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lundi 18 novembre 2013

Ajdari au numérique, Charles aux abonnées absentes...c’est la débandade à France Télévisions.



Ajdari au numérique, Charles aux abonnées absentes...c’est la débandade à France Télévisions.

Le 14 novembre dernier, France Télévisions, lançait sa communication sur « la semaine pour l’emploi des personnes handicapées ».

« Une entreprise citoyenne engagée », était-il écrit dans les quelques lignes de présentation  de France Télévisions qui déclinait ainsi les quatre axes mis en avant :

1) France Télévisions présente ce lundi 18 novembre l’avancement de sa politique en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap, à l’occasion de la 17e édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées

2) Constante progression de l’accessibilité des programmes sur l’ensemble des écrans du groupe public, dont c’est une priorité
3) Des programmes de sensibilisation inventifs sur les chaînes de France Télévisions : la 3ème saison de Vestiaires sur France 2…
4) Chaque année, de nombreuses associations sont soutenues par le groupe public

Le reste n’est qu’incantations et satisfécits du groupe vis-à-vis de ce que Pflimlin appelle « une politique active de soutien à l’emploi fondée sur l’action et les résultats et à l’insertion des travailleurs en situation de handicap avec des objectifs ambitieux d’embauche de salariés ou de maintien dans l’emploi, qui constituent un des axes forts de la politique égalité des chances du groupe. »

Pflimlin avec à ses côtés, entre autres le numéro 2 en chef Patino et les 2 numéros 2 dégés de leur état, Ajdari et Papet, a donc ce matin au siège de France Télé, « déclaré ouverte » cette 17ème édition… et là, là ça été la débandade.
 
Patino qui n’est en gros resté qu’une trentaine de secondes a pris la poudre d’escampette [il avait certainement autre chose à faire !]. 

C’est donc Ajdari qui s’y est collé. Il a du contraint et forcé, exposer à un auditoire il faut bien le dire assez  dubitatif, « le virage numérique » de France Télé ! Un grand moment.

Ajdari a par exemple cité dans le cadre de la 2ème priorité du groupe, les outils du numérique, principalement l’audio description qui facilitent cette « constante progression de l’accessibilité des programmes » que revendique FTV !

Il a donc redit que  « Les chaînes publiques étaient à ce jour les seules parmi les chaînes de la TNT à proposer ce service, qui répond à la fois à une attente forte des publics concernés et à l’ambition de France Télévisions de rendre son offre de programmes accessible à tous les publics, sur tous les supports. »

Avant d’ajouter que « depuis le printemps 2012 « une partie importante des programmes est parallèlement proposée en version sous-titrée sur francetv pluzz, le service de télévision de rattrapage du groupe. »

C’est probablement pour ces mêmes raisons du reste que France Télé dans le cadre des 361 suppressions de poste, supprime la quasi-totalité des postes de sous-titreur prévoyant d’externaliser l’activité à MFP ! 

La corrélation entre le numérique et l’audio description diraient certains ?! A peu près le même qu’entre Ajdari et Patino…

Papet directeur général délégué à l’organisation, aux ressources humaines et au projet d’entreprise, lui, a refait le coup du RH à l’écoute….quant à Murielle Charles la directrice déléguée aux relations sociales pourtant bien prévue, elle était aux abonnées absentes.

Et demain ça recommence et surtout ça continue toute la semaine, sans savoir qui sera là ou pas là…franchement avec tout ça, elle est quand même « plus belle la vie », non ?!  

France Télévisions va devoir expliquer dans le cadre de l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, la démarche invraisemblable de Murielle Charles directrice des relations sociales!

France Télévisions va devoir expliquer dans le cadre de l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, la démarche invraisemblable de Murielle Charles directrice des relations sociales!  
 
