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samedi 16 février 2013

Pflimlin prétexte la pression gouvernementale pour externaliser à outrance et exploser les charges de France Télévisions.

Dans un article, du 13 février, passé presque inaperçu de « réseaux télécoms » signé Jean Pierre Blettner et intitulé : « Sous pression, France Télévisions externalise la gestion de son infrastructure informatique. », Philippe Rouaud, DSI de France Télévisions se lâche.


Il déclare : le « prestataire » (Atos visiblement qui a été retenu en plus d’Osiatis déjà sur place visant à externaliser totalement les services informatiques à France Télévisions)  doit également assurer « une démarche de plans de progrès et répondre aux besoins et aux évolutions de l'organisation ».


L’article d’ajouter : « L'infogérant -  Atos qui a donc été retenu dans le cadre de l'appel d'offres très concurrentiel [selon France Télé ! ] - fournira la supervision, l'administration, l'exploitation et la maintenance des infrastructures et des applications et des services de production informatique et devra aider à renforcer la maîtrise du système d'information, la consolidation du fonctionnement sur un engagement de résultats et l'optimisation des coûts globaux des prestations informatiques. Le système d'information cible doit s'appuyer sur les meilleures technologies, au meilleur prix. ». Tu parles Charles ! 

Quant au devenir des femmes et les hommes, salariés des chaînes de France Télévisions, qui travaillent depuis bien longtemps dans ce secteur, qui s’en soucie ?????  Sûrement pas la direction et encore moins le quatuor de gouvernance de France télé [les « 3P.A »] qui dans sa communication d’habituelle propagande met tout sur le dos du Gouvernement : « L'audiovisuel public est sous la pression du gouvernement. Afin de réduire ses coûts, France Télévisions a décidé de confier ses infrastructures informatiques à un prestataire unique qui devra réaliser la convergence des systèmes existants. »

Pour France Télé: « La mutualisation du système d'information des cinq chaînes du groupe de télévision publique, devrait permettre de gagner en agilité. » …c’est souvent ce que disent certains qui veulent se débarrasser arbitrairement de certains collaborateurs ! « Agilité » pour le coup devient synonyme de « corvéable à merci » et de salarié Kleenex que le prestataire peut dégager plus facilement s’il ne convient pas.

Tout le reste n’est que foutaise: « La feuille de route en forme de défi…L'accompagnement pendant trois ans dans sa transformation en entreprise commune (France Télé) avec mutualisation des moyens transverses et prise en charge l'exploitation des infrastructures informatiques des cinq entités du groupe, avec engagement de résultat…. »; ça veut dire en réalité qu’une fois encore, Pflimlin et consort, imaginent dégonfler artificiellement la masse salariale (les prestataires n’en font pas partie), en déplaçant le coût plus important évidemment sur les frais généraux de l’entreprise qui ne cessent d’augmenter.

Mais au fait à force d’externaliser tout ce qu’il est possible d’externaliser à France Télé, il n’y aura bientôt plus besoin de tout ce monde en interne. Le Directeur des Services Informatiques refilés aux « infogérants –prestataires , n’a par conséquent plus vraiment lieu d’être… Il faudrait songer très sérieusement à l’externaliser.

 
Et tous ces directeurs, conseillers et autre armée mexicaine que Pflimlin n’a cessé de recruter et de nommer depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy à l’été 2010, pourquoi ne pas non plus les externaliser eux aussi.

Et puis, soyons fous, pourquoi ne pas externaliser le quatuor de gouvernance et ses périphériques !? De là à externaliser Pflimlin, il n’y a qu’un pas. Franchissons-le, allons-y et externalisons-le maintenant, lui aussi.

vendredi 15 février 2013

Radio France a son label mais pas France Télévisions.

Dans un communiqué en date du 13 février 2013 intitulé "Ah mon Dieu que les femmes sont bêtes!, que la diversité est pesante", détournant ainsi à dessein l’un des airs de l’opéra-bouffe d’Offenbach « La Périchole » (Mon Dieu! que les hommes sont bêtes!) l’Association France Télévisions Diversités (*) constate que la soi-disant « nouvelle gouvernance » de France Télévisons – «le quatuor» – ne compte plus de femmes.

