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vendredi 28 février 2014

Le retour du Fisc prodigue...qui ristourne près de 90% d'une créance à France Télé! Et Bruxelles dans tout ça?

Il y a quelques semaines, une étude de la Tribune indiquait que "Les Français doutaient de la réforme fiscale version Ayrault"

Un sondage BVA affichait même le scepticisme des français qui s’ils étaient 9 sur 10 à approuver la "remise à plat de la fiscalité" annoncée par le Premier, près des trois quarts d'entre eux estimaient d'ores et déjà qu'elle ne sera ni "juste" ni "efficace".

Ce n’est certainement pas à la lecture du dernier lièvre soulevé par Marianne qu’ils devraient changer d’avis !

Que nous apprend le magazine ?
 
Qu'un contrôle fiscal qui a eu lieu à France Télé, a abouti à un redressement de 210M€...mais que"des discussions entre les conseils de l'entreprise et l'administration on conduit à la grande majorité des chefs de redressement" !!!!
 
Que cette ristourne concédée par le Fisc (Bercy donc) de près de 90% du montant de la somme due qui a fait que France Télévisions "qui ne met plus ses rapports financiers en ligne depuis 2010" ne paie finalment plus que 20 millions d'euros (environ 1/10ème de la somme) au lieu de 210M€ initialement dus.
 
 
Que cette info figure dans les comptes consoliodés que l'entreprise a obligation de déposer au Greffes du Tribunal en juin mais qu'elle a déposé en septembre!
 
Ces documents étant publics, le blog CGC Média qui a voulu en savoir plus effectivement trouvé le document en question dont voici l'extrait

 

La conclusion de Mariane, sans Appel ( c'est pour rimer avec Google) "Avec une bonne discussion et de bons avocats, on peut tranformer n'importe quelle addition du fisc français en division" en dit long sur certaines pratiques!
 
Existe-t-il un contribuable français à qui le Fisc réclamerait 21.000€ et qui avec de "bons conseils" n'aurait plus à payer que 1.900€ ????
 
 
Cerise sur le gâteau, il se pourrait bien que les 200M€ de "ristourne" ne soit pas du goût de Bruxelles qui pourraient bien les voir comme une sorte de  "subvention déguisé" !!!!!

 
 


Mariane rappelle que Bygmalion a également sévi à France Télé France Télé...et pas pour des prunes!

Le blog CGC Média, vous propose de découvrir l'article de Mariane publié ce jeudi 27 févier signé Mathias Destal: "Avant l'UMP, les « Copé boys » ont gratté à France télé"

Les proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alves, ont empoché avec leur société de communication Bygmalion pas moins de 8 millions d'euros grâce à la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012. Mais là n'est pas l'unique exploit des deux «Copé boys». Entre 2008 et 2013, leur société a perçu 1,2 million d'euros de contrats passés avec France Télévisions. Un pactole qui intéresse de près la justice... 
  
Pour avoir organisé les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, la société de communication Bygmalion, dirigée par Guy Alves et Bastien Millot, deux proches de Jean-François Copé, aurait empoché pas moins de 8 millions d’euros en contrats signés avec l’UMP et son candidat, selon Le Point.
Quelques mois après l’appel au don – dit « sarkothon »– lancé par le président du mouvement pour renflouer ses caisses, l’information laisse songeur... et suscite déjà de violentes réactions au sein de la formation d’opposition, à l’image de celle du député UMP Lionel Tardy, auteur de ce tweet incendiaire :

Mais il n’y a pas qu’avec l’UMP que la société créée par les deux anciens collaborateurs de Copé a gagné beaucoup d’argent. De 2008 à 2013, l'entreprise a perçu 1,2 million d’euros en contrats passés avec la direction de France Télévisions, et sans appels d’offre... Rappelons-le : c'est Patrick de Carolis qui, voulant plaire à Jean-François Copé alors ministre du Budget, s'était tourné vers Bastien Millot pour en faire son directeur de la communication – Guy Alves était chef de cabinet du ministre.

Cette tambouille intéresse de près le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, comme nous l’écrivions dans les colonnes de Marianne dans notre numéro daté du 31 janvier dernier (voir ci-dessous).

