Éric Morillot et Laurence Laurence Boccolini au Pénal contre France Télés pour des problèmes de droits d'auteur.
Le 16 octobre 2025,c'est l'Informé qui révélait cette première affaire où France Télés a une conception toute particulière du respect des règles liés aux droit d'auteur.
Les faits
Le 19 novembre 2022, dans l’émission "Quelle Époque !" (France 2) présentée par Léa Salamé, l’humoriste Philippe Caverivière diffuse pendant une dizaine de secondes un extrait vidéo d’une interview du chanteur Daniel Guichard.
Cet extrait provient d’une interview réalisée par Éric Morillot pour sa chaîne YouTube Les Incorrectibles.
Aucune autorisation n’a été demandée à Morillot, ni à sa société de production, pour utiliser ces images. Morillot, qui a vu l’émission en direct, réagit immédiatement sur X (Twitter) en interpellant publiquement Léa Salamé et les responsables de France Télévisions sur le non-respect des « citations » et des crédits.
C'est tout juste si FTV et son animatrice et copain co-producteur savaient de quoi il parlait !
Bilan de l'opération : La procédure judiciaire est lancée.
Éric Morillot a saisi le tribunal judiciaire de Paris pour contrefaçon du droit d’auteur La plainte vise :
- "France Télévisions";
- "Winter Productions"(société d’**Hugo Clément** et Régis Lamanna-Rodat) ;
- "Marinca Prod" (société de production de Léa Salamé).
Le trio invoque le principe de "courte citation", qui permet sous certaines conditions de reprendre de brefs extraits sans autorisation préalable, à condition de mentionner clairement la source et l’auteur.
Les coproducteurs et France Télévisions lui ont proposé 1.500 euros en règlement amiable, somme qu’il a jugée insuffisante. Une médiation a été organisée fin novembre 2025 par le juge, sans qu'un accord ait été trouvé (l’affaire suit donc son cours).
Eric Morillot estime que cette exception ne s’applique pas ici (ou n’a pas été correctement respectée). Eric Morillot défend la valeur économique et morale de son travail de production face à une grande institution publique et ses sous-traitants, ce qui renforce le parallèle avec les pratiques dénoncées par Jean-Jacques Cordival sur le manque de transparence et de rémunération dans le milieu de la production télévisuelle, particulièrement avec la cas de Laurence Boccolini, ci-après.
Décision de Justice le 20 mai prochain...en plein Festival de Cannes.
Mi-mars, invité de l'émission YouTube Les Incorrectibles, interviewé par Éric Morillot pour sa chaîne, évoquait le cas de Laurence Boccolini, dégagée de France Télés par l'ex-Orange et son ex-primo sans ménagement et qui, selon les infos du blog CGC Média, est l'auteure de plusieurs clips ni rémunérés, ni déclarés.
C'est dans de telles conditions que Jean-Jacques Cordival a évoqué dans ses interventions (notamment sur les pratiques de production audiovisuelle) le délit pénal de travail dissimulé mais aussi de non-paiement et de non-inscription aux droits d’auteur dus.
Le cœur du litige est exactement le même : le respect des droits d’auteur et des droits voisins des producteurs de contenus (ici une interview originale diffusée sur YouTube, là des clips dont France Télés prétendrait ne plus se souvenir !).
Décidément, la mémoire à France Télés c'est à géométrie variable particulièrement lorsqu'on tombe sur des pages et des pages de droits d'auteur déclarés dans les registres de la SACEM pour un animateur du groupe qui lui les accumule....mais cela c'est un autre problème avec des révélations selon nos sources, à venir très vite.



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