Alors que les membres du Gouvernement, à commencer par Aurélie Filippetti Ministre de la Culture, prônait la présence à parité de femmes dans les différentes instances de représentation des entreprises (Conseils d’Administration ou de Surveillance, Directoire, etc…)  particulièrement dans les entreprises publiques, à France Télévisions, c’est tout le contraire. 

Après les « 2 BE 3 »,  le nouveau « boys band » de France télé (en beaucoup moins sexy) les « 3P.A. » (Pflimlin, Patino, Papet & Ajdari) incarne le 100% masculin. Ce n’est pas le COMEX (Comité Exécutif) alibi, remanié pour l’occasion, qui prouvera le contraire. 

Voici ce qu’en dit le communiqué "Ah mon Dieu que les femmes sont bêtes!, que la diversité est pesante": « C'est en quelque sorte, ce que reflète désormais le nouvel organigramme du Conseil de Présidence de France télévisions. Dans cette nouvelle instance, anciennement appelé COM.EX, 2 femmes siégeaient, autrement dit déjà, une sous représentation. 

Aujourd’hui, le tout nouveau Conseil de Présidence fait mieux : pas de femmes du tout !

Pire, pour se donner bonne conscience et embrouiller les pistes - Accrochez-vous, il faut suivre ! - dans la nouvelle organisation, une nouvelle instance hiérarchiquement moins importante a été créée et baptisée COMEX (comité exécutif).  Elle est composée de 19 membres dont 6 femmes. 

Vous l’aurez compris, il s’agit simplement d’un subterfuge qui ne trompera personne puisque la réalité reste identique : l’équipe dirigeante de France Télévisions, le conseil de présidence, demeure masculine, blanche et issue des mêmes cercles sociaux.

Le P.D.G. de France Télévisions, Rémy Pflimlin, n’a pas tenu les engagements faits devant le CSA lors de sa nomination sur la diversité et la parité.

C'est une décision totalement rétrograde, à quelques mois de l'attribution -ou non- du Label Diversité. Une attitude que l’on peut qualifier de passéiste. Pourquoi un tel remaniement, la veille des vœux 2013 de la Ministre de tutelle Aurélie Filippetti ? Elle a pourtant clairement appelé les directions des entreprises publiques à faire plus de place aux femmes. Madame La Ministre, vos vœux resteront pieux à France Télévisions.

Quant à La Ministre des droits de la femme, Najat Valaud-Belkacem, elle a dû, en voyant ce nouvel organigramme s'étrangler.

Diversité, Parité ! Quels vilains mots. Même en 2013, ils font toujours aussi peur à ces messieurs les décideurs. La télé publique se doit d’être exemplaire. Encore une fois elle ne l’est pas. Le sexe dit faible est vertement remis à sa place. La couleur n’est pas admise à l’antenne et chez les dirigeants. C'est le retour violent d’un conservatisme destructeur et tellement passéiste qu’il en est ridicule.

Mesdames, Messieurs, réveillez-vous, agissez, faites savoir à Mr Pflimlin que l’on est plus au 19ème siècle. Cette nouvelle « Gouvernance » est un anachronisme.



*inversion de la « Périchole » d’Offenbach »



Dès lors, il ne faut pas s’étonner que France Télévisions n’ait toujours pas le « Label Diversités » que vient d’obtenir Radio France.





FTV (France Télé), FTD (France Télé Distrib), FTP (France Télé Pub)...TFC : Tout Fout l' Camp!


Le 1er février dernier, le blog CGC Média publiait un article « France Télévisions  se moque de connaître le chiffre d’affaires de France Télé Distribution (sic) », il faisait suite à une précédent post sur le même sujet intitulé « La désastreuse histoire du petit Chapellon dans l’rouge à France Télé ».


Yann Chapellon venu avec Bruno Patino dont il disait de ce dernier sur le « buzz média Orange/Le figaro » : « Bruno Patino, responsable de la stratégie numérique du groupe avec lequel Yann Chapellon travaille depuis une quinzaine d'années », fait aujourd’hui parler de lui dans les colonnes du « Canard Enchaîné ».