Ce matin, sur l'antenne d'Europe 1, Bastien Millot a expliqué que face à ces accusations, « [sa] meilleure réponse était [son] travail ». Justement, ce sont bien ces méthodes de «travail  qui commencent à intriguer...

Reprise:
 
France Télé : le magot et Millot
 
Le très actif communicant Bastien Millot a su profiter des largesses de France Télévisions de 2008 à 2013 par le biais de sa société Bygmalion. Mais quelques « détails » gênants ont éveillé l'intérêt de la justice...

Il squatte les plateaux de Public Sénat, LCI, France 2, iTélé... Tient chronique sur Europe 1 au titre d'« expert en médias ». A 41 ans, Bastien Millot
professe sur toutes les ondes sa bonne parole de communicant. Le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris ne devrait pas tarder à lui offrir une nouvelle estrade.

Cet intime de Jean-François Copé est au cœur de l'enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke pour « délit de favoritisme, prise illégale d'intérêts et complicité de prise illégale d'intérêts » à France Télévisions (
lire le blog du syndicat CGC-Média, à l'origine de la plainte). Le magistrat scrute les nombreux contrats signés de 2008 à 2013 par la société de Bastien Millot, Bygmalion, et l'entreprise publique dirigée par Patrick de Carolis, puis par Rémy Pflimlin.

C'est qu'il y a de quoi être chiffonné par la concomitance des dates. En novembre 2008, Millot, qui occupe depuis trois ans le poste ronflant de directeur délégué chargé de la stratégie, de l'innovation et de la communication à France Télévisions, se met en congé sabbatique pour un an, renouvelé l'année suivante pour création d'entreprise. Jusqu'ici tout va bien.

Les choses se compliquent lorsqu'il apparaît que Bygmalion,
qui existe depuis octobre 2008, empoche très vite de juteux marchés avec la télé publique, comme la réponse aux courriers des téléspectateurs ou le suivi sur Internet de « la réputation du groupe et de ses principaux dirigeants ». Deux contrats portant sur l'année 2009 et paraphés juste avant leur terme, le 21 décembre de cette même année...

Millot, en homme d'action, n'a pas de temps à perdre en paperasse. Ni en réponse aux appels d'offres. Ça tombe bien : contrairement à ce que stipule une ordonnance du 6 juin 2005, la direction de France Télévisions n'a pas semblé très prompte, à l'époque, à faire jouer la concurrence. Après avoir perdu, en septembre 2010, son salaire de 13 000 € mensuels (hors primes) et les avantages en nature liés à ses fonctions dans l'audiovisuel d'Etat – deux ordinateurs portables, un abonnement à Canal Sat, une Peugeot 407 coupé –, l'ancien directeur adjoint de cabinet de Jean-François Copé au Budget avait besoin de se refaire...

Au gré des tacites reconductions de ses multiples prestations (gestion de sites Web, études d'image, conseil stratégique...), Bygmalion a empoché 1,2 million d'euros en six ans. Une manne que le bénéficiaire minimise, au regard des « 40 millions d'euros dépensés en communication chaque année » par son ancienne maison, explique-t-il à Marianne.

Martin Ajdari, l'actuel financier du groupe, n'a trouvé trace d'une « mise en concurrence » de Bygmalion que pour un seul contrat, celui du courrier des téléspectateurs. Et encore, il n'y avait qu'un rival en lice. Réponse de Millot : « Les procédures d'appels d'offres ne sont pas du ressort des prestataires. La direction est seule responsable de leur respect. » Message transmis aux généreux patrons du service public.
Lire aussi l'article paru dans Marianne en décembre 2012 sur d'autres « dérives » de la société Bygmalion : Contrats publics : un maire UMP accusé de favoritisme envers Guillaume Peltier et Bastien Millot

 
 

jeudi 27 février 2014

Le blog CGC Média rappelle comme l’AFP d’ailleurs que le juge Van Ruymbeke instruit la plainte pour favoritisme portant notamment sur les contrats avec Bygmalion.