Le SNPCA-CGC qui a déposé plainte pour notamment "délit de favoritisme et prise illégale d’intérêt" à France Télévisions et qui est de nouveau convoqué très prochainement dans le bureau du Juge puisque que partie civile,  va effectivement relater les faits nouveaux survenus ces derniers jours qui n'ont pas manqué de l'interpeller et pour lesquels il a très officiellement saisi son avocat pour voir quelles suites il convient d'y donner.  
 
Les faits:
 
Le 5 novembre dernier, l'association "Dialogues" recevait de 8h30 à 10h15, la Présidente de la CFE-CGC Carole Couvert, dans le cadre de petits déjeuners qu'elle nomme "Clubs Ressources Humaines" ("Clubs RH")

"Dialogues est composé d'anciens syndicalistes et professionnels des ressources humaines qui ont à cœur la promotion du dialogue social et en entendent toutes les sensibilités." comme l'indique la page de présentation de son "équipe" sur le  site internet : http://www.dialogues.asso.fr/.

Sur la page " Les membres du Conseil d'Administration" figure également Murielle Charles, directrice déléguée au dialogue social de France Télévisions.

Les points abordés par Carole Couvert lors de ce petit déjeuner ont été les suivants:

 
En pleine instruction judiciaire  du juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre d'une plainte déposée par le SNPCA-CFE-CGC, "Dialogues" reçoit justement en présence de Murielle Charles membre de son Conseil d'Administration, la Présidente de la CFE-CGC Carole Couvert.

Alors que les textes conventionnels à France Télé sont on ne peut plus clair sur les notions  d’"Exclusivité de collaboration" et d'"Intérêts croisés" qui "interdit à tout salarié de posséder soi-même ou par personne interposée, dans une entreprise en relation d’affaires avec France Télévision S.A. ou les sociétés du groupe (ou susceptible de l’être en raison de son activité), des intérêts de nature à compromettre son indépendance, ainsi que d’être lié par contrat avec une telle entreprise, quelles que soient la forme et la nature juridiques de ce contrat. Tous les renseignements utiles sont fournis à l’employeur, par les salariés, pour permettre la vérification du respect de cette disposition. », Murielle Charles membre du Conseil d'Administration de "Dialogues" va parler à la Présidente de la CFE-CGC à laquelle elle remettra même sa carte de visite juste avant de la quitter pour qu'elle puisse la rappeler.

Cette rencontre, Murielle Charles la directrice déléguée au dialogue social de France Télévisions, membre du Conseil d'Administration de " Dialogues" dont "Le Canard enchaîné" écrivait très récemment "Ce club d'experts ami de la direction de France Télés qui a eu droit à 77.000€", elle l'a beaucoup commentée autour d'elle pour dire combien elle l'aurait appréciée et combien elle aurait été porteuse!

Mais qu'a-t-elle bien pu dire à la Présidente de la CFE-CGC et surtout
à quel titre? Toute l'admiration qu'elle a pour la CFE-CGC sur qui elle ne manque pas une occasion de taper allègrement et qu'elle discrimine en permanence depuis son arrivée ????? Ce serait pour le moins surprenant.
 
Première grosse question donc: Y a-t-il autre chose d'inscrit sur la carte de visite qu'elle va lui remettre que "Murielle Charles, directrice déléguée au dialogue social de France Télévisions" ?
 
Deuxième grosse question: Si tel est  bien le cas, France Télévisions avait-t-elle connaissance de cette démarche...l'a-t-elle encouragée; pire en était-elle à l'origine?

Dans le contexte judiciaire, ces questions et les réponses qui y seront apportées, sont bien évidemment essentielles.

A ce stade, il convient bien évidement de rappeler le contexte:


Juste avant le Canard enchaîné avait publié le 1er juin 2011 l'article suivant:

Il y en eu d'autre depuis que le blog CGC Média les avait du reste recensé dans une mini revue de Presse...à l'exception du tout dernier article publié par "Le Canard enchaîné"  qui révèle qu'un "un document secret" montre que "la fameuse transformation du groupe public en entreprise unique, a coûté 101,2 millions d'euros" !!!!!
 