Yann Chapellon c’est aussi l’homme des déclarations au CE de FTD, le 12 décembre 2012 derniers avec les propos hallucinants de la direction, en réponse à la question des membres de l’instance qui s'inquiètent de la baisse du chiffre d'affaires: «Il ne faut pas créer une anxiété immotivée. Nos interlocuteurs à France Télévisions qui tiennent un discours positif, se moquent de connaître notre chiffre d’affaires. Ils s’intéressent davantage à la façon dont nous accompagnons leurs programmes. La  Direction juridique de France Télévisions s’appuie sur l’expertise juridique de notre département. Cet apport est beaucoup plus important que la question du chiffre d’affaires. Nous sommes indispensables pour notre savoir-faire. »



Et voila à présent que le Canard de ce mercredi, s’y met:  « Guerre des sociétés à la télé publique: la régie France Télévisions Publicité contre filiale commerciale France Télévisions Distribution. Cette dernière, dirigée par un dénommé Yann Chapellon plus doué pour les dépenses que pour les recettes, est sous la menace d'un procès de la MAIF pour rupture brutale de contrats. Le groupe public tente donc de trouver un accord constituant notamment à offrir à la MAIF de l'espace pub sur ses chaînes, à hauteur de 500.000 €.

C'est ce qu'on appelle un arrangement mutuelle?” 



Les hasards de l’actualité étant parfois curieux, le blog CGC Média qui révélait ce jour (à 0h34) en exclusivité l’éviction après Philippe Santini de Christophe Scherer Directeur des systèmes d’information de France Télévisions Publicité qui faisait en quelque sorte office de numéro  2 de la régie pub, évoque aussi et surtout l’« Effondrement abyssal des recettes publicitaires de France Télévisions…entre -150M€ & -250M€, de 3 à 5 fois le « décrochage » annoncé par Pflimlin ! ». 

Pour citer Pflimlin comme le révélait l’article de Marianne début 2012 qui « depuis sa nomination qui lui a donné le tournis, répétait sans cesse dès sa mise en place dans une entreprise où finalement le succès, le temps, l’argent semblent ne pas compter pour lui…  ″C’est vertigineux, c’est vertigineux″»

Il ne s’agit effectivement plus là du simple « décrochage » à « hauteur » de – 50/55 millions d’euros par rapport au 425 M€ du COM dixit les déclarations de Pflimlin (« France Télévisions a récolté 50 millions d'euros de moins que prévu en 2012 ») mais d’une vertigineuse plongée abyssale inimaginable avec une somme qui pourrait être de 3 à 5 fois supérieure à celle annoncée à la Presse mais plus grave aux élus du CCE. 

Des têtes devraient tomber le 25 février prochain…mais lesquelles puisque Chapellon l’ami de Patino précise aux élus qu’« à France Télévisions où le discours est positif, on se moque de connaître du chiffre d’affaires de FTD » !!!! A FTP, c’est aussi le même discours ?

La Société d’expertise qui sera officiellement choisie la semaine prochaine dans le cadre du droit d’alerte par le CCE, devrait avoir du « pain sur la planche »  

Surtout qu’il semble bien que  plusieurs « procès » n’en soient plus au stade de la menace  mais bel et bien dans les tuyaux, à commencer par celui, en plus de la MAIF, de FLEURUS.

La dégradation de la situation de l’entreprise France Télévisions est telle que l’État pourrait être contraint de mettre la main dans la poche - celle des  contribuables donc – beaucoup plus tôt que prévu !

Il n’est pas concevable qu’un Gouvernement de Gauche, connaissant la situation (ce n’est pas faute d’écrire) laisse la télé publique continuer son inadmissible agonie et cette insupportable descente en cul-de-basse fosse

Sa responsabilité, si tout cela se poursuivait, serait incommensurable.

Effondrement abyssal des recettes publicitaires de France Télévisions…entre -150M€ & -250M€, de 3 à 5 fois le « décrochage » annoncé par Pflimlin !

En début de semaine dernière Pflimlin se répandait dans la Presse en prônant le retour de la publicité après 20h... rien d’étonnant, la situation financière de l’entreprise est catastrophique. Seulement voilà, même s’il « nuance » le lendemain les propos qu’il a tenus dans différents titres de presse, à commencer par « Les Échos » à 2 reprises, ses déclarations sont là alors que pourtant l’idée n’est de toute façon pas de lui !