Le blog CGC Média qui a découvert comme tout un chacun, ce jeudi 27 février, l’article publié par "Le Point" et repris par la Presse unanime sur le montant des factures payées à Bygmalion la société des deux proches de Jean-François Copé, n’a pu s’empêcher de faire un rapprochement avec l’instruction judiciaire que mène actuellement le juge Renaud Van Ruymbeke concernant les nombreux contrats signés et les conditions d’obtention des marchés attribués par France Télévisons avec cette dernière.
Contrats signés sans mise en concurrence, dès 2008, par Camille Pascal ex Conseiller Audiovisuel de Nicolas Sarkozy mais également ex Secrétaire Général de France Télévisions puis signés toujours sans mise en concurrence, en 2010 par Martin Ajdari, l’argentier de France Télévisons, son actuel Secrétaire général et candidat visiblement écarté de la présidence de Radio France. Et dans les mêms conditions en 2011 pat Yves Rolland  lui aussi ex Secrétaire Général.

Le blog CGC Média  vous propose de découvrir la dépêche AFP signée Nadège PULJA  sur le sujet qui rappelle dans sa conclusion cette procédure:

PARIS, 27 fév 2014 (AFP) - A un mois des municipales, le président de  l'UMP Jean-François Copé est accusé par Le Point d'avoir favorisé une société  de communication de deux de ses proches avec l'argent de son parti, accusation  immédiatement balayée par l'intéressé, qui dénonce un "coup monté" et porte  plainte.

La magazine reproche au responsable UMP d'avoir puisé dans la cassette de  son parti pour surfacturer des prestations de Bygmalion, une agence de communication fondée par deux de ses proches, Bastien Millot, qui fut son directeur de cabinet à Meaux, ville dont il est le maire, et Guy Alvès, son ancien chef de cabinet à Bercy, quand il était ministre du Budget.
Les attaques du Point partent dans plusieurs directions: vers Bygmalion, créée en 2008, dans laquelle le journal voit une "machine de guerre au service de Copé pour le servir" et une "boîte noire à l'actionnariat aussi opaque que ses comptes", et vers Events and Cie, sa filiale événementielle.
"Events and Cie aurait empoché au moins 8 millions d'euros durant la campagne de 2012" de Nicolas Sarkozy, et "profité de la période faste de la présidentielle pour charger la mule sur certaines prestations facturées à l'UMP hors appel d'offres", affirme le journal.

Pendant que Bygmalion jouit d'une santé financière "florissante", l'UMP a dû faire appel à ses sympathisants pour éponger les 11 millions manquants après l'invalidation des comptes du candidat Nicolas Sarkozy, affirme également l'hebdomadaire.

Le Point évoque des "surcoûts" confirmés par des "professionnels" à qui il a présenté des "bordereaux d'Events" et par "un interlocuteur Rue de Solférino", où se situé le siège du Parti socialiste, sans donner de détails.
Le Point évoque également "le mystère sur l'origine des fonds" de Bygmalion, un "investisseur fantôme", Emmanuel Limido, qui "utilise une SARL luxembourgeoise", a racheté le club de foot de l'AJ Auxerre, gère un fonds d'investissement "largement abondés par les Qatariens"....
"C'est un papier de commande", a réagi Bastien Millot sur Europe 1, où il assure une chronique quotidienne, en dénonçant des "amalgames", des "rumeurs" et des "affabulations". "S'il y a lieu d'attaquer, j'attaquerai", a-t-il dit. 'absolument immonde, selon Copé'

Dans Le Point, il est également question de la vente à des Qatariens de deux biens immobiliers d'Etat à Paris, l'hôtel Kinski et le centre Kléber, du temps où M. Copé était à Bercy, avec l'implication de M. Limido pour la vente de ce dernier.

"C'est absolument immonde", "c'est un coup monté" et "un tissu de mensonges", a réagi M. Copé, qui a décidé de porter plainte pour diffamation.
Il met en cause le directeur de la publication du Point Franz-Olivier Giesbert "qui depuis des mois et des mois nous attaque, Nicolas Sarkozy comme moi-même, pour nous détruire".

Le directeur du Point, habitué des diatribes contre le président de l'UMP - il avait été particulièrement virulent à son encontre sur le plateau de France 2 en octobre 2013, en l'accusant de ne pas avoir d'autorité ou d'avoir triché pour prendre le parti - lui a rétorqué jeudi sur lepoint.fr que "le complotisme (était) une maladie".