Enfin, il y a quelques semaines (le 8/10/13) "Le Nouvel Obs"  sous la plume de Vincent Monnier publiait un article intitulé "Contrats douteux de France Télévisions: une nouvelle plainte" :
 
"Du nouveau dans le dossier des soupçons de "délit de favoritisme et prise illégale d’intérêt" à France Télévisions. Selon nos informations, la CFDT maison aurait décidé de se joindre à la plainte contre X déposée en janvier dernier par la CFE-CGC. Le syndicat devrait donc se porter partie civile dans cette affaire sur laquelle le juge Renaud Van Ruymbeke a procédé mi-juillet à ses premières auditions.
 
La plainte vise un certain nombre de contrats de conseil (dont le montant total tourne autour de 22 millions d’euros) passés sous la présidence de Patrick de Carolis (et pour certains prolongés sous la présidence de Rémy Pflimlin) entre la direction du groupe public et des sociétés créées par d’anciens cadres de France Télévisions ou gérés par des proches de dirigeants encore en place. Parmi ceux-ci figurent des prestations de Bygmalion, l’agence de communication créée fin 2008 par Bastien Millot, l’ancien directeur de la communication du groupe, mais également des contrats passés avec les sociétés de Philippe Belingard, ancien directeur juridique ayant pris sa retraite en 2008, et Charles Greber, ex-conseiller pour les affaires extérieures. Les deux syndicats se demandent si toutes les règles de passation des marchés ont été respectées pour ces contrats.
 
Une précédente plainte avait été classée sans suite en 2012. L’enquête préliminaire s’était, il est vrai, limitée à l’audition de deux témoins."


 

dimanche 17 novembre 2013

Le CSA peut depuis ce samedi 16 novembre, révoquer légalement les patrons de France télévisions, Radio France, France Médias Monde.

Le CSA peut depuis ce samedi 16 novembre, révoquer légalement les patrons de France télévisions, Radio France, France Médias Monde.
Le 6 novembre dernier, suite à un article des Échos « La loi sur l’audiovisuel adoptée définitivement par l’Assemblée nationale le 31 octobre dernier, pourrait être inconstitutionnelle ? ! », le blog CGC Média s’interrogeait sur la démarche de certains parlementaires du  « Groupe UMP » visant à son invalidation par le Conseil Constitutionnel.
Vendredi dernier, le Conseil constitutionnel, a donc validé la loi relative à l’indépendance de l’audiovisuel qui a été promulguée et publiée ce samedi au Journal Officiel.
La loi relative à l’indépendance de l’audiovisuel, redonne au Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) dont les membres passent de 9 à 7, le pouvoir de nomination des présidents des sociétés publiques du secteur (France télévisions, Radio France, France Médias Monde).
Aurélie Filippetti dans un communiqué s’est félicité de ce que « Le texte rétablit une garantie essentielle de l’indépendance des dirigeants de l’audiovisuel public, en confiant leur nomination à l’autorité indépendante de régulation : le CSA », abrogeant de fait, la loi précédente voulue par Nicolas Sarkozy qui avait confié ce pouvoir de désignation à l’Élysée. La ministre d’ajouter  « L’indépendance du CSA est renforcée. En réformant le mode de nomination des membres de l’instance de régulation, la majorité et l’opposition parlementaires seront désormais associées, dans une relation de responsabilité, à la nomination des futurs membres du CSA ».
Les parlementaires de l’opposition et Pflimlin qui avaient récemment dîné ensemble comme l’avait révélé Renaud Revel dans son article du 4 juillet publié dans « l’express.fr » « dernier diner politique de Pflimlin », ont dû rester sur leur faim !
Alors que la situation de France Télévisions, sur fond d’instruction judiciaire menée parle juge Arnaud Van Ruymbeke, n’a a jamais été aussi catastrophique à tous niveaux, la loi qui intègre « l’amendement rédigé par le député PS Patrick Bloche, prévoyant la révocation par le CSA des PDG de l’audiovisuel public en place… » va dorénavant « donner la main » à l’Instance.

samedi 16 novembre 2013

En 2014 le téléspectateur contribuable-contribuable va devoir encore banquer: 10€ d'augmentation de redevance en 2 ans!