Un article parmi tant d’autres :  « La publicité ne doit pas être rétablie systématiquement sur toutes les chaînes du service public après 20 heures. Rémy Pflimlin ne le souhaite pas. Il faut, selon le président de France Télévisions, tenir compte de la spécificité des chaînes comme des programmes. Si France 4, désormais destinée aux enfants, se verrait interdire de diffuser de la publicité, d'autres chaînes pourraient en diffuser, après 20 heures…. ».
Retour sur les faits.

Le 24 juillet dernier, le blog CGC Média révèle que Pflimlin est sur le point de virer Philippe Santini Directeur général de France Télévisions Publicité depuis 1997 pour nommer à la place, Daniel Saada sexagénaire, entre autres ex-TF1.  

Santini était notamment cité dans le rapport de la députée PS de Haute-Garonne Martine Martinel qui au chapitre « Un nouveau COM bâti sur une trajectoire financière insincère et hypocrite » se déclarait « surprise de constater que la régie publicitaire de France Télévisions n’avait pas été consultée sur les prévisions de recettes publicitaires, contrairement à l’usage, comme le lui a indiqué M. Philippe Santini, directeur général de ladite régie. La prévision de recettes publicitaires est présentée comme « volontariste » par le Gouvernement.
Rappelons en effet que le groupe est confronté à une chute importante de ses audiences qui ne sera pas sans répercussion sur le tarif des écrans publicitaires, à une conjoncture économique défavorable et à la perspective de l’arrivée de six nouvelles chaînes sur la TNT.

Et d’ajouter : « En tout état de cause, la prévision de recettes publicitaires apparaît manifestement insincère. La perspective de suppression de la publicité en journée devrait en effet entraîner une diminution mécanique des investissements des annonceurs au moins dans les deux années précédant la disparition de la publicité, comme ce fut le cas l’année précédant la suppression de la publicité en soirée. On peut dès lors s’étonner de constater que le COM prévoit une augmentation linéaire des recettes publicitaires ! 

Avant de conclure: « Comble d’hypocrisie, selon la Direction du budget et M. Philippe Santini, la trajectoire financière a tout simplement été établie comme si la publicité en journée était maintenue, solution à laquelle le Gouvernement s’est opposé lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2011 ! …. Il faut se plonger dans une lecture attentive du COM pour s’apercevoir qu’une « clause de rendez-vous » est prévue en 2013 afin de réévaluer les perspectives de recettes publicitaires, en fonction des décisions qui seront prises concernant la publicité en journée. Bref, une chose est sûre, si l’objectif d’un COM est bien d’apporter de la visibilité au groupe, on ne voit pas bien à quoi sert le COM 2011-2015. »

L’arrivée de Saada allait donc tout changer !!!! France Télévisions ne serait pas loin des 425M€ « hypocrites et insincères » [dixit Martine Martinel] (que pflimlin avait lui-même inscrits au COM).

Badaboum, quelques semaines plus tard dans un document interne à France Télévisions qu’a rendu public le blog CGC Média, les prévisions allaient chuter radicalement. Ce n’étaient plus 425M€ mais 358,5M€ seulement « prévus » en 2013 qui de toute façon ne seront pas atteints…le « décrochage » qu’évoque Pflimlin : 66,5M€ !!!!! Une paille.




Quant aux recettes publicitaires, il ne s’agit plus là d’un « décrochage » mais d’une plongée abyssale inimaginable.
Oubliés les – 50/55 millions d’euros (« France Télévisions a récolté 50 millions d'euros de moins que prévu en 2012 » dixit Les déclarations de Pflimlin) par rapport au 425 M€ du COM (qui on le constate dans le document ci-dessus, sont en réalité - 66,5M€) que Pflimlin annonçait pourtant aux Echos, lundi dernier. La somme pourrait être de 3 à 5 fois supérieure

Le 25 février prochain alors que Pflimlin en plein droit d’alerte lancé par le CCE espère faire passer sa pseudo « réorganisation de gouvernance » en totale entrave pénale, il pourrait annoncer un « manque à gagner » de -150M€ (quasiment 3 fois les -50/55M€) il ne pourrait s’agir là que de ce qui serait « annonçable », la chute des recettes pourrait atteindre des records allant jusqu’à 5 fois ce chiffre, soit -250M€ !!!!!

Et dire que Pflimlin affirmait il y a quelques jours « L’avenant au Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) qu’il espère boucler fin févrieret dont il déclare Il faut absolument que ce contrat soit à l'avenir respecté, afin que l'on puisse travailler sur la duréechacun voit comment le précédent signé en novembre 2011 avec l’Etat a été respecté ! 