Alors que la situation de l'UMP s'est apaisée depuis la grave crise autour de la présidence du parti fin 2012 entre copéistes et fillonistes, François Fillon ne souhaite apparemment pas envenimer le climat.
Pressé de question par les journalistes alors qu'il visitait le Salon de l'agriculture, l'ancien Premier ministre a préféré botté en touche, affirmant que pour lui cette affaire n'était "pas un sujet".
Seul le député Lionel Tardy (qui avait pris partie pour Fillon fin 2012) s'est risqué à un tweet peu amène: "Tout le monde savait pour àjfïcope: c'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au îSarkothon". Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de M. Copé, a immédiatement annoncé qu'il portait plainte contre lui pour "diffamation".

Ce n'est pas la première fois que le nom de la société Bygmalion apparaît dans la presse: elle est l'une de celles concernées par une enquête du juge Renaud van Ruymbeke sur des contrats passés par France Télévisions avec des cabinets de consultants, notamment en 2009-2010. Selon le syndicat des médias SNPCA-CGC, la société aurait facturé plus d'1 million d'euros de prestations à France Télévisions.

npk/rh/jag

Mathieu Gallet succède à Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France.

Selon l'Express, c'est Mathieu Gallet qui succède odnc à Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France.
 
Voici l'article de l'Express: C’est le PDG de l’Institut Nationale l’audiovisuel, Mathieu Gallet, qui a été nommé, et à l’unanimité, PDG de Radio France, en remplacement de Jean-Luc Hees. Des six candidats en lice, ce jeune quadragénaire passé par les cabinets de Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il aura été le plus convaincant lors des auditions à huis-clos. Une information confirmée en interne.
 
La performance est d’autant plus a saluer que ce dernier faisait l’objet d’une violente campagne, au sein de l’Etat : du ministère de la Culture jusqu’ à l’Elysée, où l’on défendait d’autres profils, plus à gauche, tels ceux d’Anne Durupty et de Martin Ajdari.
 
Le CSA sort quant à lui renforcé de cette élection, la première de l’ère Olivier Schrameck: un obstacle bien franchi par ce dernier. Insensible aux sirènes du pouvoir, et aux messages nombreux qui lui ont été passés, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a donc fait, en toute indépendance, et pour tout dire, un bon choix. Intelligent, véloce, Mathieu Gallet, qui compte dans son entourage d’excellents connaisseurs de la radio, tel l’ancien directeur de France Inter, Frédéric Schlesinger, aura la tâche délicate de booster Radio-France, à l’horizon d’une élection présidentielle qu’il devra enjamber. Or l’homme semble s’y être préparé de longue date et en toute discrétion.

mardi 25 février 2014

Jean-Luc Hees auditionné aujourd’hui par le CSA a au moins pour sa reconduction: le Code du travail, le Code Pénal et le décret Cluzel.

Ce mardi 25 février,  le Conseil supérieur de l’audiovisuel a auditionné à huis clos les 6 candidats qu’il a retenus pour succéder à Jean-Luc Hees l’actuel président de Radio France qui a connait les moindres recoins de la Maison Ronde, postule également à sa propre succession.

Ces auditions se déroulent en deux étapes :  un exposé introductif du candidat d’une trentaine de minutes, suivi et de discussions avec le Conseil d’environ quarante-cinq minutes.
 
Le C.S.A. se prononcera à la majorité des membres votant à bulletins secrets, au plus tard le vendredi 7 mars,  sur la nomination de la présidente ou du président de Radio France.

Jean-Luc Hees, le sortant, logiquement retenu par l’Instance est donc en lice pour sa reconduction.

Certains évoquent son âge, 62 ans qui soi-disant « l'empêcherait d'aller au bout de son mandat, s'il était reconduit. » ! Juridiquement l’argument ne tient pas la route… sinon pourquoi le CSA aurait-il retenu sa candidature ?

Le CSA sait pertinemment que la discrimination, notamment à l’âge, est un délit  ainsi  défini par le Code pénal comme étant « toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » (article 225-1 du code pénal).