En 2014 le téléspectateur contribuable-contribuable va devoir encore banquer: 10€ d'augmentation de redevance en 2 ans!

Jean-Marie BEFFARA député de Gauche, membre de la commission des finances à l’Assemblée Nationale, vient de rendre son rapport (n° 1428 déposé le 10 octobre 2013) sur « le budget de la mission "Médias, livre, Industries culturelles", avance à l’audiovisuel public et gestion et valorisation des ressources tirées de l’utilisation du spectre hertzien » où les passages sur France Télévisions ne sont pas piqués des vers. 

Le document de près d’une douzaine de pages qui « concentre surtout son propos sur des éléments importants de sa mission, tels que les crédits liés à l’audiovisuel public et ceux consacrés à la presse…. » débute en fanfare : « La loi relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision illustre de manière probante la méthode de gouvernance brutale de l’ancienne majorité.
Celle-ci peut se résumer en trois mots : improvisation, inconséquence et imprudence. »

Voilà effectivement qui commence très fort ! Il poursuit « Il semble donc important de rappeler, à travers l’examen de cette mission budgétaire, qu’une fois encore la nouvelle majorité doit assumer un lourd héritage.
Lourd héritage en matière d’audiovisuel, avec les conséquences de la réforme voulue par l’ancien Président de la République et traduite dans la loi du 5 mars 2009. » 

Le député va, du reste, concernant la situation catastrophique de France Télévisions, tout à fait dans le sens des deux rapports de Martine Martinel (2011 et 2012), s’agissant entre autres de la décision de lancer les 6 petites dernières de la TNT gratuite qu’il qualifie «d’inconséquente». 

« Inconséquence » écrit-il donc « au regard des conditions dans lesquelles le précédent gouvernement a autorisé l’arrivée de six nouvelles chaînes sur la Télévision Numérique Terrestre. Comment est-il possible de ne pas avoir anticipé la dilution des recettes publicitaires, déjà en recul, ou encore, l’augmentation du prix des programmes du fait de cette nouvelle concurrence ? De telles décisions ne peuvent qu’entrainer le secteur de l’audiovisuel public dans de grandes difficultés économiques. » 

« Inconséquence encore, parce que la suppression de la publicité après vingt heures sur les chaines de France Télévisions sonnait le glas du modèle économique de l’audiovisuel public fondé sur l’articulation entre ressources propres et produits de la redevance audiovisuelle».

Et d’ajouter « l’improvisation et l’imprudence » :
« Improvisation tout d’abord avec l’annonce de la suppression de la publicité le 8 janvier 2008 par Nicolas Sarkozy  ressemblait, plus à un coup politique qu’a l’expression d’une nouvelle et véritable vision de l’avenir de l’audiovisuel public français »

« Imprudence ensuite, parce que la loi sur l’audiovisuel public a profondément fragilisé le financement de France Télévisions.
En pleine crise économique, décider de solliciter le budget général pour financer la suppression de la publicité n’était pas responsable.
En outre, avoir signé dans ce contexte un nouveau Contrat d’objectifs et de moyens avec un budget en hausse et notamment l’augmentation régulière des dotations budgétaires de l’Etat est incompréhensible. Cela revient à financer à crédit France Télévisions. [situation que décrivait Christophe BEAUX administrateur de France télé, ndlr] Devant la situation dégradée du budget de l’État, cette décision est déconcertante. Mais après tout, les 600 milliards de dettes supplémentaires accumulées par le précédent gouvernement doivent bien trouver des explications. »

Eh bien ! « cette improvisation, cette inconséquence et cette imprudence » qui va bien pouvoir au bout du compte les payer ??? Qui…sinon encore une fois le contribuable ?

