Le président, autoproclamé « garant » du tout et du rien, a tenté vainement de déstabiliser Patrick Sébastien.
Hier avait lieu devant la commission d’enquête sur l'audiovisuel public, l’audition de Patrick Sebastien qui ne s’est pas démonté une seule seconde devant les pseudos tentatives d’intimidation du député du Calvados sur ce qu’il avait à dire. (*)
Alors que l'animateur et producteur explique comment il a été évincé par le tandem Candilis/Ernotte, Jérémie Patrier-Leitus va sortir sa phrases celle qu'il met à toutes les sauces pour interrompre le rapporteur, les députés mais également les convoqués.
Ecoutez et voyez plutôt (¤ avec la preuve en vidéo) totalement lunaire.
JPL : Pour être sûr de bien comprendre ce que vous dites, mais Sébastien car vous donnez plusieurs raisons. D’un côté, vous dites, peut-être parce que je suis un homme blanc de + de 50 ans puis en même temps vous le minimisez et finalement vous que dites ce n’est pas ça. [Comme si Patrick Sébastien n'avait pas été clair ! Quel mépris affiché, ndlr]
PS: Ça en fait partie, oui.
JPL : Là vous dites y a des favoritisme, c’est-à-dire qu’on a voulu augmenter…
PS: Y’a plusieurs raisons oui, et il y a une raison pour principale, c’est que madame Ernotte ne m’aime pas et qu’elle a envie de me dégager. Voilà, point c’est tout. C’est aussi clair que ça et ce n’est pas la seule…
Attention voilà venir la phrase que le député du Calvados qui se voit peut-être déjà ministre d'Édouard Philippe
JPL : Vous portez Monsieur Sébastien des accusations très graves. Moi je suis aussi garant de ce qu’on dit ici. On va auditionner Nagui et est-ce que Banijay, vous avez des preuves de ce que vous avancez; est-ce que vous avez…?
PS : La preuve que je vous ai donné c’est que j’avais 16 prime le samedi et que dès que monsieur Candilis est arrivé, j’en ai eu plus que 10, j’en ai eu plus que 7 et après j’en ai zéro et entre-temps Nagui le samedi, en a eu 3, il en a eu sept, puis il en a eu 11.Voilà donc…
JPL : Pour vous, c’est mécanique?
PS : Je ne vous dis pas que c’est fait exprès, mais je suis quand même obligé de reconnaître que venant avec monsieur Candilis qui vient de chez Banijay et qui repart chez Banijay, on peut aussi se poser la question! Excusez-moi, non !Je n'sais pas ! Je n’accuse pas formellement, mais je constate. Je constate que j’ai dégagé. »
(¤)
https://youtu.be/cRSvDJ4mDd0?is=6AkBqoKHiAqSrus4
(*)
https://youtu.be/PTusA7G2bBI?is=oPd912VJ-0JHWST8
Bien non monsieur, vous n'êtes garant de rien du tout ! Ni par votre mandat, ni par la loi !!!
Combien de fois encore allez-vous nous resservir cette petite phrase creuse, ce tic verbal pathétique que vous dégainez comme un bouclier en carton dès qu’un député ose poser une question qui dérange, dès qu’un intervenant frôle une vérité un peu trop gênante ?
« Je suis garant de ce qui se dit ici » : Non vous ne l'êtes absolument pas. Vous prenez vos désirs pour des réalités depuis le début de cette commission.
Vous ciblez directement et en permanence l’attitude du rapporteur et brandissez à tout bout de champ « Je suis garant de ce qui se dit ici » tout en n’ayant aucune assise juridique réelle, pour mieux stériliser les débats et enterrer le rapport.
Le voilà, le sauveur
autoproclamé des débats, le gardien autiste d’une neutralité qu’il est le
premier à piétiner. Sauf que juridiquement, monsieur, vous n’êtes "garant
de rien du tout". Strictement rien. Ni de la vérité, ni de la décence, ni
même du simple bon fonctionnement de cette commission. Vous n’êtes pas juge,
pas procureur, pas censeur.
Vous êtes simplement le
président d’une commission d’enquête parlementaire, un rôle de facilitateur,
pas de muselière.
Répéter en boucle cette formule, ne vous autorise rien...à la rigueur ce que chaque Français peut voir et dénonce abondamment sur les réseaux sociaux, vous permettre d'achever ce que pensez faire le mieux : saboter en douceur.
Chaque « Je suis garant » est une petite dose de cyanure institutionnel. Elle imagine intimider, refroidir, signaler que la parole libre est tolérée… tant qu’elle reste inoffensive. Dès qu’elle risque de mener quelque part, hop, vous sortez votre slogan comme un arbitre siffle hors-jeu avant même que le ballon ne parte.
Résultat ? Les questions qui
fâchent restent en travers de la gorge, les faits embarrassants sont poliment
escamotés, et le rapport final, ce beau rapport que tout le monde attend, pourrait bien finir dilué, édulcoré, aseptisé jusqu’à l’os. Un morceau d’impuissance
collective, parfaitement calibré pour que "rien n’aboutisse".
C’est une tactique vieille comme les commissions qui dérangent : faire semblant de tout contrôler pour mieux ne rien révéler.