Le Code pénal d’ajouter « L’article 225-2 du code pénal sanctionne les discriminations qui peuvent s’opérer à ces différentes étapes de l’exécution du contrat de travail. Ainsi, est punie de trois d’emprisonnement et de 45000 € d’amende la discrimination définie ci-dessus qui consiste à « refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne » ou encore à « subordonner une offre d’emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 du code pénal ».

Le CSA sait aussi que l’âge avant lequel l’entreprise ne peut mettre à son initiative un salarié en retraite est de  70 ans.

Enfin, l'article L1132-1 du Code du travail rend également la discrimination à l'embauche illégale : « Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, au sens de l'article L. 140-2, de mesures d'intéressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou en raison de son état de santé ou de son handicap. »

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti interrogée à ce sujet lors de l'émission "Questions d'Info" LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP, a balayé récemment cette « éventualité » en déclarant: "Ça demande à ce moment-là une disposition particulière autorisant à terminer un mandat au cours duquel on arrive à la limite d'âge."
Chacun a encore en mémoire, les mesures prises pour le prédécesseur de Jean-Luc Hess, l'ancien patron de Radio France, Jean-Paul Cluzel, qui bénéficia d'une mesure de prolongation exceptionnelle de sa vie professionnelle grâce à un décret pris lui permettant de dépasser la limite d'âge des 65 ans pour les chefs d'établissement public.
C’est ainsi que Jean-Paul Cluzel qui allait sur ses 64 ans a ainsi pu terminer son mandat de cinq ans de manière à accomplir la fusion du Grand Palais avec la Réunion des musées nationaux, dont il prenait  pour ce faire, la présidence exécutive.

Dès lors, il serait particulièrement improbable que quiconque imagine opposer à Jean-Luc Hees son âge pour l’empêcher d'être candidat pour se succéder à lui-même !

vendredi 21 février 2014

Messieurs Moscovici et Montebourg, comment pouvez-vous demander au CSA d’avaliser les conditions indécentes de la vente par France Télé de ses parts dans Gulli ?

Jusqu’où cette télé publique va-t-elle sombrer ?
 
Il y a cinq jours, « Le Figaro » publiait un des rares articles sur la vente des parts de France Télé détenus dans Gulli, intitulé « France Télévisions va céder Gulli pour 25 millions d'euros ».
Le titre de Presse écrit « La vente effective devrait intervenir au printemps prochain »…et d’ajouter « France Télévisions et Lagardère Active doivent maintenant achever la formalisation juridique du contrat. »

Le Figaro indique également « D'ici à quelques semaines, les deux Tutelles [Bercy et la rue de Valois] déposeront un dossier auprès du CSA Conseil Supérieur de l'Audiovisuel afin qu'il donne ou non son accord concernant cette vente. Mais il y a peu de chance qu'il bloque la transaction…».

Enfin, le Figaro précise encore que « L'accord de cession prévoit une limitation du niveau de la publicité pendant les trois prochaines années sur France 4…. »
Il s'agit sûrement ici de la partie la plus invraisemblable et la plus insensée du « deal » orchestré pour France Télévisions par Martin Ajari l’argentier du groupe, encore lui : une limitation de la pub sur France 4 !!!!!!  

Selon les informations qu’a récoltées le blog CGC Média, la vente à Lagardère des 34% détenus par FTV dans Gulli que Pflimlin a fait voter en Conseil d’Administration, vendredi dernier - histoire de mouiller l’Etat actionnaire donc les Tutelles et le Gouvernement (à moins qu’ils ne soient tous conscients du pataquès à venir) ne serait donc réellement que de 19M€.

Ce que le Figaro appelle « limitation de la pub sur France 4 » se traduirait juridiquement par une CLAUSE SUSPENSIVE inscrite au contrat et portant sur 5M€.

Autrement dit, Si vous ne nous faites pas concurrence – France 4 vs Gulli 100% Lagardère donc– vous percevrez au bout des 3 ans, les 5M€ qui s’ajoureront aux 19M€»   !!!!!

A ce train, France Télé (France 4) pourrait même se voir imposer un planning des écrans pub « non, pas de pub à cette heure-là…non pas celle-là…non pas là… »

Hallucinant…surréaliste…il n’y a sûrement pas de mot assez fort pour marquer la stupeur… Depuis l’éviction de Sandrine Roustan la chaîne a déjà quasiment perdu ½ point d’audience pour se situer aux environs de 1,2.