Chacun comprend mieux pourquoi Pflimlin claironne soudainement un peu partout "La question de la publicité doit être de nouveau abordée en évitant de se cristalliser sur la césure entre la journée et la soirée (les spots en prime time étant les plus recherchés par les annonceurs). Il y a plusieurs scénarios possibles pour consolider nos recettes commerciales, afin qu'elles ne s'effritent pas". 

Et lorsqu’il parle de «  retrouver un peu d'oxygène, alors que l’Etat rogne sur ses dotations » nous en sommes loin, très loin. C’est d’assistance respiratoire qu’il s’agit… et encore !

lundi 11 février 2013

Lettre à François Hollande: Monsieur le Président de la République, abrégez le calvaire de Pflimlin…il vous le demande !


Dans un nouvel entretien qu’il a donné ce 11 février 2013 au titre depresse « Les Echos » (le précédent qui date du 1er février n’avait visiblement pas suffi), Pflimlin joue une fois encore les victimes avec, cette fois-ci, en filigrane un message à l’adresse du Chef de l’Etat…ou bien je suis révoqué, ou bien qu’on me laisse tranquille !

Voilà ce que déclare Pflimlin in extenso dans l’article intitulé « Pub après 20h : le président de France Télévisions veut rouvrir le dossier » : « J'ai toujours eu avec le gouvernement un dialogue beaucoup plus constructif que les médias ne le laissaient apparaître mais lorsque des bruits circulent sur mon compte, cela peut créer en interne des doutes qui sont autant de freins au mouvement. Or réformer une entreprise publique de 10.000 personnes est très difficile, et je n'ai pas besoin de cela. »

Soyez bon avec Pflimlin Monsieur le Président; abrégez son calvaire !
«Réformer une entreprise publique de 10.000 personnes c’est très difficile…», ne l’obligez pas plus avant à continuer ce supplice. Répondez à ses attentes et laissez-le vaquer à d’autres tâches. 

Monsieur le Président, lorsque Pflimlin est passé devant les membres du CSA et les parlementaires des deux chambres, il ne savait pas que depuis mars 2009 la loi avait changé et que l’entreprise commune c’était bien au-delà des 10.000 salariés qu'il évoque (il ne le sait toujours pas puisque avec plus de 11.000 ETP, il fait encore l’erreur !)…ainsi il le découvre aujourd’hui et en plus il se plaint de la difficulté à gérer tout ce petit monde….n’allez pas lui en vouloir.

Ne lui imposez pas, ce à quoi vous-même vous astreignez…il n’est pas vous. Personne ne vous imagine donner une interview aux Echos et encore moins si « des bruits circulaient » en déclarant : «réformer la France avec 66 millions de personnes c’est très difficile et je n'ai pas besoin de cela.» !

Cela est humain de ne plus se sentir à la hauteur et d’avoir des difficultés. Même le Pape, hasard de l’actualité, reconnait aujourd’hui "son incapacité à bien administrer le ministère qui lui a été confié" et demande à en être déchargé ! 

Pflimlin devrait prendre exemple et au lieu de s’épancher dans la Presse, faire une déclaration de circonstance du style: "Pour gouverner la barque de la télé publique et annoncer les réformes, il faut avoir les épaules solides et le jugement pertinent, jugement qui, ces 28 derniers mois, s'est amoindri d'une telle manière que je dois reconnaître la difficulté et mon incapacité à porter l’entreprise unique avec ses 11.000 salariés qui m'a été confiée…C'est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer à la présidence de France Télévisions » !!! 