Vous ne protégez pas la sérénité des débats,
monsieur. Vous protégez l’omerta. Vous ne garantissez pas la parole, vous la
neutralisez. Et pendant ce temps, le scandale – avec ses
milliards gaspillés, ses mensonges industriels, ses complicités politiques – peut continue de pourrir tranquillement dans l’ombre que vous entretenez si
soigneusement.
Revoyez les textes et arrêtez de vous prendre pour le grand ordonnateur moral d’une Assemblée qui n’a pas besoin de votre bâillon déguisé en « garantie ». Laissez les députés faire leur travail. Laissez les convoqués répondre, sans reformuler systématiquement leurs phrases Laissez les faits sortir, même s’ils sont sales.
Sinon, assumez : vous n’êtes pas le garant de quoi que ce soit mais le faux-nez d’une enquête qui dérange trop de monde.
(#) Rôle réel du président
Le président d’une commission d’enquête dirige les travaux, organise les auditions, veille au bon déroulement des débats, accorde la parole, fait respecter le règlement et peut suspendre une séance en cas de troubles. Il dispose de pouvoirs spécifiques (comme requérir la force publique pour une convocation ou engager des poursuites en cas de faux témoignage ou refus de comparaître).
Cependant, il n’est en rien le « garant » personnel ou absolu du contenu des propos tenus par les audités, les députés ou les intervenants.
Les propos tenus devant une commission bénéficient d’une "immunité" relative (protection contre les actions en diffamation, injure ou outrage, sauf s’ils sont étrangers à l’objet de l’enquête). Cette protection spécifique relève de la loi (ordonnance de 1958 et jurisprudence), pas d’une garantie personnelle proclamée par le président à chaque instant.
Cette affirmation intempestive, répétée et claironnée à l'envi pose évidemment problème.
- D'impartialité et de neutralité: Le président doit veiller à l’équilibre des débats, surtout dans une commission où la pluralité des opinions est essentielle (membres de différents groupes politiques). Affirmer à répétition qu’il est « garant » de tout ce qui se dit peut être perçu comme une prise de position, une personnalisation excessive du rôle ou une tentative de contrôle du discours collectif. Cela risque de créer une apparence de partialité, ce qui va à l’encontre des principes déontologiques parlementaires et de l’esprit d’une enquête objective.
- Fonction collective : La commission est un organe collégial. Le président n’endosse pas seul la responsabilité du contenu (véracité, pertinence, pluralisme). Il garantit plutôt le cadre (respect du règlement, ordre des travaux, liberté d’expression dans les limites de l’objet de l’enquête) mais surtout pas le fond de chaque intervention.
- Risque d’abus ou de perturbation : Des interventions « intempestives » répétées peuvent être vues comme une forme de surenchère rhétorique ou de volonté de domination, ce qui peut perturber le bon fonctionnement des auditions.
Un président qui intervient de façon répétée et solennelle, en suspendant selon son humeur des séances de commissions au motif qu'il faudrait soi-disant retrouver une forme de "dignité", peut aussi nuire à la sérénité des débats.
Dans la pratique, les présidents rappellent occasionnellement leur rôle de garant du "pluralisme", de la "liberté d’expression" ou du "bon déroulement" des travaux, mais pas de manière systématique et absolue sur « ce qui se dit » et surtout pas en se portant garant de quoi que ces soit !! Une telle formule répétée pourrait être jugée excessive ou contre-productive par les autres membres et bon nombre d'observateurs..
Il convient de rappeler ici, le cadre juridique et déontologique
- Les commissions d’enquête obéissent à l’"ordonnance n° 58-1100" du 17 novembre 1958 et aux règlements des assemblées. Le président est élu par la commission et doit agir dans le respect de ces textes.
- La "déontologie parlementaire" (code de déontologie des députés/sénateurs, rôle du déontologue) insiste sur l’impartialité, l’intégrité et le respect des institutions. Un comportement intempestif ou répétitif pourrait faire l’objet de remarques internes ou, dans des cas extrêmes, de saisine du déontologue ou du Bureau de l’assemblée.
- L’objectif d’une commission est d’enquêter de manière objective sur des faits ou la gestion de services publics, pas de transformer le président en « arbitre absolu » du discours.
En résumé : le président a un rôle d’"animation et de de régulation des débats", mais surement pas une mission de « garantie » personnelle et permanente du contenu de tout ce qui est dit.
Une affirmation répétée et intempestive de ce type serait inappropriée, potentiellement contre-productive et contraire à l’esprit collégial et impartial d’une commission d’enquête. Elle risquerait de discréditer les travaux plutôt que de les légitimer.
Vous n'êtes en rien « garant de ce qui s'y dit »...Il y a une chose en revanche dont vous devez vous assurer sont authentiques et ne peuvent provenir de tiers extérieurs à la commission voire pire, des parties intéressées au processus.
Allez-vous nous dire enfin de qui émane ce questionnaire de 8 pages avec 24 questions dont les 2 dernières mélangent allègrement Législatif et Judiciaire adressé 3 jours après l'audition de la délégation CGC à l'audience du 25 février, soit le samedi 28 à 22h29, antidaté de surcroit au 20 et qui vont indéniablement dans le sens de France Télévisions, en faisant passer l'État pour irresponsable et l'entreprise comme victime et à qui il a été envoyé et qui l'a validé ?!

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire