions) ainsi que la farouche opposition de Gicquel bloqueront tout avancée du dossier…le soutien du bout des lèvres de Pflimlin (alors DG de France 3) au projet Sarkozien, ne permettra pas à la chaîne de démarrer.

- En Juillet 2004, la Direction Territoriale Corse organise une « convention » en fanfare pour célébrer le lancement de la fameuse chaine... Seulement voilà, cette convention sera un fiasco. Les politiques locaux évitent de s'y produire et coté France 3, seul Pflimlin fait le déplacement. (Sur la photo, Pflimlin se trouve tout seul entre René Siacci et Sampiero Sanguinetti).

- Ni Papet (alors DRH de France 3…aujourd’hui DGA/DRH de Pflimlin président), ni Gicquel, ni Garnier ne font le déplacement avec lui.

- Le personnel de France 3 Corse n'est pas dupe et assiste désabusé à cette manifestation grand guignolesque sans croire vraiment que la chaine diffusera quelques mois plus tard !

- Il faudra en effet, attendre 3 ans de plus et l'élection donnée pour acquise par tous les instituts de sondage, de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République (en 2007 donc) pour que France 3 finisse par lancer réellement le projet.

- Entre-temps, 5 Directeurs territoriaux vont se succéder en Corse : René Siacci, Michel Codaccioni, Rose Paolacci par interim, Jean-Marc Dubois par intérim, puis Marc Saikali, tous faisant le grand écart entre le refus officieux de France 3, les politiques et les salariés de France 3 Corse plutôt en colère de s’être fait balader pendant 3 ans. 

- L'un des pères fondateurs du projet aux cotés de René Siacci, Sampiero Sanguinetti (à droite sur la photo), un trop fervent défenseur de la chaine sera même licencié par la direction avant le lancement du projet…Il se murmure que journaliste sexagénaire évincé, serait parti avec une somme rondelette de plusieurs centaines de milliers d'euros dans la cadre d’un licenciement abusif.

- Lorsqu'il ne fait plus aucun doute que Sarko va être élu en mai 2007, le projet est finalement lancé par France 3.

- Pourtant, préalablement il aura fallu notifier à Bruxelles le plan de financement de Viastella et notamment faire accepter les subventions versées par l'État et la Région à une chaine publique. C'est la DDM (Direction Des Médias) qui s'y est collée… il fallait notamment donner au projet un cadre qui sorte de la mission de service publique de France Télévisions afin que Bruxelles valide.

- Le projet sera donc présenté comme un projet économique et industriel exceptionnel visant à redynamiser la région mais également comme un projet culturel permettant de favoriser et valoriser la langue Corse.

- Ce faisant, France 3 devra donc mettre la main au portefeuille afin de doter la chaine d'un budget supplémentaire visant notamment à la création d’emplois ! Au final France 3 augmentera le budget de la Direction territoriale Corse de plus de 40% et créera 20% d'emplois supplémentaires.

- Jusqu'au 5 janvier 2012, la chaine ne sera visible que sur le câble et le satellite et ne bénéficiera que d'une audience très confidentielle et principalement insulaire. L'objectif de rayonnement de Viastella sur la Méditerranée présenté, entre autres, à Bruxelles était donc bien loin d’être atteint.

- En 2012 France 3 profite de l'opportunité d'un canal disponible sur le réseau R1 en Corse pour diffuser la chaine en clair sur la TNT. Cette décision a été prise par France 3 pour la simple raison que ce canal inoccupé était de toute façon déjà payé par France Télévisions!

Conclusion :
Le projet de transformation de France 3 que Pflimlin imagine présenter comme le sien, à la rentrée, n'est donc rien d'autre qu'une reprise du projet de Sarkozy qui l'a nommé à la tête de France Télévisions.

Il est évident que ce qui a été fait, à l’époque, pour la Corse et que Pflimlin qualifie aujourd'hui de "laboratoire" [les salariés de France 3 Corse apprécieront] n’est bien évidemment pas transposable aux autres régions de France 3.

1°) Parce que vu le contexte économico/financier dans lequel se trouve plongé l’Europe, il est fort peu probable que Bruxelles « remette le couvert ».