Vous le libèrerez ainsi de tous ces tracas, ceux qu’il remet en avant dans les média jour après jour, à commencer par la baisse des subsides d’Etat qu’il dénonce en permanence mais aussi :

- L’avenant au Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) qu’il espère boucler fin févrieret dont il déclare Il faut absolument que ce contrat soit à l'avenir respecté, afin que l'on puisse travailler sur la duréemais que n’a-t-il respecté le précédent signé en novembre 2011 avec l’Etat, ne serait-ce que sur l’explosion des ETP qui étaient censés décroitre mais également les recettes publiques surévaluées comme le confirme Martine Martinel dans son rapport  parlementaire  [tombées en 2012, à 370 millions d’euros au lieu des 425 millions d’euros - soit 55 millions de moins que prévu selon Pflimlin – mais qui n’atteindront probablement pas selon toute vraisemblance les 350M€ ] 

- “La question de la publicité sur France Télévisions qui doit être de nouveau abordée” dont il s’est emparé alors qu’il avait dit tout le bien qu’il pensait de suppression totales dans le cadre de ses auditions avant sa désignation par Nicolas Sarkozy et dont il affirme à présent, en personne et en sa qualité de pédégé de France Télévisions, qu’il faut revenir dessus  “Le décrochage en matière de recettes pub ayant a été plus fort que celui du marché et parce qu’il n’y a pas d’écrans publicitaires en prime time alors qu’en période de crise, ils sont les plus recherchés par les annonceurs” !

- Le plan de licenciements qu’il rapporte encore au COM signé en 2011 (qu’il n’a pas respecté donc) et dont il ose dire que l'objectif qui était fixé étant de l'ordre de 500 emplois, il devrait désormais s'établir entre 700 et 800 salariés d'ici à 2015, sans départs contraintsTu parles !!!!!

- Son infaisable et irréaliste transposition régionale de ViaStella en Corse aux autres régions de France 3 qu’il dit pouvoir fallacieusement transformer en chaînes locales de plein exercice sur un canal existant ou sur un canal supplémentaire alors que tout prouve le contraire ! 

- Son soi-disant  plan « Info 2015 » qui visait à rapprocher les rédactions de France 2 et France 3 en une seule rédaction intégrée dont il déclare qu’elle est d'ores et déjà en route avec une gestion des reportages commune faite des services communs et des équipes dédiées aux éditions, qui en 2015 sera regroupée dans un même espace et travaillera pour les différentes offres d'information des chaînes et du numérique.

- Ou encore, son projet opportunément mis en avant de vendre ses participations dans Gulli pour proposer une offre jeunesse propre à FTV  « faisant de France 4 la chaîne des nouvelles écritures et des nouveaux publics où la place de l'enfance a vocation à y être renforcée, sans pour autant en faire nécessairement une chaîne pour enfants …ce qui suppose quand même des moyens [qu’il n’a pas] …indiquant d’ailleurs que, le groupe Lagardère ne souhaite pas racheter aujourd’hui… ».  Tout bonnement consternant et hallucinant !

etc…

Vous devez par conséquent Monsieur le Président de la République, éviter à Pflimlin de poursuivre son sacerdoce et empêcher la crise qu’il invoque à tout bout de champ, continuer de lui « gâcher  la vie »... 
Abrégez son calvaire puisqu’il le demande !

PS: Voir les derniers revirements de Pflimlin sur l'article de BFMTV  du ce lundi 11 février intitulé "Publicité: France Télévisions veut assouplir les règles"

vendredi 8 février 2013

Supplique à François Hollande Président de la République: Ne laissez pas sous un Gouvernement de Gauche les "3P+A" abimer plus avant la télé publique.

Si vous n'aviez le temps que de lire, Monsieur le Président de la République, une seule publication sur l'état de déliquescence dans lequel se retrouve la télé publique, ce sera celle publiée le 29 janvier dernier par Philippe Kieffer.

Dans un article époustouflant de pertinence et de justesse, le  journaliste et producteur audiovisuel spécialiste des médias, y présente une photographie saisissante, 28 mois après l'arrivée de Pflimlin à la tête de France Télévisions,  de l'état de délabrement dans lequel se trouve à présent plongée la télé publique  sur fond de jeu de chaises de chaises musicales mais aussi du reniement total qui vient de se "jouer" sur place.  

Le blog CGC Média qui dénonce, article après article (*) depuis plus e deux ans et demi,  cette casse organisée de la télé publique mais aussi l'étau dans lequel se retrouvent coincés les milliers de femmes et d'hommes qui y travaillent avec en point d'orgue, dernièrement, la vaste fumisterie managériale (que certains ont même oser qualifier de révolution alors qu'il ne s'agit que d'un tour de passe où on prend les mêmes et on recommence à une ou deux exceptions près) avec des posts comme: 

(*) entre autres  

"Et rebelote, Pflimlin rejoue les victimes et tire sur l’État actionnaire, TF1, la concurrence, son prédécesseur et à peu près tout le reste !" 