Sans aucune visibilité sur ce que devrait ou pourrait être la grille du « néo-France 4 » les annonceurs ont de toute façon arrêté les frais et sont majoritairement partis…il est de toute façon peu probable que France 4 imagine même empiéter sur le marché publicitaire « jeunesse » estimé à 100 millions d'euros et dont Lagardère via sa régie en récolte déjà 60/70% !

Le Figaro qui s’interrogeait tout de même sur le très faible montant de valorisation de la chaîne « La chaîne Gulli valorisée donc à 75 millions d'euros…un prix qui peut paraître faible au regard des 465 millions d'euros déboursés par Vivendi pour s'offrir D8 et D17 » et du chiffre indécent de la transaction : 19M€ [selon ce qui précède] ne devait pas être totalement au courant ce qui se trame en coulisses !
Si le Figaro s’interroge, alors que vont bien pouvoir faire Messieurs Moscovici, Cazeneuve et Montebourg, face à un tel scandale ?

Quant à L'agence des participations de l'État (l’APE) qui « veille depuis 2004 à mieux valoriser les intérêts patrimoniaux de l'État dans les entreprises à participations publiques » et dépend Bercy, incarnant ainsi l'État actionnaire, comment va-t-elle réagir ????
Lisez plutôt les quelques lignes de présentation :

«  L’APE anime plus largement la politique actionnariale de l’État sous ses aspects économiques, industriels et sociaux. En 2010, cette fonction a connu une évolution majeure, matérialisée par la nomination d’un commissaire aux participations de l’État. Il s’agit de mettre au premier plan la vision industrielle du pilotage des participations et d'affirmer ainsi, pour les entreprises concernées, une stratégie de développement industriel et économique claire de long terme. 
Depuis mai 2012, le ministre de l’économie et des finances et le ministre du redressement productif exercent une autorité conjointe sur l’APE. »

L'agence des participations de l'État devrait normalement s'étrangler !!!

L'État actionnaire, le gouvernement, les ministères de Tutelle et leurs ministres ne peuvent continuer de laisser dépecer France Télé de la sorte sans réagir, sauf à en assumer l'entière responsabilité.
Ils ne pourront pas dire demain qu’ils ne savaient pas, que ça ne dépendait pas d’eux, que ce n’était pas eux mais le CSA et qu’ils n’auront qu’à rejeter la faute à mi quinquennat sur Nicolas Sarkozy qui a nommé Pflimlin, pour s’en sortir !!!!
Evidemment non....

Ne laissez pas cette vente se faire au printemps prochain dans de telles conditions…






























































































































































































































































































 
 
 


 
 
 
    





 

jeudi 20 février 2014

La 6 candidtas retenus pour la présidence de Radio France pourraient bien ne plus être que 5!

La semaine dernière , Satellifax dans un de ses derniers artilces "Le CSA a retenu 6 noms pour Radio France" (dont bien évidemment le Président sortant Jean-Luc Hees) dont le blog CGC Média vous proposait de découvrir le contenu avait intitulé un paragraphe  "Témoin assisté" .
 
Satellifax d'écrire: "Martin Ajdari a en effet été entendu comme témoin assisté par le juge Van Ruymbek en novembre et décembre, dans le cadre d'une enquête sur les conditions d'attributiion de plusieurs contrats signés avec des cabinets de conseil (Satellifax du 7 février)...."
 
 
Au regard de cette invraisemblable situation, de nombreux bruits faisant état du retrait de Martin Ajadari de la course à la présidence de Radio France, circulent.

Même si comme le blog CGC Média a pu le lire dans l'article de Renaud Revel publié sur l'Express.fr "Manœuvres et tripatouillages autour de la présidence de Radio France" (ci-après) que "Le  conseiller en charge de ces dossiers, David Kessler, qui pousse son candidat, Martin Ajdari : un homme auprès duquel il travailla à Radio-France, quand le premier cité était en charge des finances d’une maison alors présidée par Jean-Paul Cluzel...."!
 