Il est pour le moins étonnant de faire le constat que « Tout cela revient à financer à crédit France Télévisions » et d’annoncer tout de même que pour l’année prochaine « La quasi compensation de la baisse des dotations budgétaires par une hausse du produit de la Contribution à l’Audiovisuel Public (ex redevance), à savoir 4 euros de plus » (qui s’ajouteront aux 6€ pour 2013) Alors même que le rapport indique que « Cette situation ne sera pas soutenable très longtemps… ».

Sans entrer trop dans les détails (l’extrait du rapport sur la télé publique figure ci-après), chacun comprendra vite que le « Contribuable-Cofinoga » va devoir servir à nouveau de bailleur de fonds « prêteur », de vache à lait serait plus juste puisque là c’est à fonds perdus !

«  France Télévisions perçoit une dotation en hausse de 5,2% (soit 105,1 millions d’euros hors taxe) en provenance du programme 841 du compte de concours financiers « Avances à l’audiovisuel public ».
Cette progression de la dotation est bien évidemment possible grâce à l’inscription, en première partie de la loi de finances, de l’augmentation de 2 euros de la Contribution à l’Audiovisuel public en plus des 2 euros d’indexation sur l’inflation.
L’effort demandé à France Télévisions correspond finalement à une baisse de ses ressources publiques de 85 millions d’euros, soit une diminution de 3,4 % par rapport à 2012.
Ces choix budgétaires, conjugués avec la baisse prévisionnelle des recettes publicitaires conduisent néanmoins France Télévisions à engager l’exercice budgétaire 2013 avec une prévision de recettes en baisse d’un peu plus de 150 millions d’euros. »

La pause fiscale sans aucun doute…Pas d’impôts nouveaux en 2014 c’était promis et là bing, 2€ + 2€  qui font 4€ de plus pour les contribuables français ! Soit 10€ en deux ans.

L’inflation qu’on vous dit…tout ça en plus de la hausse globale de TVA  prévue qui passera de 19,6% à 20%. Le reste c’est juste "un coup de pouce" pour essayer de combler le déficit  cumulé abyssal creusé par Pflimlin et son équipe !

Encore un tout petit mot: qu’il s’estime heureux le contribuable ! Les pistes évoquées pour  l’extension de l’assiette de la Contribution à l’Audiovisuel Public (ex redevance) sont soit abandonnée (la redevance étendue aux résidences secondaires), soit gelée jusqu’en 2015 (la taxe supplémentaire sur les smartphones, tablettes et autres supports connectés).

L'audience et les contenus ça passe après...et puis à France Télé il y a "les nouvelles écritures" qui devraient tout résoudre ! Les nouvelles écritures pour le téléspectateur-payeur, elles seront d'abord et avant tout sur la feuille d'impôts avec 6€ de plus en 2013 qui deviendront 10€ en 2014.

vendredi 15 novembre 2013

France Télévisions s’assoie allègrement sur les décisions de Justice…non mais, c’est qui les patrons ?!



France Télévisions s’assoie allègrement sur les décisions de Justice…non mais, c’est qui les patrons ?!

Le 3 septembre 2013, le blog CGC Média publiait la décision de la Cour d’Appel de Versailles, exécutoire est-il besoin de la préciser – concernant le jugement qu’elle rendait d’une portée fondamentale.

La Cour d'Appel y précisait que les sociétés qui se déclareraient non signataires d'"un accord interprofessionnel" dont l'extension avait pourtant été prononcée par arrêt de l'autorité administrative, pour ne pas l'appliquer appliquer étaient donc dans l'illégalité, leur analyse n’étant "pas conforme à la lettre et à l'esprit des dispositions légales sur l'application des accords collectifs".

