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samedi 27 avril 2024

L'ancien ministre de la Communication Alain Carignon opposé lui aussi à ce retour de l’ORTF !

L'ancien ministre de la Communication Alain Carignon opposé lui aussi à ce retour de l’ORTF ! 

Il n’était pas curieusement pas invité par la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences TNT comme pourtant 5 des ex-locataires de la rue de Valois mais l’interview qu’il donne au Figaro est sans ambiguïté.

« Si la réforme se limite à la création d’un holding, cela n’engendrera pas d’économies » indique-t-il, ajoutant « Ce sera au contraire, plusieurs millions d’euros de dépenses supplémentaires, avec une nouvelle entité qui aura le droit à un nouveau comité d’entreprise consolidé » (CSE aujourd'hui).

« Je ne parle pas créer une télévision à partir d’une radio (cela ne marche pas, comme l’a montré Franceinfo, qui a demandé des dépenses supplémentaires pour une audience proche de la marge d’erreur) ou du rapprochement entre France Bleu et France 3 concernant les matinales de radios » enchérit l’ex-ministre du gouvernement d’Édouard Balladur qui parle encore « de vraies synergies dans le domaine de l’information ».

Quant à la référence à cette BBC à la française dont certains ont affublé ce projet de retour à l’ORTF, il fait comprendre que le modèle peut difficilement s’adapter à la France…

« S’inspirer de la BBC qui dégage des ressources propres parce qu’elle produit des programmes dans ses filiales de production, qu’elle vend à l’étranger. Mais aussi qu’elle passe des contrats avec des producteurs privés qui lui façonnent des programmes de qualité qu’elle peut revendre à l’échelle mondiale » développe Alain Carignon qui évoque pour le moins, un changement des stratégies du fait l’État actionnaire.

Cependant alors qu’il parle de politique d’économies dans l’organisation actuelle de l’audiovisuel public, il assène qu’ « Il faudrait imposer dans le cahier des charges de France Télévisions de réduire la part de production interne de façon à faire travailler beaucoup mieux les producteurs et les créateurs »Comme si quatuor Capton-Niel-Courbit- Le Van Kim (Médiawan/Banijay/Brut) ne se partageait déjà pas suffisamment le gâteau !

Enfin, il revient sur le nerf de la guerre, c’est -à dire les deniers publics.

« La question du financement, n’est pas résolue non plus. On a supprimé la redevance sans réduire les dépenses. Il faut souhaiter qu’avec le Parlement soit trouvé un système pour assurer la pérennité du financement. C’est dommage que l’audiovisuel public ne soit pas traité comme l’enjeu national qu’il devrait être. C’est pourtant un domaine clé de la souveraineté nationale, comme l’énergie ou l’alimentation…» conclut-il mettant en opposition la volonté de Rachida Dati de renforcer l’audiovisuel public et celle d’Ernotte qui continue d’«affaiblir les investissements dans les programmes ».

"Cette réforme de la gouvernance de l’audiovisuel public doit s’accompagner d’une réforme dans les prochains mois de son mode de financement. Celui-ci repose, depuis la fin de la redevance TV, sur le prélèvement d’une fraction de la TVA et il nécessite une modification de la loi organique relative aux lois de finances. Un moyen de pression tout trouvé pour le Sénat, qui pourrait accepter de voter pour la refonte du financement de l’audiovisuel public si le projet de BBC à la française est adopté" écrit le titre de presse qui cite deux noms pour faire revivre cette invraisemblable usine à gaz, ceux de "Marc-Olivier Fogiel, l’actuel directeur général de BFMTV [cf.le blog CGC Média du 24 avril, ndlr], ou encore de Thierry Thuillier, le directeur général délégué de l’info du groupe TF1 [61 ans le 24 mai prochain, ndlr], circulent. À tort, ou à raison." 

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