2°) Parce que la mission de Service Public pour laquelle France Télévisions perçoit la « redevance » (taxe) ne l'autorise pas à recevoir des subventions pour faire de la télé en région. Il faudrait pour chaque région un motif exceptionnel comme pour la Corse afin que Bruxelles accordât des subventions !

3°) Parce que la question se posera pour les régions: Où iront-elles chercher l'argent?

4°) Parce que la Collectivité Territoriale Corse n'a accepté de subventionner le projet que parce que les dotations du PEI (plan exceptionnel d'investissement en Corse) avaient été augmentées du temps de Sarkozy.

5°) Parce que Pflimlin n’a bien évidemment pas la moindre idée « techniquement » de comment il pourrait faire ! Sur quels canaux TNT il pourrait diffuser ? Il faudrait des fréquences disponibles sur l'ensemble du territoire or le canal disponible en Corse, le R1, ne l'est pas partout en France…des chaînes privées y sont diffusées dans de nombreuses régions.

5°) Parce qu’ensuite Pflimlin ne peut raisonnablement pas penser qu'il va pouvoir augmenter le budget des régions de 40% et les effectifs de 20% comme ce fut le cas en Corse lorsqu’il était DG de « La Trois »?

6°) Parce qu’en Corse malgré la danse de Saint Guy indescriptible à laquelle se sont livré Pflimlin, Papet, puis Giard et Gicquel, les personnels de France 3 Corse étaient dans leur grande majorité volontaires pour porter ce projet à forte dimension identitaire. En sera-t-il de même sur le continent ? Comment compte-t-il mobiliser et motiver les équipes de France 3 pour tripler ou quadrupler la productivité alors que l’entreprise est totalement sinistrée depuis son arrivée et celle de ses lieutenants ?

Pflimlin qui affirme que « le sujet France 3 a été abordé lors d'une rencontre avec Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication et que la seule incertitude qui reste à lever est budgétaire » doit prendre ses désirs pour des réalités.

Les gesticulations et autres moulinets de Pflimlin qui ne fait que s'agiter désespérément, sont à 100.000  lieues de la volonté de la Ministre et du Gouvernement de réformer l'Audiovisuel Public en profondeur. 

Jusqu’où le laissera-t-on aller ...faudra-t-il attendre qu'il ait mis totalement  l’entreprise sur la paille?

vendredi 13 juillet 2012

France Télévisions reprendrait les 49% de l'AEF dans TV5 Monde…c’est ce que préconiserait le gouvernement.


France Télévisions reprendrait les 49% de l'AEF dans TV5 Monde…c’est ce que préconiserait le gouvernement. 

Bien que TV5 Monde ne soit  pas une filiale de l'AEF mais un partenaire (comme le blog CGC l’écrivait hier) puisque la holding n’y est pas majoritaire avec seulement 49 % de son capital [Le reste de l’actionnariat se répartit comme suit : France Télévisions (12,58 %), ARTE France (3,29 %), RTBF (11,11 %), SSR (11,11 %), Radio-Canada (6,67 %), Télé-Québec (4,44 %), INA (1,74 %), et mandataire social (0,06 %)], le gouvernement via une annonce faite jeudi 12/07 à l’AFP émanant  ministère de la Cutlture/Communication qui indique son souhaite de voir "le groupe  public France Télévisions reprendre les 49% détenus par l'Audiovisuel extérieur  de la France (AEF) dans le capital de la chaîne internationale francophone TV5  Monde". 

Lisez l’intégralité de la dépêche AFP:

« Le gouvernement souhaite que le groupe  public France Télévisions reprenne les 49% détenus par l'Audiovisuel extérieur  de la France (AEF) dans le capital de la chaîne internationale francophone TV5  Monde, a annoncé jeudi le ministère de la Communication.
France Télévisions détient actuellement 12,58% du capital de TV5 Monde,  l'AEF 49%, les groupes audiovisuels publics belge RTBF et suisse SSR  respectivement 11,11%. Radio Canada détient 6,67%, Télé Québec 4,44%, Arte  France 3,29% et l'Institut national de l'audiovisuel 1,74%. Des mandataires  sociaux ont 0,06%.

L’État veut que France Télévisions reprenne les 49% de l'AEF dans TV5 Monde.