C’est une élection à la française. Comme on les connait. Avec ses « combinazione », ses liens de consanguinité insupportables, entre politiques aux abois et responsables de médias sur le qui-vive. Avec ses manœuvres aussi. Et ses jeux de couloirs ; ses chausse-trappes et interventions en tous genres , enfin; et ses coups bas et pressions politiques.
L’élection du prochain président de Radio France donne ainsi lieu à une bataille feutrée des plus détestables.
Car l’enjeu du moment n’est pas simplement la désignation d’un nouveau patron pour la Maison ronde, mais c’est aussi, dans son prolongement, (à l’hivers 2015)), la nomination du successeur de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions: deux scrutins étroitement liés, totalement imbriquées, presque indissociables dans l’esprit de ceux qui tentent d’en être aujourd’hui les artificiers et chefs d’orchestre: c’est-à-dire au premier chef, Aurélie Filippetti et l’Elysée.
C’est ainsi que les six candidats en lice pour la présidence de Radio France – Anne Brucy, Anne Durupty, Jean-Luc Hess, Martin Ajdari, Mathieu Gallet et Philippe Gault- se retrouvent otages d’une partie de billard à multiples bandes, où les hommes comme les réseaux s’affrontent depuis quelques jours. Avec pour enjeu, à l’horizon, non seulement la gouvernance de Radio France, – un zakouski pour le CSA-, mais également, celle France Télés. Et quel jeu de massacre!
Les réseaux donc.
 
Il y a d’abord ceux de Michel Boyon:

On pensait l’ancien président du CSA rangé des voitures, loin de tout cela. Mais en coulisses, celui-ci fait discrètement campagne pour l’homme que Nicolas Sarkozy lui avait imposé à la tête Radio France: Jean-Luc Hees. La réélection de ce dernier, candidat à un second mandat, ferait taire définitivement les critiques et les soupçons d’allégeance au pouvoir précédent, critiques que Michel Boyon dut essuyer en son temps. Comme le collège qu’il présidait à l’époque : un CSA perçu comme une simple chambre d’enregistrement.
Mais Michel Boyon n’est pas le seul à tenter de sauver le soldat Hess. Lequel s’est décidé à se représenter, encouragé par quelques sénateurs amis peu lucides: l’autre ancien PDG de Radio France, Jean-Marie Cavada, est également venu en renfort. Ça bouchonne dans le comité de soutien. Mais tout cela pèsera-t-il ?
Il y a aussi les réseaux Hervé Bourges: 
 
Bon pied, bon œil, cet autre ancien président du CSA mène une campagne active en faveur de celle qui dirigea son cabinet: Anne Durupty. Non pas qu’Hervé Bourges soit totalement convaincu par cette candidature, mais la nomination de cette femme de gauche à la tête Radio France permettrait, – parité oblige-, de nommer un homme à la tête de France Télévisions. C’est en tous les cas le schéma en vogue.
Radio-France ? Une étape, ici encore, accessoire. Car c’est encore une fois le coup d’après qui mobilise toutes les énergies. Or Hervé Bourges compte dans son premier cercle quelques professionnels de l’audiovisuel de talent, tel que l’ancien directeur des programmes de TF1, puis de France Télés, Pascal Josèphe : des hommes qu’il verrait volontiers dans le fauteuil de Rémy Pflimlin le moment venu.

Il y a enfin une ministre de la Culture, en première ligne
Aurélie Filippetti est décidée à imposer son candidat. En l’occurrence, sa candidate, la même Anne Durupty. Argument affichée de la ministre, c’est une femme : un atout majeur aux yeux celle qui souhaite ouvrir ces postes, jusqu’ici préemptés par la gent masculine, à des candidatES!
Voilà qui serait de bon aloi, si la ministre voyait, elle encore, plus loin: à l’été 2015, c’est à dire le terme du mandat de l’actuel PDG de France Télévisions. Un poste qui serait dévolu, selon ses vœux et si tout va bien, à un homme, cette-fois-ci, en l’occurrence le patron de l’AFP, Emmanuel Hoog.