 
Autrement dit et par exemple, France Télévisions qui dans le cadre d'une rupture conventionnelle du contrat de travail, refusait d'accorder au salarié licencié de facto, les indemnités plus favorables de départ prévues dans les différents accords d'entreprise, sous prétexte que la lettre de la Direction Générale du Travail qui le prévoyait n'aurait visé que les signataires du MEDEF dont FTV n'est pas adhérente, ne pouvait plus procéder de la sorte???????

La décision de la Cour d’Appel (en bas de post) à France Télévisions, visiblement tout le monde s’assoie dessus!

France Télévisons va même aller jusqu’à expliquer dans un courrier noir sur blanc «  Il n'est pas exclu comme je vous l'avais expliqué que FTV aille en cassation. »…mais France Télévisions prétextant ne pouvoir appliquer le jugement de la Cour d'Appel, avait même cru devoir saisir la Cour de Cassation dans le cadre d'une procédure en "urgence" ; elle en a été déboutée.

Lisez ce que France Télévisons écrit, le cas échéant, à un salarié qui se retrouve justement dans un processus de rupture conventionnelle de son contrat de travail et qui fait valoir cet arrêt pour le montant des indemnités de licenciement applicables :

"Bonjour,

Pour faire suite à notre entretien de ce………, j'ai effectivement eu la confirmation de la position actuelle de l'entreprise [Pflimlin and co, France Télé donc, ndlr] sur cette question. [« La position de l’entreprise », on croit rêver….comme si elle prévalait sur celle de la Justice !!!!!!! ndlr]

Concernant les arrêts que vous m'avez communiqués, il n'est pas exclu comme je vous l'avais expliqué que FTV aille en cassation.

Mais, en tout état de cause, cet avis n'est pas partagé par toutes les Chambres de la Cour d'Appel de Paris. En effet, une des Cour d'Appel de Paris a jugé le 15 octobre dernier que l'ANI ne s'appliquait pas à nous dans le cadre d'une rupture conventionnelle d'un commun accord.

Dans cet arrêt, un salarié ayant conclu une rupture conventionnelle avec FTV, et bénéficié d'une indemnité spécifique de rupture égale à l'indemnité légale de licenciement demandait à la Cour le versement de l'indemnité conventionnelle de licenciement, en application de l'avenant n°4 (du 18 mai 2009) à l'ANI du 18 janvier 2008, étendu par un arrêté du 26 novembre 2009. [2009 par rapport à un arrêt du 3 septembre 2013 ! ndlr]

La Cour d'appel l'a débouté de sa demande en considérant que l'arrêté d'extension du 26 novembre 2009 ne peut être applicable à FTV qui ne fait partie d'aucune branche dûment constituée et n'est ni signataire, ni adhérente à l'une des organisations professionnelles signataires de l'accord, objet de l'arrêté d'extension.

Je vous joins cet arrêt à ce mail.

L'entreprise reste donc sur la base de l'indemnité légale.

J'en conclu par rapport à notre dernier échanges que sur cette base vous ne souhaitiez pas rompre.

De mon côté ne souhaitant pas ouvrir un contentieux sur cette question je pense qu'il est raisonnable de ne pas aller plus loin si cette somme ne vous apparait suffisante compte tenu de votre situation personnelle et familiale.

Restant à votre disposition »

Autrement dit, France Télé n’a que faire de la décision de la Cour d’Appel du 3 septembre 2013…elle revient encore et toujours à la lettre de Denis Combrexelles qui est largement antérieure à l’arrêt et continue à dire, pire écrire,  que « l'entreprise reste donc sur la base de l'indemnité légale » [trois fois rien en l’absence de texte conventionnel plus favorable, ndlr].




jeudi 14 novembre 2013

France Télévisions devrait encore emprunter pour au moins payer les salaires de cette fin d’année 2013…insolvabilité ?