"Le gouvernement souhaite que désormais France Télévisions se substitue à  l'AEF dans le capital de TV5 Monde dont la mission d'opérateur de la  francophonie doit être poursuivie", selon un communiqué du ministère de la  Communication.

Interrogé par l'AFP, le ministère a précisé qu'il était prématuré de dire  si France Télévisions détiendrait, à terme, uniquement les 49% du capital  détenu par l'AEF ou monterait à 61,58%.

"Des contacts appropriés seront pris avec les Etats francophones  partenaires", selon le communiqué.

Dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie jeudi, Jean-Paul Cluzel estime  que l'AEF dans TV5 Monde est une "fausse bonne idée".

L'arrivée en 2009 de l'AEF dans le capital de TV5 Monde a eu plusieurs  "conséquences négatives", selon ce rapport. Les "effets de synergies ont été  des plus limités, et appliqués en fait au seul domaine des études d'audiences".

"Dans les faits, AEF est bien présente dans TV5 Monde mais n'y joue pas de  vrai rôle, tout en inquiétant nos partenaires francophones", poursuit le  rapport. »

Alain de Pouzilhac qui vient de démissionner de l'AEF pouurait visiblement devoir s'expliquer devant la Justice...selon l'article de Challenges


Décidément la Alain de Pouzilhac, PDG démissionnaire de l'AEF n'en a pas fini avec sa gestion à la tête de l'Audiovisuel Extérieur de la France. 

Dans un article EXCLUSIF du magasine  Challenges intitulé :"Alain de Pouzilhac dans le collimateur de la justice", le titre de Presse indique que "l’Inspection générale des finances (L’IGF) a relevé un certain nombre d’irrégularités concernant des contrats passés ou des versements réalisés par l’AEF"...

Il est évident qu'en fonctions des résultats de l'enquête qui sera menée, si la Justice était saisie, au nom de l'intérêt des salariés,  le SNPCA-CGC qui est à l'origine de la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506) et pour laquelle le procureur Nicolas Baietto a demandé une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), n'hésitera pas à se porter partie civile.

Pierre Hanotaux,assure finalement l'intérim en attendant que la Présidence laissée vacante par Alain de Puzilhac, soit pourvue.

Pierre Hanotaux, l'ex directeur de cabinet de Frédéric Mitterrand (prédecesseur d'Aurélie Filippetti) qui avait succédé à Christine Ockrent comme numéro deux de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) le holding publique qui regroupe France 24, RFI et TV5, assure finalement l'intérim en attendant que la Présidence laissée vacante par Alain de Pouzilhac, soit pourvue.
ence de presse à Dubaï, en mai 2009. | AFP/KARIM SAHIB



jeudi 12 juillet 2012

Marie-Christine Saragosse prendrait l’intérim d’Alain de Pouzilhac démissionnaire, à la tête de l’AEF !

Marie-Christine Saragosse prendrait l’intérim d’Alain de Pouzilhac démissionnaire, à la tête de l’AEF ! 

Ce serait la solution la plus simple dont disposerait le gouvernement pour remplacer par intérim Alain de Pouzilhac à la tête de l’AEF.

Marie-Christine Saragosse actuellement à la tête de TV5 Monde déjà dans le périmètre de l’AEF serait soutenue par le ministère de la Culture & de la Communication.

Bien que TV5 Monde ne soit  pas une filiale de l'AEF mais un partenaire, en effet la holding n’y est pas majoritaire car elle ne détient que 49 % de son capital [Le reste de l’actionnariat se répartit comme suit : France Télévisions (12,58 %), ARTE France (3,29 %), RTBF (11,11 %), SSR (11,11 %), Radio-Canada (6,67 %), Télé-Québec (4,44 %), INA (1,74 %), et mandataire social (0,06 %).], cette nomination pourrait marquer une certaine forme de « cohérence» mais aussi de « tournant » ! Il faut dire, les relations entre la patronne de TV5 Monde et le Président sortant de l’AEF n’était pas forcément « en phase »...

De toute façon même si certains au sein de la rédaction de France 24 trouvent quelque peu incongrue cette nomination, au principe que France 24 remplit une mission d'information internationale alors que TV5 s'adresse exclusivement au monde francophone, il ne s’agirait là que d’intérim jusqu’à l’adoption de la loi.

A suivre donc….