Une femme à Radio-France, un homme à France Télés

 
Voilà donc la rue de Valois et sa locatrice décidés à défendre ce schéma. Soutenu par cette dernière, Emmanuel Hoog, -un patron de gauche habile à la manœuvre, qui a survécu jusqu’ici à tous les changements de majorité et ce depuis plus de 10 ans-, mène une campagne discrète en vue de la conquête de la présidence de France Télés. Epaulés en cela par quelques soutiens actifs.
Ainsi de l’écrivain, producteur à France Culture et chargé d’une mission sur le numérique par Aurélie Filippetti : Fréderic Martel. Lequel se dépense sans compter aux côtés d’Emanuel Hoog, distillant …


L’Elysée, enfin.

 
Où tout se noue et se joue. Car le Château n’est pas en reste dans ce rocambolesque feuilleton. Ainsi du conseiller en charge de ces dossiers, David Kessler, qui pousse son candidat, Martin Ajdari : un homme auprès duquel il travailla à Radio-France, quand le premier cité était en charge des finances d’une maison alors présidée par Jean-Paul Cluzel. Ceci expliquant cela.
Or le dit conseiller a dû convaincre, au préalable, un autre cadre dirigeant de France Télévisions, Bruno Patino, afin qu’il renonce à briguer à son tour la présidence de Radio-France : au motif que le PDG de France Télés, Rémy Pflimin, se serait retrouver bien seul dans ce cas de figure, avec ses deux principaux bras droits en campagne. Pas terrible.
Tous les coups semblent bons dans ce climat d’opacité absolu, l’objectif étant de flinguer tel ou tel candidat potentiellement dangereux. Ainsi a-t-on vu débouler ces jours-ci, comme de par hasard, dans certains médias, – BFM TV, La Tribune…- des sujets, à l’évidence très inspirés, sur le cas Mathieu Gallet.
PDG de l’Institut nationale de l’audiovisuel, ce jeune quadra plutôt brillant, – un proche de Bertrand Delanoë passé par les cabinets de Christine Albanel et de Frédéric Mitterrand-, s’était vu reprocher, lors de sa nomination à la tête de l’INA, ses anciennes fonctions au ministère de la Culture et de la Communication.
Si bien qu’une Commission de déontologie, saisie à l’époque, s’était penchée sur la question. Avant que celle-ci ne close son instruction en prononçant l’équivalent d’un «non-lieu » Fin de la partie ! Mais pas pour tout le monde, puisque BFM TV a bien voulu prêter une oreille attentive aux quelques goupillons généreusement déposés dans sa boite aux lettres…
 
C’est dans ce contexte, contrasté et affriolant, que le CSA rendra sa décision : entre le 5 et le 7 mars prochain. Et ce après avoir auditionné, à huis-clos, les six candidats en lice : Une confidentialité des auditions éminemment contestable, compte tenu de ce que je viens d’écrire plus haut . Comment en effet ne pas s’interroger, demain, sur les conditions de la nomination de telle ou tel, sachant que personne n’aura pu juger sur pièces des qualités de la personnalité désignée?
Le CSA, qui a beaucoup à perdre dans cette élection, aura sans doute à cœur de marquer à la fois son territoire et son indépendance. Car une chose est certaine : Quelle que soit sa décision, celle-ci sera examinée et décryptée à la loupe. Et à l’aune des pressions amicales et autres interventions, dont chacun de ses membres aura fait forcément l’objet.

 
Un CSA sous surveillance : car tout soupçon de faiblesse de sa part l’entachera durablement. Tout soupçon de connivence, supposée, avec tel ou tel, au plus haut niveau de l’Etat, serait désastreux pour ce Conseil que préside aujourd’hui Olivier Schrameck.
Mais il est un enseignement que l’on peut d’ores déjà tirer de cette séquence pitoyable : rien n’a changé sous le soleil. Indécrottables, les politiques perpétuent de vieux réflexes hérités de l’ORTF : on décide, on dicte et on piétine, les hommes comme les institutions. Aurélie Filippetti et le cabinet de François Hollande sont ainsi à la manœuvre, comme l’étaient leurs prédécesseurs. Et la réforme consistant à redonner au CSA et au Parlement les prérogatives de nominations, – cette réforme si ardemment défendue et voulue par le chef de l’Etat-, n’est qu’un vaste trompe-l’œil.
Au sages du Conseil supérieur de l’audiovisuel de nous le démentir, pourtant. Allez, on y croit! Rêvons peu…"