France Télévisions devrait encore emprunter pour au moins payer les salaires de cette fin d’année 2013…Insolvabilité ?
Le blog CGC Média précisait, le cas échéant que « Pflimlin avait quasiment siphonné la trésorerie du groupe France Télévisions qui était, encore il y a un an, de quelques +200M€ pour la faire passer très fortement dans le rouge avec – 53M€ en 2011, des niveaux abyssaux avec quelques -125 M€ en 2012 pouvant atteindre  - 251 M€ en 2013. »
Ces chiffres qui circulent à nouveau sur la toile, le blog CGC Média avait été le premier à les révéler et à écrire que pour « boucler l’année 2012, l’entreprise allait devoir emprunter auprès des banques ».

Selon nos toutes dernières informations, le scénario est sur le point de se renouveler pour la fin 2013 ; l’état des finances de France Télévisions est tel - l’entreprise pourrait ne pas pouvoir payer l’intégralité des salaires en fin d’année -  qu’elle s’apprêterait donc à, de nouveau, solliciter le concours des banques.

Seulement voilà, cette fois-ci les déficits sont tellement importants – le déficit cumulé dépasserait donc les 300M€ – que les banques veulent une garantie supplémentaire de l’État qu’il n’est visiblement plus prêt à donner à Pflimlin tant il a conscience de l’ampleur des dégâts. 


A ce manque invraisemblable de trésorerie, s’ajoute la situation budgétaire de France Télévisions (lourdes pertes à prévoir pour 2013) décrite par le rapporteur à l'Assemblée sur le budget de l'audiovisuel public Stéphane Travert (PS) comme "un motif de sérieuse préoccupation" du fait notamment d'un manque à gagner sur la publicité qui pourrait atteindre 20 millions d'euros en 2013


Par rapport à quel montant pourrait se demander chaque contribuable/payeur ?! " 20 millions d'euros par rapport aux prévisions du budget 2013 », selon le député. Et d’ajouter « Les ressources publiques pourraient également être "en retrait de 31 millions d'euros" en raison du "cumul de la réserve de précaution et d'un surgel sur la dotation budgétaire" destinée à compenser la suppression de la publicité après 20 heures ». 

Rappelons pour l’anecdote qui vaut quand même 10 briques d’euros au passage, que Pflimlin était allé affirmer, il y a quelques semaines, à la représentation nationale que ce n’était que dix de moins rien d’autre !!!!! Fadaises.

Enfin, le député de la Manche a également déploré la perte de la diffusion du tirage du Loto, qui va migrer sur TF1 en 2014 et représentera "un manque à gagner de plus de dix millions d'euros par an" (12 M€ pour être précis) point également la responsabilité de Pflimlin et consort dans "certains des choix éditoriaux de la direction", faisant une allusion à l'échec des programmes d'avant-soirée de France Télévisions…. Stéphane Travert s'inquiétant aussi de « la passivité de France Télévisions France Télévisions qui doit rapidement trouver la martingale en matière de programme afin pour redresser le cap, notamment des audiences (au plus bas) ».

Tous ces chiffres avaient été donnés par le blog CGC Média qui s’interroge toujours sur la signature entre FTV et l’État  d’un avenant au Contrat d'objectifs et de moyens (COM) 2013-2015 déjà erronée où Pflimlin avait annoncé fallacieusement des recettes pub irréalisables de 340M€ en 2013, 350M€ en 2014 et 360M€ en 2015 !!!!!

Le blog CGC Média avait ailleurs rendue publique la fronde, fin octobre, des salariés de la régie publicitaire qui avaient manifesté leur mécontentement à la suite du Conseil d’Administration devant un Saada quelque peu gêné et face à Pflimlin et à qui ils demandaient de réviser à la baisse le montant des recettes pour 2014 au regard des chiffres qu’il avait en sa possession !

Pflimlin renouvèle ici quasiment à l’identique la situation de Presstalis qu’il laissait en situation de faillite au moment de sa nomination à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy…ce dernier demandant même à François Fillon à l’époque d’y injecter alors des millions de l’argent des contribuables pour l’éviter ! 