"Pflimlin est cuit ! Sa poussiéreuse « feuille de route » réactivée à chaquefois, ne convainc plus." 

"« France Télévisions donnerait des gages à l'exécutif » !!!! Il ne s’agit là que d’une vaste fumisterie et d’un énorme écran de fumée…rien d’autre !" 

vous propose donc de lire avec attention ce formidable papier et par conséquent d'intervenir pour éviter un naufrage qu'il est plus que temps d'empêcher, celui du formidable outil qu'est encore la télévision publique qui ne s'en relèvera pas si rien n'est fait.

Ne laissez pas Monsieur le Président de la République: les "3P+A" (Pflimlin, Patino, Papet  + Ajdari) abimer plus avant la télé publique...

Ils sont là depuis 28 mois tous ensemble dans une même équipe, aucun de ceux -là ne pouvant se prévaloir de quoique soit à titre individuel...c'est donc ensemble qu'ils devront  en tirer les conséquences. Tous dans un même panier sans exception, malgré ce qu'en disent certains conseilleurs qui voudrait certes avoir le dernier mot mais qui au bout du compte ne seront probablement pas les payeurs. 
Lisez donc cette remarquable analyse de Philippe Kieffer "Audiovisuel Public: le coup de l'État permanent"  et libérez la télé publique de cette emprise destructrice, en lui donnant le souffle VRAIMENT NOUVEAU dont elle a désespérément besoin. 

Audiovisuel Public: le coup de l'État permanent

MÉDIAS - Tous les habillages de communication n'y feront rien, il sera difficile de faire passer la manœuvre à laquelle vient de se livrer le président de France Télévisions pour autre chose que ce qu'elle est: un jeu de massacre sur ses propres troupes, et un tour de passe-passe politique qui serait sans importance s'il ne menaçait de prochains déboires la nouvelle structure mise en place. 

Pour ceux qui auraient manqué le début de ce nouvel épisode de la palpitante série "Avanies à France Télévisions", rappelons que ce sont quatre directeurs des chaînes du service public qui se voient simultanément évincés au profit d'un espoir numérique montant, Bruno Patino

L'homme providentiel du jour sédimente déjà sur son agenda la direction de France 5, celle de toute l'activité numérique de FTVi, mais aussi, accessoirement, la direction d'un master de journalisme à Sciences Po et, depuis peu, un rôle dans une mission (d'initiative gouvernementale) chargée de réfléchir à une réforme des aides à la mort douce et prolongée de la presse écrite. 

Bruno Patino devra donc essayer de trouver un quart d'heure dans ses semaines d'homme pressé pour se demander, aussi, quoi faire d'un groupe audiovisuel public de cinq chaînes et dix mille salariés en perte de vitesse. Encore que, pour un homme bien organisé... dix minutes peuvent suffire. 

Officiellement, c'est au nom d'une nouvelle efficacité de gestion des programmes et des finances que Rémy Pflimlin sacrifie ceux qui étaient jusque-là ses patrons de chaînes. Des hommes et femmes dont il vantait ponctuellement mérites et professionnalisme depuis son arrivée...
Officieusement, c'est "sauve-qui-peut!"

Car le problème, ici, ce n'est pas tant que le président Pflimlin estime nécessaire de se séparer de dirigeants qui n'ont pas su faire évoluer France Télévision sous sa présidence. Non. Le vrai problème c'est que ce président ne sache pas pousser la pertinence du jugement qu'il porte sur ses directeurs jusqu'à son aboutissement logique: s'inclure lui-même dans cette liste de cadres à remercier. 

Mais non. Rémy Pflimlin préfère lâcher ses directeurs que son poste. 

Puisque c'est fait, il faut bien en déduire qu'il ne s'est trouvé personne d'assez charitable ou perspicace, auprès de lui, pour l'informer de la funeste logique induite par un geste aussi maladroit. Personne pour lui rappeler que ce genre d'opération commando, supposée mobilisatrice pour les équipes, ne peut se pratiquer avec succès qu'à la faveur d'un "état de grâce". Soit en arrivant au pouvoir, soit en surfant sur d'incontestables succès. À ces conditions seulement (ici loin d'être réunies), il est possible de justifier ou d'atténuer la violence métaphorique d'une liquidation d'équipe. 