L’État refusant donc, à juste titre, de se porter garant d’une situation catastrophique dont il n’a pas encore découvert la face immergée – la plus grosse partie de l’iceberg qu’il découvre semaine après semaine et article de Presse après article de Presse [l'instruction en cours du juge Van Ruymbeke dans le cadre d'une plainte du SNPCA-CGC partie civile devrait être particulièrement instructive (sans jeu de mot!)]  refusant de facto de cautionner l’hallucinante « gestion » de Pflimlin et de son équipe, ne laissera aucune autre porte de sortie à l’intéressé que d’en tirer les conséquences et de remettre inéluctablement sa démission. 

La reconstruction demandera au suivant une rigueur à toute épreuve mais surtout une transparence sans faille, une détermination et une énergie titanesque pour y parvenir.   

samedi 9 novembre 2013

Sophia Aram tacle Patino dont le nez s’allonge interview après interview !

Sophia Aram tacle Patino dont le nez s’allonge interview après interview !

Dans une interview qu’elle a donnée à « Pure médias » sur « Ozap.com», ce 8 novembre, Sophia Aram la présentatrice de "Jusqu'ici tout va bien" a répondu aux propos de Patino le « chargé de programmes » de Pflimlin qui a déclaré, lors d'un déjeuner avec l'Association des Journalistes Médias (AJM), que « la chaîne» avait "foiré son access" et qu'"il y avait eu un certain nombre de dysfonctionnements à France 2 pour que cette émission soit mise à l'antenne comme ça".

1ère version à la « Newsletter de Stratégies»
Patino "prend 100 % de responsabilité" dans l'échec de "Jusqu'ici tout va bien"

2ème version à « Libération»
Pour Patino "l'échec de l'émission « Jusqu'ici tout va bien » a  été aussi le sien."

3ème version à la « Correspondance de la Presse»
Pour Patino "c'est l'échec d'une chaîne c'est vrai… c'est mon échec aussi."


Et d’ajouter "L'émission avait été testée auparavant. On avait fait plusieurs pilotes. Et France Télévisions et France 2 étaient présents lors de ces pilotes. Et on en était tous assez satisfaits pour considérer qu'on pouvait démarrer l'émission telle quelle….L'émission 1 était évidemment perfectible. Elle n'était pas satisfaisante pour des tas de raisons et dont j'accepte ma part de responsabilité. Mais en tout cas, c'était une décision commune".
Et toc, ça c’est pour Patino qui balançait pourtant, dans ce même déjeuner, son ex camarade démis de ses fonctions de directeur des programmes de France 2 à qui il faisait quand même porter le chapeau : « Quand Philippe Vilamitjana m'a proposé Sophia Aram, je lui ai dit "c'est une très bonne idée" » !!!
C’est beau la camaraderie et l’esprit 100% responsable…

Au fait, sans imaginer une seule seconde le défendre, Vilamitjana qui dans les dîners en ville donne une autre version très éloignée de celle de son « supérieur », n’aurait-il pas aujourd’hui, hérité d’un chapeau un peu grand pour lui tout seul ?
Alors faut-il croire Patino lorsque, toujours au cours de ce déjeuner et de nouveau pour Ozap, il dément catégoriquement "être en campagne" pour la présidence de Radio France ? "Je ne suis candidat à rien. Je ne suis pas en campagne. Et je ne suis allé rencontrer personne pour faire savoir que j'étais intéressé par la présidence de Radio France…Honnêtement, le matin, en me rasant, je pense surtout à l'access de France 2..." dit-il.
Oui c’est plausible…Il ne peut effectivement dire, aujourd’hui, que "Je ne suis candidat à rien." (au présent de l’indicatif) et surtout pas "Je n’ai été candidat à rien." (au passé composé).
Puis soyons un peu réaliste ; comment ce monsieur qui n’a ces derniers jours que le mot « échec » à la bouche, pourrait-il être candidat à un poste de responsabilités…à Radio France ou à France Télévisions !?