Mais surtout, de deux choses l'une. Ou bien France Télévisions est l'entreprise dynamique et performante dont se revendiquait Rémy Pflimlin depuis trois ans, et auquel cas rien ne justifie d'en faire passer les dirigeants à la trappe. Ou bien ça va très mal au point de devoir guillotiner tout un collège de directeurs et, dans ce cas, personne ne comprendra que celui qui en était le chef s'exonère de la responsabilité qui est la sienne dans cette situation. 

De mauvais esprits (ça existe) pourraient aussi remarquer qu'il s'agit là de transformer profondément, radicalement, et la lettre et l'esprit du schéma que Rémy Pflimlin avait vigoureusement soutenu, au moment de sa nomination, en audition publique, devant le CSA. 

À rebours de ce qu'avait pratiqué son prédécesseur (Patrick de Carolis, qui avait octroyé les pleins pouvoirs sur les programmes des chaînes à son bras droit, Patrice Duhamel) il avait alors prôné que seule une délégation de pouvoir à des directeurs de chaînes, confortés en véritables "patrons" de leur antenne, permettrait de donner un nouveau souffle au service public. 

C'est à un reniement complet de cet engagement qu'on assiste avec l'évacuation des directeurs et l'intronisation de Bruno Patino en "néo-Duhamel". C'est le retour à une centralisation périlleuse, et la mise en place d'un "guichet unique" pour les programmes qui ne veut pas dire son nom. Il sera intéressant, au passage, de voir comment le CSA et son nouveau président, Olivier Schrameck, ignoreront, valideront, ou contesteront ce revirement décidé sans la moindre concertation en interne...

Plus immédiatement, le signal envoyé aux personnels de France Télévisions ne peut en aucun cas les rassurer. Comment faire confiance, demain, à un "président" dont chacun sait maintenant qu'il n'hésitera pas, pour "durer" un peu plus longtemps, à vous sacrifier sur l'autel des accommodements à faire avec le pouvoir? 

Car il faut savoir, et là réside l'aspect le plus équivoque de l'épisode en cours, que le scénario en est écrit avec la collaboration de ces forces vives de la réflexion sur l'audiovisuel contemporain que sont l'Élysée, Matignon, et la rue de Valois réunis. Trio de choc d'un État qui, c'est juré, "ne se mêle plus d'audiovisuel". Un pouvoir qui n'avait pas de mots assez durs pour stigmatiser "l'interventionnisme" public et brouillon de Nicolas Sarkozy dans les médias...mais qui procède aujourd'hui, dans l'opacité, avec le même sans-gêne. Gérant à sa manière un service public dont il ne sait ni que faire ni comment continuer à le financer. 

N'ayant pas su profiter de son "état de grâce" (quand il y en eut un, ou presque, en juin dernier) pour affirmer sa volonté de changement, ce pouvoir en est réduit à devoir composer. Contraint à "coproduire" le hasardeux "coup d'État" auquel on assiste là. En association avec un président de France Télévisions qui, se sachant plus toléré que désiré dans son mandat, sait aussi se servir de cette ambiguïté comme d'un atout. 

L'inertie, les divisions, et l'impréparation socialiste sur l'audiovisuel public ont offert un espace à Rémy Pflimlin pour les prendre à revers. Ce qu'il fait. En adoubant celui de son entourage qui présentait le meilleur profil gauche-compatible, et en faisant du même coup partager tous les risques de cette opération à l'État demandeur. 

D'où l'ascension soudaine de Bruno Patino, "professionnel" dont la démonstration d'une aptitude à régénérer les programmes des chaînes publiques reste à établir, mais qui présente l'avantage de satisfaire, à défaut de les enthousiasmer, des socialistes manifestement ignorants de l'urgence où est France Télévisions de se voir proposer un avenir plutôt qu'un arrangement entre faux amis. 

En décimant ainsi le staff directorial sur lequel il s'appuyait jusque-là, et en propulsant si haut l'ambitieuse et providentielle inexpérience de Bruno Patino, Rémy Pflimlin vient de montrer jusqu'où il est permis, dans un système audiovisuel aussi vermoulu et biaisé que le nôtre, de se hisser sur son propre échec pour préparer celui des autres.